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 Foutez-vous la paix !

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MessageSujet: Foutez-vous la paix !   Dim 25 Juin - 22:18

Foutez-vous la paix !

En lisant ce résumé, vous découvrirez comment développer l’état d’esprit adéquat pour vous libérer de la pression, et comment cheminer vers une réelle connaissance de vous-même. Pressé et stressé de toutes parts par une société qui va en se déshumanisant, l’Homme a de plus en plus de mal à suivre un cap fiable, ne sait plus vraiment qui il est et ce dont il a envie. Dans cette lutte permanente, comment retrouver son enthousiasme et sa capacité d’agir ?

Vous apprendrez notamment :

- que la méditation est le moyen fondamental de parvenir à une connaissance de soi ;

- que la méditation n’est pas ce que l’on croit généralement ;

- à savoir dire non aux règles et aux obligations ;

- à définir votre propre rythme ;

- à aimer la complexité ;

- à cesser de vous comparer ;

- à accepter la vulnérabilité ;

- bref, pour reprendre les mots de l’auteur, à vous “foutre la paix”.

Dans un monde qui va toujours plus vite, les Hommes agissent sans discernement, frénétiquement, ballotés entre un cruel perfectionnisme et un besoin de comparaison permanente de soi aux autres. Ils s’infligent eux-mêmes torture et agitation. Or, s’agiter n'est pas faire. Arrêter de se mouvoir sans cesse est le seul véritable moyen d’agir et de retrouver l’enthousiasme et l’envie d’aller plus loin.
Méditer est essentiel

Nombreux sont ceux qui parlent aujourd’hui des bénéfices de la méditation ; elle permettrait d’être plus calme, plus productif, de se fabriquer un îlot de tranquillité dans un monde compliqué et stressant. Les méthodes et les techniques pour y arriver sont d’ailleurs innombrables, car chacun est pressé de trouver dans la méditation le résultat espéré. Pourtant, appréhender la méditation sous cet angle est une erreur et mène à bien des désillusions.

La méditation n’est pas un produit, dans le sens consumériste du terme ; on ne peut l’acheter, on ne peut l’utiliser, on ne peut la vendre. Ce n’est pas une technique à maîtriser ou un savoir à acquérir : c’est un art de vivre.

En effet, la méditation est utile précisément parce qu’elle ne sert à rien : elle délivre de l’asservissement à la productivité et à la rentabilité. Elle n’est pas ce qu’on aimerait qu’elle soit — un remède facile et immédiat à nos problèmes —, elle est autre chose, un chemin de découverte de soi, un face-à-face avec soi-même, un refus de trouver des échappatoires. Aussi, il n’est véritablement possible de méditer qu’en arrêtant de chercher à méditer.

On peut par analogie imaginer vouloir se détendre : s’ordonner d’être détendu conduit souvent à l’inverse, s’ordonner d’être calme conduit à être plus stressé et s’ordonner de faire silence dans ses pensées conduit à entendre encore plus de bruit mental. À l’inverse, s’autoriser à rester crispé engendre bien souvent la détente ; c’est s’autoriser à être agité au calme, à être préoccupé dans l’apaisement.

Regarder un feu de cheminée demande d’être attentif tout en étant détaché ; c’est la même chose pour la méditation, qui donne un résultat sans intervention active : elle laisse en paix, sans buts. Il s’agit d’être soi, avec ses faiblesses, ses pensées et son stress, ses qualités et ses défauts, et d’être attentif à ce qui se passe sans chercher à le fuir ou à le diminuer. En gros, respirer, être vivant ; cela ne nécessite aucune connaissance, aucune technique, aucune expérience : c’est à la portée de n’importe quel enfant, d’ailleurs plus doué en ce domaine que les adultes.

N’est-ce pas libérateur ? Il n’y a besoin de rien, seulement et uniquement d’être. Ainsi comprise, la méditation n’est pas une technique utilisée dans l’urgence, elle est un rappel, un réflexe bienveillant, un élan de positivité qui invite à s’accepter entièrement. S’il est parfois difficile d’adhérer à cette conception de la méditation, c’est que de nombreuses idées fausses la concernant circulent actuellement.


Les idées fausses sur la méditation

Le monde occidental est le rejeton de l’Antiquité grecque et à ce titre, il est profondément imprégné des principes épicuriens et stoïciens. Cette origine pose problème puisqu’elle est la cause d’un malentendu qui perdure, et engendre bien des souffrances. En effet, ces penseurs avaient pour ambition de permettre au plus grand nombre d’atteindre la sagesse et la paix de l’esprit. Pour ce faire, ils ont enseigné au peuple la nécessité de vaincre ses passions, de supporter l’âpreté de la vie avec noblesse et indifférence, et d’atteindre une équanimité parfaite de l’esprit. Ces préceptes sont devenus le socle de toute forme de sagesse telle que l’Occident la conçoit.

La majorité des Hommes a compris cet enseignement en ne prenant pas en compte la réalité et les difficultés de la vie, et en percevant la sagesse comme lisse et éthérée. Cette conception idéalisée, contrastant avec la vie quotidienne, semble bien trop difficile à atteindre et entraîne un découragement. C’est ainsi que chacun recherche dans la méditation ce qui est à portée de main : le calme.

L’origine du mot “calme” est maritime : c’est l’absence de vent qui empêche le bateau d'avancer. Dans ce cas, c’est un contresens de rechercher à tout prix le calme dans la méditation. Plutôt que d’instaurer un calme plat et trop souvent stérile, la méditation est là pour apprendre la paix qui fait suite aux épreuves : faire corps avec tout ce qui arrive, ne rien négliger, prendre à bras-le-corps l’aventure de la vie.

Se confronter à la réalité et à ses problèmes de la bonne manière, voilà le but de la sagesse et par conséquent de la méditation : les combattre et non pas se réfugier dans une tour d'ivoire pour les éviter. Ainsi, méditer ne sert pas à calmer, mais à entrer en rapport avec sa vie, à redevenir vivant. Beaucoup trop de méditants atteignent le calme, mais perdent la paix : ils ne savent plus vivre dans un monde agressif et bruyant.

En outre, Bouddha, Jésus, Mandela ou Diogène étaient bien loin d’être lisses et éthérés ; ils ont remis en cause les règles prédominantes de leurs époques, provoqué des changements et fait opposition : ils se sont confrontés à la réalité, ses désillusions et ses difficultés. De même, chaque Homme devrait choisir la méditation qui est faite pour lui, la manière la plus parlante de se mettre en rapport avec lui-même, de se reconnecter à ses sens et à ses tripes, bien loin des techniques habituellement conseillées qui consistent à “regarder ses pensées comme des nuages qui passent”. Elle ne devrait pas être perçue comme une “pleine conscience”, dans le sens où elle éloigne de la vie, mais comme une “pleine présence”, ici et maintenant.

Si la recherche du calme ne suffit pas, si on ne croit pas en la méditation, comment l’utiliser au quotidien ?

Se libérer des chaînes

Dans tout groupe social, le respect de certaines règles est nécessaire pour permettre la vie en communauté. Toutes ces règles ne sont pas obligatoires, certaines sont plus des habitudes, des manières de faire non réfléchies, mais la plupart des Hommes les suivent tout de même, par servitude volontaire.

Pourquoi un tel comportement ? Cette obéissance quasi aveugle à des règles non écrites ? Obéir entretient un sentiment de sécurité, la certitude de bien faire et de ne pas se tromper. Être transparent, ne pas faire de vague permet au système de fonctionner sans être gêné par le grain de sable réfractaire.

Depuis l’enfance, on n’apprend pas aux individus à être libres, mais à être formatés, à obéir et à être efficaces. Bien plus précieuse serait la transmission de connaissances susceptibles d’apprendre à s’adapter, à penser et à être épanoui dans un monde changeant. Mais l’épanouissement personnel est un facteur secondaire face à l’impératif d’urgence et de productivité : il appartient à la sphère privée de l’individu et n’intéresse pas la société.

Pourtant, quoi de plus nécessaire à l’individu et à la société que la liberté et la connaissance de soi ? Einstein et Newton ont bouleversé les règles de leur époque pour se focaliser sur ce qui est. C’est leur adaptation à la réalité de la vie et non leur acceptation de l’acquis qui a fait avancer la science. Remettre en cause l’automatisation permet à un phénomène de se produire — l’inspiration naît — celui qui ne suit pas scrupuleusement une recette de cuisine peut se tromper, mais peut aussi inventer un plat plus savoureux.

Remettre toujours en question les règles auxquelles on obéit doit devenir un réflexe, pas un réflexe anarchiste, mais un réflexe de liberté : n’accepter que les règles essentielles et celles choisies consciemment, arrêter de s’imposer des actes non désirés, non utiles ou artificiels. Il est impossible d’apprendre quelque chose d’essentiel en suivant sans réfléchir des règles édictées par d’autres : il faut créer ses propres lignes directrices. Pour cela, il suffit d’être présent pour soi-même, de s’écouter, de découvrir de quoi on a réellement envie, ce qu’on veut vraiment faire, de se confronter aux obligations du quotidien pour être libre de dire non, et avancer dans la direction choisie, car la difficulté réside dans la simplicité.

Être attentif à son propre rythme

L’agitation semble être devenue l’étalon social pour mesurer la capacité d’action d’un individu. Plus quelqu’un semble proche de la réussite et plus il est censé être occupé ; être surbooké en permanence est de ce point de vue, le summum de la réussite et est souvent admiré. Un artiste qui vend ses toiles et gagne de l’argent est considéré comme un vrai artiste, mais le même artiste, s’il n’en gagne pas, est perçu comme un fainéant qui perd son temps. Le rapport au temps est faussé, “le temps c’est de l’argent” : productivité, rentabilité, efficacité sont recherchées et encouragées.

Toutefois, l’agitation ne donne que l’impression d'agir. Un conjoint qui râle des défauts de son époux(se) et devient déplaisant, mais qui ne fait pas l’effort de se rapprocher émotionnellement de celui-ci (ou celle-ci) ; un professeur qui répète un cours en détail, mais ne fait pas preuve de chaleur humaine à l’égard de ses étudiants ; un employé qui traite froidement les dossiers, mais sans voir les personnes et les conséquences derrière ; un parent qui gronde son fils et l’envoie dans sa chambre faire ses devoirs, mais sans lui expliquer quand, comment et pourquoi il devrait les faire, ce sont tous des exemples d’agitation qui donnent l’impression d’action, alors qu’aucune de ces personnes n’a vraiment agi. Aucune d’entre elles n’a transformé la réalité ; comme un hamster dans sa roue, l’agitation semble action, mais c’est en pure perte.

La méditation apprend, à celui qui sait s’y prendre, à agir vraiment en changeant le rapport au temps, car temps et action sont liés. Le temps est personnel et intime, il n’a rien à voir avec la moyenne de temps nécessaire, communément admise pour faire les choses. Un deuil est censé se faire en six mois ? Certains le font en quelques semaines, d’autres en une vie : parler de moyenne ne sert à rien. Le temps est la période nécessaire à chacun pour avancer. Comme un médecin bienveillant et consciencieux qui écoute avec attention les syndromes du patient pour découvrir de quoi il s’agit, la méditation invite à arrêter de courir, à s’écouter jusqu’à trouver la solution, indépendamment de ce que pensent les autres ou de ce à quoi correspond la norme.

Écouter et prendre le temps n'est pas quelque chose qui se pratique entre deux moments d'activité et ce n’est pas non plus être oisif. C’est bien plutôt la découverte attentive du temps qu’il est nécessaire à chacun pour se transformer ; une découverte de son tempo personnel, du battement de sa vie.

Si elle semble passive, la méditation est au contraire action pure. En apprenant à respecter le temps intime de chacun, elle permet de libérer la marge de manœuvre nécessaire à la transformation, en refusant la pression de l’extérieur.


Aimer la complexité

Depuis Descartes, la raison est l’alpha et l’oméga de toute action efficace. Bien entendu, la raison a sa place, il n’est pas question de remettre en cause son rôle essentiel, mais prendre conscience de ses limites l’est pour parvenir à une vision de la vie moins étriquée et plus satisfaisante.

Le monde croule sous le poids de la rationalisation et de la haute main des mathématiques : tout doit être quantifié, analysé, efficace : on parle par exemple de ramassage scolaire, de gestion du temps, de ressources humaines. Les experts et les technocrates savent, disent quoi faire, comment le faire, mais sont souvent incapables de prévoir un krach financier ou une catastrophe, qu’ils semblent savoir très bien expliquer, a posteriori… Pourquoi ? Comment des gens aussi intelligents et compétents peuvent-ils se tromper à ce point ? Tout simplement parce que la réalité dépasse les capacités de la raison, mais la raison, dans son orgueil, pense pouvoir comprendre le monde et le réduire à des colonnes de chiffres et le mettre dans des cases.

Les experts ne sont néanmoins pas les seuls à blâmer ; chaque Homme agit en expert et technocrate de sa propre vie, chacun essaye de quantifier sa réalité pour la maîtriser, la contrôler, l’expliquer. Tout le monde déteste l’incertitude et le doute, et trouve des raccourcis pour les comprendre plus rapidement. Puis, quand il pense enfin avoir compris, il n’avance plus, car il arrête de chercher : son monde est expliqué, certain, rigide. Tel le célibataire qui cherche un partenaire répondant à une liste de critères trop précis — et ne le trouve jamais —, l’Homme cherche à trouver la vérité et le bonheur selon des exigences trop limitées et rigides. C’est pourquoi la raison doit apprendre à se taire et l’intuition à émerger. Lorsqu’on accepte son ignorance, de faire corps avec une réalité plus complexe que l’on imagine, l’aventure du mystère, de l’inconnu, des perspectives nouvelles, peuvent voir le jour.

La méditation développe l’intuition ; elle n’essaye pas de faire taire les pensées, mais permet d’être attentif à ses propres réactions, à sa petitesse de réaction aux événements, à son incapacité à tolérer ce qui est plus grand que soi-même.


Ne plus se comparer

Le besoin de comparaison est naturel chez l'être humain et la société l'encourage depuis l’enfance à travers l’école, les notes, les orientations, les moyennes, etc. Les adolescents quant à eux se comparent naturellement, et les adultes continuent dans cette lignée, selon leurs réussites et statuts sociaux.

La société n’a jamais été aussi paradoxale : d’une part elle demande à tous ses membres d’être efficaces, lisses, de ne pas faire de vagues et de se comporter selon les règles établies, et d’autre part elle pousse sans cesse l’individu à sortir du lot et faire preuve d’originalité. Toutefois, acheter par exemple une voiture, des chaussures ou des sacs personnalisés et différents, sous couvert d’originalité et d’affirmation de soi, revient à participer à l'uniformisation générale.

La comparaison est donc un état permanent : d’une part pour ne pas sortir des clous et être accepté par le groupe, d’autre part pour faire différemment des autres et se distinguer à titre individuel. Cette injonction paradoxale, contradictoire et en fin de compte impossible, est la source d’une multitude de maux que les psychiatres connaissent bien. À force de se comparer, plus personne ne sait ce qui les intéresse vraiment, ce qui les anime, ce qu’ils souhaitent vraiment faire.

Face à cette impossibilité de se trouver des principes, un refus pur et simple de la comparaison est la seule solution. La solitude est souvent la sanction de celui qui refuse de se comparer, mais elle est salutaire. Toutefois, cesser de se comparer demande de la confiance en soi et pour cela, il faut bien se connaître ; non pas superficiellement, par le biais de tests psychologiques ou d’introspections, mais par la connaissance réelle de ses désirs, ses envies, sa nature même.

C’est d’autant plus difficile que la société cherche à faire croire que celui qui réussit sera heureux : c’est un mensonge. Elle ne se préoccupe pas des singularités de chacun, ne s’intéresse pas à développer les particularités des individus, seul celui qui est heureux réussit. Mais comment pourrait-il l’être s’il ne sait même pas qui il est, et passe son temps à se comparer au troupeau ? Cézanne, par exemple, a connu de multiples échecs et rejets quant à son approche innovante de la peinture, mais il a su rester à l'écoute de ce qui l'appelait et ressentait, envers et contre tout.

Méditer n'est pas se préoccuper de son intériorité, mais au contraire s'occuper de la réalité, de ce qui nous entoure, et nous relie à elle.


Accepter la vulnérabilité n’est pas une faiblesse

Voici un autre paradoxe de la vie actuelle : vouloir à tout prix éviter l’échec et l’erreur, et dissimuler en conséquence ses faiblesses et ses vulnérabilités, afin d’éviter d’être blessé ou rejeté. Cette cuirasse absorbe notre énergie à force de vouloir la maintenir en place, énergie qui pourrait être mieux utilisée ailleurs.

Ceux qui montrent leur faiblesse, qui l’acceptent, sont souvent perçus comme plus vrais et authentiques ; par exemple, un collègue qui craque et pleure à cause d’un burn-out : à chaque fois que la faille est révélée, un rapport émotionnel est créé et provoque la sympathie et le rapprochement. Les faiblesses sont inhérentes à l’Homme, elles font partie de lui ; c’est en baissant la garde qu’on entre en connexion avec les autres, lorsqu’on est soi-même et qu’on ne triche pas.

Face à la maladie ou à la mort, être quelqu’un de performant et compétent ne sert à rien, se battre toute sa vie pour protéger les apparences n’a pas de sens : il faut accepter sa fragilité et sa peur, y faire face pour les transcender, ne pas les cacher, ne pas les fuir. On ne peut être que ce que l’on est, avec toutes ses vulnérabilités et ses forces. Il ne s’agit pas d’un éloge de la faiblesse, au contraire : seul celui qui est fort et a confiance en lui-même peut être présent, vivant, devant lui-même et les autres, et dans la totalité de son être.

Si on regarde derrière soi, les moments les plus importants dans la vie sont souvent les moments où la vulnérabilité est à vif, mais est loin d’être la faille redoutée : elle est acceptée, soit par soi-même, soit par un être cher ou compatissant qui ne juge pas. L’accepter revient à se reconnecter à sa nature et nous rappelle que l’Homme n’est pas une machine parfaite. De plus, celui qui s’entraîne à accepter sa propre vulnérabilité est plus à même de tolérer celle des autres, et un sentiment de bienveillance naît de cette expérience. Si ce dernier mot a été galvaudé, il reste important : c’est l’état de celui qui n’ignore rien de ce qu’il voit, mais l’accepte sans juger. L’auteur cite en exemple la bienveillante acceptation de son homosexualité par son meilleur ami : accepter sa vulnérabilité n’est donc pas seulement un moyen de connaissance de soi, mais aussi de reconnexion avec les autres et le monde.

Se laisser tranquille est fondamental

La pratique quotidienne de la méditation et des points évoqués conduit naturellement à un résultat de grande importance : la prise de conscience de l’extrême dureté avec laquelle les hommes se traitent les uns les autres.

Cette voix intérieure qui sans cesse critique, juge, rabaisse, compare, n’est jamais satisfaite, veut toujours plus. Lorsque cette voix est écoutée attentivement, elle permet une découverte fondamentale : son action sur l’être s’apparente à un harcèlement permanent, qui ne pourrait être toléré s’il venait de l’extérieur. En effet, sous prétexte que cette voix provient de lui-même, l’Homme accepte mille tortures sans sourciller.

La société ne fait que renforcer cet état d’esprit ; elle n’encourage jamais les compliments qui pourraient éventuellement amener à se reposer sur ses acquis et un état de tension continue est jugé plus productif, mais c’est une grave erreur, puisqu’il déprave l’Homme de ce qu’il y a de meilleur en lui-même.

Ce qui importe, c’est d’acquérir la capacité de rire de soi-même, d’accepter de faire de son mieux, sans peur d’un échec éventuel, et ne pas confondre l’élan et l’aspiration avec l’obligation de résultats auto-imposés. Edison s’est trompé plus d’un millier de fois avant de réussir ; s’est-il découragé ? Non. De même, durant les premiers Jeux Olympiques en Grèce, il n’y avait pas de records, de chronomètres, de pression de l’exploit ; les athlètes étaient satisfaits de donner le meilleur d’eux-mêmes et les lauriers allaient à celui qui, ce jour-là, s’était montré le plus fort, tout simplement.

Même si la vie a tendance à ressembler à un combat, l’insensibilité et la dureté ne sont pas des états obligatoires : on peut apprendre à s’aguerrir sans s’endurcir, à ne pas renoncer à son humanité. Pour cela, une méthode en deux points peut être appliquée : s’observer en train de se juger négativement chaque fois que cela arrive, pour se parler ensuite comme on parlerait à son meilleur ami et se dire les choses sans violence, avec bienveillance. On apprécie une personne malgré ses défauts et souvent grâce à eux, c’est pourquoi il est très important de devenir bienveillant avec soi-même, de ne pas se dénigrer. Appliquer ce précepte engendrerait moins d’égoïsme, car celui-ci naît de la peur et permettrait de développer la confiance en soi, et surtout de prendre sa vie à bras-le-corps, sans être handicapé par le jugement de soi-même, non nécessaire et non justifié.

Conclusion

Faire corps avec la vie, avoir confiance, combattre, partir à l’aventure en harmonie avec la totalité de son être, est la seule vraie école de sagesse. La méditation, qui permet une écoute attentive, bienveillante et décomplexée, détruit les illusions sur soi-même, les chapes de plomb imposées, et autorise à s’émerveiller à nouveau de la vie et de soi. La délivrance est à portée de main, pour peu que l’on consente à “se foutre la paix”.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- méditer est essentiel ;

- la méditation n’est pas ce que l’on croit généralement ;

- on peut se libérer des chaînes ;

- il faut être attentif à son propre rythme ;

- il faut aimer la complexité ;

- la comparaison est inutile ;

- accepter la vulnérabilité n’est pas une faiblesse ;

- se laisser tranquille est fondamental.


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