Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Convaincre en moins de deux minutes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 319
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: Convaincre en moins de deux minutes   Ven 23 Juin - 8:40

Convaincre en moins de deux minutes

En lisant ce résumé, vous découvrirez comment tirer parti de votre corps, votre esprit, votre voix et votre imagination afin de développer le potentiel de vos relations à son maximum.

Vous découvrirez aussi que :

- il existe des techniques permettant d’analyser la personnalité de son interlocuteur, afin de s’y adapter ;

- en se calquant sur la manière d’être de son interlocuteur, on peut l’amener plus facilement où l’on souhaite aller ;

- la pratique d’exercices permet de développer ses compétences en communication ;

- l’aisance en société n’est pas seulement une faculté innée, elle peut s’acquérir par un travail quotidien sur soi ;

- la vie est faite d’opportunités, et il faut toujours être à l’affût si l’on ne veut pas les laisser passer.



Nicholas Boothman, ancien photographe de mode, présente, grâce à la maîtrise des bases de la PNL (programmation neurolinguistique), toutes les clés pour adapter sa façon de communiquer à la personnalité de son interlocuteur, savoir transmettre clairement en 10 secondes l'idée principale de son discours et capter l'attention de son auditoire.

Selon Francis Xavier Muldoon, ce qui compte avant tout, c’est la première impression

Premier employeur de Nicholas Boothman, Francis Xavier Muldoon était le directeur de publicité du magazine “Woman”. Pour lui, la première impression est primordiale.

Parmi les techniques qui permettent de capter tout de suite l’attention d’un interlocuteur, la première est de le regarder dans les yeux. Le message va à l’endroit où se dirige la voix, et la voix là où se dirigent les yeux : ils donnent force et puissance à la parole. La deuxième est le sourire, ce qui permet de véhiculer un message positif et plein d’assurance. La troisième est de développer un langage imagé afin de nourrir l’imagination : pour captiver le cœur, il faut captiver l’imagination.

Après avoir capté l’intérêt de son interlocuteur, il faut le persuader, le convaincre de faire ce que l’on veut qu’il fasse. Pour cela, il faut le mettre en confiance, notamment en imitant son comportement — sa manière de se tenir, de pencher la tête, etc. — c’est la synchronie limbique. Puisque nous aimons les gens qui nous ressemblent, que nous leur faisons facilement confiance, que nous nous sentons bien avec eux, le mimétisme produit immédiatement un effet de bien-être et établit la confiance.

L’argumentaire qui suit doit faire preuve de logique et être suffisamment construit pour intéresser l’interlocuteur. Enfin, les arguments présentés doivent faire appel aux émotions, donc, encore une fois, à l’imagination.

Dans toute relation, il faut passer par le SIC :

- Savoir ce que l’on cherche à atteindre ;

- Identifier ce que l’on a obtenu ;

- Changer son comportement ;

jusqu’à obtenir ce que l’on souhaite.

L’être humain soumet ses congénères à des jugements immédiats, qui peuvent être influencés

Dans les toutes premières minutes d’une relation, l’Homme réagit par instinct : instinct de fuite, de combat ou, au contraire, envie de développer une relation. Pour neutraliser l’instinct de fuite ou de rejet, il faut donner tout de suite une bonne impression de soi-même. Cela passe en premier lieu par le langage corporel : les gens sont attirés par des personnes qui paraissent en bonne santé, joyeux et agréables. Le visage doit être ouvert, et le contact établi par un regard franc, dans les yeux de son interlocuteur. Le style vestimentaire est également très important : il doit dégager à la fois de l’assurance, voire de l’autorité, mais montrer que l’on est néanmoins accessible, honnête et enthousiaste.

S’il ne vous est pas naturel de sourire, il existe quelques astuces pour y réussir facilement, comme se répéter trois fois “super !” dans sa tête. Il convient également d’adapter son attitude à la situation, de se montrer curieux de l’autre, ouvert et malicieux. Pour signifier que l’on ne représente pas une menace, il faut toujours laisser voir ses mains, cela montre que l’on ne cache rien.

La phrase d’accroche doit être anodine, afin que l’interlocuteur ne se sente pas tout de suite agressé et une question préparée à l’avance aide à montrer son réel intérêt pour la réponse. Enfin, l’attitude, le langage corporel et le ton de la voix doivent être synchronisés avec ceux de celui à qui l’on s’adresse.

De la même façon que l’on est jugé au premier abord, on juge les autres dès les premiers instants ; il faut donc apprendre à se débarrasser des idées préconçues. En se souvenant de ce que l’on veut et de ce que l’on attend de son interlocuteur, on parvient à dépasser la première impression qu’il nous fait.

Il existe différents espaces de vie : l’espace public, l’espace social, l’espace privé et l’espace intime. Il est important d’apprendre à analyser les signes non verbaux que communique une personne lorsque l’on intègre l’un de ces espaces, afin de faire en sorte qu’elle ne se sente pas agressée et qu’elle ait le sentiment que l’on s’intéresse à elle.


Il existe des méthodes pour travailler et maîtriser sa technique d’approche

L’attitude influence le comportement de nos interlocuteurs : lors d’un face à face, ils nous imitent inconsciemment.

Le langage corporel est la conséquence et la traduction de notre disposition à agir d’une certaine façon, de notre attitude. Celle-ci peut être réfléchie, même si elle traduit nos émotions : l’esprit et le corps sont une seule et même chose — en changeant l’un, nous changeons l’autre.

Les attitudes négatives sont inutiles : elles ne permettent pas d’entamer une relation sereine et efficace. Les trois attitudes à développer, celles qui sont véritablement utiles, sont l’enthousiasme — qui est contagieux — la curiosité — qui donne l’impression de toujours aller de l’avant — et l’humilité — qui montre le souci de l’autre.

Pour signifier ces différents états, le langage corporel joue un rôle primordial ; il peut être ouvert ou fermé, donner un signal de bienvenue ou de réserve et de repli sur soi. Un langage corporel ouvert passe par le fait de décroiser les bras et les jambes, d’établir un contact par le regard, de sourire, de se tenir droit et légèrement penché en avant, et de dégager une impression de détente.

Deux individus qui entament une relation synchronisent systématiquement et inconsciemment leur langage corporel et leurs intonations. Ils se mettent en phase avec l’humeur, l’énergie et le rythme de l’autre, et adaptent leurs voix, leurs volumes, leurs débits de parole, leurs tons, etc. Cependant, tout cela doit se faire en harmonie avec l’autre : il faut que l’attitude, les paroles et l’intonation expriment la même chose, sous peine de ne pas être crédible, et que les gens n’écoutent plus. Les trois V (le visuel, le vocal et le verbal) doivent énoncer la même chose.

Pour établir une relation de qualité, il faut également donner en retour de ce que l’autre nous envoie, que ce soit par des mots ou des attitudes — hochement de tête, sourire, etc. — car cela donne à l’interlocuteur l’impression que nous nous intéressons à lui et fait toute la qualité de l’échange.

En résumé, pour que l’autre nous autorise à entamer une relation, nous devons adapter notre attitude, ouvrir notre cœur, synchroniser notre langage corporel, instaurer une harmonie et renvoyer des informations.


S’exprimer positivement est une habitude qui facilite la mise en relation

Le cerveau n’entend pas les négations, qu’il tronque automatiquement. C’est pourquoi il vaut toujours mieux utiliser des formulations positives, aussi bien à destination des autres que de nous-même. Il vaut mieux dire “avec plaisir”, plutôt que “pas de problème”, et ne pas ressasser des phrases comme “je ne dois pas perdre cette affaire” : “je dois gagner cette affaire” est bien plus constructif !

Il est important de prendre l’habitude d’utiliser des formules positives et affirmatives, dans tous les moments de notre vie, même pour parler de nos expériences de tous les jours. Un style explicatif positif dénote de l’enthousiasme et de l’optimisme, alors qu’un style négatif peut donner une impression de pessimisme. Le style affecte l’attitude, et l’attitude étant contagieuse, cela a un effet sur la qualité de la relation. Adopter un style positif permet d’influencer dans le bon sens son interlocuteur, de bien le disposer à son égard. C’est le début de la chaîne qui peut mener au succès : les expériences sont traduites en mots, les mots deviennent des actions, les actions des habitudes, les habitudes un caractère, et un caractère un destin.

L’être humain est naturellement très curieux : les enfants ne cessent de demander “pourquoi ?”. La logique, le raisonnement et la comparaison permettent de traiter les informations et en réponse à chaque “pourquoi”, on aime avoir un “parce que”. C’est pourquoi le simple fait d’expliquer la raison pour laquelle on fait quelque chose, ou pourquoi l’on demande aux autres de faire quelque chose, peut conduire au succès. Les gens ont tendance à faire ce qu’on leur demande dès lors qu’on leur explique pourquoi. La psychologue Ellen Langer a même démontré que les gens obéissent de manière systématique et irréfléchie au stimulus que constitue une proposition de cause à effet : “je souhaite que... parce que”.
S’exprimer positivement est une habitude qui facilite la mise en relation

Le cerveau n’entend pas les négations, qu’il tronque automatiquement. C’est pourquoi il vaut toujours mieux utiliser des formulations positives, aussi bien à destination des autres que de nous-même. Il vaut mieux dire “avec plaisir”, plutôt que “pas de problème”, et ne pas ressasser des phrases comme “je ne dois pas perdre cette affaire” : “je dois gagner cette affaire” est bien plus constructif !

Il est important de prendre l’habitude d’utiliser des formules positives et affirmatives, dans tous les moments de notre vie, même pour parler de nos expériences de tous les jours. Un style explicatif positif dénote de l’enthousiasme et de l’optimisme, alors qu’un style négatif peut donner une impression de pessimisme. Le style affecte l’attitude, et l’attitude étant contagieuse, cela a un effet sur la qualité de la relation. Adopter un style positif permet d’influencer dans le bon sens son interlocuteur, de bien le disposer à son égard. C’est le début de la chaîne qui peut mener au succès : les expériences sont traduites en mots, les mots deviennent des actions, les actions des habitudes, les habitudes un caractère, et un caractère un destin.

L’être humain est naturellement très curieux : les enfants ne cessent de demander “pourquoi ?”. La logique, le raisonnement et la comparaison permettent de traiter les informations et en réponse à chaque “pourquoi”, on aime avoir un “parce que”. C’est pourquoi le simple fait d’expliquer la raison pour laquelle on fait quelque chose, ou pourquoi l’on demande aux autres de faire quelque chose, peut conduire au succès. Les gens ont tendance à faire ce qu’on leur demande dès lors qu’on leur explique pourquoi. La psychologue Ellen Langer a même démontré que les gens obéissent de manière systématique et irréfléchie au stimulus que constitue une proposition de cause à effet : “je souhaite que... parce que”.


S’adapter à la préférence sensorielle de son interlocuteur permet d’établir plus facilement le contact

Chacun favorise l’un de ses sens, et une communication efficace repose sur une adaptation à la préférence de son interlocuteur, afin qu’il comprenne immédiatement ce que vous voulez lui dire. Certains sont surtout visuels : ils parlent essentiellement de l’aspect des choses, utilisent souvent le champ lexical du verbe voir : “vous voyez ce que je veux dire ?”, “de mon point de vue”, “maintenant que nous avons vu”, etc. Ils parlent d’une voix forte et rapide, sont directs et souvent gênés par le désordre.

Les auditifs se réfèrent aux sons des choses, au ton d’une voix. Ils s’expriment souvent plus lentement que les visuels, et tournent parfois la tête pour mieux écouter : ils tendent l’oreille, quitte à perdre le contact visuel pour mieux se concentrer sur le son. Ils ont une voix douce et sont souvent très persuasifs. Ils ne supportent pas les sons désagréables.

Enfin, les kinesthésiques sont surtout sensibles au toucher ou aux sensations physiques. Ils parlent de ce qu’ils ressentent, ils sont intuitifs, réservés et prudents. Parfois, ils parlent très lentement et se perdent dans les détails. Ils ont besoin de toucher et de sentir les choses. Leur langage fait référence aux sensations physiques : “je me pencherai sur la question”, “nous touchons au but”, “restons calmes”, etc.

Les yeux véhiculent une grande partie du message sensoriel : les visuels auront tendance à regarder vers le haut, les auditifs sur le côté, et les kinesthésiques vers le bas. De même, lorsque quelqu’un regarde en bas à droite, il invente probablement sa réponse, alors que s’il regarde en bas à gauche, il fait appel à ses souvenirs pour répondre.

Les gens ont tendance à apprécier naturellement ceux qui ont les mêmes préférences sensorielles qu’eux : le contact est plus facile. Lorsque ce n’est pas le cas, on entre dans le domaine du rapport construit : il s’agit alors de synchroniser son langage corporel, son vocabulaire et le ton de sa voix avec les préférences sensorielles de son interlocuteur. En faisant des efforts pour adapter son attitude, il est beaucoup plus facile d’établir un contact et de parvenir à convaincre l’autre.


Une fois le contact établi en utilisant les instincts de base, il faut mettre en relation son univers avec celui de son interlocuteur et faire le caméléon professionnel

Il existe dans le monde de l’entreprise quatre types de personnalité :

- les rêveurs : ils sont à l’origine des bonnes idées. Ils ont besoin d’espace, d’être incités à rêver, et n’abandonnent pas facilement leur idée. Ils peuvent parfois être indécis, et doivent veiller à ne pas donner une fausse première impression. Ils font confiance à leurs émotions ;

- les analystes : ils portent une grande attention aux détails et possèdent un fort esprit critique. Développer une relation avec eux demande d’être précis, organisé, concentré sur les faits ;

- les persuasifs : ils aiment être appréciés. Il faut donc en faire le centre de l’attention, les valoriser, mais sans qu’ils vous fassent perdre le fil de votre pensée ;

- les contrôleurs : ils accordent beaucoup d’importance aux résultats. Il faut donc leur allouer des options et alternatives, et ne pas leur donner l’impression de leur faire perdre leur temps.

En déterminant la catégorie à laquelle on appartient soi-même, on peut devenir un caméléon professionnel, capable de s’adapter et de convaincre tout type de personnalité.

Connaître sa propre catégorie permet de travailler sur les revers qui lui sont inhérents : ainsi, les rêveurs doivent lutter contre l’indécision et le désintérêt qu’ils ont pour leur apparence, qui peut donner une mauvaise première impression. Les analystes doivent veiller à conserver une vision globale de la situation, à ne pas s’attacher aux détails et à ne pas être trop distants et critiques. Les persuasifs doivent lutter contre leur propension à l’exagération et au bavardage, qui peut nuire à la collecte des informations chez l’autre, et à l’évitement systématique de la confrontation. Enfin, les contrôleurs doivent veiller à ce que leur assurance ne nuise pas à leur capacité d’écoute, à ne pas être trop impatients ni trop têtus.

En prenant conscience que chaque point fort possède une part de faiblesse, on peut améliorer la perception que les autres ont de nous.


Une grande idée doit pouvoir être présentée en 10 secondes maximum

Dans une société, pour donner du sens au travail des salariés, tout commence avec une bonne idée, qui peut devenir une grande idée quand elle est traduite en un spot publicitaire de 10 secondes.

Une bonne idée devient une grande idée dès lors que sa formulation permet à tous, clients et employés, de s’y reconnaître et de s’y référer. C’est le cas des formules simples associées à certaines grandes marques : “L’Oréal, parce que vous le valez bien”, “Coca-Cola, nous rafraichissons le monde”, “EDF, nous vous devons plus que la lumière”, etc. Elles donnent de la personnalité à une entreprise, et en traduisent l’esprit, elles vont au-delà du service ou du produit, elles définissent la nature de l’entreprise. Aussi, chaque salarié doit s’y référer et se demander s’il est en train d’œuvrer dans le sens de la philosophie qu’elles renferment.

Définir une grande idée à un niveau personnel permet de donner plus de sens et de profondeur à sa vie professionnelle. Identifier la valeur de sa contribution, à travers son travail, à la vie de l’entreprise, est essentiel au bien-être : cela permet de savoir pourquoi on se lève le matin.

En outre, que ce soit à l’échelle d’une entreprise ou dans un cadre personnel, il est intéressant de concevoir un “spot publicitaire” de 10 secondes maximum, qui s’explique en trois parties : ce que je fais, pour qui je le fais et ce que cela offre à mes clients. Il doit attirer l’attention et susciter l’intérêt de connaître davantage ce ou celui qui se cache derrière ces quelques mots.

Il permet aussi de définir son travail ou l’essence même de l’entreprise, ce pourquoi elle existe et ce qu’elle peut apporter, et doit donner envie à des clients potentiels d’en savoir plus, de la connaître davantage. C’est la même chose au niveau personnel : ce spot publicitaire, qui définit une mission et un travail, permet de les présenter en quelques secondes, de s’y sentir bien, d’avoir conscience d’accomplir une tâche utile et de susciter l’intérêt de son interlocuteur.


Le style vestimentaire est une façon d’habiller son moi, et doit montrer la personne que l’on souhaite donner à voir

Pour F. X. Muldoon, le fait de porter de beaux vêtements permet d’élargir son auditoire. Le message que l’on diffuse en entrant dans une pièce tient en partie au style dégagé. Aussi, la première impression peut être soit d’autorité soit d’accessibilité. Une touche de couleur ou de fantaisie avec un costume sombre, par exemple, permet de combiner les deux.

C’est en appliquant le SIC définit plus haut que l’on détermine à quel niveau l’on souhaite se situer, tout en sachant que choisir le milieu n’est pas pertinent : il faut toujours aller davantage vers l’autoritarisme plutôt que vers l’accessibilité si l’on veut imposer ses idées. Il vaut toujours mieux s’habiller en fonction du poste que l’on souhaite obtenir plutôt qu’en fonction de celui que l’on a déjà.

Il ne faut pas hésiter à chercher de l’aide pour définir son style, dans les magazines, auprès d’amis, voire d’un consultant. Plusieurs essais peuvent être nécessaires, selon les réactions des gens en fonction des styles adoptés. Pour ce qui est des dépenses inhérentes à un changement de look, elles doivent être considérées comme un investissement. S’il est vraiment nécessaire de limiter ces dépenses, des vêtements d’un style simple seront facilement rehaussés par des accessoires plus onéreux (écharpes, attachés cases, chaussures, sacs à main, etc.).

La qualité des vêtements peut aider à se sentir plus professionnel. Il faut également veiller à son maintien, son hygiène corporelle, à l’entretien des vêtements et des chaussures : si l’on est mal habillé, les autres le remarquent. En revanche, si l’on est bien habillé, ils se concentrent sur la personne qu’ils ont en face d’eux, et non plus sur son apparence.

Les vêtements constituent une sorte d’uniforme sensoriel : nous avons tendance à être attirés par des personnes ayant les mêmes codes vestimentaires que nous, et l’analyse des vêtements de notre interlocuteur permet de définir ses préférences sensorielles. En effet, notre apparence en dit long sur nous-même. Ainsi, il est indispensable d’harmoniser nos caractéristiques physiques, notre personnalité — celle que nous voulons faire transparaître — et nos vêtements.

Le fait d’être à l’aise en société peut paraître inné, mais c’est une compétence qui s'acquiert

Cinq étapes permettent de développer cette compétence :

1. ouvrir sa posture et son corps, en adoptant une attitude utile définie plus haut. Il faut se tourner vers son interlocuteur, décroiser bras et jambes, montrer ses mains ;

2. regarder l’autre, être le premier à entrer en contact par le regard ;

3. sourire, et sourire le premier, en montrant assurance, honnêteté et enthousiasme ;

4. parler et, là encore, en prendre l’initiative, et se présenter. En retour, il ne faut pas se laisser déconcentrer et oublier le nom de son interlocuteur : si nous voulons qu’il retienne notre nom, commençons par retenir le sien ;

5. synchroniser son langage corporel, le ton de sa voix avec ceux de son interlocuteur. S’il y a plusieurs personnes, il faut se tourner vers chacune d’elles à tour de rôle.

En outre, soignez votre présentation et cela, dès le début. La poignée de main doit être ferme, rapide, respectueuse, ni trop brusque, ni trop molle.

Il est profitable de faciliter la présentation d’autres personnes entre elles, de mettre les gens en contact, car cela améliore son image personnelle et dénote une grande assurance et de fortes compétences relationnelles. Il ne faut pas non plus oublier les préséances : la personne la moins importante doit être présentée à la personne la plus importante, la plus jeune à la plus âgée, etc.

Il est également utile d’inciter l’autre à se comporter comme vous : en vous présentant et en donnant votre nom, vous pousserez votre interlocuteur à faire de même, et cela sera bien plus efficace qu’un simple “bonjour”.

Enfin, la recherche de points communs, d’intérêts partagés, permettent de mettre les gens plus à l’aise. Pour cela, il faut poser à son interlocuteur des questions qui appellent l’imagination, en lui demandant par exemple son opinion sur quelque chose. Les questions doivent être ouvertes, afin de favoriser les échanges.

On garde un meilleur souvenir des échanges au cours desquels on a pu s’exprimer : il ne faut donc pas hésiter à faire parler son interlocuteur

Pour faire parler quelqu’un, souvenez-vous des trois attitudes à développer : l’enthousiasme, la curiosité et l’humilité. Convaincre quelqu’un qu’il est la personne la plus intéressante que vous ayez rencontrée le fera forcément aller dans votre sens. Pour cela, il suffit de le faire parler, de rester concentré, d’écouter et de relancer la conversation si besoin. Les questions, et notamment les questions ouvertes et sensorielles, c’est-à-dire celles qui commencent par “qui”, “quoi”, “comment”, “pourquoi” et “quand”, sont à la base de toute conversation. Les questions fermées, appelant des réponses par oui ou par non, risquent de faire rapidement s’enliser la conversation.

La discussion doit devenir conviviale, c’est-à-dire que les interlocuteurs abordent des sujets plus intimes, car ils se sentent à l’aise. Il n’est pas intéressant de rester seulement factuel et de n’être intéressé que par l’information, car alors la conversation tourne court. Il est plus pertinent d’être convivial et de conserver un langage vague, faisant appel à l’imagination. Toutefois, il est nécessaire de rester concentré et d’avoir son SIC en tête, de ne pas laisser la conversation dériver trop loin de l’objectif visé, et surtout, de rester attentif, de montrer à son interlocuteur, par des signaux verbaux et non verbaux, que ce qu’il nous dit nous intéresse. Pour cela, nous pouvons relever les mots-clé du discours de l’autre pour les réutiliser dans les questions que nous lui posons.

Enfin, trois principes importants doivent conduire tout discours : les références, la logique et l’émotion, tout en restant curieux de l’autre. La communication peut parfois être à destination des médias, dans ce cas il s’agit d’autant plus de maîtriser son discours et, plutôt que de chercher à vendre, il vaut mieux chercher à informer, et toujours faire le lien entre la grande idée que l’on cherche à véhiculer et ce qu’elle va apporter à la communauté. Dans le domaine de la communication médiatique, mieux vaut, si possible, investir dans une formation.

Pour convaincre son interlocuteur, il faut s’adapter à son état d’esprit émotionnel

S’adapter à un état d’esprit émotionnel revient à trouver la bonne approche, pour ensuite amener l’interlocuteur à adopter l’état émotionnel que l’on souhaite. Il est toutefois très difficile de faire passer quelqu’un de l’indifférence à l’enthousiasme d’un seul coup. Il faut le faire passer par des étapes intermédiaires, comme la curiosité ou l’ouverture et pour cela, il faut soi-même, par son comportement, les exprimer. Le contenu verbal, même s’il ne représente que 7% de ce qui est perçu, est à travailler en amont, mais il est surtout indispensable de veiller à relier ces états d’esprit, à passer de l’un à l’autre et à les susciter chez les autres le plus rapidement possible.

En outre, lors d’un entretien d’embauche, il faut travailler le spot publicitaire que l’on a imaginé pour se présenter et présenter son activité, et connaître son public. Pour cela, il est nécessaire de se renseigner le plus possible sur la société et sur la personne que l’on doit rencontrer, en utilisant notamment son réseau. Une fois ces informations récoltées, il sera possible d’adapter son spot publicitaire à la société dans laquelle on souhaite travailler. Après l’entretien, il est primordial d’assurer un suivi, de joindre le recruteur potentiel dans les vingt-quatre heures afin de souligner les points positifs de l’entretien.

Lors d’un entretien téléphonique, il n’est pas possible d’analyser le langage corporel de son interlocuteur. Il faut donc être attentif aux paroles et au son de la voix — qui, au téléphone, est aussi importante que les mots employés — et ne pas hésiter à ralentir le débit, à accentuer les métaphores et à utiliser un langage qui fait appel aux sens.

Pour ce qui est des mondanités professionnelles (cocktails, repas, etc.) elles servent à alimenter le réseau, et ne doivent pas être prises à la légère. Pour les préparer, il faut se fixer des buts précis, savoir ce que l’on attend exactement de la soirée. Puis, il faut adopter une attitude ouverte et se rendre utile. En prenant l’habitude de présenter des gens entre eux, il sera ensuite plus facile de leur demander de vous présenter à la personne qui vous intéresse. Pour intégrer un groupe, on peut se focaliser sur la personne dont on veut attirer l’attention et la regarder dans les yeux jusqu’à ce qu’elle nous intègre à la conversation.

C’est par la pratique que l’on devient un maître en matière de présentation

Pour calmer le stress et la panique que beaucoup ressentent avant une présentation, il est essentiel d’apprendre à calmer sa respiration, de respirer par le ventre et de pratiquer une respiration régulière : inspirer, compter jusqu’à quatre, bloquer quatre temps, expirer pendant quatre temps, et ainsi de suite. Tant que l’on se concentre sur sa respiration, on ne pense pas à sa phobie et cela fonctionne aussi bien pour la peur de parler en public que pour toute autre phobie.

Respirer plus lentement, par séquences de quatre inspirations puis en bloquant sa respiration, permet de calmer tout son organisme. Une préparation suffisamment élaborée permet d’empêcher l’imagination de s’emballer : l’orateur n’aura plus peur de se tromper ou d’avoir un trou de mémoire, mais se projettera dans le futur, avec sérénité et ressentira la situation comme un bienfait. Aussi faut-il apprendre à se servir de son imagination et ne pas en être l’esclave.

Il existe également quelques astuces à appliquer avant une présentation. En premier lieu, trouver un endroit isolé et bouger activement permet d’oublier son stress. Ensuite, une fois face à un auditoire, il est judicieux de chercher des visages amicaux, et de les fixer pour trouver du réconfort. En cas de grand stress, la respiration régulière reste le meilleur moyen de se détendre. Enfin, pour intéresser les gens, il faut faire appel à leur imagination : les fables, les métaphores et les histoires fonctionnent toujours, et permettent de captiver un auditoire. Elles doivent cependant être suffisamment ordonnées pour que le message ne paraisse pas confus.

Pour établir sa crédibilité et son autorité, il est nécessaire de veiller à avoir une attitude engageante et de se rendre utile. Le message principal doit être délivré en moins de deux minutes afin que l’auditoire soit tout de suite captivé. Pour atteindre le cœur des gens, il faut croire en son sujet, en sa grande idée, et laisser transparaître sa personnalité : ce n’est qu’en étant sincère que l’on peut véritablement convaincre.

Conclusion

Les opportunités de rencontrer des personnes qui nous seront utiles dans notre vie personnelle ou professionnelle ont lieu tous les jours. Il faut donc considérer chaque rencontre comme si c’était la plus importante. En mettant en application quelques principes simples d’ouverture aux autres, on peut facilement devenir un grand communiquant, et saisir toutes les occasions qui se présentent.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- selon Francis Xavier Muldoon, ce qui compte avant tout, c’est la première impression ;

- l’être humain soumet ses congénères à des jugements immédiats, qui peuvent être influencés ;

- il existe des méthodes pour travailler et maîtriser sa technique d’approche ;

- s’exprimer positivement est une habitude qui facilite la mise en relation ;

- s’adapter à la préférence sensorielle de son interlocuteur permet d’établir plus facilement le contact ;

- une fois le contact établi en utilisant les instincts de base, il faut mettre en relation son univers avec celui de son interlocuteur et faire le caméléon professionnel ;

- une grande idée doit pouvoir être présentée en 10 secondes maximum ;

- le style vestimentaire est une façon d’habiller son moi, et doit montrer la personne que l’on souhaite donner à voir ;

- le fait d’être à l’aise en société peut paraître inné, mais c’est une compétence qui s'acquiert ;

- on garde un meilleur souvenir des échanges au cours desquels on a pu s’exprimer : il ne faut donc pas hésiter à faire parler son interlocuteur ;

- pour convaincre son interlocuteur, il faut s’adapter à son état d’esprit émotionnel ;

- c’est par la pratique que l’on devient un maître en matière de présentation.
Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
Convaincre en moins de deux minutes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les deux minutes du peuple
» Apprendre a interpreter en moins de deux heures.
» Apprenez à coudre des appliqués en moins de 5 minutes
» bébé est là bientot - Necessaire alimentation
» maladie moins de deux jours justificatif

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: Salle de lecture :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: