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 Traité des cinq roue

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MessageSujet: Traité des cinq roue   Ven 23 Juin - 22:47

Traité des cinq roues

En lisant ce résumé, vous découvrirez les préceptes de l’un des plus grands samouraïs du Japon, Miyamoto Musashi, fondateur de l’École des deux sabres, qui mêlent stratégie, philosophie et spiritualité.

Vous découvrirez aussi que :

- le maniement du sabre est un art ;

- un guerrier peut aussi être philosophe et artiste ;

- la technique, la discipline et la spiritualité mènent à la victoire.

À travers les cinq étapes de son enseignement, le samouraï Miyamoto Musashi donne à ses disciples les clefs d’un véritable mode de vie. Le “Traité des cinq roues” invite le lecteur d’aujourd’hui à la méditation et à une certaine forme de sagesse.



Miyamoto Musashi, samouraï japonais du XVIe siècle, est l’auteur du “Traité des cinq roues”

Quelques repères biographiques

Miyamoto Musashi naît en 1584 au Japon, en pleine guerre civile. Fils d’escrimeur, il livre son premier combat à 13 ans contre un expert de la lance et du sabre et le tue. En 1600, il participe à la bataille de Sekigahara et à 21 ans, il se bat contre trois membres d’une même famille, les Yoshioka, armé seulement d’un sabre en bois, ses adversaires étant équipés de lames véritables : il gagne à nouveau. Sa vie de guerrier ne fait que commencer : il enchaîne les combats, dont celui du 13 avril 1612, contre Sasaki Ganryû, qu’il remporte contre toute attente.

On sait peu de choses des vingt années suivantes et surtout de sa carrière, sinon qu’il crée une école d’escrime et continue vraisemblablement à se perfectionner. Célibataire endurci, c’est à l’âge 51 ans qu’il décide d’adopter un garçon de 13 ans rencontré par hasard, Miyamoto Iori. Ce dernier entre au service du seigneur de Kokura, aux côtés duquel il combat courageusement.

En l’an 1640, Musashi remet un ouvrage intitulé “Trente-cinq leçons de tactique” au seigneur Tadatoshi. À cette époque, il s’adonne à la calligraphie, à la peinture, à la sculpture, à la poésie et pratique la cérémonie du thé. Enfin, il attendra d’avoir 60 ans pour écrire son “Traité des cinq roues”, qu’il complètera deux ans plus tard, peu avant de mourir, par 19 conseils sur la “Voie à suivre seul”. Il meurt le 19 mai 1645, à 62 ans.

La “Voie à suivre seul”

Il s’agit d’un texte s’apparentant à un guide d’autodiscipline. Parmi les 19 conseils répertoriés, il cite par exemple :

- refuser la cupidité ;

- ne jamais chercher son propre confort ;

- ne pas reculer sous prétexte de fausses croyances ;

- même âgé, n’avoir aucun désir de posséder ou d’utiliser des biens ;

- vénérer les bouddhas et autres divinités sans compter sur eux.

Le “Traité des cinq roues”, dernier tome d’une trilogie

Musashi écrit “Gorin-no-Sho”, son “Traité des cinq roues”, au fin fond d’une grotte à l’arrière d’un temple, bâti sur le flanc de la montagne Kimpô. Ce traité sur le bushido se compose de six parties, dont un avant-propos et cinq chapitres intitulés “Terre”, “Eau”, “Feu”, “Vent” et “Vide”. C’est le dernier tome d’une trilogie sur la pensée japonaise qui comprend également “Kijoki” (shintoïsme) et “Dialogues dans le rêve” (bouddhisme).

Dans cet ouvrage, le soleil est adoré dans un but tactique — il faut l’avoir dans le dos — les lois de la nature sont respectées pour plus d’efficacité et rythme est le maître-mot. C’est en un mot l’idéal du samouraï qui y est exposé, la spiritualité et les arts martiaux y étant associés.

La première roue est celle de la Terre, la voie de la tactique

Dans ce chapitre, Musashi expose la voie de la tactique. Une voie, pour les confucianistes, les bouddhistes ou les danseurs, est ce qui détermine la direction de leur vie. Les samouraïs étudient et suivent donc une voie, qui est celle de la tactique (ensemble des moyens permettant d’avoir l’avantage).

Le maître-samouraï et le maître-charpentier

Afin d’expliciter le concept de tactique, Musashi établit un parallèle entre le maître-samouraï et le maître-charpentier. Ce dernier a le choix entre différents types de bois : robustes pour les salles de réception et moins solides pour les portes, par exemple. Il connaît ses ouvriers et fait travailler chacun d’entre eux en fonction de ses qualités. Quoi qu’il arrive, il se doit de connaître les limites de chacun et ne pas perdre de vue son objectif.

S’il veut un jour accéder au rang de maître, le charpentier fabrique et entretient ses instruments, obéit et exécute les tâches propres à son métier en veillant à être précis et rigoureux. Le samouraï doit se comporter de la même manière.

L’École des deux sabres

Musashi nomme son institut “École des deux sabres”. Pourquoi ce nom ? Parce que tous les samouraïs, qu’ils soient officiers ou soldats, portent deux sabres très maniables à la ceinture, un grand et un petit, qui sont utilisés en même temps. On apprend à manier le plus grand des deux d’une seule main, car il est nécessaire de se familiariser avec son poids et il se déploie dans un espace ouvert. Quant au plus petit, il s’utilise dans les lieux restreints.

Par ailleurs, l’importance qu’accorde l’auteur au sabre est loin d’être anodine : dans les arts martiaux, si le lancier possède une lance et le hallebardier, une hallebarde, le tacticien, quant à lui, est le guerrier maniant le sabre. En effet, lance, hallebarde, arc, fusil et sabre sont toutes des armes de samouraïs, mais selon ces derniers, seul le sabre est une arme propre à la tactique, car il permet de maintenir l’ordre du monde.

Il importe de bien connaître ces différentes armes pour les utiliser au bon moment et au bon endroit : l’arc est inefficace lorsque l’adversaire se situe à plus de quarante mètres et la hallebarde ne convient pas aux batailles au corps à corps. On choisit donc une arme en fonction non seulement de sa qualité, indestructible, mais aussi de l’usage que l’on en fait. Tout excès, notamment le fait d’envier l’arme d’un autre, est à proscrire. Ce qui importe, c’est d’avoir la volonté de vaincre son (ou ses) adversaire(s).

De l’importance du rythme

Tout au long de l’ouvrage, la thématique du rythme est omniprésente. Elle s’applique à tous les domaines, qu’il s’agisse de la musique, de l’art militaire ou de l’activité professionnelle et comporte des phases ascendantes et descendantes, dont il convient de se méfier. La tactique elle-même comporte des rythmes qui s’opposent : concordants et discordants, lents et rapides. Le samouraï qui les maîtrise bat plus facilement ses adversaires. Aussi, s’exercer à la tactique sans relâche permet de venir à bout d’un ou de plusieurs adversaires, d’être supérieur aux autres physiquement et intellectuellement, et d’utiliser sa force pour défendre des causes justes.


La deuxième roue est celle de l’eau : elle concerne le maniement du sabre

La théorie introduite par Musashi dans ce chapitre s’applique aussi bien à un duel qu’à une bataille d’armée contre armée. Il ne propose pas d’harmoniser le corps et l’esprit, ni d’ajuster l’un à l’autre, au contraire : si son corps est lent, l’escrimeur doit cultiver un esprit vif, et réciproquement. En outre, il lui faut toujours garder l’esprit ouvert, ce qui est considéré comme une forme de sagesse.

La posture

Quelle est la posture du samouraï ? Il garde la nuque bien droite et tend son ventre pour éviter de tomber en avant. Ses yeux, quant à eux, jouent un rôle essentiel : ils ne doivent pas être trop mobiles — le guerrier voit sur les côtés grâce à son champ de vision élargi, mais sans bouger les pupilles.

Le port du sabre

Pour un guerrier, la façon de tenir son sabre est d’une importance non négligeable. Le samouraï, jamais figé, manipule son arme calmement avec deux doigts et une seule intention : celle de pourfendre son adversaire. Il déplace ses deux jambes — le yin et le yang — en même temps.

La mise en garde

Lorsqu’il souhaite se mettre en garde, il peut choisir d’adopter cinq figures, tout en sachant qu’une seulement est digne d’un général en chef : celle où le sabre est brandi devant soi. À lui de s’entraîner aux cinq figures afin d’apprendre à les maîtriser et à deviner les intentions de l’adversaire. La seule chose qui compte, c’est que le sabre soit dans la bonne position pour pourfendre dans n’importe quelle direction, quelle que soit la réaction de l’adversaire. Ainsi, le samouraï doit-il éviter de se servir d’une garde censée le protéger, car c’est le meilleur moyen d’échouer.

Le coup

Il frappe un seul coup, en rythme, dès que son adversaire est dans la même position que lui. Au moment de l’attaque, corps et esprit sont synchronisés. Qu’il souhaite porter un coup, érafler ou désarmer son ennemi, il doit frapper d’un trait.

Le corps à corps durant un combat suppose une approche franche et un port droit, tout saut est exécuté avec souplesse et vivacité. Afin d’intercepter le sabre de l’adversaire, il est nécessaire d’assimiler un réflexe, qui consiste à viser les yeux et à attaquer au visage. En cas de fatigue, il est alors préférable de viser la poitrine et le cœur.

Au moment de pourfendre son adversaire, le samouraï doit crier “Kâtsu !” et “Tôtsu !”, pour accompagner le rythme rapide du geste. Musashi conseille également d’utiliser à son avantage le claquement du sabre contre celui de l’adversaire et de s’entraîner à affronter plusieurs ennemis, de les pourchasser, à l’aide des deux sabres, en imposant un rythme et en recherchant leurs faiblesses.

Pour récapituler : le maniement du sabre mènera le samouraï à la victoire dès lors qu’il connaît les cinq façons de se mettre en garde et les trajectoires possibles du sabre, et s’il travaille sa souplesse et son rythme. Il lui faut pratiquer encore et encore contre toutes sortes d’adversaires, seul ou multiples, et prendre le temps de réfléchir à sa tactique.

La troisième roue, celle du feu, concerne le combat, la victoire et la défaite

La configuration des lieux de combat est l’enjeu principal d’une victoire : mieux vaut avoir le soleil dans le dos ou sur sa droite, et laisser de la place sur sa gauche pour attaquer.

Trois façons d’attaquer

Selon Musashi, il existe trois façons d’attaquer, qu’il nomme : initiative de provocation, initiative d’attente et initiative mutuelle.

L’initiative de provocation suppose qu’on attaque le premier, le corps vif et l’esprit tranquille. L’initiative d’attente consiste à jouer la faiblesse lorsque l’adversaire attaque et à reculer pour mieux contre-attaquer. Quant à l’initiative mutuelle, elle induit que les deux adversaires attaquent en même temps.

Autres techniques

D’autres techniques peuvent contribuer à une victoire, comme empêcher l’ennemi de relever la tête : c’est le meilleur moyen de déjouer ses plans, puisqu’il n’aura pas l’occasion de les mettre en application.

À l’instar du navigateur qui étudie la météorologie et les courants afin de traverser les mers sans encombres avec un bateau en bon état, le samouraï doit apprendre à maîtriser sa technique, se placer correctement et repérer les points faibles de son adversaire. Aussi, que ce soit à l’occasion d’un combat en tête-à-tête ou à plusieurs, observer ses adversaires et deviner leurs pensées est un atout, car se mettre à la place de l’autre pour mieux le jauger est un gage de victoire. S’il est toutefois difficile de deviner ses intentions, il convient de feindre un assaut : surpris, il va se dévoiler. Dans le cas où il semble sur le point d’attaquer, il est nécessaire de faire en sorte d’écraser sa volonté et de le devancer. On dit alors que le samouraï “foule le sabre”, c’est-à-dire qu’il piétine l’ennemi avec ses pieds, son corps, son esprit et son arme.

Face à un adversaire puissant

Si l’adversaire est très puissant, comment le vaincre définitivement ? En utilisant la technique de l’enchevêtrement, surtout si l’adversaire est de force égale, ou de la mêlée. Si celle-ci semble inextricable, il est toutefois impératif de se renouveler et de faire montre de perspicacité.

Autre technique face à un adversaire coriace : le zigzag, qui permet d’avancer sans jamais reculer.

Face à un adversaire affaibli

Comment venir à bout d’un adversaire qu’on sent faiblir ? Lorsqu’un guerrier perd le rythme et s’effondre, l’autre doit en profiter pour prendre le dessus sans attendre. De même, faire croire à son adversaire agité qu’on est très calme peut le contaminer. Une fois enivré, il est plus facile à vaincre. Une autre technique consiste à multiplier les assauts sans le laisser souffler un instant, ce qui contribue à le déséquilibrer mentalement, tout comme l’attaquer de biais ou crier pour lui faire peur.

Pour ce qui est du cri, il se pratique à trois moments-clés du combat, car il ne s’agit pas de donner de la voix n’importe quand : il faut crier très fort au début et à la fin, et sur un ton grave pour garder le rythme.

Enfin, face à un ennemi affaibli, un seul assaut brutal pour le neutraliser est recommandé : il ne faut jamais porter les coups deux fois de la même façon, mais il faut préférer “passer de la montagne à la mer” et vice versa. Si l’on pense que l’ennemi est encore en état de combattre malgré les apparences, il faut dominer son esprit en profondeur en le surprenant.

Tête de rat et tête de bovin

Musashi évoque le proverbe “tête de rat et tête de bovin” qu’il suggère de garder à l’esprit : la finesse du rat s’oppose à la lourdeur du bovin. Passer du rat au bovin, c’est donc passer du rapide au fort, du vif au lent et encore une fois, surprendre l’adversaire.

À celui qui écoute ses conseils et les met en application, Musashi prédit à nouveau le succès.


La quatrième roue est celle du vent : Musashi y expose les stratégies des autres écoles

Musashi estime nécessaire d’assimiler les pratiques des autres écoles pour être en mesure d’apprécier la sienne. Selon lui, ces écoles traitent les arts qu’elles enseignent comme un moyen de gagner leur vie, ce qui n’est pas son objectif. Il passe donc en revue neuf pratiques différentes et donne son point de vue sur la question.

Le choix des armes

Certaines écoles privilégient les sabres longs. Ce choix trahit une faiblesse : elles pensent en effet y perdre avec un sabre court, alors qu’un sabre long, très encombrant, est un désavantage durant un combat rapproché.

D’autres préfèrent les sabres forts. Pour Musashi, il ne saurait être question de sabres forts ou faibles : c’est avec une tactique intelligente qu’on gagne.

D’autres encore sont adeptes des sabres courts, mais se cantonner à l’utilisation de ces armes n’est guère judicieux, surtout face à des adversaires nombreux. Les guerriers munis de sabres courts passent leur temps à esquiver les coups, à plonger pour se protéger. Musashi explique que consacrer toute son énergie à éviter les coups revient à se constituer en victime privée de liberté.

Le maniement du sabre

Les écoles enseignent des techniques variées de maniement du sabre dans un but commercial. Or, il existe très peu de façons de tenir un sabre pour parvenir à ses fins, c’est-à-dire pourfendre l’adversaire. La règle pour Musashi est d’être droit dans son corps et dans son esprit, et d’amener l’autre à dévier de sa trajectoire.

Aussi, il convient, contrairement à ce que préconisent certaines écoles, d’être sur ses gardes, mais sans garde. En effet, être sur ses gardes, c’est prendre l’initiative, faire réagir l’autre, perturber son rythme et ainsi, se donner les moyens de gagner ; alors qu’adopter un comportement attentiste conduit inéluctablement à la défaite.

L’attitude du samouraï

Avoir les yeux fixés sur le sabre de l’ennemi, sur ses mains, ses pieds ou encore son visage est dangereux. C’est voir par le petit bout de la lorgnette, c’est oublier l’essentiel : un bon samouraï voit avec ses autres sens, il ressent les choses et devine les forces et faiblesses de son adversaire.

Certaines écoles conseillent d’avoir les pieds flottants, bondissants, sautants ou foulants, et donc rapides. Des marais, ou même des sentiers pierreux, par exemple, ne favorisent pas ce type de manœuvres. Dans la réalité, les pieds suivent les mouvements du corps, sans faire d’excès. Il ne sert à rien d’être rapide : ce qui compte, c’est le rythme, un esprit ouvert et posé.

Profondeur ou superficialité de l’enseignement

Selon Musashi, cette distinction entre profondeur et superficialité n’a pas lieu d’être. Dans son école, on enseigne d’abord au jeune samouraï des techniques à sa portée. De fait, plus il progresse, plus il maîtrise les techniques. L’apprentissage nécessite du temps, il est donc important de le prendre, pour permettre, en même temps, un éveil du corps et de l’esprit.
Musashi termine avec la dernière roue, celle du vide

Ce très court chapitre évoque le vide, c’est-à-dire le néant, la notion de vacuité en tant que but à atteindre. L'aboutissement de la tactique de Musashi, la pureté du geste et de l’esprit, c’est le vide. Il rappelle que les samouraïs doivent maîtriser tous les arts martiaux, ne pas laisser leur esprit s’égarer et s’entraîner sans relâche. Il leur faut suivre la voie de la sagesse et de la volonté, voir et regarder, en d’autres termes, avoir une vue d’ensemble et s’attacher à chaque détail en particulier.

Pour finir, Musashi associe le vide au bien et à l’esprit, le vide menant à un idéal. Il ajoute que l’intelligence et les principes sont “être”, voie par laquelle l’intelligence se développe.
L’histoire du Japon est influencée par la pensée de Musashi

Que faut-il retenir de cet épilogue ? Masumi Shibata souligne d’abord l’importance du “Traité des cinq roues” dans la spiritualité japonaise. Il revient sur quelques notions (être, vide, soleil, minuit) pour les confronter à celles du “Kojiki” et de “dialogues dans le rêve”. Malgré des divergences, la magie (“Dialogues dans le rêve”), le zazen (“Kojiki”) et l’escrime (“Traité des cinq roues”) aboutissent à une même vérité et au noyau de la spiritualité japonaise.

Shibata rappelle aussi les trois étapes importantes de l’histoire japonaise : les premiers contacts des Japonais avec les Européens, l’expansion japonaise au sud-est de l’Asie et le repli japonais, selon une politique de fermeture du pays.

Le XVIe siècle est en effet un moment-clé de l’histoire du Japon. C’est en 1543 qu’arrivent les premiers Européens — des Portugais — sur le sol japonais, plus précisément sur l’île de Tanegashima. Ils apportent avec eux des fusils, aussitôt adoptés par le seigneur de l’île qui découvre les armes à feu. Pourtant les “Teppô” existent déjà au Japon depuis le Xe siècle.

Au fusil succède l’introduction du christianisme au Japon. Le missionnaire jésuite François Xavier y débarque en 1549 et séjourne plus de deux ans au Japon : il y convertit un millier de personnes à l’ouest du Japon. En parallèle, il contribue à l’essor du commerce de la soie sino-japonais. Les missionnaires catholiques se heurtent toutefois aux adeptes du bouddhisme et du shintoïsme, et se voient interdits de séjour au Japon dès 1587. La raison fondamentale de ce décret émis par Toyotomi Hideyoshi est la peur qu’a le Japon d’être colonisé.

Dans les années qui suivent, on assiste à l’expansion japonaise au sud-est. Le commerce se développe, des Japonais s’y installent — au début du XVIIe siècle, ils sont environ 10 000. En 1639, le Japon met fin au contact avec l’étranger et cet isolement va durer environ deux siècles : lorsqu’il renoue avec l’extérieur, il lui faut choisir un emblème national — ce sera le soleil.


Conclusion

Le “Traité des cinq roues”, l’un des textes fondateurs de la spiritualité japonaise, trouve un écho favorable dans notre société contemporaine. Miyamoto Musashi y livre sa vision du guerrier, de l’Homme et de l’existence. Il s’efforce de prouver qu'il est possible de parvenir à une maîtrise totale de son art, quel qu’il soit, en cultivant l’intelligence, l'autodiscipline et le désir de se surpasser.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- Miyamoto Musashi, samouraï japonais du XVIe siècle, est l’auteur du “Traité des cinq roues” ;

- la première roue est celle de la Terre, la voie de la tactique ;

- la deuxième roue est celle de l’eau : elle concerne le maniement du sabre ;

- la troisième roue, celle du feu, concerne le combat, la victoire et la défaite ;

- la quatrième roue est celle du vent : Musashi y expose les stratégies des autres écoles ;

- Musashi termine avec la dernière roue, celle du Vide ;

- l’histoire du Japon est influencée par la pensée de Musashi.



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