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 Les 6 clés de la confiance en soi

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MessageSujet: Les 6 clés de la confiance en soi   Mer 21 Juin - 22:52

Les 6 clés de la confiance en soi


En lisant ce résumé, vous découvrirez l’impact de nos pensées négatives sur notre vie, ainsi que les six pratiques à adopter afin de nourrir et de développer la confiance en soi.

Vous apprendrez aussi que :

- l’acceptation de soi et l’autobienveillance sont des facteurs nécessaires à notre évolution ;

- nous sommes les seuls responsables de notre vie et de notre bonheur : nos choix et leur réalisation nous appartiennent entièrement ;

- il est essentiel d’affirmer sa personnalité et son droit d’exister, de prendre sa place dans le monde, de créer son espace vital et de ne pas avoir peur de parler ou d’agir en fonction de nos valeurs profondes ;

- pour trouver un sens à notre vie, il faut l’axer sur un but à identifier et en dégager les étapes pour réussir à l’atteindre ;

- nous devons faire preuve d’intégrité personnelle pour créer une harmonie entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, être authentique envers nous-mêmes et envers les autres.

De nos jours, tout va trop vite. La société nous demande d’être performants, productifs et sûrs de nous dans un monde perpétuellement en mouvement, ce qui est bien souvent une menace pour notre équilibre intérieur. Nous en arrivons alors à douter de nous-mêmes en expérimentant des sentiments de culpabilité, de honte, d’inadaptation, d’infériorité. Comment trouver sa place dans un environnement qui nous dépasse ? Vous allez pouvoir bénéficier des conseils de Nathaniel Branden, psychologue réputé aux États-Unis. Dans ses travaux, il insiste sur l’importance de l’estime de soi, de la volonté et des choix personnels pour mener une vie qui nous correspond vraiment.

Notre mental influence notre degré d’estime de soi et chacun de nos actes

La confiance en soi englobe deux composantes indissociables : le sens de l’efficacité personnelle (croire en ses capacités pour parvenir au résultat souhaité) et le respect de soi (conviction que l’on mérite d’être heureux). L’équation est simple et complexe à la fois : la confiance en soi est déterminée par tout ce dont nous pensons être capables et tout ce dont nous pensons être dignes de recevoir.

Notre potentiel et notre droit au bonheur, en somme. Cependant, ces deux ressentis sont fortement tempérés par la vision que nous avons de nous-mêmes (elle-même influencée par notre schéma familial, nos expériences, notre entourage, etc.) Depuis l’enfance, nous construisons des croyances personnelles qui ne sont en vérité que des interprétations de ce que nous avons observé autour de nous. Par exemple, si une femme a grandi avec un père distant, il est possible qu’elle soit persuadée depuis l’enfance qu’elle n’est pas digne de son amour et plus généralement, de l’amour des hommes.

Ces croyances, que nous avons construites sur la base des blessures émotionnelles de notre passé et que nous considérons comme justifiées, nous empêchent d’être la personne que nous voudrions être et limitent notre évolution personnelle. De ce fait, nous ne sommes pas fidèles à notre être intérieur et à ses besoins. Nous nous mentons à nous-mêmes en occultant les blessures que nous n’avons pas le courage de régler parce qu’elles sont trop douloureuses. Sans même nous en rendre compte, nous nous laissons aveugler par nos croyances qui nous emprisonnent dans une spirale de négativité et de mésestime de soi.

En réalité, nous ne sommes pas victimes du destin ni des autres comme nous aimons nous en persuader, mais nous nous sabordons nous-mêmes inconsciemment. Si nous nous convainquons que nous sommes "nuls", nous agirons sous l’influence de cette pensée et nous provoquerons nous-mêmes l’échec dans notre vie, ce qui viendra alimenter notre manque de confiance en nous. Il s’agit d’un cercle vicieux dont nous devons impérativement sortir pour pouvoir accéder au bonheur. Pour avoir confiance en soi, il faut être convaincu que nous méritons d’être heureux. Il ne suffit pas de le penser, mais de le ressentir au plus profond de soi. C’est seulement si nous y croyons vraiment que nous nous nourrirons de l’énergie nécessaire pour agir en conséquence et contrôler notre vie.

Comment y parvenir ? C’est ce que nous apprendrons dans les prochaines parties à travers l’analyse des six pratiques permettant une saine estime de soi.

La pratique de la vie consciente nous amène à prendre du recul sur ce qui nous entoure et sur l’image négative que nous avons de nous-mêmes

La conscience est l’instrument qui nous permet de survivre, d’avoir un certain discernement sur ce qui est bien ou mal, dangereux pour nous ou pas. Elle nous encourage à respecter les faits, à être présents à ce que l’on est en train d’accomplir, à être curieux et ouverts à ce qui nous entoure. Nous avons tous le choix de développer notre conscience ou non. Lorsque nous refusons de le faire, cela signifie que nous avons peur d’être confrontés à une réalité qui nous dérange.

À chaque fois que nous rencontrons une difficulté, nous nous voilons la face en nous persuadant que nous contrôlons la situation, que les autres sont coupables de notre mal-être ou que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes (technique de l’autruche). Nous refusons d’assumer nos responsabilités et nous trouvons toujours des excuses pour ne pas avoir à faire face aux problèmes qui croisent notre route. Cette passivité détériore l’image que nous avons de nous-mêmes, sans que nous en ayons conscience.

Tant que nous n’identifions pas ce qui pose problème et ce qui est en notre pouvoir, nous serons incapables d'améliorer notre niveau de confiance. Être conscient signifie assumer ses responsabilités et faire des choix. C’est en reprenant le contrôle de notre vie que nous pourrons choisir la méthode la plus appropriée pour satisfaire nos valeurs et nos besoins.

Pour accroître votre niveau de conscience, il faut :

- avoir l’esprit actif en se poussant à faire des choix et à assumer ses responsabilités ;

- conserver le plaisir d’apprendre et ne pas avoir peur des nouvelles connaissances : elles sont là pour enrichir nos acquis ;

- être dans l’instant présent : ne ruminons ni nos regrets ni notre peur de l’avenir, nous n’en serons que plus sereins et efficaces ;

- s’ancrer dans la vérité en bannissant toute interprétation personnelle : nous devons rester objectifs en toute circonstance pour ne pas avoir une vision faussée des faits ;

- accepter la réalité et les sentiments négatifs qu’elle peut engendrer : nous devons assumer ce que nous sommes à 100% ;

- faire régulièrement le bilan de sa vie pour savoir où nous en sommes par rapport à la réalisation de nos objectifs et s’il le faut, améliorer nos actions pour atteindre ce que l’on recherche ;

- savoir agir en fonction de son environnement : en ayant conscience des fluctuations et des règles du système dans lequel nous vivons, nous nous y sentirons plus épanouis et nous serons prêts à maîtriser chaque situation inattendue ;

- admettre ses erreurs et accepter de se remettre en question : nous ne devons pas avoir honte de nous tromper, l’erreur est humaine et elle est même nécessaire pour que nous puissions évoluer ;

- écouter son corps et ses émotions afin de se diriger vers ce qui est bon pour nous.

La pratique de l’acceptation de soi passe par une vision objective de nous-mêmes

Pour développer notre niveau de confiance et nous accepter, nous devons d’abord nous connecter avec nous-mêmes et découvrir qui nous sommes vraiment. Mais pour cela, il faut que nous possédions une image de nous-mêmes qui soit nette et objective, c’est à dire dénuée de toute interprétation personnelle et de toute interférence héritée du passé.

Comment se traduit l’acceptation de soi ? Elle englobe trois caractéristiques. Au sens premier du terme, s’accepter c’est être conscient de sa valeur et agir en conséquence. Il s’agit là de se respecter et d’affirmer ses droits en tant qu’être humain. Sur un second plan, l’acceptation de soi représente le besoin d’être entier, fidèle à soi-même et de s’exprimer pour se sentir vivant. Nous assumons alors nos actes et nos émotions, sans culpabiliser ni avoir peur du regard des autres. Nous acceptons chez nous le positif comme le négatif. Il peut nous arriver de ne pas être fiers de nous mais nous l’assumons en regardant la réalité en face et en ayant conscience de nos erreurs.

Enfin, s’accepter implique d’être bienveillant et de faire preuve de compassion envers soi-même. Lorsque nous avons commis un acte que nous regrettons, il est important de se demander pourquoi nous avons agi ainsi afin de comprendre quelles ont été nos motivations. Nous n’avons pas besoin de nous juger malgré le fait que nous soyons déçus par nous-mêmes. L’important est de comprendre ses erreurs pour éviter de les reproduire.

Les affirmations positives constituent une technique idéale pour contrer et inverser nos croyances personnelles. À force de les répéter, chaque jour, elles s’ancrent dans notre esprit et s’y installent en tant que vérités (méthode Coué). Par exemple, nu devant un miroir, répétez à haute voix : Je m’aime et je m’accepte tel(le) que je suis, tout en vous concentrant sur votre reflet. En faisant cet exercice matin et soir pendant 15 jours, vous observerez déjà une nette amélioration de votre état d’esprit.

Lorsque vous éprouvez une émotion négative, concentrez-vous sur celle-ci et respirez profondément pour vous détendre. Vous pouvez alors tenter de le décrire et de l’analyser pour mieux le comprendre et ainsi arrêter de vous en vouloir de le ressentir. Répéter cette affirmation vous apaisera : "Je fais en ce moment l’expérience de (telle émotion) et je l’accepte totalement". Ces exercices peuvent s’avérer très pénibles au départ, il est même probable que vous fassiez un blocage. Dans ce cas, n’insistez pas et recommencez plus tard, quand vous vous sentirez prêt. Veillez à respecter votre rythme d’évolution.

La pratique de la responsabilité de soi favorise l’accomplissement des objectifs personnels

Prendre et assumer la responsabilité de notre vie procure une sensation de pouvoir et de liberté très agréable. Cela sous-entend également que nous sommes prêts à en assumer toutes les conséquences, positives comme négatives. Cette prise de contrôle peut être source de stress puisque cela part du principe que nous sommes les seuls maîtres de notre vie et que la façon dont nous l'abordons dépend uniquement de nous et du sens que nous décidons de lui donner. La pratique de la responsabilité de soi implique une prise de conscience, par rapport à soi-même et par rapport aux autres. En effet, lorsque nous sommes responsables de notre vie, nous avons conscience de ce que nous en attendons et de ce que nous mettrons en œuvre pour atteindre nos objectifs.

En décidant d’être en accord avec nos besoins et nos valeurs, nous nous préparons à l'accomplissement de nos buts, qu’ils soient personnels ou professionnels. Il est important de comprendre que les autres ne sont pas responsables de notre bien-être ou de notre mal-être. De la même manière, ils ne sont pas censés deviner ou imaginer quelles sont nos attentes. En prenant la responsabilité de qui nous sommes et de nos besoins, nous prenons également la responsabilité d'exprimer ces besoins à notre entourage de manière claire et précise. Il faut donc réussir à prendre conscience que notre bonheur dépend de notre propre transformation intérieure, et pas de l’extérieur.

Lorsque les conditions l'exigent, nous pouvons demander à l'autre ce qui nous est nécessaire. Cependant, l'autre a toujours la possibilité de refuser d'accéder à notre demande. Dans ce cas, nous devons être suffisamment responsables et autonomes pour trouver nous-mêmes nos propres solutions, sans en vouloir à la Terre entière. Parfois, il faut nous rendre à l’évidence en prenant conscience que les valeurs ou les besoins auxquels nous nous sommes toujours identifiés ne nous correspondent pas. Nous devons alors avoir le courage de les abandonner. Tout est toujours en mouvement. S'attacher ne peut mener qu'à la souffrance puisque ce à quoi nous pouvons nous attacher est amené à évoluer ou à disparaître.

En choisissant de lâcher prise, nous évitons les frustrations et les sentiments d'impuissance. Prendre le contrôle de sa vie ne signifie pas pour autant qu'il faille assumer la responsabilité de tout ce qui peut survenir. Si nous prenons la responsabilité de quelque chose, nous devons impérativement vérifier qu’elle n’échappe pas à notre contrôle. Sinon, nous acceptons de remettre les clés de notre estime personnelle entre les mains de quelqu'un d'autre.    

La pratique de l’affirmation de soi implique l’authenticité et la vérité par rapport à soi-même

Affirmer d’avoir le droit d’exister n’est pas chose aisée. Dans certaines cultures ou traditions, il y a confusion entre l'affirmation de soi et l'individualisme ou l'égocentrisme. La générosité et le souci de l'autre sont généralement préférés à l'affirmation de soi. En développant l'amour pour l'autre, des gens pensent pouvoir faire l'économie de l'amour pour soi. Malheureusement, cette croyance ne se vérifie que très rarement dans les faits. C'est en étant conscient de nos besoins et valeurs que nous pourrons chercher à les satisfaire et à être pleinement disponible pour l'autre.

S’affirmer c’est faire en sorte de donner une réalité à ses aspirations, ses besoins et ses valeurs. C’est aussi savoir confronter ses idées à celles des autres sans avoir peur de leur déplaire, oser manifester une incompréhension ou même se taire poliment en gage de désapprobation. Il ne s’agit pas seulement d’être capable de s’exprimer, mais d’aller plus loin en agissant en fonction de ce que l’on exprime. Une saine affirmation de soi est le résultat d'un travail, d'une série d'actions qui se mènent au quotidien. Ce n'est pas en rêvant notre vie que nous l'atteindrons.

Pour y parvenir, une condition est primordiale : nous ne devons pas avoir peur d’être responsables de notre vie. Lorsque nous ne sommes pas convaincus de l’importance de ce que nous avons en nous (idées, désirs, besoins…), nous sommes dans l’incapacité de nous affirmer. Cette peur provient généralement du fait que nous privilégions le regard des autres plutôt que notre voix intérieure. En osant être nous-mêmes et nous opposer à eux, nous redoutons leur jugement négatif et par conséquent l’isolement.

S'affirmer ne signifie pas pour autant qu'il faille être égocentrique et vouloir prendre le pouvoir sur l'autre. Une affirmation de soi saine et bénéfique se fait dans le respect mutuel. En nous donnant le droit d'exposer et de défendre notre point de vue, nous donnons également la possibilité à l'autre d'exprimer sa vision. Les personnes qui, sous couvert d'une forte personnalité, crient et imposent leurs idées souffrent généralement d'un manque de confiance en elle-même dont elles ne sont généralement pas conscientes. L’essentiel est de savoir équilibrer son individualité et son pouvoir relationnel.

La pratique de la vie axée sur un but est fondamentale pour ne pas se laisser aller à la passivité

Afin de ne pas nous disperser, nous avons besoin d’une ligne directrice dans cette vie perpétuellement en mouvement. C’est pourquoi il est nécessaire de nous fixer des buts. Ceux-ci nous permettent de mettre à profit nos capacités et notre énergie. Nous nous sentons alors utiles et productifs, ce qui vient accentuer notre confiance en nous. Afin d’être efficaces, nous devons nous fixer des objectifs précis et savoir organiser un plan d’action pour les atteindre, en se posant les bonnes questions. Une certaine autodiscipline ne peut que favoriser notre réussite : nous devons faire de nos buts une priorité. Autodiscipline n'est pas synonyme de peine, de fatigue et de souffrances. Il est important de se discipliner dans la recherche d'un équilibre entre effort et repos et entre vie professionnelle et vie personnelle.

Se fixer des buts implique de savoir formuler ses intentions clairement en toute conscience, de définir précisément les étapes à franchir avant d’obtenir le résultat attendu, de savoir s’adapter aux aléas qui pourraient survenir et mettre en branle notre plan d’action, de revoir ou d’affiner nos actions au fur et à mesure du temps pour être sûrs de s’orienter vers la bonne direction. Cette dimension très pragmatique permet de diminuer considérablement les risques de définir un objectif idéaliste qui ne serait que le reflet d'un rêve ou d'un souhait.

Attention, nos projets n’ont pas besoin d’être forcément ancrés dans l’action physique ou le matériel. Nous pouvons aussi avoir des buts « spirituels » et mener une vie consacrée à la méditation par exemple. La réussite ne se résume pas à une carrière passionnante et bien rémunérée. Réussir, c’est avant tout être heureux et accéder à l’équilibre intérieur, quoi que l’on fasse. De plus, le fait de se fixer des buts n’altère en aucun cas notre capacité à profiter de l’instant présent. Au contraire, le futur est une succession de moments présents ! Appréhender le futur en toute conscience nous permet de mieux nous concentrer sur nos actions dans le présent, et ainsi de rester cohérents avec nos objectifs.

La pratique de l’intégrité personnelle nous permet d’éviter la culpabilité et d’être en paix avec nous-mêmes

L’intégrité se définit par la cohérence ou l’alignement entre ce que nous sommes à l’intérieur (convictions, idéaux, valeurs morales, besoins…) et ce que nous montrons, verbalement (paroles) et non verbalement (actes). Lorsque notre comportement ne correspond pas à ce que nous estimons juste, nous détériorons l’image que nous avons de nous-mêmes et inconsciemment, nous nous respectons moins. À force de se répéter, ce genre de situations peut réellement nous amener à une piètre estime de nous-mêmes.

Si nous souhaitons nous sentir dignes de confiance, nous devons impérativement faire en sorte que nos paroles ou nos valeurs ne soient pas en contradiction avec nos actes. Lorsque par exemple nous sommes tentés de promettre quelque chose à quelqu’un, nous devons nous assurer dès le départ que nous pourrons respecter nos engagements. Pour cela, il suffit de distinguer ce qui est en notre pouvoir ou pas, d’être lucides sur nos capacités par rapport à une situation donnée. Autrement, nous courons le risque de causer de la déception chez l’autre, mais aussi en nous-mêmes. Tout le monde commet des erreurs, mais une fois que nous parvenons à les accepter, à les comprendre et à assumer leurs conséquences, nous nous devons de ne pas les reproduire afin de nous sentir en paix avec nous-mêmes et avec les autres.

Il arrive que nos valeurs morales soient erronées. C’est le cas lorsque nous avons construit des codes en ayant suivi l’exemple d’une figure autoritaire, sans nous demander s’ils nous correspondaient vraiment. À défaut d’écouter nos besoins, nous avons intégré ses codes parce qu’il fallait « obéir ». Ce n’est qu’à partir du moment où nous nous rendons compte qu’ils sont en contradiction avec notre bien-être que nous acquérons le discernement nécessaire pour les remettre en question et nous en libérer.
Le contexte familial a un impact déterminant sur le développement de l’estime personnel de l’enfant

L’estime que se portent les parents est le meilleur modèle pour développer une solide estime de soi chez l’enfant. En effet, les parents ayant assimilé les 6 clés de la confiance en soi précédemment évoquées élèvent leurs enfants avec amour, respect et attention, leur définissent des règles appropriées et leur communiquent leurs attentes avec bienveillance ; ils ne les assaillent pas de contradictions, ne les accablent pas de ridicule, n’utilisent pas l’humiliation ou l’abus physique pour les contrôler, et font preuve de confiance en leurs compétences et en leur bonne nature.

Il a été démontré qu’un manque de contact physique avec ses parents pouvait entraver au développement de l’enfant. Celui-ci comprend le langage tactile et l’assimile dès le plus jeune âge à une manifestation d’amour et à une sensation de réconfort. Pour encourager notre enfant à s’estimer, nous devons l’entourer de nos soins et savoir le câliner, tout en développant son autonomie afin de le préparer à la vie d’adulte. Il faut donc faire attention à bien adapter nos comportements à chaque étape de son développement. Si nous nous devons de le prendre totalement en charge lorsqu’il est nourrisson, il est en revanche inconcevable de continuer à agir de la même manière avec lui lorsqu’il devient conscient de sa responsabilité. Le surprotéger ne peut que contrarier l’apprentissage de son autonomie et aura des conséquences désastreuses sur sa vie d’adulte.

Notre soutien envers notre enfant passe également par un mode de pensée positif. Nous avons souvent tendance à souligner ce qui ne va pas pour faire prendre conscience à notre enfant qu’il est dans la mauvaise direction et qu’il doit changer d’attitude. Même si cela part d’une bonne intention, il se sentira dénigré et sera d’autant moins motivé pour corriger ses erreurs. Au fil du temps, les enfants intériorisent les étiquettes négatives qu’on leur a attribuées et se construisent une identité autour d’elles, ce qui les éloigne de leur véritable nature. Les remarques que nous leur faisons deviennent en ce sens une prophétie autoréalisatrice. Attention, cela ne veut pas non plus dire qu’il faille le couvrir d’éloges à longueur de temps ! Si nous souhaitons formuler des appréciations sur les réussites ou les échecs de notre enfant, nous devons nous efforcer de ne pas juger ce qu’il est ("Tu es nul !"/ "Tu es fort !"), mais de décrire de manière objective ce que nous constatons et ressentons. Nous pouvons ensuite lui laisser le soin d’évaluer ce qu’il a fait. Il ne suffit pas de dire "C’est bien" ou "Ce n’est pas bien" mais d’expliquer pourquoi.

À noter que l’amour inconditionnel est essentiel si l’on souhaite favoriser l’estime de soi chez son enfant. Qu’il fasse des erreurs ou pas, il doit comprendre que nous l’aimerons dans tous les cas. Certains parents ne se rendent pas compte qu’ils utilisent l’amour comme un outil leur permettant d’obtenir ce qu’ils veulent de leur enfant. Par exemple, lorsqu’une mère dit à son enfant : "Si tu as de bonnes notes, je serai très fière de toi", cela sous-entend que dans le cas contraire, il ne méritera pas son estime. Il s’agit ici d’une sorte de chantage affectif, inconscient certes, mais assez violent psychologiquement parlant. En effet, l’enfant pensera alors que s’il n’est pas à la hauteur des attentes de sa mère, elle ne l’aimera plus. De même, nous nous devons d’accepter entièrement notre enfant, même s’il possède un fonctionnement ou des goûts qui diffèrent des nôtres. En essayant de le comprendre de manière objective (c'est-à-dire en évitant de calquer notre personnalité sur lui), il pensera qu’il est un être à part entière méritant d’être pris en considération.


Le développement de l’estime de soi doit être l’une des priorités du système scolaire

L’école permet à l’enfant de se construire en dehors du contexte familial. Encore faut-il que les enseignants adoptent un comportement qui favorise l’estime de soi chez les élèves. Si un enseignant ne se porte pas d’estime, comment peut-il inculquer cette notion ? On ne peut pas enseigner ce que l’on ne connaît pas soi-même. Cet enseignant mal dans sa peau se montrera alors rigide et intolérant. Sa pédagogie sera axée sur l’humiliation ou la dévalorisation des élèves qu’il catégorisera comme « mauvais », sans chercher à les faire évoluer. Il fera preuve d’un autoritarisme excessif pour se donner l’illusion d’avoir le contrôle et suscitera la peur pour se faire respecter alors qu’il ne se respecte déjà pas lui-même.

A l’inverse, l’enseignant qui a confiance en lui prendra ses élèves au sérieux et leur accordera une crédibilité qui les fera se sentir exister. Il ne fera pas de favoritisme et traitera chaque membre de la classe sur un même pied d’égalité. Il s’abstiendra de tout jugement envers ses élèves et soulignera leurs points forts pour les encourager. Son enseignement sera d’ailleurs personnalisé, c'est-à-dire adapté aux compétences de chaque élève. Les enfants qui n’osent pas s’exprimer dans la classe feront l’objet d’une attention toute particulière : ils seront encouragés à s’exprimer et à interagir avec les autres. Enfin, l’enseignant instaurera des règles, tout en expliquant pourquoi elles sont nécessaires pour le bien-être de la classe. Ainsi, ses élèves ne lui obéiront pas bêtement, mais ils choisiront de coopérer avec lui dans le but de se sentir utiles et responsables.

L’école se doit d’aider les élèves à croire en eux par des méthodes leur permettant de découvrir qui ils sont et de mettre en valeur leurs compétences. C’est seulement ainsi qu’ils parviendront à s’accepter, à s’aimer et à prendre confiance en eux. Cela est possible si le système scolaire décide de prendre davantage en considération la sensibilité des élèves. L’un des objectifs d’apprentissage principaux devrait se baser sur l’acceptation de ses émotions afin de mieux se connaître. De même, le vivre ensemble et le respect d’autrui devraient constituer un enseignement majeur. C’est en apprenant à vivre en groupe et à communiquer avec respect que l’enfant se prépare à la vie en société et notamment au monde du travail. Aujourd’hui, l’école tend de plus en plus à encourager ces notions chez les élèves puisqu’elle n’a pas d’autre choix que de s’adapter aux évolutions des entreprises qui dorénavant privilégient l’initiative, la responsabilité de soi et l’autonomie chez les employés.

Le développement de la responsabilité de soi dans les entreprises est la source d’une meilleure productivité

Les bouleversements économiques qui ont eu lieu ces cinquante dernières années ont progressivement poussé les chefs d’entreprise et les employés à revoir leurs fonctionnements initiaux et à devenir ainsi plus responsables. Avec le progrès technologique, ils ont dû s’adapter à une économie qui ne se basait plus sur la main d’œuvre, mais sur l’information et la communication. Le fait d’acquérir de nouvelles connaissances à participer à une meilleure mobilisation des ressources de leur esprit pour faire fonctionner l’entreprise. Le progrès ne cessant jamais, les formations se sont multipliées, à tel point qu’aujourd’hui nous n’observons plus de réel clivage entre cadres et employés. Chacun possède des compétences spécifiques qui se complètent et forment un tout.

Plus les entreprises se développent, plus la compétitivité devient importante. Nous devons prendre ce fait en considération et trouver les moyens nécessaires pour augmenter notre potentiel de créativité, de flexibilité et de vivacité. Mais tous ces changements peuvent déstabiliser les acteurs de l’entreprise. Le manque d’estime de soi provoque alors la sensation de ne pas être à la hauteur, la peur des responsabilités et parfois le besoin d’inférioriser les autres pour se sentir important. Ces sentiments négatifs nous poussent à agir de manière malsaine, malhonnête ou défaitiste et dans certains cas nous en arrivons à la démission ou au renvoi. Dans ces conditions, comment générer l’épanouissement au travail ?

Quelques rares entreprises semblent apporter des solutions intéressantes pour motiver leurs employés. Elles ont abandonné le système hiérarchique pyramidal au profit d’une nouvelle structure ouverte et créative au sein de laquelle l’employé peut sentir qu’il a vraiment un rôle à jouer. La hiérarchie est ici réduite à sa plus simple expression : un seul directeur (pas de sous-services inutiles) et des employés qui s’organisent eux-mêmes en petites équipes autonomes. Ce mode de fonctionnement semble plus efficace qu’un système hiérarchique pyramidal obsolète qui ne fait que gommer les talents et la sensibilité des employés. Se sentir étouffé et surveillé en permanence n’aide pas à créer de rapport de confiance avec ses supérieurs. Un employé a besoin de se sentir responsable et de trouver un sens à son travail. Il n’est autre qu’un être humain aspirant à une certaine liberté de choix, à exercer son activité dans le respect et la confiance, à faire quelque chose qui l’élève.

De leur côté, les dirigeants de ces entreprises se montrent présents et à l’écoute, objectifs (ils ne se laissent pas dépasser par leur ego), humbles, justes, honnêtes et clairs. Ils ne se contentent pas de donner des ordres mais savent expliquer pourquoi certaines règles sont nécessaires. Au lieu de blâmer leurs employés lorsqu’ils ont fait une erreur, ils savent les amener à se questionner et à trouver la solution pour ne pas la reproduire. Ils cherchent à donner des missions qui correspondent aux centres d’intérêt de chaque employé. Ils donnent des promotions sur la base du mérite personnel, et non de l’ancienneté. Mais une telle organisation ne suffit parfois pas à générer la confiance en soi chez tous les travailleurs. Si certains se portent vraiment une trop faible estime d’eux-mêmes, la psychothérapie est alors nécessaire pour qu’ils parviennent à trouver un équilibre.

Une psychothérapie efficace nous aide à identifier et à comprendre nos points négatifs, mais aussi à prendre conscience de nos qualités

Le but de la psychothérapie est de réduire notre souffrance intérieure (peurs irrationnelles, croyances négatives…), mais aussi d’encourager notre bien-être en nous offrant une nouvelle vision de la vie. Nous prenons alors conscience d’une réalité que nous n’avions encore jamais envisagée : nous nous « éveillons ». Cette prise de conscience permet d’avoir un regard plus objectif sur notre vie, donc de mieux gérer nos relations et de découvrir notre potentiel. Le psychothérapeute se doit d’accepter entièrement ses patients par une attitude neutre, sans aucun jugement. En évitant les paroles moralisatrices, il les encourage à s’ouvrir à lui et à oser exprimer leurs émotions sans en avoir honte.

Pour une évolution optimale, il est nécessaire qu’il les amène à prendre conscience de leurs subpersonnalités, c'est-à-dire des parties d’eux-mêmes les plus profondes qu’ils renient généralement. La subpersonnalité qui se construit en premier lieu est celle du moi-enfant. Notre enfant intérieur se développe à travers les croyances que nous nous forgeons dans l’enfance. Si celles-ci sont négatives, ce dernier sera influencé par nos blessures émotionnelles et entrainera chez nous des comportements puérils dans notre vie d’adulte (jalousie excessive par peur de l’abandon par exemple). Sans même que nous nous en rendions compte, cet enfant intérieur blessé prend les commandes de notre vie. Nous l’assimilons généralement à ce que nous sommes, mais il s’agit juste d’une partie de nous. Pour l’empêcher de guider nos émotions et nos comportements, il suffit de l’accepter, de ne plus en avoir honte et de remonter à la source pour tenter de comprendre comment il a pu se développer.

En ayant de la compassion et de la bienveillance pour l’enfant qui souffre en nous, nous réussirons à laisser s’en aller nos croyances négatives et à devenir plus sereins dans notre vie. À cette subpersonnalité, s’ajoutent le moi-adolescent (représente ce que nous avons été à l’adolescence), le moi du sexe opposé (symbolise notre côté masculin si on est une femme et notre côté féminin si on est un homme), le moi-mère (l’influence du modèle maternel), le moi-père (l’influence du modèle paternel), le moi-extérieur (l’image que nous donnons aux autres) et le moi-intérieur (le moi que nous seuls voyons). Ces subpersonnalités sont le fruit de croyances construites à chaque étape de notre vie. Elles sont des masques derrière lesquels nous nous protégeons. Il est essentiel que nous prenions du recul sur elles afin de laisser s’envoler les blessures émotionnelles du passé et de découvrir notre être véritable.

Quel que soit notre culture, la confiance en soi reste un besoin biologique et universel

Au Moyen-Âge, aucune valeur n’était accordée à l’affirmation de soi puisque dès la naissance, chaque membre de la population était associé à un ordre (clergé, tiers-état, noblesse) qui définissait ce qu’ils étaient. La notion de pensée individuelle a réellement pris forme au lendemain de la Renaissance. Désormais, elle correspond à un besoin humain qui se développe en dehors de l’Occident. Cependant, la culture reste un facteur qui peut influencer la confiance en soi.

La société dans laquelle nous grandissons nous transmet inévitablement des croyances implicites que nous intégrons sans même nous en rendre compte (importance de l’argent et de la consommation, supériorité de l’homme sur la femme, rapport à l’amour et à la sexualité, respect des traditions liées à la religion ou à la tribu, etc.). Ainsi, si nous n’y prenons pas garde, nous pouvons nous laisser guider vers une voie qui ne favorise pas l’estime de soi. Nathaniel Branden utilise la culture américaine pour illustrer ce propos. La Constitution se base sur les droits individuels, la liberté et la quête du bonheur.

À l’époque de la création des États-Unis, ces principes révolutionnaires prenaient tout leur sens. La population qui ne partait de rien sut évoluer à travers des valeurs axées sur le dur labeur, l’autodiscipline et la responsabilité de soi. À partir du XXème siècle, ces valeurs furent détournées au profit de nouvelles pensées qui dénigraient la puissance de l’esprit rationnel. De ce fait, s’est développée la croyance générale que l’être humain est une victime de la société et qu’il n’est pas responsable de ses actes. D’après l’auteur, cet humanisme exacerbé prônant l’égalité de traitement entre tous les êtres et condamnant le système capitaliste ne peut que mener à une faible estime de soi, puisque l’effort et donc la responsabilité d’action n’est pas favorisée. Pour freiner la dégradation de la situation sociale aux États-Unis, il propose d’intégrer les 6 clés de la confiance en soi dans l’éducation et l’enseignement, mais aussi dans les différentes institutions.

Il est important de se sentir intégré à la société afin d’en être un acteur épanoui, mais cela ne nous empêche pas d’avoir un certain discernement sur ce qui nous entoure. En remettant en question les idées de masse, nous évitons de nous laisser manipuler et d’aller à l’encontre de nos propres besoins.

L’estime de soi est un travail qui passe par une pratique régulière basée sur un système de phrases à compléter

Travailler sur l’augmentation de l’estime de soi demande une certaine discipline. Nathaniel Branden propose un exercice qui consiste à compléter une série de phrases le matin, puis une autre série complémentaire le soir.

Vous devez fournir au moins six terminaisons par phrase et être le plus rapide possible, sans réfléchir. Faites cela du lundi au vendredi inclus. Puis le week-end, prenez le temps de relire ce que vous avez écrit et complétez une phrase de conclusion qui vous permet d’en faire un bilan ("si je me rends compte que ce que j’ai écrit cette semaine est vrai, je dois alors…") Chaque session peut se pratiquer sur un programme de 2 à 9 semaines, selon les clés que vous avez besoin de développer le plus. Les phrases de base données en exemple par l’auteur concernent chaque clé (vie consciente, acceptation de soi, responsabilité de soi, affirmation de soi, vie axée sur un but et intégrité) et sont à personnaliser selon ce qui vous préoccupe (peurs, sexualité, souffrance, colère, etc.). Elles vous permettent de définir clairement ce que vous devez travailler et d’appréhender ce qu’il se passerait dans votre vie si vous l’appliquiez.

Il est important de souligner l’aspect "cumulatif" des 6 clés. Vous devez les travailler chacune dans l’ordre où elles vont ont été présentées car l’apprentissage de chaque nouvelle clé nécessite d’avoir assimilé les précédentes. Ces fameuses phrases à compléter sont accessibles sur internet sous différentes formes, mais il est conseillé de se référer à l’ouvrage de Nathaniel Branden si vous souhaitez bénéficier du programme original complet. Elles se basent sur les modèles suivants :

-  selon moi, vivre en pleine conscience/s’accepter/être responsable de soi/s’affirmer/vivre en se fixant un but/être intègre signifie…

- si j’augmente ma conscience/mon auto-acceptation/ma responsabilité/mon auto-affirmation/ma motivation/mon intégrité de 5%.


Conclusion

En conclusion, la pratique des 6 clés de la confiance en soi n’est pas une chose évidente. Elle implique un combat parfois douloureux avec nos blessures émotionnelles. Pour remporter la bataille, il est nécessaire de ne pas se laisser aller à la paresse et d’accepter de faire face à ce qui nous dérange.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- notre mental influence notre degré d'estime de soi et chacun de nos actes ;

- la pratique de la vie consciente nous amène à prendre du recul sur ce qui nous entoure et sur l’image négative que nous avons de nous-mêmes ;

- la pratique de l’acceptation de soi passe par une vision objective de nous-mêmes ;

- la pratique de la responsabilité de soi favorise l’accomplissement des objectifs personnels ;

- la pratique de l’affirmation de soi implique l’authenticité et la vérité par rapport à soi-même ;

- la pratique de la vie axée sur un but est fondamentale pour ne pas se laisser aller à la passivité ;

- la pratique de l’intégrité personnelle nous permet d’éviter la culpabilité et d’être en paix avec nous-mêmes ;

- le contexte familial a un impact déterminant sur le développement de l’estime personnel de l’enfant ;

- le développement de l’estime de soi doit être l’une des priorités du système scolaire ;

- le développement de la responsabilité de soi dans les entreprises est la source d’une meilleure productivité ;

- une psychothérapie efficace nous aide à identifier et à comprendre nos points négatifs, mais aussi à prendre conscience de nos qualités ;

- quelle que soit notre culture, la confiance en soi reste un besoin biologique et universel ;

- l’estime de soi est un travail qui passe par une pratique régulière basée sur un système de phrases à compléter.



Je change #AvecCeKoob

Le changement, c’est demain matin ! Koober vous donne la méthode pour utiliser et mettre en action ce koob de manière concrète. Un kickoff immédiat pour changer dès demain matin.

1. La première étape du changement passe par le principe socratique : “Connais-toi toi-même”. Prenez un moment pour vous et faites le bilan de votre vie. Vous pouvez le faire dans votre espace mental ou bien noter sur un papier vos qualités et défauts.

2. Songez à l’origine de ces défauts et posez-vous les questions suivantes.

Vos défauts ne sont-ils pas le résultat d’une vision biaisée de vous-même ?

Vous sont-ils suggérés par un regard extérieur ?

Quand et pour quelles raisons ces défauts sont-ils apparus ?

Quelles conséquences ont-ils pu avoir sur votre vie ?

Quelles erreurs avez-vous commises à cause d’eux ?

3. Lorsque vous aurez pris conscience de vos erreurs passées, déterminez :

- vos objectifs personnels ;

- vos objectifs professionnels.

Avoir un axe de vie vous permettra de regarder vers l’avenir et de ne pas vous focaliser sur vos erreurs. Les objectifs vous permettront d’amorcer une dynamique constructive !

4. Choisissez des objectifs à court terme, réalisables facilement en misant sur vos qualités. Il est question de prendre conscience de vos capacités ; chaque objectif atteint contribuera à la construction de votre confiance en vous.

5. Lorsque vous vous sentez prêt, définissez des objectifs plus complexes nécessitant que vous fassiez attention à vos défauts et que vous preniez conscience de vos limites afin de stimuler votre intégrité.

6. Motivez-vous chaque jour en faisant des exercices de visualisation ; imaginez-vous en train de réussir et répétez-vous vos qualités. N’hésitez pas à vous regarder dans le miroir lors de ces exercices. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, vous pouvez, par exemple, suivre les exercices de Branden en vous référant à son ouvrage ou bien à son site internet. Vous pouvez aussi vous renseigner sur des méthodes alternatives comme celle du “Miracle Morning” de Hal Elrod, qui a l’avantage d’inclure le développement physique comme réappropriation et conscience du corps.

Enfin, si aucune des méthodes ne marche, gardez toujours à l’esprit que des thérapies existent et qu’il n’y a aucune honte à suivre l’une d’entre elles. S’il peut être difficile de discuter avec un inconnu, les thérapeutes sauront vous guider en vous-même pour vous aider à avancer dans votre vie.
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MessageSujet: Le décodeur de la manipulation   Mer 21 Juin - 23:21

Le décodeur de la manipulation

En lisant ce résumé, vous découvrirez comment déceler les signes de la manipulation afin de ne pas en être victime et encourager l’autre à communiquer librement en le considérant comme son égal.

Vous découvrirez aussi :

- comment repérer les actes manipulatoires ;

- quelles sont les différentes formes de manipulation ;

- comment s’en sortir ;

- des courants de pensée qui favorisent le mieux vivre ensemble.

“Le décodeur de la manipulation” regroupe toutes les techniques manipulatoires, expliquées en détail et enrichies d’exemples concrets et de conseils pour les combattre. Il décode le comportement des manipulateurs et évoque les problèmes créés par ces derniers au sein de la société.


En lisant ce résumé, vous découvrirez comment déceler les signes de la manipulation afin de ne pas en être victime et encourager l’autre à communiquer librement en le considérant comme son égal.

Vous découvrirez aussi :

- comment repérer les actes manipulatoires ;

- quelles sont les différentes formes de manipulation ;

- comment s’en sortir ;

- des courants de pensée qui favorisent le mieux vivre ensemble.

“Le décodeur de la manipulation” regroupe toutes les techniques manipulatoires, expliquées en détail et enrichies d’exemples concrets et de conseils pour les combattre. Il décode le comportement des manipulateurs et évoque les problèmes créés par ces derniers au sein de la société.

La manipulation peut faire des ravages au niveau psychologique

Parmi les manipulations psychologiques fortes se trouve la culpabilisation, technique visant à faire croire à l’autre que tout ce qui arrive de mauvais est de sa faute. À force de se sentir coupable, celui-ci va tout mettre en œuvre pour se faire pardonner. C’est la technique la plus utilisée et celle qui fonctionne le mieux, surtout dans les pays occidentaux, où les croyances guident le peuple, par la condamnation du péché et des erreurs humaines. Sauf que les émotions ne sont pas le fait d’éléments extérieurs : chacun est maître de ses sentiments et de sa vie, de la façon dont il agit. Aussi, le meilleur moyen de ne plus être victime de culpabilisation est de répondre à son interlocuteur de manière positive et surtout de ne pas se sentir responsable pour l’autre.

La technique de la victimisation est également souvent pratiquée : elle vise à obtenir des faveurs en se faisant passer pour une victime, un être faible. C’est une manière de demander aux autres de faire les choses à sa place. Cette technique fonctionne dans la mesure où cette personne parvient à attirer la pitié, à donner envie de l’aider, afin qu’elle se sente mieux. Elle a toutefois ses limites.

Se positionner constamment en victime peut très vite lasser l’autre, qui refusera, après un temps, d’apporter son soutien. Une situation de ce genre peut rapidement se transformer en relation triangulaire : quelqu’un fait un reproche à une personne qui se victimise, l’autre a pitié et la victime se rebelle en accusant l’autre de vouloir lui faire du mal, qui finit lui-même par répliquer en victime. C’est donc un cercle vicieux au sein duquel les rôles s’interchangent sans cesse.

En outre, la manière la plus sûre pour le manipulateur d’arriver à ses fins est de rappeler un service rendu, ce qui oblige l’autre, moralement, à rendre la pareille. Rien ne vaut, dans ce cas, de répondre en occultant complètement l’idée d’apporter un quelconque soutien. Cela étant, il est plus sain de réaliser que chacun doit assumer ses actes que de se plaindre de la situation, car cela ne résout pas les problèmes.

La persécution est une technique visant à montrer sa supériorité tout en rabaissant l’autre. Il est possible de s’imposer de deux façons différentes : se valoriser ou dévaloriser l’autre. Dans tous les cas, il est nécessaire que la relation ne soit pas établie d’égal à égal, c’est pourquoi ceux qui persécutent font l’usage de toutes sortes d’armes humiliantes pour arriver à leurs fins, comme d’émettre un jugement négatif ou positif. Pour pouvoir juger, il faut posséder un ego important, penser être meilleur que les autres et donc apte à pouvoir porter un jugement.

Cette technique ne peut fonctionner que si les persécutés sont consentants, ce qui est aussi vrai pour le harcèlement, qui est une forme de persécution. Cela revient à ressasser sans cesse la même chose à une personne et, même si ce n’est pas très violent, les effets sur celle-ci peuvent être conséquents, d’autant qu’il s’agit aussi de porter des jugements négatifs sur une personne. Si plus personne ne se laissait persécuter, alors le persécuteur disparaîtrait : il suffit donc de savoir être ferme pour que cesse la manipulation.

La technique de la pression et insistance est une manière de faire visant à obtenir de l’autre quelque chose en insistant, jusqu’à ce qu’il finisse par céder. Elle dépend du présupposé selon lequel beaucoup de décisions ne sont pas fermes et définitives, et qu’il est possible pour le manipulateur de les influencer. Celui qui pratique cette forme insistante de manipulation semble agir avec gentillesse pour arriver à ses fins, mais peut vite devenir tellement insistant qu’il en deviendrait violent comme, par exemple, les téléprospecteurs, qui insistent au téléphone malgré les refus.

Demander constamment à l’autre si sa réponse sera positive est une manière de l’obliger à accepter la requête. Il n’est toutefois pas toujours nécessaire de décider immédiatement et il est tout à fait normal de réfléchir avant de donner une réponse. Pour contrer ce type de manipulations, il suffit d’être ferme dans ses décisions, ou de dire calmement ses sentiments, et d’attendre avant de donner une réponse, quelle qu’elle soit.

Enfin, le paradoxe est aussi un exemple de manipulation psychologique. C’est une technique visant à semer le trouble dans les esprits en donnant plusieurs indications antagonistes. En effet, si une personne demande une chose et son contraire, comment est-il possible de lui rendre un travail correct ? C’est une technique dangereuse psychologiquement pour celui qui en est victime. Pour s’en sortir, il suffit de signaler son mauvais comportement au manipulateur et de ne pas entrer dans son jeu en refusant de faire ce qu’il demande.

La manipulation, c’est aussi utiliser la peur de l’autre à son avantage

La colère est une technique visant à faire peur à l’autre pour l’obliger à céder. Le mécanisme lié à la peur est inné ; il s’actionne au moment de la rencontre avec un obstacle, de manière à libérer l’énergie nécessaire à le surmonter.

La colère est également une technique d’intimidation utilisée pour éviter le conflit, mais n’est réellement négative que si elle est utilisée pour manipuler. Chez certains, la colère est tellement systématique que leur réputation les précède et personne n’ose s’exprimer en leur présence. Ce sont des manipulateurs qui menacent afin de renforcer le sentiment de peur chez l’autre. Il faut savoir que si quelqu’un se met en colère, c’est parce qu’il est dans l’erreur et qu’il est à court d’arguments. Pour contrecarrer la colère, mieux vaut donc encourager la discussion, quitte à s’éloigner un moment.

La menace est aussi une forme de manipulation s’appuyant sur la peur pour obtenir gain de cause. La peur est un sentiment très fort et face à lui, instinctivement, chacun cherche à se protéger et donc, à obtempérer. Dans le monde animal, le danger est soit combattu de face, soit il donne lieu à une fuite. Chez l’Homme, il existe différentes formes de menace qui vont à l’encontre des libertés individuelles ; la menace est une attaque et il faut savoir faire la différence entre avertissement et menace. Un avertissement quant aux conséquences de certains actes peut émaner d’un supérieur ou d’un détenteur de pouvoir, mais en aucun cas, il ne faut céder au chantage, quel qu’il soit, car il bafoue les libertés individuels et entraîne dans un engrenage malsain. Il est donc nécessaire de rester ferme sur ses positions ou bien menacer à son tour de dénoncer.

L’autorité, quant à elle, est une technique visant à faire croire à la victime qu’elle est moins instruite que son manipulateur et qu’elle doit donc se soumettre à un avis d’expert, qui se base notamment sur des connaissances scientifiques. Il est généralement facile de faire confiance aux spécialistes, car ils ont fait des études dans leur domaine. Le manipulateur, en faisant croire qu’il est expert dans un domaine, fait plier sa victime crédule.

Une expérience a été menée par des professeurs en psychologie pour voir jusqu’où iraient les étudiants sous leurs ordres : ils auraient été jusqu’à tuer, car ils étaient persuadés que leurs professeurs avaient raison. Face à une autorité supérieure, l’être humain se soumet ; il a même été démontré qu’une personne de grande taille forçait le respect. Afin d’éviter de se faire manipuler par l’autorité, il convient de vérifier les faits énoncés et de ne pas croire tout ce qui est dit sans avoir une bonne justification : tous les faits scientifiques doivent être vérifiés.


Il faut savoir flatter pour manipuler

Faire preuve de sympathie est une technique pouvant être utilisée pour conquérir la confiance de l’autre, en jouant sur la gentillesse. Deux facteurs rendent quelqu’un sympathique :

1. le connu : plus une personne est familière, plus il est habituel de la voir, et plus elle semble sympathique. Effectivement, la psychologie révèle que ce qui est souvent vu est de plus en plus apprécié — c’est la technique utilisée par les publicitaires ;

2. les choses ou les personnes parlant à l’individu : si l’autre a les mêmes goûts ou qu’il semble plus à même d’être côtoyé. Ainsi, les dragueurs ou les personnes inscrites dans des clubs de rencontre jouent sur la ressemblance, les premiers pour séduire, et les seconds en nourrissant l’espoir de rencontrer leur âme sœur. Souvent, les commerciaux utilisent cette technique pour faire croire qu’ils accordent des faveurs par favoritisme, alors qu’ils donnent les mêmes privilèges à tout le monde.

Il est donc nécessaire de se méfier des personnes qui trouvent des points communs avec des inconnus. De même, une autre tentative de manipulation est, pour se rendre sympathique, d’être plus ou moins tactile : il ne faut pas hésiter à faire de même pour déstabiliser. Un dernier conseil : il faut se méfier des personnes qui attirent trop l’attention sur elles et que tout le monde écoute, elles ne sont généralement pas dignes de confiance.

Une autre technique de manipulation est la flatterie, qui a pour objectif de mettre la personne dans sa poche pour obtenir l’effet escompté. Il ne faut pas la confondre avec le compliment sincère : la flatterie ne donne un avis positif que dans un but précis. Tout être humain a besoin d’être aimé : c’est ce dont se sert le manipulateur, en usant de son charme, de façon à rendre l’autre totalement vulnérable et prêt à tout. Il faut donc fuir la flatterie et refuser catégoriquement toute demande si elle en découle.

La flatterie conditionnelle, quant à elle, vise à faire comprendre à la personne que si elle ne fait pas ce qui est attendu d’elle, elle sera mal vue par l’autre. Le manipulateur laisse entendre que refuser de faire ce qu’il veut revient à perdre toute son estime. La flatterie négative ou “neg” est une technique permettant de sortir des sentiers battus, c’est-à-dire, flatter tout en ayant un air ou en utilisant un mot un peu ironique, ce qui va amener le manipulé à octroyer de l’intérêt au manipulateur.

Il est nécessaire de prendre conscience que la perfection n’existe pas, et qu’il est impossible d’être apprécié de tout le monde. Il faut agir pour soi et non pas pour les autres, et tenir fermement sa position.


L’empathie est une faiblesse bien connue des manipulateurs

Considérer que les liens familiaux ou amicaux unissant les individus sont prétextes pour demander n’importe quoi est un autre exemple de manipulation. En effet, faire partie de la même famille ou être très proche sous-entend qu’il faut s’aider les uns les autres, sans contrepartie. La violence conjugale en est le meilleur exemple : qu’elle soit physique ou psychologique, il faut savoir réagir rapidement, pour éviter d’être pris dans un engrenage.

Celle-ci est très fréquente : un individu sur trois est concerné. Le problème dans ce type de manipulation, c’est qu’elle s’impose d’elle-même à la victime et bien souvent, c’est un sentiment de culpabilité qui l’oblige à faire ce qui est attendu d’elle, sous prétexte d’éviter de faire de la peine à ses proches. Or, les liens familiaux ou conjugaux ne doivent pas être synonyme d’esclavage et il faut être capable de dire non, ou d’exprimer son mécontentement, même si cela peut créer des conflits. Les bonnes relations harmonieuses nécessitent de l’entretien.

Un autre moyen de se servir de l’empathie est le chantage affectif, une technique visant à mettre à mal les sentiments de l’autre pour s’assurer de son amour. À la naissance, l’être humain a besoin de quelqu’un pour survivre. Le chantage affectif part du même principe : le manipulateur convainc l’autre qu’il ne peut pas vivre sans lui.

Dans ce cas, une distinction entre besoin et désir est à faire : l’Homme a besoin de manger, de tendresse, ce qui peut se satisfaire facilement, mais le désir est éprouvé pour quelque chose de précis, qui sera satisfait uniquement par l’obtention de celle-ci.

Cette forme de manipulation est exercée principalement en milieu relationnel proche ; elle est vouée à l’échec, car il est impossible de contraindre les sentiments des autres. Une personne peut menacer de vouloir mettre fin à ses jours si elle n’obtient pas ce qu’elle désire, mais cela n’engage qu’elle, et il ne faut éprouver aucune culpabilité dans ce cas. En effet, nul n’est irremplaçable et la perte d’une personne n’empêche pas les autres de continuer à vivre, malgré tout. Répliquer en expliquant sa position le plus calmement possible par le dialogue reste la meilleure des solutions.

Une autre forme de manipulation consiste à faire penser à l’autre qu’il doit quelque chose alors même qu’il n’avait rien demandé. Dans nos sociétés, un service en attend un autre en retour et le manipulateur le sait : en offrant son aide sans avoir été sollicité, il fait naître un sentiment de redevabilité, qui sera la plupart du temps à son avantage. En cas de refus, le manipulateur en demande plus que de raison, de façon à obtenir ce qu’il souhaite après coup, ou demande autre chose de moins contraignant. La victime, qui ne peut refuser deux faveurs consécutives, accorde donc généralement la seconde.

Il est nécessaire d’oublier les convenances et de donner en en ayant envie, sans attendre quelque chose en retour. Dans le cas où ça ressemblerait à un piège, il suffit de refuser ce qui est offert.

La manipulation est une forme de perversion

Le mensonge ou la mauvaise foi font partie des techniques de manipulation visant à influencer les choix d’autrui sans donner toutes les informations, ou en en donnant de mauvaises. Il y a tellement d’informations à disposition qu’il est difficile de toutes les vérifier ; l’être humain a donc tendance à faire confiance à ses interlocuteurs.

Il existe deux catégories de mensonges : le mensonge noir et le mensonge blanc. Le mensonge noir consiste à taire ou à modifier sciemment les informations dans une optique manipulatoire, alors que le mensonge blanc revient à taire ou à modifier les informations dans le but de protéger la personne. Ceux qui en font usage manipulent leur victime en créant le doute dans son esprit et donnent des informations différentes en fonction des personnes.

Il ne faut pas donner trop vite sa confiance, elle se mérite. Le menteur reste souvent très superficiel dans ses dires et raconte toujours la même chose comme s’il récitait une leçon. Il ne faut donc pas hésiter à demander de plus amples renseignements en cas de doute. Pour contrecarrer le menteur, il suffit de mettre sa parole en doute et de se renseigner sur les faits énoncés.

L’ironie ou les sous-entendus font partie des techniques qui visent à s’exprimer de façon détournée. En les utilisant, le manipulateur se place dans une position confortable, car si la personne se vexe, il peut toujours prétendre à la plaisanterie. La gestuelle est le moyen de déceler le manipulateur.

Si l’humour permet de s’exprimer sans en avoir l’air, il faut néanmoins faire une différence entre humour et ironie. L’humour doit normalement faire sourire tout le monde, excepté l’humour noir pas toujours apprécié de tous, tandis que l’ironie met une personne dans l’embarras, et celle-ci ne peut pas se défendre, sous peine de passer pour une rabat-joie. Afin de déjouer ces manipulateurs, il suffit de leur demander d’exprimer clairement leur opinion.

Une autre technique visant à faire parler les autres et à influencer leurs dires en insinuant connaître déjà la vérité est aussi efficace. C’est une forme de manipulation qui joue la réciprocité des confidences. Le manipulateur va essayer d’obtenir la vérité en donnant des informations fausses sur autrui. Pour déjouer la manipulation, il convient de s’en tenir aux faits et de ne pas croire aux suppositions. De toute façon, s’il n’y a rien à cacher, le manipulateur n’obtiendra rien. Lui répliquer que ses affirmations vont être vérifiées auprès d’un tiers le déstabilisera.

Il existe par ailleurs un autre moyen détourné de manipuler autrui : mener la victime sur un chemin duquel elle ne pourra décemment pas se détourner sans passer pour quelqu’un qui ne tient pas ses engagements. Or, tenir ses engagements est très important pour l’estime de soi et la victime se force à faire ce qu’elle sait qu’elle ne devrait pas faire. Par exemple, les techniques de vente suivent cette logique : il s’agit d’amener la personne à toujours répondre par la positive ou d’attirer des clients dans un magasin en leur faisant miroiter des avantages, tout en sachant pertinemment qu’ainsi, ils achèteront plus.

Il arrive souvent à des personnes de se forcer à aller jusqu’au bout de leurs choix tout en sachant qu’ils ne sont pas judicieux, simplement pour ne pas avouer qu’elles se sont trompées. Il faut faire attention à ne pas devenir psychorigide : l’erreur est humaine et il est tout à fait possible de changer d’avis.

Il arrive aussi que le manipulateur restreigne les libertés d’autrui en le forçant à faire quelque chose dans l’urgence, sous peine de passer à côté d’une aubaine. Afin de défendre sa chère liberté, l’être humain peut agir vite et sans réfléchir. Pour garder sa liberté, rien ne vaut la réflexion, quitte à passer à côté d’une occasion, car elle permet d’éviter de se précipiter et de faire de mauvais calculs. Le désir d’être libre fait agir parfois de façon inconsidérée, mais il faut affirmer son désir de prendre le temps avant de se décider.

Enfin, une autre technique est celle visant à faire faire quelque chose à autrui, sous prétexte que tout le monde le fait. L'être humain a tendance à suivre le troupeau, surtout face à une situation inédite et ce, depuis la nuit des temps. Des études ont montré qu’en cas d'accident, par exemple, si un grand nombre de personnes y assistent, moins viennent en aide aux blessés, car elles attendent que quelqu'un fasse le premier pas pour le suivre. L'expression : “le monde attire le monde” reflète très bien cette situation et il n'est pas rare de voir des files d'attente colossales devant des magasins pourtant fermés. Le mieux est de penser par soi-même et ce n'est pas parce que tout le monde agit d'une certaine façon qu’il faut le faire aussi : il vaut mieux essayer et se forger sa propre opinion.

L’hypnose et les images subliminales ne sont pas de l’ordre de la manipulation

Il existe des techniques, telles que les images subliminales ou l'hypnose, qui paraissent être de l’ordre de la manipulation, mais qui ne le sont pas.

Les images subliminales sont des images que la conscience ne perçoit pas, mais dont le cerveau a pris acte. En 1956, la légende voulait que la vente de boissons Coca-Cola ait explosé suite à la diffusion d'images subliminales dans un cinéma : le lien de cause à effet n'a toutefois jamais été prouvé. De plus, des études ont démenti que de telles images pouvaient avoir une influence sur les comportements des personnes les ayant perçues. En revanche, les images de films où les acteurs tiennent des objets particuliers influencent réellement le consommateur. En outre, des études ont également montré que contrairement aux idées reçues, écouter un enregistrement en boucle durant la nuit ne permet pas de mieux le retenir.

L’hypnose est une technique permettant de prendre le contrôle de l'esprit d'une personne. Celle-ci peut faire peur, mais est de plus en plus utilisée dans la lutte contre la douleur, ou par les psychothérapeutes pour mieux soigner leurs patients en entrant dans leur inconscient. Des études ont prouvé que bien que l'hypnose soit intrusive, elle n'enlève pas la volonté propre du patient auquel il est impossible de dicter un quelconque comportement ce n'est donc pas une technique de manipulation. Milton Erickson a même élaboré une technique d'hypnose qui a fait ses preuves en termes de guérison et qui a pour but de rallier conscient et inconscient

Il est possible d’apprendre à repérer les actes de manipulation

Après avoir analysé les différentes formes de manipulations, il est dorénavant possible d’apprendre à parer celles-ci. En aucun cas, prendre la place du manipulateur en le manipulant à son tour ne saurait être la bonne solution. Il est préférable de se mettre sur un pied d'égalité et d'engager un dialogue serein. C'est pourquoi des méthodes de communication ont été mises au point afin d’éviter de se faire manipuler et de communiquer le plus sainement possible. Voici un guide pour déjouer les pièges des manipulateurs.

La manipulation peut se faire grâce à l'ambiguïté des demandes du manipulateur : il est donc nécessaire de demander une clarification pour pouvoir réfléchir à ce qu’il dit.

Chacun apprend à lire entre les lignes depuis l’enfance et a l’habitude des réprimandes sous-jacentes, qui ont pour but de modifier le comportement. Si, généralement, chaque chose est exprimée explicitement, dite sans équivoque, elle peut aussi être implicite, c'est-à-dire être suggérée par des sous-entendus ou des postures.

Il est donc possible de dire tout et son contraire par le biais de paroles implicites et antagonistes, qui suggèrent une requête de changement, dans le langage universel. Ces demandes indirectes sont nécessaires à la communication car sans elles, l'humour ou la séduction seraient réduits à néant. Cette forme d’expression n’est pas dangereuse en soi, sauf si elle est utilisée à des fins manipulatrices, car elle sème la confusion chez les personnes qui ne savent plus ce que leur interlocuteur attend d'elles. Aussi, le manipulateur favorise l’implicite, ce qui lui permet d’énoncer deux principes contraires, et de rebondir selon la situation. C'est pourquoi, la seule manière de s'en sortir est de demander une clarification de ce qui est attendu.

Certaines situations amènent la confusion, notamment lorsque la communication se fait entre des personnes à des niveaux différents de la hiérarchie. Dès lors, il devient difficile de faire la différence entre ce qui relève d'une injonction ou simplement d'une requête amicale. Il devient alors nécessaire de se faire préciser si la demande peut être rejetée ou s’il s'agit réellement d'un ordre. Il est admis que dans ce type de relation, le plus haut placé hiérarchiquement a le droit d'ordonner certaines actions de l’autre, mais dans une certaine limite, qui ne doit pas sortir du domaine professionnel. C'est ainsi que naît la manipulation chez ceux qui n'ont pas le pouvoir d'ordonner, mais qui souhaitent obtenir ce qu'ils désirent malgré tout.

Si un ordre est donné par quelqu'un qui en a le droit, il est normal d’obtempérer, mais si cet ordre sort du contexte préétabli, il s’agit de manipulation et il faut y faire face. Le manipulateur use volontiers de techniques visant à faire croire que son interlocuteur a le choix, mais profère des menaces dans le cas où il ferait le mauvais choix. Dans ce cas, ce sont des ordres déguisés, car non légitimes. Ainsi, il est nécessaire de bien faire la différence entre un ordre auquel il faut obéir et une demande à laquelle il est décidé d'accéder.



La transparence est la solution face à un manipulateur

La meilleure solution pour sortir d'une relation manipulatrice est de demander à son interlocuteur d'arrêter. Pour cela, il est nécessaire de mettre en avant le côté positif de ce changement car “toute peine mérite salaire” et il est beaucoup plus valorisant d'être encouragé que victime de reproches désagréables.

Pour exprimer sa demande de changements au manipulateur, il est nécessaire d'être clair et précis, sans user de fioriture. Il faut tout dire sans sous-entendus, s'adresser à la personne directement sans passer par un intermédiaire, et faire preuve de précision dans la demande, qui doit faire office de consigne. Il est par ailleurs primordial de ne pas utiliser des verbes susceptibles d'être interprétés. En étant simple, concis et précis, il est possible de déjouer le piège de la manipulation et de se mettre à la place des autres, qui ne lisent pas les pensées. En s'exprimant de la sorte, il y a plus de chance d'être écouté, tout en menant une relation respectueuse avec les autres.

Bien souvent, refuser de faire quelque chose donne l’envie de se justifier : cela attire les manipulateurs, qui sentent l’hésitation et en profitent. Toutefois, si le choix est fait consciemment, il n'y a aucune raison de se justifier. Pour éviter d'avoir à dire non et à se confronter à l'autre, chacun s'invente de fausses excuses qui peuvent être de l’ordre de la manipulation et altérer les relations avec les autres. Dans les faits, accepter ou refuser devrait se faire avec autant de facilités, bien que ce soit des choix différents.

Dire non est difficile par peur de décevoir l'autre, par besoin de contenter l'autre. De plus, l’obéissance a longtemps été considérée comme un signe de bonne éducation. Aussi, au moment de dire non, la voix prend un ton hésitant, les paroles perdent en clarté et l’individu devient la proie des manipulateurs — les démarcheurs sont les spécialistes dans ce domaine. Pour réussir à dire non, il suffit d'être sûr de soi et d'être ferme sans se justifier : il n’y a pas à le faire. Ne pas oser dire non peut se transformer en acte manipulatoire, car cela revient à essayer de faire deviner ses intentions à l'autre sans le faire clairement. Même si dire non peut décevoir, il n’est de toute façon pas possible de plaire à tout le monde.

Au moment de la manipulation, il est essentiel d'exprimer clairement son ressenti, car mettre l’autre mal à l’aise permet d’y mettre fin. Exprimer ses émotions est souvent mal perçu, pourtant cela est un aspect de l’intelligence humaine, au même titre que parler ou compter, et permet d'entretenir de bonnes relations avec les autres. Laisser une place importante à ses émotions est essentiel à l’équilibre vital de chacun, car ce sont elles qui dictent les comportements.

D'une part, écouter ses émotions est difficile et d'autre part, les exprimer l’est encore plus. Deux solutions sont possibles : les garder pour soi, ce qui peut causer des problèmes de santé liés au stress, ou les extérioriser violemment, ce qui risque d’altérer les relations avec les autres. En fait, le mieux à faire pour gérer ses émotions est de les verbaliser calmement, au fur et à mesure de leur apparition. Afin de ne pas entrer dans le jeu de la manipulation en faisant porter le poids de ses émotions à l’autre, qu’elles soient de colère ou de joie, il est nécessaire de les exprimer à la première personne du singulier et ainsi ne pas l’en rendre responsable.


Il est possible de détourner la manipulation à son avantage

Au lieu de laisser la place à des accusations ou des paroles nées d’une perception personnelle, au moment de dire quelque chose, il faut s'appuyer sur des faits réels et impossibles à contredire. L'être humain a en effet tendance à interpréter tout ce qu'il perçoit et à juger les actes des autres sans savoir, un phénomène qui se veut rassurant, car toute chose ainsi perçue peut être catégorisée. De plus, juger est simple et catégorique, il n'est pas utile de développer un jugement de valeur.

Étant donné que porter des jugements est une affaire très personnelle qui repose sur une interprétation propre, cela conduit souvent à des discussions où les manipulateurs tentent de prendre le dessus. S'en tenir aux faits est la meilleure solution pour développer des relations saines.

En outre, comme signalé plus tôt, pour que la manipulation ait lieu, il faut au moins deux personnes consentantes. Refuser d’entretenir cette relation est la première étape pour fuir la manipulation, elle fait savoir à l’interlocuteur qu’il a été démasqué. Il convient toutefois, ce faisant, de surveiller son mode d'expression, car répondre à un manipulateur induit parfois d’avoir recours à des techniques de manipulation. Dans ce cas, il est inutile de chercher à savoir qui a commencé à manipuler l'autre, l'essentiel est de s’en sortir. Connaître les techniques de manipulation explicitées dans cet ouvrage permet d'y mettre un terme plus facilement.

Plusieurs exemples ont démontré, que ce soit au sein d’un couple, au travail ou dans la vente, que la tentative de manipulation est induite en échec par des réponses claires et sans ambiguïté. Il en ressort que pour éviter de se faire manipuler, il est nécessaire d’être certain de ses opinions et de ses choix, et de couper court à la discussion, afin de ne pas laisser le temps d’agir au manipulateur.


Plusieurs écoles de communication ont fait leurs preuves

Aux États-Unis comme au Canada, la communication est une discipline à part entière, au même titre que les sciences. Son étude permet de résoudre les problèmes rencontrés par le biais de divers outils. En France, il faut se contenter de suivre les courants de pensées pour la comprendre, et notamment quatre penseurs.

Le premier de ces penseurs est le psychiatre Eric Berne qui, en 1960, développe la théorie de l’analyse transactionnelle, dans le but de rendre la psychologie accessible à tous. Celle-ci divise la conscience en “trois états du moi” utilisés lors d’une communication avec autrui. Ces trois états sont :

1. l’Enfant, au plus proche de ses émotions ;

2. l’Adulte, qui réfléchit ;

3. le Parent, soucieux de répondre aux normes sociétales.

Ces trois états sont ainsi nommés, mais n’ont aucun lien avec l’âge réel de l’individu, chez qui cohabitent ces trois états en toute mesure.

Les états de Parent et d’Enfant se composent eux-mêmes de sous-états. En effet, l’état Parent peut être très strict ou très aimant, et l’état Enfant peut être complètement spontané, peureux ou créatif.

Lors de la communication, l’un des trois états d’une personne rencontre l’un des trois états d’une autre. Si deux mêmes états sont mis en relation, il n’y a généralement pas de problème, de même lorsque ce sont des échanges croisés entre Parent protecteur et Enfant obéissant. Quant aux autres interactions, elles sont toujours source de conflits, c’est pourquoi cette méthode a pour vocation de prendre conscience du phénomène et d’y remédier. La raison de ce conflit est que l’être humain a un fort besoin d’exister et cherche inconsciemment à attirer l’attention sur lui, que ce soit de façon positive ou négative : il préfère de loin être maltraité qu’être ignoré.

Le deuxième est Marshall Rosenberg qui, à partir des années 1970, publie des travaux visant à inciter les personnes à communiquer entre elles pacifiquement et avec de bonnes intentions, car la violence n’est pas seulement physique : elle peut aussi être psychologique. Son étude repose sur le fait que chaque individu a des besoins qui, s’ils sont assouvis, donnent naissance à un sentiment de plénitude. Ces besoins vitaux sont communs à tous, mais chacun a sa propre manière de les combler, ce qui amène une hiérarchisation des relations, où certains n’hésitent pas à écraser les autres pour obtenir satisfaction.

Ainsi, face à un comportement inacceptable, il est nécessaire de visualiser le besoin positif cherchant à être satisfait. Les besoins s’expriment par les émotions, qui sont agréables s’ils sont satisfaits, et inversement. Bien que les émotions soient souvent le fait d’éléments extérieurs, elles illustrent en réalité un besoin qui n’a pas été comblé.

La méthode de Rosenberg incite à réfléchir sur son ressenti. Toutefois, prendre conscience de ses besoins insatisfaits ne résout pas forcément le problème, encore faut-il réussir à les cerner et à les énoncer en quatre étapes, afin de trouver une solution satisfaisant tout le monde. Ces quatre étapes sont :

1. analyser l’évènement déclencheur ;

2. analyser l’émotion qui l’a provoqué ;

3. analyser de quel besoin provient cette émotion ;

4. proposer une action ou un comportement différent.

Le troisième est Richard Bandler, qui a mis en place, en 1970, avec John Grinder, la PNL. Cette théorie vise à comprendre pourquoi tout va bien, plutôt que ce qui ne fonctionne pas. PNL est l’abréviation de :

- programmation : comprendre le conscient et l’inconscient pour les modifier ;

- neuro : qui émane directement du cerveau ;

- linguistique : la programmation mentale se manifeste par le langage, aussi bien verbal que gestuel.

Pour prouver leurs théories, ils ont pris pour modèles des génies dans différents domaines de compétences et analysé leurs méthodes de réussite pour en dégager un modèle universel. De cette enquête en est ressorti une multitude de pratiques à mettre en application.

Par exemple, la représentation mentale de chacun sur ce que doit être la vie limite parfois les choix. Or, tout le monde possède les ressources nécessaires pour pouvoir changer, car tous les jours on a l’occasion d’apprendre quelque chose de nouveau, et la communication est estimée en fonction du résultat qu’elle donne : si un message est perçu de façon positive, c’est que celui qui l’aura exprimé l’aura bien fait. Cette façon de voir la communication comme constructive est souvent perçue comme une porte ouverte à la manipulation, puisque ce qui compte, c’est le résultat obtenu et non pas la manière d’y arriver. Échouer au processus de communication doit être vu comme le cheminement nécessaire et positif vers un meilleur futur.

La PNL utilise de nombreux outils pour favoriser la communication comme, par exemple, observer attentivement son interlocuteur pour mieux le cerner et lui parler de la manière adéquate. Il est aussi possible d’adopter le même comportement verbal ou gestuel que celui-ci. Cela permet de le mettre en confiance et d’associer des évènements ou des symboles à des émotions pour les reproduire si elles sont bonnes, ou éviter de le faire si elles sont négatives.

La PNL est désormais une technique très répandue dans les écoles de communication, de vente ou de psychologie.

Le quatrième et dernier de cette liste de penseurs est le psychosociologue français, Jacques Salomé, qui a pour ambition d’améliorer les relations entre individus, notamment au sein des couples ou des familles. Auteur de nombreux ouvrages, il anime des conférences où il délivre au public les clés de l’épanouissement personnel. Jacques Salomé définit le système SAPPE comme le mode de communication basé sur la manipulation la plus extrême, qui réduit à néant toutes formes de relations saines. Pour le déjouer, il propose la méthode ESPERE qui offre tous les outils nécessaires à des relations humaines de qualité. Elle énonce, entre autres, la nécessité de parler de façon positive, sans bafouer les besoins de l’autre. Ses travaux ont permis d’ouvrir différents organismes de formation s’appuyant sur sa méthode.

Conclusion

La liberté passe par la libération de soi et du manipulateur. Il faut apprendre à communiquer non seulement pour réussir à déjouer les jeux de la manipulation, mais aussi pour être capable de repérer ses propres actes manipulateurs et les éradiquer. En outre, cela est un bon moyen d’améliorer ses relations avec autrui et de vivre plus pleinement sa vie, car le manipulateur a besoin d’une victime consentante pour accomplir son œuvre. Refuser de jouer ce rôle est un acte de libération de ses propres tendances et une clé du bonheur.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- la manipulation est une manière de déshumaniser l’autre ;

- la manipulation peut faire des ravages au niveau psychologique ;

- la manipulation, c’est aussi utiliser la peur de l’autre à son avantage ;

- il faut savoir flatter pour manipuler ;

- l’empathie est une faiblesse bien connue des manipulateurs ;

- la manipulation est une forme de perversion ;

- l’hypnose et les images subliminales ne sont pas de l’ordre de la manipulation ;

- il est possible d’apprendre à repérer les actes de manipulation ;

- la transparence est la solution face à un manipulateur ;

- il est possible de détourner la manipulation à son avantage ;

- plusieurs écoles de communication ont fait leurs preuves.


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