Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 319
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)   Dim 25 Juin - 22:12

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)

En lisant ce résumé vous apprendrez à maîtriser tous les aspects d’une communication sous sa forme la plus pure : la communication non violente.

Vous apprendrez aussi :

- qu’une mauvaise communication peut être à l’origine de conflit ;

- qu’il faut savoir observer pour apprendre à s’exprimer ;

- que la colère peut être exprimée sans violence ;

- que l’empathie est une des bases de la communication non violente.

Docteur en psychologie, Marshal B. Rosenberg a étudié toute sa vie la communication sous toutes ses formes. Après avoir lui-même subit la violence de ses semblables lorsqu’il était enfant, ce psychologue de renom a fait de la communication non violente une véritable question de société. Allant jusqu’à créer un centre dédié à cette cause le Center for NonViolent Communication, la communication non violente est un véritable art de vivre.

Dans son ouvrage, il exprime sans tabou, les clés d’une communication efficace et pure, dans l’idée de la transmettre à tous et espérant qu’elle se démocratise dans les années à venir.

Les fondements de la communication non violente

À l'heure actuelle, qu'elle soit verbale, non verbale, physique ou encore médiatique, la communication est partout. Chaque aspect de la vie est soumis à différentes formes de communication pour autant toutes ne peuvent pas se vanter d'être non violentes. Au quotidien il est n'est pas rare de provoquer des conflits à cause d'un malentendu lors d'une communication mal établie entre deux personnes.

Dans la vie professionnelle, il est assez fréquent de se sentir agressé lorsque son travail est remis en question par un tier... Si l'on s'accuse parfois de susceptibilité mal placée ou encore d'un caractère fort trop envahissant, la plupart des conflits pourraient être évités si la communication était mieux maîtrisée.

Si certains parviennent à user d'une forme de communication non violente sans l'avoir jamais apprise, cette maîtrise est pourtant rarement innée et relève d'un apprentissage sur le long terme.

Marshall B. Rosenberg explique que tout être communiquant est en mesure de s'exprimer de manière non violente si tant est qu'il suive quelques règles simples. En effet la communication non violente repose sur quatre grands principes.

Le premier est l'observation. En effet, lorsque l'on souhaite s'exprimer sur quelque chose, il convient de préalablement observer son interlocuteur afin de le comprendre et d'anticiper ses réactions et son environnement afin de constater ce qui pose problème. Il est important de ne pas interpréter ses propos, ni de les juger.

Dans un deuxième temps, il est nécessaire d'évaluer les sentiments et les émotions que l'échange provoque en nous : suis-je contrarié ? Stressé ? En colère ? Ce constat permettra de mieux orienter la communication avec son interlocuteur. Dans ce type d'échange, l'être humain a tendance à se concentrer sur l'autre personne plutôt que sur lui-même. Au lieu d'analyser les intentions de l'autre, il faut se recentrer sur soi-même et comprendre le type d'émotion que l'on ressent.

La troisième étape consiste à prendre la responsabilité de ses propres émotions. Si les actes ou les propos de l'autre personne sont les facteurs de déclenchement de notre colère ou de notre tristesse, ils n'en sont pas la cause. Chacun est responsable de ce qu'il ressent.

Par la suite, il faut établir et comprendre les besoins et les désirs qui en résultent pour formuler une demande qui prend en compte tous ces éléments.

Mis bout à bout ces quatre principes permettent d'établir un pont de communication non violente, car il prend en considération une situation problématique, les sentiments du communiquant et les réactions potentielles de l'interlocuteur, dans le but d'établir une demande de manière non violente.

Cette démarche de communication non violente a non seulement pour but de minimiser les impacts néfastes que peut avoir une communication mal maîtrisée, mais peut également permettre à ceux qui en font usage d'approfondir les connaissances qu'ils ont de leurs propres besoins.

Elle implique également que chacun prenne la responsabilité de ce qu'il ressent, sans en projeter la responsabilité sur l'autre personne. On ne dirait pas : "Tu me fais de la peine" mais "Je ressens de la peine, car ce que j'ai le sentiment que tu me reproches est faux."


Les formes de communications néfastes sont le jugement, la comparaison et la déresponsabilisation

Même si la communication est un des pans obligatoires de toute société, certaines de ses formes sont véritablement néfastes. Une communication efficace ne repose pas seulement sur l’importance d’être non violente. Il convient également de revoir le rapport que chacun entretient avec lui-même et donc avec sa manière personnelle de communiquer.

En effet, la communication n’est jamais à sens unique, elle met toujours en lien plusieurs parties qui doivent se faire comprendre et établir un lien de respect et de confiance. Pour cela plusieurs formes de communication sont à bannir définitivement si l’on recherche l’efficacité.

La première est celle qui consiste à porter un jugement moralisateur. Il est vrai que tout être humain est vecteur d’un certain nombre de valeurs, qu’il partage bien souvent avec les gens dont il s’entoure. Pour autant, s’entourer de personnes qui partagent des valeurs communes n’implique pas que le reste du monde prônera ces mêmes valeurs. Il est donc très important de ne pas porter de jugement sur autrui sous prétexte qu’il n’aspire pas aux mêmes choses. Ces jugements arbitraires régulièrement portés sur des compétences, une ethnie, une religion ou encore une personnalité n’ont pas lieux d’être dans un processus de communication transparent et non violent.

Dans cette même idée, il est également proscrit de faire des comparaisons. En effet, les comparaisons sont, elles aussi, une forme de jugement porté sur autrui. Chacun a le besoin de se faire respecter, il est donc primordial pour cela de respecter les autres sans les pousser à se comparer entre eux, sous peine de heurter des sensibilités ou de blesser les égos.

Une autre forme de communication néfaste est celle qui pousse à se déresponsabiliser de ses actes ou de ses opinions : “j’agis de cette manière parce que j’y suis obligé”, “je n’ai pas le choix”, “je déteste cette activité mais je dois la faire…”. Nombreuses sont ces phrases qui tendent à déresponsabiliser le communiquant de ses actes pourtant il ne s’agit bien souvent que d’une manière de se justifier, ou de se protéger aux yeux des autres pour ne pas subir de jugements inopportuns.

Cette tendance à vouloir se dédouaner de tout ne répond qu’à la crainte d’être jugé et pousse souvent le communiquant à se replier sur lui même, voire à développer de l’agressivité envers ses interlocuteurs. Afin de pallier à ce problème, il est préférable de s’assumer et d’assumer ses gestes, actes et propos.

Enfin, la dernière forme de communication néfaste est en fait le ton et la manière employés pour communiquer. Bien souvent le conflit réside dans l’incapacité des interlocuteurs à s’adapter à leur moyen d’expression réciproque, ce qui pousse aux malentendus et à l’agressivité. Comme expliqué précédemment, il est nécessaire d’observer son ou ses interlocuteurs, afin d’être en mesure d’adopter le discours qui convient pour rester dans un processus de communication non violente.


L’empathie ou l’art de la paraphrase : comment aider réellement une personne en détresse

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, l’empathie n’est pas une chose qui va de soi. Le plus souvent ceux qui sont persuadés d’être capable de faire preuve d’empathie n’abordent pas les choses de la manière la plus adéquate.

En effet, l’empathie ne relève pas seulement d’une capacité à se vouloir rassurant lorsqu’un de nos interlocuteurs est en détresse. Il s’agit plutôt d’une capacité d’écoute profonde et sincère. Pour être empathique, il ne faut pas seulement être capable de rassurer quelqu’un, c’est d’ailleurs souvent la dernière chose qu’un individu en détresse recherche. L’empathie telle qu’elle doit être utilisée est une compétence d’écoute profonde, sincère et surtout neutre. Il ne faut ni juger, ni comparer la détresse de son interlocuteur à d’autres situations qui peuvent, de prime abord, sembler identiques.

Une fois cette phase d’écoute terminée, beaucoup se trouvent dans l’incapacité d’exprimer des mots et se contentent de phrases dénuées de sens telles que “je comprends”, ou encore, “mon pauvre !”. Plaindre ou compatir sont des réactions normales mais qui nécessitent de rester silencieuses. L’interlocuteur n’a pas besoin d’entendre de quelqu’un d’autre ce qu’il est capable de penser pour lui-même. Bien souvent, son principal besoin est de parvenir à verbaliser le fond du problème.

L’individu souhaitant faire preuve d’empathie ne doit pas non plus chercher des solutions, mais plutôt réussir à faire parler son interlocuteur. La clé d’une vraie communication empathique est la paraphrase. Oui, de prime abord cela peut sembler peu productif de reformuler ce que l’on vient d’entendre. Ici, il n’est d’ailleurs aucunement question d’une simple reformulation. La paraphrase doit être menée de sorte à reformuler les propos, tout en posant une question car en effet, toute question posée suppose une réponse et donc une réflexion. Face à une question l’interlocuteur sera forcé de puiser en lui-même les éléments nécessaires pour y répondre.

La finalité d’une communication empathique relève en somme d’une capacité à mener une discussion qui pourra aider un sujet à verbaliser son problème. Bien souvent il trouvera d’ailleurs lui-même les solutions. Le fait de se sentir écouté dans un moment où il se sent vulnérable lui aura suffit à se sentir entouré et rassuré, sans être jugé.

Exprimer sa colère de manière non violente, en l’analysant

La colère est un sentiment commun, récurrent et connu de tous. Rares sont ceux qui peuvent se vanter de ne l'avoir jamais subie ou fait subir à d'autres. Pour autant, la colère est un sentiment puissant et souvent mal maîtrisé. En effet, la plupart des gens peinent à comprendre ce qui les met réellement dans un état de colère et tendent à confondre la cause et le facteur déclenchant.

En effet, toujours dans l'idée de communiquer de manière non violente, la colère doit être parfaitement comprise si l'on veut savoir la dominer, puis l'exprimer. Pour ce faire, deux éléments sont indispensables à distinguer : la cause de la colère et le facteur déclenchant.

La cause est l'origine, le point de départ de la contrariété. Le facteur déclenchant est souvent un élément extérieur qui, suite à cette contrariété viendra faire exploser un sentiment de colère mal exprimé.

La communication non violente repose sur plusieurs principes notamment sur le fait de prendre conscience de la responsabilité de nos actes. Nous sommes les propres responsables de notre colère et ne devons en aucun en faire pâtir d'autres personnes de notre entourage.

La colère est bien souvent à tort attribuée à un tiers, on entend ou dit d'ailleurs régulièrement "Tu m'énerves !", "c'est de ta faute !", "Je suis fâchée à cause de toi !"... En vérité, il est plus simple de s'en prendre à un tiers plutôt que de chercher à comprendre la cause réelle de la colère.

La colère, lorsqu'elle est attribuée à quelqu'un d'autre que soi, entretient chez l'autre un sentiment de culpabilité. Lorsqu'un parent admet être en colère et dit à son enfant que c'est dû à ses mauvaises notes, l'enfant portera en lui un sentiment de culpabilité envers son parent. En soi cette culpabilité offerte à tort est une forme violente de communication qu'il faut à tout prix éviter au quotidien.

Afin d'exprimer sa colère de manière non violente, il convient de l'exprimer selon plusieurs principes. Le premier est de chercher à provoquer de l'empathie auprès de son interlocuteur de manière à ouvrir la communication. Une fois cela fait, il est indispensable de garder son calme et de parler de manière claire, simple, en prenant tout le temps nécessaire pour exprimer clairement ce que l'on ressent.

Il faut de temps à autre prendre des pauses et ne pas hésiter à respirer profondément afin de maîtriser ses sentiments. Enfin, il faut formuler une demande claire et sans agressivité afin que l'interlocuteur comprenne le comportement qu'il doit adopter.

Ainsi, en suivant ces différentes étapes, il est possible d'exprimer sa colère en communiquant de manière non violente grâce à l'ouverture d'un canal de discussion pertinent.

Résoudre un conflit en prenant en compte ses besoins, et ceux de l’autre

Le conflit, quel qu’il soit, est souvent un frein à l’obtention d’une communication non violente. En effet, les parties en conflit ont généralement du mal à établir une communication saine. Le plus souvent chaque partie cherche à faire entendre raison à la partie adverse.

Les deux parties ne sont alors plus actrices de la communication mais victimes puisqu’elles subissent à tour de rôle, les exigences de la partie adverse. Alors que le conflit devrait toujours aboutir à une communication pour se régler, il ressemble de plus en plus souvent à un face à face résolument violent.

On entend souvent qu’il est nécessaire de faire des compromis pour parvenir à solutionner un conflit, pourtant c’est une façon silencieuse de faire souffrir l’une ou l’autre des parties, contrainte de faire un effort pour satisfaire aux exigences.

Dans le cadre de la communication non violente, on ne cherche plus à ce que l’une des parties fasse un compromis mais plutôt à ce que les deux admettent qu’elles ont des besoins qui nécessitent d’être pris en comptes et satisfaits. Pour ce faire, il faut que les deux parties puissent exprimer librement leurs besoins sans avoir peur d’être jugées.

Une fois les besoins de chacun exprimés, il ne faut pas hésiter à faire preuve d’empathie afin que tous se sentent compris, entourés et écoutés sans culpabilité. La finalité est bien évidemment de pousser les parties en conflit à formuler respectivement des demandes explicites visant à satisfaire leurs besoins personnels sans frustration.

La clé de la résolution de conflit est en fait liée à la compréhension que les deux parties prenantes auront d’elles-mêmes mais aussi de leur relation. Chacun doit sentir que ses besoins doivent être pris en compte et que ce n’est qu’en transigeant sur l’accomplissement de ses besoins qu’ils comprendront qu’ils sont interdépendants et donc légitimes.

uand la force dépasse les mots et conditionne l’autre

La force telle qu’on la comprend est généralement liée à une action pourtant dans le processus de communication, la notion de force peut faire référence à un mode d’expression.

Il faut savoir quand recourir à la force est nécessaire. Pour ce faire, il faut être en mesure de distinguer la force sous deux usages : la force protective et la force répressive. Comme son nom l’indique la force protective est celle qui pousse un individu à agir par la force, dans un but de protection de lui-même ou d’autrui. Dans ce cas il s’agit d’une pulsion souvent instinctive et incontrôlée en réaction à un événement ponctuel.

À l’inverse, la force répressive est un usage de la force qui est le plus souvent punitif. Elle est utilisée généralement dans un objectif de réprimande ou dans l’espoir de forcer la personne sur qui on en fait usage à se repentir ou à modifier un comportement condamnable à nos yeux. Donner une fessée à un enfant, outre son caractère polémique ouvertement revendiqué, est un des exemples courants de force répressive.

Le problème de cet usage répressif de la force est que la personne qui en est victime ne parvient à pas cerner la bienveillance de celui qui est en fait usage. Il se conditionne à changer son comportement par peur des représailles. Ce n’est donc pas une manière efficace de communiquer puisque l’enfant agit sous la contrainte et dans la frustration sans comprendre.

La force répressive ne passe pas seulement par des gestes mais également par des mots. Lorsqu’un individu cherche à en faire réagir un autre en le “secouant” verbalement, le résultat est le même que pour le parent qui donne une fessée. Blessée par les propos, la victime se conditionne à changer pour ne plus subir d’assaut verbal. Là encore, c’est une façon incohérente de communiquer.

Autrement dit, l’usage de la force bien qu’elle a souvent pour volonté d’aider, d’apprendre ou de protéger n’est pas un moyen de communication optimisé. L’écoute, l’empathie, la connaissance de soi et des autres doivent être privilégiées afin de pouvoir communiquer de manière efficace et totalement non violente.
Se libérer du conditionnement pour s’ouvrir à soi même et aux autres

Dès l’enfance, chaque individu est conditionné à adopter certaines valeurs ou certains comportements conformes aux cercles de vie dans lequel il évolue. On hérite d’une culture, d’un langage, de traditions et d’habitudes. Pour autant, à l’âge adulte rien n’empêche de s’en dissocier afin de tracer sa propre voie.

La communication non violente implique de se connaître soi-même, d’être conscient de ses valeurs, mais doit également pousser à s’intéresser aux autres afin de mieux les comprendre. Une communication non violente efficace et intelligente repose entre autre sur le fait d’être capable de ne pas juger son prochain et de savoir rester neutre pour être capable de faire preuve d’empathie.

Lorsque l’on est en colère, il est nécessaire de faire le point sur ces besoins et de distinguer la cause de l’origine de cette colère, être conscient de sa responsabilité afin de ne pas s’en prendre à quelqu’un d’autre. Pour cela, il est primordial de rester à l’écoute de soi afin de ne pas imposer aux autres ses propres sentiments de frustration.

Tout l’intérêt de la communication non violente est de s’affranchir de toutes les contraintes sociales, intellectuelles ou personnelles dans lesquelles un individu s’enferme pour atteindre un sentiment de sécurité. Cela permet de verbaliser les instances négatives pour les transformer en attentions, en besoins ou encore en demandes explicites.

En somme, il faut se libérer de tous les conditionnements afin de pouvoir s’ouvrir aux autres mais aussi pour leur permettre de communiquer avec nous en évitant les conflits et la violence sous toutes ses formes.

Apprendre à remercier et à accueillir le remerciement

Dans toutes les sociétés l'Homme est à la recherche de gratitude. Rien n'indique pour autant que nous soyons aptes à recevoir un remerciement comme il se doit. Après avoir appris à communiquer efficacement et ce, de manière non violente, il est indispensable d'apprendre à dire "merci" mais aussi à accepter la reconnaissance que les autres ont à nous offrir.

En effet, tout être à besoin de sentir qu'il a été utile, la gratitude est communément appréciée et recherchée. Selon Marshal B. Rosenberg le remerciement est constitué de trois composantes. La première est l'acte qui a permis de satisfaire le ou les besoins, le deuxième est le besoin en lui-même et le troisième le plaisir issu du ou des besoins satisfaits.

Pour autant ces trois composantes ont besoin d'être dites pour adresser un remerciement. Pour bien remercier il convient d'associer ces trois composantes dans l'ordre que l'on préfère et de les verbaliser. Par exemple : "j'ai apprécié que tu passes du temps avec moi", est la première composante, "j'avais besoin de me confier" est la deuxième composante et enfin "ça m'a fait du bien".

Dans cette phrase on retrouve bien l'acte à l'origine du remerciement, le besoin lui-même et enfin le sentiment que cela a provoqué. Comme quoi, un "merci" n'est pas toujours le plus simple pour remercier de manière efficace une personne en quête de reconnaissance. À l'inverse pour recevoir un remerciement le plus simple et de se mettre dans une position d'écoute empathique afin de laisser sa gêne et ses sentiments personnels de côté. Cela permet d'accepter le remerciement plus simplement.

Le remerciement qu'il soit donné ou reçu est souvent une source d'angoisse et de gêne. Il faut tout simplement se mettre dans une position d'écoute neutre afin d'ouvrir la communication. Ce besoin de reconnaissance est un besoin humain parfaitement légitime qui, s'il est bien maîtrisé apporte énormément de bien-être, autant donc en profiter.

Conclusion

Plus qu’un mode de communication, Marshall B. Rosenberg a fait de la communication non violente un véritable art de vivre. Apprendre à se connaître, faire preuve d’empathie ou encore savoir dire merci, la communication non violente est à la portée de tous encore faut-il savoir exprimer sa colère et maitriser sa force. Dans cette initiation à la communication non violente Marshall B. Rosenberg nous livre tous les secrets d’une nouvelle forme de communication simple et efficace.

Que retenir de la lecture de ce résumé :

- les formes de communications néfastes sont le jugement, la comparaison, la déresponsabilisation ;

- l'empathie ou l’art de la paraphrase : comment aider réellement une personne en détresse ;

- il est important d'exprimer sa colère de manière non violente, en l’analysant ;

- prendre en compte ses propres besoins et ceux de l'autre permet de résoudre un conflit ;

- l'usage de la force répressive n'est pas efficace ;

- celle-ci vous conditionne (quand vous en êtes victime) et tend à conditionner les autres (quand vous l'imposez) ;

- vous n'êtes pas responsable des émotions et des sentiments des autres personnes... Et inversement ;

- il est important d'apprendre à remercier et de savoir accueillir les remerciements.



Je change #AvecCeKoob

Le changement, c’est demain matin ! Koober vous donne la méthode pour utiliser et mettre en action ce koob de manière concrète. Un kickoff immédiat pour changer dès demain matin.

Il existe de nombreux exercices qui permettent de mettre en pratique la communication non violente. Devenir un praticien actif de cette méthode demande du temps et une capacité à se remettre en question. L’un des exercices consiste à apprendre à gérer sa colère en 6 étapes.

La prochaine fois que vous sentez la colère monter, prenez le temps d’accomplir cet exercice :

1. Tout d’abord, arrêtez-vous et respirez. Reprenez le contrôle de votre souffle.

2. Identifiez les jugements qui occupent vos pensées. Puis, laissez l’autre personne de côté, et reconnectez-vous avec vous-même. Essayez de comprendre ce que dit la part de vous-même qui est en colère.

3. Dégagez l’autre personne de toute responsabilité. Elle a déclenché votre colère, mais n’en est pas la cause. Si vous êtes en colère, c’est parce que ses propos vous touchent, alors que ce ne devrait pas être le cas.

4. Mettez-vous en situation d’empathie. Essayez de comprendre ce que la personne en face de vous exprime vraiment.

5. Offrez lui votre empathie. Reformulez le problème et la source du conflit en incluant ce que vous ressentez et en posant une question à l’autre personne afin d’ouvrir la communication.

6. Communiquez Smile

Voici un exemple pratique plutôt simple : vous arrivez en retard à un rendez-vous, la personne en face de vous est en colère et vous accueille par un violent : “j’en ai marre de toi, je passe ma vie à t’attendre ! Tu m’énerves !” Etc.

Dans ce cas précis, la personne exprime sa frustration d’avoir attendu. Elle énonce un reproche et un jugement “elle vous attend toujours”. Cette phrase, déclenche en vous, un sentiment de culpabilité (c’est, vrai qu’il vous arrive d’être en retard…) et une baisse de votre estime de vous (vous ne vous sentez pas à la hauteur de ses attentes). Au lieu de lui répondre violemment à votre tour, vous exprimerez quelque chose comme : “c’est vrai que je suis en retard, et je comprends ta colère, tu dis que tu as le sentiment de “m’attendre tout le temps”, et cela m’attriste. Souhaites-tu m’en parler ?”

Dans ce cas, il faut avoir à l’esprit que vous n’êtes pas responsable de sa colère, même si votre comportement l’a déclenché. Le fait qu’elle se soit énervée exprime un sentiment de frustration plus profond que le simple fait d’avoir du attendre. Vous n’êtes pas responsable de sa colère, mais vous pouvez, grâce à l’empathie, l’aider à identifier et comprendre cette frustration.

Evidemment, ce moment de communication non violente est théorique. Dans la réalité, la conversation se passerait différemment. Si ce domaine vous intéresse, il existe de nombreux sites web consacrés au sujet, le premier étant Le site francophone de la CNV.

Sur Youtube, la chaîne d’Isabelle Padavoni se révèle à la fois passionnante et drôle.







Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fenêtres publicitaires intempestives
» Condamnation de l'ouverture des fenêtres de l'internat
» sécurité fenêtres
» les fenêtres de versaïlles.
» Normes de sécurité quant aux fenêtres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: Salle de lecture :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: