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 59 secondes pour prendre les bonnes décisions

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MessageSujet: 59 secondes pour prendre les bonnes décisions   Ven 23 Juin - 23:17

59 secondes pour prendre les bonnes décisions

En lisant ce résumé, vous découvrirez des techniques rapides, à l'efficacité scientifiquement prouvée, pour améliorer rapidement certains aspects de votre vie.

Vous découvrirez aussi que :

- on peut améliorer son bien-être général en adoptant quelques habitudes simples ;

- laisser son inconscient s'exprimer permet d'être créatif et de prendre les bonnes décisions ;

- l'écriture peut vous sauver de la dépression et même améliorer votre vie ;

- séduire et convaincre est facile à condition d'adopter la bonne attitude et les bons gestes.

Le développement personnel a le vent en poupe depuis des années : il promet aux gens de mieux contrôler leur vie pour vivre plus heureux et plus riche. Mais cela exige, la plupart du temps, des changements radicaux. Or, remarque le psychologue Richard Wiseman, les gens veulent surtout des conseils pratiques qui puissent s’appliquer immédiatement. Il a donc recherché, parmi les multiples publications scientifiques parues depuis des années, les techniques efficaces que l'on peut adopter tout de suite pour améliorer durablement sa vie.

Il existe des moyens simples pour se sentir heureux au quotidien

Les bienfaits du bonheur, c'est connu, sont multiples et variés : être heureux rend plus sociable, plus détendu, renforce le système immunitaire et favorise le succès. Les recherches ont démontré que 50% de l'aptitude au bonheur est déterminée par la génétique et 10% par le milieu social. Ce qui signifie que 40% de notre joie de vivre dépend de notre bon vouloir. Bonne nouvelle, sauf que... à l'instar de toute bonne chose, on s'habitue au bonheur quotidien. Pire, on l'oublie. Comment peut-on alors décider d’être heureux ?

En écrivant tout simplement. L'écriture peut sauver votre journée. Plusieurs expériences ont démontré qu'écrire chaque jour sur trois plaisirs, bonheurs ou satisfactions minuscules vécus dans la journée, suffit à améliorer durablement la santé et le moral.

Les bienfaits de l'écriture ne s'arrêtent pas là. Mettre par écrit un souvenir agréable ou par exemple, les raisons qui vous font apprécier votre partenaire, si vous êtes en couple, produit des résultats étonnants : moins de stress, et même, une baisse du taux de cholestérol.

L'écriture serait donc une thérapie menant au bonheur et dont l'efficacité est prouvée scientifiquement.

Comment la mettre en application rapidement ? En écrivant chaque jour, propose Richard Wiseman, sur quelque chose d'agréable qui vous est arrivé : petit bonheur du quotidien, souvenir agréable ou sur les sentiments que vous inspire votre tendre moitié.

Le bonheur peut aussi être dans le shopping, mais pas n'importe lequel : la recherche en psychologie montre qu'on retire davantage de bien-être à s'offrir une « expérience », comme un voyage, un concert…, plutôt que des objets matériels. Remercions pour cela notre mémoire sélective. Elle nous permet d'oublier les aspects fastidieux de l’expérience pour ne se rappeler que des bons côtés. Notre désir pour l'objet, lui, passera de mode, comme l'objet lui-même. Cela risque d'engendrer à terme la frustration. Il existe cependant un cas où dépenser augmente le bien-être : faire des cadeaux aux autres. Si vous êtes fauchés, 5 gestes généreux dans la journée peuvent booster votre moral de 40% par rapport à celui qui n’aurait eu qu’un seul geste de générosité.

Si vous n'avez ni le temps d'écrire, ni l'envie de faire du shopping, mais que vous voulez quand même être heureux, alors faites semblant ! C'est prouvé par la science : les gens qui miment le sourire sont plus heureux que ceux qui miment une moue.

N'oubliez pas que l'effort paie : les chercheurs ont remarqué qu'un changement agréable, s'il est circonstanciel (lorsque l’individu n’en est pas à l’origine, une promotion au travail par exemple), procure certes du bonheur. Cependant, ce sentiment s’atténue avec le temps. En revanche, quand l’individu fait un effort pour changer - ce qu'on appelle un changement intentionnel - qu'il s'agisse d'entreprendre une nouvelle activité, un sport, ou de monter sa société, le sentiment de bonheur perdure dans le temps.

La sympathie que vous inspirez est votre plus grande alliée pour convaincre

Dans certaines situations, savoir convaincre est crucial. Lors d’un entretien d'embauche par exemple. Contrairement aux apparences, ce ne sont pas les qualifications ou les compétences qui font la différence. Une étude menée par l’université de Floride sur une centaine d'entretiens d'embauches démontre qu’un élément a été déterminant : ce sont les candidats les plus sympathiques qui ont été embauchés. Donc en entretien, n’hésitez pas à être souriant, à regarder votre interlocuteur dans les yeux. Bref, sachez susciter sa sympathie.

Par exemple, en révélant vos points faibles dès le début de l'entretien. Cela témoigne d’une plus grande ouverture d’esprit : on a suffisamment de caractère pour ne pas donner une fausse image de soi-même, ce que le recruteur apprécie. De même que rester modeste sur ses points forts sera mis à votre crédit. En conclusion, faites simple. Le chercheur Daniel Oppenheimer a découvert que plus les gens emploient un vocabulaire clair et concis, mieux ils sont perçus. Donc, oubliez les formulations compliquées et les expressions verbeuses.

La sympathie est donc payante : mais comment augmenter son capital sympathie, me direz-vous ? Tout simplement en demandant un petit service personnel aux gens, rappelle Léon Tolstoï « Nous n’aimons pas les gens tant pour le bien qu’ils nous ont fait que pour le bien que nous leur avons fait ». Cela se vérifie encore aujourd'hui, expliquent les psychologues. Ou alors, faites preuve de faiblesse. Les gens parfaits semblent beaucoup plus sympathiques après une grosse bourde. La cote de popularité de Kennedy n’a jamais été aussi haute qu’après l’opération désastreuse de la baie des Cochons à Cuba.

Enfin, offrez un café à votre interlocuteur. Des études montrent qu'un petit service rendu spontanément déclenche une forte réaction de réciprocité. Cela renvoie à une règle ancestrale : pour survivre, les individus doivent s'entraider. Et on a tendance à aider ceux qui nous aident.

Encore ne s’agit-il là que de moyen pour persuader des individus. Comment s’y prend-on quand on est confronté à la foule ? La question est complexe : plus il y a de monde, moins les gens réagissent. Ainsi, en 1964, à New York, une jeune femme, Kitty Genovese, a été agressée et poignardée devant plusieurs dizaines de témoins sans que personne n’appelle la police. Indifférence ? Pas vraiment. C’est le principe de diffusion de la responsabilité : plus il y a de public, moins les gens portent secours. Aussi, si vous êtes en difficulté dans un endroit public, essayez de repérer dans la foule un visage sympathique, expliquez-lui ce qui vous arrive et ce qu'il doit faire. Ce sera plus efficace que de compter sur une réaction spontanée de la foule.

La motivation est une affaire d’organisation

Qu’il s’agisse de monter une entreprise, ou de perdre du poids, la motivation est à la base de toute réussite. Encore faut-il savoir l’entretenir. Pour Gabriele Oettingen, chercheuse en psychologie à l’université de New York, qui a conduit de nombreux travaux sur le sujet, l'état d'esprit idéal avant d'entreprendre, est de rester optimiste sur sa réussite et réaliste concernant les obstacles.

En pratique, Richard Wiseman recommande d’établir un plan de bataille et de ne pas hésiter à fractionner l’objectif principal en plusieurs buts plus modestes. Cela aide à lever les inhibitions et les hésitations qui font obstacle. Il faut aussi s'interroger sur les difficultés possibles et les moyens à mettre en œuvre pour les contourner. S’accorder une petite récompense à chaque étape franchie permet aussi de maintenir un bon niveau de motivation. Parler de son objectif autour de soi permet d'ailleurs d’entretenir la motivation.

L’un des ennemis les plus farouches de la motivation reste la procrastination. Selon Bluma Zeigarnik, une psychologue russe du début du XX° siècle, chaque nouvelle tâche à accomplir entraine une sorte de stress psychologique qui disparaît une fois la tâche accomplie. Même chose avec la procrastination : on est découragé face à l’ampleur de la tâche à faire. D’où la méthode Zeigarnik : si l’on se motive pour y consacrer juste quelques minutes le jour même, le cerveau est suffisamment stimulé pour mener la tâche à terme dans la foulée. Bref, le tout est de s’y mettre.

Autre parcours semé d'embûches, le régime met durement à l'épreuve la motivation. Là encore, la science vient à notre aide. Les gens qui perdent le plus de poids, ont remarqué les chercheurs, commencent à manger à un rythme normal puis adoptent un rythme plus lent pendant le repas, histoire de faire durer le plaisir. Une autre méthode efficace consiste à dissimuler vos provisions dans des endroits difficiles d’accès : loin des yeux, loin de la bouche. Essayez de vous concentrer sur votre assiette : il est prouvé que plus on est distrait pendant les repas, plus on mange.

Des chercheurs ont remarqué que les personnes qui tiennent un journal de ce qu’ils ont mangé ont une perte de poids deux fois plus importante que ceux qui n'en tenaient pas. Ils prennent ainsi conscience de leurs habitudes alimentaires et des moyens pour les améliorer. Pensez également à mettre un miroir dans votre cuisine : prendre conscience de votre corps vous incitera à manger des aliments sains et non pas à vous gaver de cochonneries. Enfin, multipliez les raisons de vous dépenser au quotidien : ménage, marche, monter par les escaliers plutôt qu’en ascenseur sont autant de calories qui s’envolent sans y penser.

Miser sur son inconscient booste la créativité

Si vous devez être créatif, évitez les brainstormings. Apparues au début des années 1940, ces réunions créatives, passées sous le microscope de la science se révèlent moins efficaces – toujours cette fameuse diffusion des responsabilités qui s’applique au groupe - que lorsqu’on réfléchit en solo. Les gens qui travaillent seuls sont aussi seuls responsables de leur travail et cherchent à se dépasser. Ils sont plus créatifs et ont davantage d’idées.

Difficile pourtant d’être créatif sur commande, comme le démontre le fonctionnement du cerveau. L’innovation, explique Wiseman, prend naissance dans notre inconscient. C’est l’inconscient qui permet d’envisager les problèmes sous un angle innovant, de trouver des solutions originales. Mais comme son nom l’indique, il ne peut s’exprimer ouvertement, ou alors par des chemins aussi détournés que les rêves.

Différentes expériences, en Hollande, ont démontré que les gens sont beaucoup plus créatifs quand, après avoir pris connaissance des données d’un problème, on leur a demandé de résoudre des anagrammes. Leurs solutions étaient bien plus originales et innovantes que ceux qui avaient eu tout leur temps pour résoudre le problème. En effet, pendant que l’attention était occupée à résoudre des anagrammes, l’inconscient lui travaillait en arrière-fond, pour envisager les choses sous un angle différent, établir des connexions nouvelles et donner naissance à des idées originales. Aussi, pour être créatif, n’hésitez pas à changer d’activité, de perspective, ou à faire une pause dans votre réflexion pour jouer. Votre inconscient fera le reste.

Et pour favoriser votre créativité, soignez votre environnement. Les employés qui travaillent avec une plante verte dans leur bureau sont jusqu’à 15% plus créatifs que leurs collègues. Les enfants eux-mêmes ont des jeux plus inventifs dans un espace vert que dans un environnement bétonné.

La stimulation visuelle compte également. Une étude a ainsi démontré que les gens se sentent plus créatifs face à un tableau d’art moderne. Peut-être est-ce une invitation à sortir du cadre ?

Pour séduire, tout est dans l'attitude

Plus une chose est rare, meilleure elle est. Ce principe bien connu s’applique-t-il à la séduction s’interroge Wiseman. Faut-il se faire désirer pour séduire ?

La réponse n’est pas si simple : les hommes estiment que les femmes faciles seront plus drôles, mais risquent de les embarrasser en public. Quant aux femmes difficiles, elles représentent un défi pour les conquérir, mais elles risquent aussi de prendre un malin plaisir à vous rabaisser à la moindre occasion. Aussi, Mesdames, recommande Wiseman, donnez l’impression d’être difficiles à conquérir, et que c'est vous qui avez choisi votre partenaire.

Le psychologue Nicolas Guégen a travaillé sur les rouages de la séduction. Remarquant que les couples d’amoureux se touchaient souvent, il s’est demandé si l’inverse fonctionnait : se toucher rend-il amoureux? Il a voulu tester son hypothèse en boite de nuit avec l'aide d'un jeune complice ayant pour mission d'inviter des jeunes femmes à danser. Il en est ressorti que 67% des femmes dont le jeune homme a effleuré le bras ont accepté de danser avec lui. En revanche, elles n'étaient que 43% à accepter s’il ne leur avait pas effleuré le bras. Il semble que toucher sa congénère, selon les chercheurs, renvoie au tréfonds de l’inconscient : l’homme qui effleure apparaît plus haut placé dans la hiérarchie sociale, il sera donc capable de subvenir aux besoins de la famille. Attention ceci dit : pour séduire, il s’agit d’effleurer et non pas de se montrer invasif au point de se faire rejeter.

La psychologie peut aussi venir à votre secours dans un speed-dating. Les chercheurs ont découvert que pour séduire lors d’une première rencontre, rien ne vaut des questions drôles et décalées qui amènent votre interlocuteur à se dévoiler progressivement. Autre technique efficace, vous pouvez reproduire discrètement la manière de parler et de se comporter de l'autre. Imiter quelqu'un lui donne l'impression d’avoir des points communs avec vous.

Oubliez les promenades et les soirées romantiques pour votre premier rendez-vous. Pensez montagnes russes et sport, recommandent les psychologues Nicolas Duton et Artur Aron. Partant du principe que, quand on est amoureux, notre cœur bat la chamade, ils se sont demandés si l’inverse était vrai. A l’issue de plusieurs expériences, la réponse semble affirmative. Plus le cœur bat vite, plus on aurait tendance à trouver une personne séduisante.

Concernant les sujets de conversation, n’hésitez pas à aborder des sujets personnels, recommandent-ils. L’une de leurs expériences a ainsi démontré que, plus les sujets abordés sont intimes, même entre deux inconnus, plus les liens créés seront forts.

L’animal de compagnie et l’écriture peuvent venir à bout du stress

On croit souvent que crier, frapper ou se défouler permet de réduire le stress. Il n’en est rien. Cela renforce au contraire l’agressivité. Qu’est-ce qui permet alors de gérer les émotions ?

Faire du sport ou voir des amis permet de résoudre les tracas du quotidien. Dans les cas les plus graves, indique Richard Wiseman, tel que la perte d’un proche, la destruction de tous ses biens dans un incendie, une méthode a fait ses preuves, la « recherche des avantages ». Aussi douloureux et pénible qui puisse être l’événement, recommande Wiseman, il faut se concentrer et écrire les bénéfices que l'on peut tirer d’un épisode négatif.

D'une part, les bénéfices de l'écriture pour l'équilibre psychique et physique, notamment en cas d'événement traumatique, ont fait leurs preuves. La forme orale, expliquent les psychologues, est déstructurée, ce qui ajoute au chaos provoqué par le traumatisme vécu. L'écrit en revanche force à adopter une structure narrative et favorise la recherche d'une solution.

Écrire ce que l'on peut retirer de positif d'un événement traumatisant, permet, d'autre part, de gérer colère et ressentiment indique une étude. Cela aide à prendre conscience de ressources intérieures ignorées, de reprendre confiance en soi. Est-ce un hasard si, après le 11 septembre 2001, les gestes de solidarité et de gentillesse se sont multipliés aux USA ?

Les animaux de compagnie ont également une bonne influence en cas de coups durs. Des études indiquent que les propriétaires de chiens gèrent mieux le stress et courent moins de risques de faire une dépression. Leur rythme cardiaque est plus lent et leur pression artérielle plus basse que ceux qui n'ont pas de chien. Des chercheurs ont ainsi suivi deux groupes de traders souffrant d’hypertension. Un groupe se soignait avec des médicaments, tandis qu'on confiait un chien pendant 6 mois à chaque trader de l'autre groupe. Ces derniers ont vu une amélioration spectaculaire de leur état de santé. Certes les promenades quotidiennes leur ont fait du bien, de même que la présence muette mais bienveillante du chien. Non seulement il écoute tout, mieux qu'un psy, mais le caresser apaise comme le démontre la science. Enfin, le chien rapproche les humains. Les gens vous abordent plus facilement et plus joyeusement, dans la rue, quand vous promenez votre chien.

Si vous n’avez aucune envie de prendre un chien ceci dit, regarder des images d’animaux réduit également la tension artérielle.

Ne pas écouter votre partenaire, mais penser à lui améliore la vie de couple

On a longtemps préconisé l’écoute active au sein du couple pour surmonter ses difficultés. Cela consiste à reformuler les griefs de son partenaire envers soi-même à grands coups de formule du type : " j'ai entendu ce que tu m'as dit". Mais une étude, menée dans les années 1990 par le psychologue et conseiller conjugal John Gottman, a démontré que cette activité n’a finalement aucun impact sur la durée de vie du couple. Pire, les couples qui durent ne sont pas des adeptes de l’écoute active. En revanche, plus vous connaissez votre partenaire, plus votre relation peut durer. Et pour le connaître, recommandent les chercheurs, misez sur des activités à faire ensemble. Faire du théâtre ou jouer au squash - c’est prouvé-, aide à renforcer les liens.

La vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille. En cas de reproche à adresser à votre partenaire, mieux vaut savoir cependant qu’une critique marque davantage qu’un compliment. Cinq fois plus précise la science. Selon Dale Carnegie, spécialiste du couple, il faudrait ainsi 5 compliments pour effacer un reproche.

Cependant il existe d’autres techniques pour renforcer son couple. Nous avons déjà vu que parler de ce que nous inspire notre partenaire peut nous rendre heureux. Bonne nouvelle, cela renforce aussi notre couple. Wiseman recommande d’écrire chaque jour sur des sujets différents : un jour, sur ce qui nous attire chez l’autre, le lendemain, ce que nous inspire notre relation amoureuse, le surlendemain, les raisons pour lesquelles notre couple est plus solide que d’autres. Hé oui, il est scientifiquement prouvé que se comparer à d’autres couples en apparence moins solides que le nôtre renforcerait nos propres liens conjugaux !

Une étude comparant les relations entre couples unis et désunis a mis en avant ce qui faisait toute la différence entre eux. C’est un simple mot : la conjonction « mais ». En effet, les couples les plus unis connaissent par cœur les défauts de leur partenaire, mais ils savent aussi les relativiser, voire les contrebalancer par leurs qualités.

L’environnement joue aussi un rôle. Les couples qui durent vivent au milieu d’objets choisis à deux, ou qui leur évoquent des souvenirs communs. Psychologiquement, s’entourer d’objets offerts par l'autre réactive des charges positives au quotidien.


Décider est une activité qui prend –un peu- de temps et se fait seul

Il nous est quasiment tous un jour arrivé de céder aux sirènes d’un vendeur doué et d’acheter un objet dont nous n’avions absolument pas besoin. De même, on sera plus enclins à donner au mendiant qui demande 20 centimes qu'à celui qui demande une petite pièce. Dès lors qu’il y a une décision à prendre, l'humain a du mal à rester totalement rationnel.

Aussi, avant de se décider pour un achat par exemple, mieux vaut réfléchir un instant à la manière dont il se présente : est-ce que nous décidons de cet achat de notre propre chef ou avons-nous été persuadés par un habile vendeur ? Ces derniers ont deux méthodes de prédilection, remarque Wiseman. La technique du toujours plus : pour le même prix, le vendeur ajoute toujours quelque chose de gratuit, à ce qu’il veut vous vendre ; ou alors la technique de la porte au nez : le vendeur commence par une requête inacceptable puis révise sa demande à la baisse pour emporter l’adhésion.

Comment faire cependant pour prendre la bonne décision ? En premier lieu, il est toujours utile d'être conscient des techniques employées. Ensuite, mieux vaut prendre un peu de temps, afin de laisser l’inconscient faire son travail. Les psychologues Ap Dijksterhuis et Zeger van Olden ont mené des expériences sur la prise de décision. Il en ressort que la conscience n'est pas capable de traiter des données très complexes. Elle se focalise sur les éléments les plus évidents, au risque de perdre de vue l’essentiel des implications d’une décision.

L’inconscient gère mieux la complexité, mais a besoin d’un peu de temps. C’est la raison pour laquelle il vaut mieux mesurer dans un premier temps les enjeux, puis distraire la conscience avec une activité intellectuelle pendant que l’inconscient travaille.

Il nous arrive cependant de regretter des décisions. L’expérience montre qu’on regrette davantage ce que l’on n’a pas fait. Pour y remédier, rien ne vaut l’activité : bougez, partez en voyage, bref, oubliez. Et si vous changer les idées ne vous aide pas, concentrez-vous sur les aspects positifs de votre vie et les conséquences négatives si vous aviez finalement pris cette décision que vous regrettez aujourd’hui.

La musique et les compliments rendent vos enfants plus débrouillards.

Au début des années 1990, le bruit courait qu’écouter une sonate de Mozart rendait les bébés plus intelligents. Et de fait, une étude a démontré que les enfants qui prennent des leçons de musique ont un QI plus élevé que ceux qui prennent des leçons de théâtre par exemple. Selon le psychologue Glenn Schellenberg, qui a mené cette étude, l’explication est simple. L’apprentissage de la musique aide les enfants à s’autodiscipliner, à réfléchir, avec de longues périodes de concentration, d’entrainement, et de mémorisation.

C’est d’autant plus intéressant que l’autodiscipline peut jouer un rôle majeur dans la vie. Lors d’une expérience dans une école, on posait un bonbon devant des élèves isolés dans une pièce. Ils avaient le choix : soit l’élève pouvait manger le bonbon tout de suite et l'expérience s'arrêtait là. Soit il patientait sans le manger et recevait alors un deuxième bonbon pour récompenser sa patience. Quelques années plus tard, les chercheurs ont rappelé les parents des élèves concernés pour savoir ce qu’ils devenaient. Les élèves qui avaient su s'autodiscipliner étaient devenus des adolescents déterminés et organisés. Ceux n’ayant pas su résister à la tentation immédiate avaient plus de mal à se concentrer et étaient plus désordonnés. Ce qui montre que l’art de l’autodiscipline est plus ou moins inné : certains enfants savent bien mieux maitriser leurs pulsions que d’autres.

Rien n’est perdu cependant, surtout si l'on sait accompagner son enfant. Par exemple en l’encourageant à bon escient. Des études ont démontré que répéter à son enfant qu’il est brillant et intelligent est contre-productif. Les enfants complimentés sur leur talent -réel ou supposé- auront toujours tendance à aller vers la facilité : peur de l’échec, ou tout simplement parce qu’ils ont l’impression qu’ils n’auront pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour réussir.

Des compliments circonstanciels sont bien plus efficaces. Quand on félicite un enfant pour l’effort qu’il a fourni, on l’encourage à persévérer et à faire de son mieux, sans craindre ni l’échec ni la peur du résultat. Cela renforce son désir d’apprendre. Les enfants qui reçoivent des compliments sur leurs efforts, indique une étude, n’hésitent pas, s’ils ont le choix, à résoudre les exercices les plus difficiles. Ils sont plus motivés et ne se remettent pas en cause en cas d’échec. Au contraire, ils redoublent d’efforts.

La complexité de la personnalité se résume à cinq traits de caractère

C’est ce que la majorité des psychologues s’accordent aujourd’hui à reconnaître. Le caractère unique de chaque personnalité tient des infinies combinaisons possibles entre ces cinq traits de caractère :

- "ouvert d’esprit" désigne la capacité à rechercher et apprécier les expériences nouvelles. Ceux qui obtiennent un score élevé dans cette catégorie sont curieux, capables de s’ennuyer assez vite. Il s’agit de personnalités créatives, originales, capables d’envisager un problème sous différents angles. Ceux obtenant un score faible sont, en revanche, plus conventionnels, routiniers, terre à terre ;

- "consciencieux" se réfère au degré d’organisation pour atteindre les objectifs. Ceux obtenant un score élevé sont fiables, organisés, persévérants. Ceux ayant un score moins élevé sont hédonistes, certainement plus négligés et négligents mais savent aussi mieux s’adapter aux circonstances.

- "extraverti" concerne le rapport au monde extérieur, aux autres. Les plus « extravertis » sont impulsifs, joyeux, optimistes, plus meneurs que suiveurs, ils recherchent le plaisir immédiat. Les autres sont plus timides, réservés et bien plus sensibles.

- "attentionné" indique le degré d'attention portée aux autres. Les caractères les plus attentionnés sont altruistes, affectueux. Ils inspirent confiance. Les personnalités obtenant un faible score sont, elles, agressives, hostiles et ne se laissent pas marcher sur les pieds.

- enfin, le caractère "névrotique" porte sur la stabilité émotionnelle et la capacité à gérer le stress. Les personnalités obtenant les scores les plus élevés ont une faible estime d’eux-mêmes, sont angoissés, tandis que ceux ayant un score faible démontre une meilleure capacité de résilience et savent faire face aux aléas de la vie.

Il existe des tests permettant de comprendre sa propre personnalité. Certains sont très détaillés mais longs et fastidieux. D’autres, plus courts et moins précis, donnent cependant une tendance générale de la personnalité.

Est-il pour autant possible de cerner la personnalité de votre interlocuteur en une minute ? Certains indices peuvent aider à y voir plus clair. Si votre interlocuteur a un animal de compagnie, demandez-lui de vous en parler. Les animaux ont certes une personnalité propre, mais elle reflète celle de leur maître. L'expression "tel chien, tel maître" se justifie pleinement. Observez la voiture de votre interlocuteur. Une étude a démontré que les voitures comportant le plus de stickers ont, en général, des conducteurs plus agressifs. Enfin, il est toujours bon de savoir que les lève-tôt sont plus timides et soucieux de faire bonne impression, tandis que les couche-tard sont plus créatifs, plus impulsifs, plus audacieux. En résumé, pour connaître votre interlocuteur, faites-le parler.
Conclusion

Les recherches et études diverses démontrent donc que des gestes, des habitudes et des attitudes faciles à prendre peuvent améliorer votre vie. Mais rien ne vaut que de prendre du recul, insiste Wiseman. Imaginez le souvenir que vous souhaiteriez laisser de vous une fois mort, et mettez vous au travail dès maintenant pour le justifier.



Que retenir de la lecture de ce résumé :

- il existe des moyens simples pour se sentir heureux au quotidien ;

- la sympathie que vous inspirez est votre plus grande alliée pour convaincre ;

- la motivation est une affaire d’organisation ;

- miser sur son inconscient booste la créativité ;

- pour séduire, tout est dans l'attitude ;

- l’animal de compagnie et l’écriture peuvent venir à bout du stress ;

- ne pas écouter votre partenaire, mais penser à lui améliore la vie de couple ;

- décider est une activité qui prend –un peu- de temps et se fait seul ;

- la musique et les compliments rendent vos enfants plus débrouillards ;

- la complexité de la personnalité se résume en fait à cinq traits de caractère.




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