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 Les 12 lois du cerveau

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MessageSujet: Les 12 lois du cerveau   Ven 23 Juin - 8:48

Les 12 lois du cerveau

En lisant ce résumé, vous découvrirez comment fonctionne notre cerveau et quelle est la meilleure manière de tirer parti de ses remarquables fonctionnalités.

Vous découvrirez aussi que :

- l’apprentissage, la répétition et l’expérience sont les meilleurs moyens de retenir des informations ;

- le cerveau d’un bébé peut enregistrer des informations dès la naissance ;

- il est possible de continuer à apprendre de nouvelles choses à tout âge ;

- les cerveaux des hommes et des femmes ne réagissent pas de la même manière ;

- la musique joue un rôle important dans la gestion des facultés cognitives ;

- chacun de nos sens intervient dans le fonctionnement du cerveau ;

- le stress a des conséquences immédiates sur notre cerveau.

A travers ce livre, John Medina nous livre le résultat de ses recherches sur le fonctionnement du cerveau. Biologiste moléculaire spécialisé dans le développement cérébral et les troubles psychiatriques, l’auteur nous présente la synthèse de ses recherches, en douze principaux points.

L’évolution du cerveau humain a donné lieu à des transformations qui le différencient de toutes les autres espèces

Tout au long de son évolution, de la Préhistoire jusqu’à aujourd’hui, l’Homme a dû s’adapter à son environnement. Les scientifiques estiment que l’évolution de l’Homme est liée à sa faculté de manier habilement la pensée symbolique, un don qui le différencie de tout autre être vivant. Nous pouvons voir des objets sous plusieurs formes, grâce à la représentation double. C’est ce que font les enfants lorsqu’ils transforment de simples bouts de bois en épées magiques, par le seul pouvoir de leur imagination. Et c’est précisément cette faculté d’inventer qui nous rend humains.

Mais comment expliquer la maitrise du calcul, ou la capacité de l’Homme à créer des œuvres musicales, de rédiger des poèmes… ? Dans notre quotidien, c’est avec la pensée symbolique que notre expression artistique arrive à se mettre en place. Lorsque nous réfléchissons à un problème de mathématiques, nous avons la faculté de transformer des traits, des points et des gribouillis en tracés significatifs et parfaitement réfléchis. Tout cela est possible grâce aux ressources cognitives de notre cerveau, qui peuvent créer des réflexions mathématiques à partir de représentations symboliques.

Pour comprendre le fonctionnement de la pensée symbolique et ses répercussions sur l’évolution de l’espèce humaine, les scientifiques se sont penchés sur les conséquences des mutations génétiques. Lorsque l’Homme est passé de la posture à quatre pattes à la locomotion bipède, son cerveau a commencé à se développer. Il s’est doté du cortex préfrontal, l’élément majeur qui différencie l’Homme de l’animal. Cette partie du cerveau est responsable de nos facultés cognitives. Elle nous permet de maitriser nos réflexes et nous apprend à maîtriser notre attention.

Les travaux de recherches ont montré que le cortex préfrontal fonctionne de pair avec le cerveau reptilien, le moteur qui permet au cerveau de fonctionner en permanence, jour et nuit. Mais tout cela ne serait pas possible sans le cerveau mammalien. Cet organe est le rempart dont tout être humain a besoin pour évoluer normalement dans son environnement. Il est le responsable des habitudes alimentaires et d’un certain nombre de comportements instinctifs. Pour bien fonctionner, le cortex préfrontal a également besoin du noyau amygdalien, qui nous permet de ressentir des émotions. Ce dernier nous permet d’être capables de revivre nos souvenirs en lien avec des émotions passées.

Pour le bon fonctionnement des facultés mentales, la pratique d’une activité physique régulière est indispensable

À la lumière de leurs expériences, les scientifiques ont déduit qu’il existe bien un lien entre la pratique d’un exercice et la bonne santé du cerveau. Le sport et les activités intellectuelles entretiennent la condition physique et les facultés cognitives. Les scientifiques recommandent la pratique d’une activité sportive régulière, comme la marche à travers la nature, ou des séances d’aérobic. Notre cerveau a besoin de mouvement et l’exercice physique apporte l’oxygène capable de maintenir le taux de glucose à la normale. Tous ces ingrédients sont donc nécessaires à son bon fonctionnement.

Les scientifiques ont pu montrer que les personnes qui pratiquent un exercice physique régulier sont mieux protégées contre la démence sénile et la maladie d’Alzheimer. Lorsque le corps humain est en mouvement, l’irrigation des vaisseaux sanguins s’améliore. Les déchets toxiques sont éliminés naturellement, ce qui améliore les fonctions vitales. Chez les enfants, il serait préférable que les activités sportives ne soient pas limitées uniquement aux heures d’éducation physique, que le sport soit intégré dans les universités et même au travail. Partant du principe qu’un corps en mouvement développe mieux ses capacités cognitives, il faut profiter au maximum de cet avantage qui nous a fait progresser depuis toujours.

Au niveau des neurones, l’effet de l‘exercice sur les fonctions du cerveau a été montré par des tests mis au point par des scientifiques. Les cellules cérébrales se développent grâce à une protéine appelée Facteur Neurotrophique Dérivé du Cerveau, ou FNDC. Cette substance est connue pour son rôle principal dans l’alimentation du cerveau. Elle favorise la formation des neurones et agit également sur l’hippocampe, ce qui explique pourquoi les personnes en activité sont mieux préservées contre les maladies neurologiques liées à l’âge. Rappelons que l’hippocampe est la partie de notre cerveau qui joue un rôle majeur dans la gestion de nos facultés cognitives.

Le cerveau a besoin de repos pour se ressourcer

Les recherches sur l’action du sommeil sur le cerveau ont montré que le cerveau a besoin de se reposer. Si on prive une personne de sommeil pendant plus de 72 heures, les premiers signes de troubles apparaissent. Les symptômes peuvent être des hallucinations auditives, des crises de paranoïa, une humeur instable ou agressive, etc. Le cerveau a donc besoin de repos pour se ressourcer.

Mais que se passe-t-il durant le sommeil ?

Lorsqu’ils ont observé l’activité de cerveaux endormis, les chercheurs ont découvert une chose extraordinaire. Pendant que notre corps se repose, le cerveau, lui, continue de travailler. Les scientifiques ont également observé que la phase de sommeil paradoxal est le seul moment où le cerveau dépense le moins d’énergie. Cela voudrait dire que le cerveau ne se repose pratiquement jamais, puisque le sommeil paradoxal ne représente que 20% de la totalité du cycle du sommeil. Dans ces conditions, comment expliquer que le corps se sente en repos après une bonne nuit de sommeil, sachant que notre cerveau continue à consommer de l’énergie pendant que nous nous reposons ?

L’auteur n’hésite pas à comparer le cerveau à un immense champ de bataille. Deux armées se font face et combattent tous les jours l’une contre l’autre : le processus circadien, également connu sous le nom de « processus C », s’affronte quotidiennement avec le processus homéostatique, appelé aussi « processus S ». Le processus C est responsable de l’état de veille et maintient notre corps éveillé durant 16h environ. Au bout de ce délai, le processus S prend la relève, pour 8 h de sommeil en moyenne. Plus on dort, plus on bascule vers l’état d’éveil, sous l’influence de l’horloge C. Ce cycle sommeil-éveil est parfaitement prévisible et fonctionne même en absence de lumière naturelle. Les chercheurs en ont conclu que nous possédons tous des horloges internes. Ces mécanismes travaillent automatiquement dans nos corps et leur fonctionnement ne dépend pas des conditions extérieures.

Le stress a une répercussion négative sur le fonctionnement de nos facultés cognitives

Les études montrent que le stress influence largement nos fonctions vitales : mémoire, santé, équilibre émotionnel, etc. Il n’est pas facile de définir le stress, étant donné que le corps ne réagit pas de la même manière face aux événements. Les chercheurs ont toutefois réussi à définir les causes du stress, en localisant l’hormone responsable du bon fonctionnement de notre système naturel de défense : le cortisol.

On ne saurait parler du cortisol sans mentionner l’adrénaline. Nous connaissons tous la fameuse poussée d’adrénaline, qui se produit lorsque nous sommes face à une grosse vague d’émotion. Les battements de cœur s’accélèrent, la tension artérielle se met à grimper et nous avons l’impression que notre énergie explose. Tout cela vient de la réaction de l’hypothalamus, un petit organe qui est chargé d’envoyer un signal aux surrénales dès qu’une situation de stress est détectée. Les surrénales se chargent d’envoyer de l’adrénaline dans le sang. Elles produisent en même temps du cortisol, une hormone chargée d’éliminer les effets indésirables du stress.

Et au niveau de la mémoire, comment ça se passe ? Lorsque le cortisol agit à faibles doses, toutes les réactions ressenties en période de stress se dissipent naturellement. Mais lorsque les situations de tensions se succèdent, dans le cas de stress chronique par exemple, la surproduction d’adrénaline et de cortisol épuise le potentiel productif de ces substances. Petit à petit, la personne commence à ressentir les effets délétères du stress au niveau de sa capacité à mémoriser les choses, ou à se concentrer. Elle peut même perdre ses facultés d’apprentissage. Lorsque la situation devient chronique, la répercussion du stress peut même détériorer la vie sociale et professionnelle.

Les dégâts du stress sont encore plus sensibles au niveau de la circulation sanguine. Notre corps est réglé pour gérer des réactions d’urgence, mais uniquement sur le court terme. Les attaques répétées de tension nerveuse créent des lésions au niveau des parois des vaisseaux sanguins. A ce stade, le risque d’une attaque cérébrale ou d’une crise cardiaque n’est pas loin. Tout comme le système sanguin, le système immunitaire n’est pas épargné par le stress. L’organisme réagit à tout type d’attaque en mobilisant les globules blancs. Dans une situation de stress chronique, les globules blancs diminuent petit à petit. Le corps devient la cible d’infections répétées et les maladies auto-immunes s’installent.

Chaque cerveau humain évolue à son propre rythme, qui est différent chez chaque personne

La cartographie du cerveau met en évidence l’existence de différentes zones responsables des fonctions vitales. Les grandes caractéristiques du cerveau sont communes à tous les êtres humains. En revanche, le câblage cérébral est différent chez chaque personne. Il apparait que c’est l’expérience qui apporte ce plus qui nous différencie les uns des autres. Que se passe-t-il lorsque nous apprenons de nouvelles choses ? Les chercheurs ont pu montrer que l’acquisition de connaissances modifie la structure du cerveau. Ce dernier se reconfigure à chaque arrivée de nouvelles informations : nos neurones se transforment, augmentent de volume et renforcent leurs interconnexions. Elles transmettent en même temps les informations aux cellules voisines.

Il est important de rappeler que le cerveau n’est pas encore complètement développé au moment de la naissance. À mesure que l’enfant grandit, son cerveau va se développer, à son propre rythme. C’est vers l’âge de deux ans que les neurones grandissent le plus. Cette croissance très rapide se retrouve aussi à l’adolescence. Le cerveau va continuer sa croissance jusqu’à l’âge de vingt ans : à ce moment-là, il aura atteint sa forme définitive.

Pour que le cerveau se développe dans des conditions favorables à son épanouissement, l’auteur propose quelques améliorations au niveau de l’apprentissage. Comme le cerveau de chaque personne est différemment constitué, il serait logique que les méthodes éducatives soient adaptées aux cas particuliers. Cela serait particulièrement bénéfique pour les enfants présentant des lacunes scolaires. Les adultes gagneraient également à une amélioration de leurs conditions de travail. Les tâches seraient certainement mieux exécutées si les missions étaient attribuées en fonction des capacités de chacun.

Pour pouvoir rester attentif, le cerveau a besoin d’être stimulé

Les études montrent que l’attention se relâche immanquablement au bout de dix minutes, sauf si le cerveau est stimulé. Lorsque ce dernier se concentre sur une action précise, les multiples neurones qui le constituent se précipitent pour apporter des messages diversifiés. En fonction de la force de stimulation du message, certaines informations seront parfaitement restituées, tandis que d’autres n’arriveront même pas à capter l’attention de la personne. C’est ce qui se produit quand on regarde un clip publicitaire, où seuls certains stimuli visuels suffisamment forts permettent de retenir des messages marketing.

Comment fonctionne le processus de l’attention ? Le cerveau ne peut pas faire plusieurs choses en même temps. Bien que nous essayons souvent de mener plusieurs activités de front, notre cerveau n’est pas conditionné pour ce genre d’exercice. Cette inaptitude est due à la manière dont fonctionne cet organe si particulier. En réalité, le cerveau s’intéresse plus facilement aux événements qu’il a déjà vécus. C’est ce qui explique pourquoi nous passons souvent à côté de détails importants lorsque nous explorons des terrains inconnus.

Il faut également noter que le cerveau ne retient que les événements dont il a pleinement conscience. De plus, l’attention est plus soutenue quand la personne est confrontée à une chose qui l’intéresse particulièrement. Cette théorie est très utilisée en marketing, où les stimuli visuels sont utilisés pour faire passer un message. Il a été également montré que l’habileté à effectuer certaines tâches est en lien avec les coutumes et la culture. Cela expliquerait les différences de comportements de personnes venant d’horizons différents, lorsqu’elles sont confrontées aux mêmes événements.

Le cerveau a besoin de s’imprégner des expériences pour s’en souvenir

Pour bien comprendre comment fonctionne cet outil extraordinaire, voyons d’abord de quelle manière le cerveau s’y prend pour retenir les informations. Rappelons qu’il existe plusieurs types de mémoire. Parmi elles, on peut citer la mémoire déclarative, la mémoire à long terme et à court terme. La mémoire déclarative est ce qui nous permet de stocker les souvenirs personnels. Elle nous aide à réciter des phrases entières et à nous exprimer. Lorsque nous faisons appel à la mémoire déclarative, nous avons pleinement conscience de nos actes. Contrairement à ce qui se passe lorsque nous exécutons des automatismes, comme monter à vélo par exemple, ou marcher, etc. Dans ces moments-là, nous agissons implicitement, en faisant appel à des souvenirs non déclaratifs.

La mémoire à court terme est destinée à stocker des informations pour un court moment. Le cerveau l’utilise lorsqu’il enregistre des données qu’il vient juste de recevoir. C’est d’ailleurs pour cela que la mémoire à court terme est aussi appelée mémoire de travail. L’information stockée dans cet espace de travail disparait rapidement, à moins qu’un travail de mémorisation n’ait été fait entre temps pour la retenir. Lorsque l’information est répétée régulièrement, elle s’implante dans le cortex de manière définitive.

Concrètement, comment se gèrent les souvenirs ? L’auteur apporte plusieurs propositions concrètes, qui selon lui, devraient aider à mieux les fixer dans notre mémoire. Les personnes qui transmettent une information devraient veiller à ce que cette dernière soit bien comprise de tous. Au cours de l’apprentissage, l’enseignant ne doit pas hésiter à utiliser des exemples concrets. Cette méthode marche encore mieux lorsque les exemples sont placés dans des contextes que les apprenants connaissent bien. Cette technique d’association d’idées permet au cerveau de faire le lien entre les informations nouvelles et les connaissances déjà bien acquises.

La stimulation des sens permet d’assimiler plus facilement les informations

Les scientifiques disent qu’il existe une interaction entre la vision et l’audition. Lorsqu’elle est utilisée pour transmettre des informations, l’intégration sensorielle peut faire des prodiges. Durant le processus de mémorisation, l’information sensorielle est encodée par le cerveau et se transforme en langage. Les neurones se chargent ensuite de transmettre ces différents signaux aux multiples ramifications du cerveau, qui va stocker les informations dans les différentes zones de notre esprit.

Lors de ce processus, tous les sens participent activement aux échanges d’informations sensorielles. Par exemple, lorsque nous lisons une phrase, un impressionnant mécanisme se met en branle. Notre cerveau est capable de transformer les signes en lettres et il sait également relier le tout en mot. Autre fait intéressant, cet organe moteur peut mettre à contribution ses capacités d’invention au cours de la lecture. C’est ce qui explique pourquoi les personnes ne voient pas forcément la même chose lorsqu’elles regardent le même objet.

Au niveau de l’odorat, les chercheurs ont découvert que la stimulation sensorielle était encore plus tangible au niveau des odeurs. Le cerveau peut associer des émotions aux odeurs qu’il détecte, en y associant même des souvenirs. Les recherches effectuées sur ce sujet montrent que certains types d’informations sont mieux ancrés dans le cerveau lorsqu’on associe une odeur particulière au processus de mémorisation. Le marketing sensoriel utilise cette technique pour créer des émotions à travers les stimulations olfactives.

La vision occupe la première place dans le processus d’apprentissage

Lorsque nous regardons quelque chose, tout un procédé se met en place en quelques secondes. Les images perçues par la rétine sont transmises aux neurones avec l’aide des nerfs optiques. Les informations se déversent ensuite vers le cortex visuel, qui défragmente le tout en parcelles de données, classées selon leurs spécificités propres.

Dans la vie pratique, comment cela se passe-t-il ? Les chercheurs ont observé l’effet de la vue sur l’apprentissage. Ainsi, les explications accompagnées d’exemples visuels avaient plus de chances de rester ancrées dans la mémoire. Les textes seraient donc moins efficaces que les images lorsqu’ils sont utilisés seuls. L’explication tient dans le fait que le cerveau utilise la mémoire de reconnaissance lorsque nous voyons des objets. Une fois que l’information visuelle est reconnue par le cerveau, ce dernier peut la restituer beaucoup plus efficacement qu’au moment où nous lisons simplement l’information.

L’apprentissage des bébés illustre bien l’importance de la stimulation visuelle. Les tout-petits s’intéressent surtout aux objets mobiles et les images contrastées, et utilisent instinctivement leurs facultés naturelles. L’auteur suggère l’utilisation des animations qui permet de retenir plus facilement les informations. Les vidéos peuvent jouer un rôle précieux dans l’apprentissage, en sollicitant les capacités visuelles du cerveau. Comme ce dernier retient plus facilement les informations illustrées ou animées, il comprend plus rapidement les messages transmis à l’aide d’images.

Cette technique est bien connue en marketing. Les présentations visuelles transmettent les messages plus rapidement que n’importe quel texte. Il est même plus intéressant de présenter les images en même temps que les textes, sachant que le cerveau capte mieux les messages illustrés. Il est d’ailleurs beaucoup plus réceptif lorsque les textes et les images apparaissent côte à côte. Il est intéressant de noter que l’efficacité du message ne dépend pas de la taille de l’image, qui peut être indifféremment grande ou minuscule.

La musicothérapie est un excellent moyen pour stimuler nos facultés cognitives

Les conclusions sont formelles : la musicothérapie exerce une influence positive sur nos facultés cognitives. Plusieurs études ont été menées auprès d’adultes et d’enfants, pour rechercher les effets de la musique sur les facultés cognitives. D’après les résultats des expériences, les scientifiques en ont déduit que la musique améliore les capacités du cerveau. Il existe visiblement un lien entre l’empathie et la pratique de la musique. Les personnes qui jouent d’un instrument décoderaient mieux les sentiments et les émotions du langage verbal. En prêtant attentivement l’oreille aux sons environnants, elles sont plus attentives au flux verbal.

Les études scientifiques montrent que la musique a également une influence positive sur les facultés linguistiques. Elle améliore la mémoire de travail et aide les étudiants à se concentrer. La musique influence tout autant les relations sociales : elle permet de mieux identifier les émotions et peut même modifier l’humeur. L’explication de cette dernière faculté est scientifique : la musique influence notre production d’hormones. On peut citer en particulier la dopamine, le cortisol et l’ocytocine, qui sont respectivement responsables des sensations de plaisir, de détente et du sentiment de confiance en soi. Quand nous entendons notre musique préférée, le cerveau produit de la dopamine. Cette hormone est responsable de la sensation de plaisir. C’est ce qui explique pourquoi on se sent si bien lorsqu’on écoute son air préféré.

Plusieurs observations menées auprès de patients atteints de déficits cognitifs suite à des attaques cérébrales ont montré que la musique stimule la mémoire verbale. Elle améliore également les problèmes de difficultés motrices liés aux atteintes cérébrales. Des études comparatives ont été menées auprès de groupes de patients présentant des déficits cognitifs. Les résultats des évaluations ont montré des améliorations notables chez les patients ayant suivi une cure de musicothérapie, par rapport à ceux qui avaient été soignés selon des méthodes traditionnelles.

Les différences de comportement sont notables lorsqu’on compare le cerveau masculin et féminin

Les gènes masculins et féminins ne sont fondamentalement pas les mêmes et c’est ce qui explique les différences entre les sexes. Nos cours de biologie nous ont enseigné que les chromosomes X et Y déterminaient le sexe des embryons. Les chercheurs ont découvert une information importante, concernant les gènes du chromosome X. Ce dernier ne compte pas moins de 1500 gènes, tandis que le chromosome Y en contient moins de 100. Nombre de gènes sont impliqués dans la formation des protéines qui interviennent dans la structure du cerveau. En particulier, les fonctions cognitives fondamentales comme l’expression verbale, les facultés cognitives sociales, l’intelligence sont influencées par les chromosomes X. Rappelons que dans l’ADN féminin, les chromosomes X sont au nombre de deux, contre un seul chez l’homme.

Les études ont également révélé que certaines zones du cortex, chargées de gérer nos facultés à prendre des décisions, sont différentes chez l’homme et la femme. Le processus de régulation des substances responsables des émotions et de l’humeur ne fonctionnerait pas de la même manière chez l’homme et la femme. Par exemple, la synthèse de la sérotonine serait nettement plus rapide chez l’homme. Cela expliquerait la différence de comportement des hommes et des femmes face au stress et aux situations d’urgence.

Selon les chercheurs, ces différences biologiques se répercutent au niveau du comportement. Il apparait que les femmes se rappellent mieux des détails reliés aux souvenirs émotionnels frappants. Ils ont aussi découvert que certains troubles psychiques sont différents selon les sexes. Ainsi, les femmes sont plus sujettes à l’anorexie, tandis que la toxicomanie concerne plutôt les hommes. Les études comportementales ont également révélé que la communication verbale était différente selon le sexe : les troubles de l’élocution et de la lecture sont plus fréquents chez les garçons. Les filles sont plus avancées dans la maitrise de la mémoire auditive et du point de vue de l’élocution. Bien sûr, chacune de ces conclusions ne saurait être considérée indépendamment de son contexte social.

L’exploration de notre environnement est une faculté essentielle reliée à notre condition d’être humain

La curiosité des bébés les pousse à aller sans cesse vers de nouvelles découvertes sensorielles. C’est un besoin inné, qui ne cesse de se développer au fur et à mesure que l’enfant grandit. Les bébés peuvent même imiter les adultes dès la naissance, par mimétisme. Les chercheurs ont découvert comment le cerveau fonctionne, lorsqu’un bébé imite un adulte : certaines régions du cerveau sont impliquées dans le mécanisme d’imitation. Ce sont les neurones miroirs, qui aident le cerveau à reconnaitre une action qui se produit dans son environnement.

L’esprit de l’Homme est capable d’apprendre sans cesse et il peut le faire jusqu’à un âge avancé. Le cerveau est configuré de telle manière qu’il peut recevoir de nouvelles informations, même lorsque nous vieillissons. Rappelons que les neurones peuvent se recréer et se transformer. En fonction de nos expériences, notre cerveau va donc continuer à renforcer ses connexions existantes. Même si nous perdons des facultés en route, la malléabilité du cerveau va nous permettre d’apprendre de nouvelles choses, toujours et encore.

Dans notre quotidien, il pourrait être intéressant d’exploiter les formidables ressources de notre mémoire, au niveau de l’éducation et dans notre travail. Selon l’auteur, les programmes d’enseignement gagneraient à intégrer des périodes d’apprentissage en entreprises en complément du cursus théorique. Certaines sociétés ont compris l’intérêt de développer la faculté d’exploration de l’être humain : leurs employés peuvent se consacrer à leurs passions pendant leur journée de travail. Dans certaines entreprises, ces périodes d’explorations ont donné naissance à des produits complètement innovants.

Conclusion

En conclusion, le mystère du cerveau est loin d’être cerné dans son intégralité. Durant plusieurs décennies, cet organe remarquable a inspiré une multitude de travaux de recherches passionnés. On peut espérer que les résultats des études scientifiques continueront d’apporter des solutions concrètes aux questions complexes d’éducation et de santé.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- l’évolution du cerveau humain a donné lieu à des transformations qui le différencient de toutes les autres espèces ;

- pour le bon fonctionnement des facultés mentales, la pratique d’une activité physique régulière est indispensable ;

- le cerveau a besoin de repos pour se ressourcer ;

- le stress a une répercussion négative sur le fonctionnement de nos facultés cognitives ;

- chaque cerveau humain évolue à son propre rythme, qui est différent chez chaque personne ;

- pour pouvoir rester attentif, le cerveau a besoin d’être stimulé ;

- le cerveau a besoin de s’imprégner des expériences pour s’en souvenir ;

- la stimulation des sens permet d’assimiler plus facilement les informations ;

- la vision occupe la première place dans le processus d’apprentissage ;

- la musicothérapie est un excellent moyen pour stimuler nos facultés cognitives ;

- les différences de comportement sont notables lorsqu’on compare le cerveau masculin et féminin ;

- l’exploration de notre environnement est une faculté essentielle reliée à notre condition d’être humain.
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