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 Nouveau manuel de manipulation

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MessageSujet: Nouveau manuel de manipulation   Lun 26 Juin - 17:54

Nouveau manuel de manipulation

Nouveau manuel de manipulation

En lisant ce résumé, vous découvrirez toutes les techniques de manipulation à appliquer au bureau et au quotidien.

Vous découvrirez aussi que :

- chacun peut tour à tour manipuler ou être manipulé ;

- la manipulation est verbale, paraverbale et non-verbale ;

- elle est parfois destructrice et pathologique ;

- elle peut aussi être positive lorsqu’elle permet simplement de s’affirmer.

Pour arriver à leurs fins, les animaux et les plantes utilisent la ruse. Les Hommes, qui sont dotés de la parole, y mêlent la persuasion, parfois même, la violence : pour convaincre les autres d’agir dans notre sens ou ne plus nous laisser duper, nous avons recours à la manipulation. Gilles Azzopardi, psychosociologue, signe son “Nouveau manuel de manipulation” et nous invite à user de techniques efficaces pour obtenir (presque) tout ce que nous voulons.

Faire une très bonne impression incite l’autre à dire “oui” plus facilement

Lors d’une première rencontre, faire une très bonne impression sur son interlocuteur déclenche sa sympathie. Un regard franc, droit dans les yeux, et un sourire sincère sont les deux premières clés d’une manipulation réussie.

Une poignée de main a aussi le pouvoir de nous faire réussir ou de tout rater. Si elle est ferme, sans excès, elle donne une impression positive. Si elle est molle, fuyante ou donnée du bout des doigts, si elle broie les phalanges ou s’accompagne d’une main sur l’épaule, elle laisse transparaître de la timidité, de l’hypocrisie, de l’agressivité ou encore une attitude faussement amicale.

Le toucher est également une arme de persuasion. Un serveur qui en use reçoit un plus gros pourboire du consommateur et un vendeur convainc plus aisément son client s’ils leur touchent le bras pendant 2 secondes. Première forme de communication chez les êtres vivants, le toucher procure un sentiment de confiance et de sécurité. Toutefois, la distance interpersonnelle joue aussi un rôle : en fonction du degré d’intimité qu’on a avec son interlocuteur, mieux vaut trouver la distance adéquate.

Quatrième point, l’imitation : l’être humain se sent plus à l’aise avec quelqu’un qui lui ressemble d’une manière ou d’une autre — même prénom, même style vestimentaire. Il a tendance à imiter spontanément les gestes et mimiques de ceux qu’il veut séduire ou convaincre. Naturellement, pour être efficace, l’imitation doit rester discrète. De même, au cours d’une conversation, employer le même langage de l’autre en hochant la tête est le meilleur moyen d’obtenir ce qui est attendu de lui.

Enfin, arriver en retard à un rendez-vous, faire attendre son interlocuteur, permet d’exercer un meilleur contrôle sur son interlocuteur.
Il existe des astuces pour avoir l’ascendant sur les autres

Un groupe est toujours composé d’un, ou de plusieurs meneur(s). Pour devenir l’un d’entre eux, il faut chasser ses peurs, et cela, malgré ses complexes. Le simple fait d’en parler avec des gens de confiance les rend plus supportables. Toutefois, les peurs les plus coriaces requièrent une gestion méthodique. Le timide maladif, par exemple, peut établir la liste des situations où il se sent vulnérable et les classer de la moins pénible à la plus pénible. Puis, il doit les affronter une par une, le but étant de gagner en aisance après chaque étape.

La confiance en soi

Avoir une bonne estime de soi et montrer toute sa force de caractère sans attirer l’attention sur ses faiblesses incitent les autres à vous accorder leur confiance. Pour s’imposer, une bonne dose de confiance en soi est donc nécessaire. Comment y parvenir ? En soignant son apparence, sa forme physique, en adoptant un pas rapide, une posture bien droite, en se montrant, en allant vers les autres, en apprenant par cœur quelques phrases pour éviter d’être pris au dépourvu, en avouant ses craintes, en se gardant d’interpréter tout signe et tout geste.

La confiance en soi passe également par l’élimination des messages négatifs qui hantent votre esprit depuis l’enfance. Si, au lieu de dire “je devrais” ou “il faudrait que je”, vous disiez “je pourrais” ou “je décide de” ? En agissant ainsi, il serait plus facile d’échapper aux tentatives de manipulation. Croire en sa propre valeur force les autres à y croire aussi.

Différents procédés pour manipuler les autres

D’autres astuces, auxquelles les dominants ont recours, peuvent aider à s’affirmer : porter une couleur sombre ou du rouge, y compris pour séduire, arborer un signe distinctif récurrent dans ses tenues vestimentaires, respecter les phrases rituelles, éviter toute gesticulation — ceux qui dominent sont statiques — parler bas et doucement, sourire, faire rire, flatter, faire en sorte d’être d’accord, répondre aux questions par des questions, créer des effets de surprise pour décontenancer.

Autres procédés qui fonctionnent : être bienveillant et attentif, s’adapter au groupe et à ses usages — on ne tutoie pas quand tout le monde se vouvoie — observer et écouter avant d’intégrer une conversation, capter l’attention par un propos original ou bien ciblé — parler de mode avec une “fashion victim” — articuler en cherchant le regard de quelqu’un, user d’accents de sincérité en toutes circonstances, s’adresser en priorité à la personne qu’on veut convaincre sans pour autant négliger les autres, accepter la confrontation sans réagir à la provocation — il est préférable de l’éviter si l’on n’est pas en forme ou de demander des exemples factuels — ne pas montrer ses émotions ou faire l’étonné en cas d’attaque.


Pour obtenir tout ce que vous voulez (ou presque), vous pouvez utiliser huit techniques

Pour obtenir quelque chose de quelqu’un, il est possible d’essayer de le persuader en sollicitant sa bonne volonté, ses sentiments ou sa raison, mais cette démarche n’est pas toujours payante. Il est préférable d’exploiter ses faiblesses en utilisant des méthodes ne pénalisant personne.

La technique du pied-dans-la-bouche. Elle consiste à utiliser les formules rituelles du type : “Bonjour, comment ça va ?” Polies ou hypocrites, elles véhiculent une bonne image de soi et incitent l’autre à répondre positivement.

La technique du “low-ball”. Il s’agit de demander peu pour obtenir beaucoup. À la question : “Tu as 5 minutes pour m’aider ?”, on répond facilement “oui”, même si les 5 minutes deviennent des heures. Il est en effet difficile de refuser alors qu’on vient d’accepter.

La technique du pied-dans-la-porte. Grâce à elle, un acte apparemment anodin devient un autre, qui l’est beaucoup moins. Ainsi, demander l’heure à quelqu’un le rend plus enclin à donner un euro. Accepter une première fois engage la personne, qui se sent obligée de continuer.

La technique de la porte-au-nez est l’inverse de la précédente. C’est demander beaucoup, dans un délai court, pour obtenir juste assez. C’est solliciter son garagiste pour qu’il vous prête une voiture pendant une semaine, le but étant qu’il vous la cède une journée. Elle engendre la réciprocité puisque chacun fait un effort, mais également la culpabilité : “comme je n’ai pas pu accepter, je me rachète en proposant moins”. De plus, refuser serait un acte antisocial.

La technique de l’illusion de la liberté, quant à elle, rappelle à l’autre qu’il est libre de sa décision. Un “c’est vous qui voyez” est souvent suivi d’un “oui”.

La technique commerciale du “et ce n’est pas tout !” permet de multiplier par deux ou trois ses chances de succès. Si l’autre a l’impression d’être bénéficiaire, qu’une faveur lui est accordée, il dépensera plus.

La technique du “un peu, c’est mieux que rien” convient à l’adulte en position de faiblesse, qui estime n’avoir rien à gagner s’il réclame trop, ou au soupirant qui implore un dîner, puis un tiroir, et finit par s’installer.

La technique de l’étiquetage consiste à flatter et à attribuer une qualité à l’autre avant de faire appel à sa générosité.

Les techniques des professionnels de la négociation sont d’excellentes sources d’inspiration

Il est important de se mettre à la place de celui à qui est demandé la faveur. A-t-il besoin de s’impliquer, et pourquoi le ferait-il ? En fonction de sa disponibilité et de ses finances, il ne s’engagera pas de la même façon. Il aidera ou donnera d’autant plus facilement qu’en retour, il sera considéré.

Les étapes à respecter avant de se lancer dans la négociation

Afin d’être certain que la négociation se passe bien, il faut préparer le terrain :

- se fixer un objectif élevé et un objectif moindre ;

- croire en soi ;

- choisir celui qui a la possibilité de dire “oui” pour éviter de perdre son temps ;

- influencer l’entourage de sa cible ;

- saisir le meilleur moment pour lui parler et la mettre à l’aise ;

- tenir compte de ses émotions ;

- satisfaire ses propres intérêts en mettant en avant les avantages qu’elle pourra en retirer ;

- proposer une alternative et émettre des hypothèses qui laissent différentes possibilités ;

- anticiper les objections et persévérer.

L’art de la conversation et de la langue de bois

Avant de parler, il faut apprendre à écouter, quelque chose qui est souvent mal maîtrisé. Pourquoi ne pas prendre l’habitude de se tourner franchement vers son interlocuteur, de peser chacun de ses propos et, tel un caméléon, de s’approprier ses mots et attitudes ? Faites en sorte de vous méfier des a priori positifs et négatifs, de répondre aux questions par des questions ouvertes (astuce des psys et hommes politiques), d’observer des silences et parfois d’arrêter la conversation si vous vous sentez vulnérable ou stressé.

Discuter, c’est aussi parler la langue de bois, pratique ancestrale toujours usitée par les communicants. Elle repose sur des expressions telles que : “c’est vrai que”, “comme vous l’avez dit vous-même”, “bien sûr, vous pourriez me rétorquer que”. Elles permettent de donner du poids aux propos banals, d’avoir l’air sincère, de semer le doute ou encore de prendre les devants pour désamorcer d’éventuelles objections.

Utiliser la voix passive — “notre dossier a été mal présenté” — abuser de phrases toutes faites et de clichés — “l’avenir nous le dira”, “le mieux est l’ennemi du bien” — de pléonasmes et barbarismes — une opportunité à saisir, décomplexifier — de termes rares — idées disruptives — de figures de style — oxymores et anaphores — d’anglais — dans une conversation en français — sont autant de procédés pour améliorer sa langue de bois.

La manipulation peut servir pour se faire obéir des enfants et adolescents

Si, dans la toute petite enfance, la technique du disque rayé — répéter les mêmes ordres inlassablement — suffit pour se faire obéir, il n’en est pas de même dans l’enfance et l’adolescence. La meilleure solution est de garder son calme, d’encourager les réussites et initiatives de son enfant, de le laisser se tromper, de lui énoncer des consignes claires et non des considérations générales.

Un enfant qui n’en fait qu’à sa tête a besoin de limites. Comment faire ? Cesser de culpabiliser, éviter les réactions à chaud et l’affrontement, le mettre face à ses responsabilités — s’il ne retrouve plus un jeu, c’est sa faute : il n’a pas rangé sa chambre — expliquer quelque chose une fois et ne pas y revenir chaque jour. Bref, poser des limites pour que lui-même ne souffre pas de leur absence.

Si, en plus de désobéir, il provoque et rejette l’autorité des adultes, voici la marche à suivre : garder son calme ou différer l’explication, se montrer exigeant sur l’important, rester ferme même en cas de crise, ne pas se laisser piéger par d’interminables discussions — c’est son meilleur moyen de ne pas passer à l’action — écouter sans juger. En effet, chez ces enfants, provoquer l’autorité est plus un mode de défense qu’une volonté de nuire.

Qu’en est-il des adolescents ? Ils sont à la recherche de leur identité et de leurs valeurs, et réagissent souvent de façon excessive. Les conflits étant inéluctables, les parents sont amenés à plus de fermeté et de compréhension. La vigilance doit prendre le pas sur l’hygiène de vie, le travail scolaire, les relations aux autres.

Les parents sont invités à leur dire “non” de temps en temps, à fuir les cris, à prendre en compte les exigences et problèmes de leurs ados en leur rappelant qu’ils ont les leurs, à ne pas se moquer d’eux, à ne pas critiquer leurs goûts musicaux et vestimentaires. Quant à la consommation éventuelle de cannabis, il est préférable d’en parler avec eux. S’ils n’entendent pas les discours sur les risques qu’ils encourent, ils sont prêts en revanche à constater les dégâts occasionnés par cette pratique, c’est-à-dire la fatigue, le manque de concentration, la tristesse ou l’agressivité.

Les hommes et les femmes ont intérêt à parler la langue de l’autre pour le/la convaincre

En réalité, hommes et femmes ne parlent pas la même langue. Selon certains chercheurs, les hommes auraient un cerveau de type S, systémique, et les femmes, de type E, empathique. Les rapports au langage et la capacité à influencer seraient donc différents chez l’un et l’autre.

Pour mieux se comprendre, il est donc indispensable d’apprendre la langue de l’autre. Des études attestent qu’une femme use deux fois plus du conditionnel qu’un homme, cinq fois plus d’expressions du type “éventuellement” ou “un peu” et qu’elle pose trois fois plus de questions. De plus, lorsqu’elle demande quelque chose à un homme, elle ne le fait pas directement et utilise plus volontiers le verbe “pouvoir” que “vouloir” : “Pourrais-tu faire dîner les enfants ?” Or, si elle veut obtenir satisfaction, elle a intérêt à s’exprimer à l’impératif : “Fais dîner les enfants, s’il te plaît.”

Autre exemple, si la femme propose son aide franchement, il est fort probable que l’homme perçoive cela comme une remise en cause de ses capacités et de sa virilité. Si elle lui dit simplement qu’elle est là si besoin, il appréciera d’avoir le choix d’être aidé ou non.

De fait, formuler un compliment ou une critique à un homme, lui dire “non”, le faire parler de lui ou le faire changer d’avis avec des propos qu’il interprète à sa manière rompt inévitablement le dialogue. D’où l’intérêt de prêter attention aux phrases employées.

De son côté, l’homme désireux d’obtenir ce qu’il veut doit soigner son vocabulaire. Contrairement à lui, qui se consacre essentiellement à son travail, la femme travaille, s’occupe des enfants et de la maison. Elle a appris la prévenance et la modestie. L’homme habile dira donc : “Je sais que tu es très occupée, mais si tu pouvais trouver un moment, ça m’aiderait si…” au lieu de “Quand tu auras un moment, tu pourras passer au pressing ?” Là encore, le choix des mots est déterminant.

S’imposer face à un public et chasser son trac ? C’est possible

Discuter à deux, trois ou plus

Lors d’un entretien d’embauche ou d’évaluation, il est conseillé de s’asseoir à 45 degrés de son interlocuteur, à sa gauche ou à sa droite, pour faire appel à ses sentiments ou à sa raison ; de le regarder dans les yeux régulièrement en gardant un visage détendu ; de rester attentif à ses propos et signes de sa baisse d’attention. La familiarité et la transgression de la sphère intime sont à proscrire.

À trois, l’invité, assis en face d’un des hôtes et à côté de l’autre, modifie un éventuel rapport de force. Se tenir bien calé sur son siège donne confiance en soi et permet de s’adresser aux deux interlocuteurs, prioritairement au plus important. Dans cette situation, il vaut mieux éviter l’utilisation fréquente du “je” et le ton monocorde.

Pour une conversation de groupe, le bon réflexe consiste à repérer la personne décisionnaire et à capter son attention.

Prendre la parole pour faire un exposé, un discours

Après les présentations, une fois debout, il faut attendre le silence dans la salle avant de commencer à parler en articulant des phrases courtes. Aucun auditeur ne doit se sentir exclu.

Chasser le trac

Personne n’y échappe, mais il est possible de le contrer. Ainsi, la veille, visualiser l’événement, le préparer minutieusement, éviter les excitants et boire du lait chaud avant de s’endormir contribuent à le diminuer. Le jour J, il est judicieux de manger du chocolat, de se répéter que tout ira bien ou d’imaginer tout ce qui pourrait aller de travers, respirer, bâiller ou éternuer et même se pincer pour faire diversion.

Contrôler sa voix au téléphone

Durant la conversation il faut parler un peu moins vite que d’habitude, baisser d’un ton (la voix basse est sécurisante) et s’exprimer avec chaleur, clarté et en souriant.

Mentir, c’est manipuler

Tout le monde ment, les hommes plus que les femmes, plusieurs fois par jour, pour de multiples raisons : éviter une sanction ou un conflit, faire plaisir, ne pas blesser, se protéger.

Comment détecter le mensonge chez l’autre ? En observant ses comportements non verbaux — contraction des pupilles, expiration en fin de phrase, contacts répétés main-visage, économie des gestes — et paraverbaux — pauses silencieuses ou non, voix plus aigüe, répétitions de mots et erreurs verbales.

Il est plus difficile de démasquer les mensonges dans les e-mails. La longueur du texte, l’absence de “je”, les expressions négatives — “pas de chance”, “quel dommage” — l’absence de mots exprimant la cause — car, parce que — sont des indices.

Il semble donc nécessaire d’apprendre à mentir vrai. Pour y parvenir, il faut mentir peu et le plus possible par omission. Le mensonge doit être vraisemblable et synthétique. Il se prépare (comme un alibi) et se dit les yeux dans les yeux. Mentir requiert mémoire et discrétion.

Un exemple de mensonge préparé savamment : le curriculum vitæ

Il est possible de tricher habilement en restant crédible : surévaluer une formation, transformer un stage en CDD, exagérer les avantages de son dernier poste (salaire, primes), combler les périodes creuses, édulcorer ses accidents de parcours.

Lors de l’entretien, sans mentir, il est inutile d’en dire trop : rester raisonnablement ambitieux, éviter l’humour, le dénigrement des autres, ne pas monopoliser la parole ni poser trop de questions (vous êtes censé vous être renseigné sur l’entreprise), laisser le recruteur évoquer le salaire. Il convient de flairer les questions-pièges : par exemple, à un “parlez-moi de vous”, beaucoup racontent leur CV au lieu de demander au recruteur quel aspect de leur profil l’intéresserait le plus.

L’estime de soi est la clé de voûte d’une personne solide

Il existe des personnes prédisposées à se faire manipuler

Qui sont-elles ? Les personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes ou, au contraire, autoritaires. Pour résister aux pressions et se sentir bien physiquement et moralement, une bonne estime de soi est indispensable. Si elle est trop faible, il n’est pas possible de rester autonome. La vraie question est de savoir si l’estime qu’on a de soi, qu’elle soit faible ou bonne, est solide ou non.

Comment le savoir ? Votre réaction, après un échec, est un indice fiable : la façon dont vous rebondissez en dit long.

Les personnes autoritaires, paradoxalement, sont plus influençables car plus conformistes, plus faciles à embrigader et vulnérables dans leurs relations avec les autres (les puissants se font escroquer par des experts financiers, en informatique, etc.).

Tester son degré d’influençabilité

Un test de quarante affirmations offre à chacun la possibilité d’évaluer son degré d’influençabilité et de déterminer son coefficient de risque. Le nombre d’affirmations cochées est ensuite interprété en fonction d’une grille. Quatre comportements sont alors définis selon des pourcentages, de 17,5% (ou moins) à 60% (ou plus) :

- le premier est celui d’une personne ayant une conscience aigüe de sa valeur (peu influençable et peu encline à écouter) ;

- le deuxième caractérise celle ayant une indépendance d’esprit et une autonomie suffisante. Elle est ouverte aux autres ;

- le troisième correspond à une personne attentive aux autres et qui veut faire plaisir à tout prix, et dont les envies et désaccords sont réprimés ;

- le quatrième est celui d’individus dont le degré d’indépendance est proche de zéro, qui font preuve de renoncement et d’incapacité à s’affirmer.

L’estime de soi et son renforcement

L’estime de soi, c’est le fait de s’aimer ou non, c’est l’écart entre son moi réel et son moi idéal. Elle varie selon de nombreux facteurs tels que les gènes, le sexe — estime de soi plus forte chez les hommes — l’éducation — même si le milieu social n’est en rien déterminant — le rang dans une fratrie — estime de soi plus importante chez l’aîné — les événements, etc. Elle est instable, plus faible à certains moments de la vie (adolescence, naissance d’un enfant, ménopause, vieillesse). Elle se construit brique par brique.

L’amour des parents, ni surprotecteurs, ni rigides, est une garantie d’estime de soi forte pour sa vie d’adulte.

Pour l’accroître, il est recommandé d’oublier le passé pour se focaliser sur ce qu’il est possible de faire maintenant, d’accepter sa part d’ombre, de juger ses actes plutôt que soi-même, de relativiser ses échecs et succès. Quelques réflexes à acquérir permettent de l’améliorer : considérer comme acquis que vous êtes digne d’intérêt pour les personnes qui comptent pour vous, accepter ses défauts et ses erreurs, être prêt à défendre ses idées, coopérer avec bienveillance, mais répliquer si nécessaire.

Il faut savoir différencier les bons des mauvais soutiens

Un réseau de personnes est indispensable pour être heureux chez soi et au travail.

Il existe trois types de soutiens :

1. émotionnels (personnes empathiques avec soi-même) ;

2. d’estime (personnes étant capables de complimenter ou de réprimander) ;

3. matériels et informatifs (personnes qui donnent du temps ou des conseils).

Le bon soutien, aux réactions modérées, se sent concerné par les difficultés de l’autre et applaudit ses succès. Quant au mauvais soutien, il se réjouit ou compatit en surface.

Quels sont les bons soutiens ? La mère qui relativise et positive, présente, mais pas intrusive ; le père qui rassure et valorise les succès ; le copain d’enfance qui raconte avec humour ses déboires ; le professeur qui, en privé, remonte le moral ; le patron qui confie des tâches exigeantes à son salarié parce qu’il le juge compétent.

Les mauvais ? La mère punitive ou effondrée au moindre problème ; le père coléreux, indifférent ou séducteur ; la bonne copine voyeuse qui se nourrit des malheurs de son amie ; le copain parasite ; le patron qui omet de donner les informations nécessaires au bon déroulement d’une mission.

Domptez les caractériels par le calme

Faire face aux comportements difficiles

Réagir de façon agressive à une tentative d’intimidation ou à une dérobade permet d’obtenir un résultat à court terme — l’autre cède — mais pas à long terme. Il convient donc d’éviter toute réaction négative.

C’est souvent le comportement de la personne qui est difficile, pas la personne elle-même. Aussi, pourquoi ne pas tenter de comprendre ce qui l’anime ? Une peur ? Un sentiment de faiblesse ? Ne vous renvoie-t-elle pas à vos propres craintes ?

Le caractériel adopte trois attitudes qui peuvent décontenancer : l’agression directe, le harcèlement ou la résistance passive. Comment les affronter ? D’abord, en les identifiant clairement, puis, en apportant une réponse adéquate.

En cas d’attaque personnelle, il convient de garder son calme — sans répondre ni se défendre — prendre acte des propos énoncés, demander des explications en réaffirmant son point de vue. Si l’agression continue, il est possible d’expliquer à l’autre que son attitude vous affecte et de l’encourager à parler de ses propres sentiments. S’il s’agit de réflexions blessantes, directes ou indirectes, là encore, il est conseillé d’avouer se sentir affecté et ne surtout pas laisser passer.

Face à un arrogant qui aime ceux qui lui résistent, il faut déclencher le conflit : c’est la seule solution.

Faire la paix

L’autre a le droit d’être de mauvaise humeur, inutile de surenchérir. Il a un avis différent ? Ce n’est pas une raison pour ne pas vouloir dialoguer. Le laisser libre de penser ce qu’il veut, au lieu de le braquer, le pousse à se calmer et à se ranger à vos côtés. Il faut se réjouir dès qu’il donne un signe d’apaisement, même minime. Restez modeste dans la victoire ; sinon, il se rebellera plus tard.

Travailler ensemble est possible, à condition d’établir des règles

Le travail en open space

La qualité de la communication entre collègues dépend de leur nombre, de leur comportement et de la disposition des bureaux. L’auteur passe en revue différentes configurations et préconise la mise en place de contrats.

Deux personnes complémentaires, qui travaillent sur les mêmes dossiers, forment une équipe solidaire, mais si la cohabitation pose problème, il est indispensable de fixer des règles de fonctionnement et de savoir-vivre et de répartir l’espace commun équitablement. Une séparation de 40 cm de haut peut être installée entre les bureaux.

À trois, deux des employés peuvent se liguer contre le troisième. Le contrat consiste alors à rappeler les règles élémentaires de courtoisie, à mettre en commun des agendas, bases de données, et à orienter les bureaux en triangle.

À partir de quatre et jusqu’à dix personnes, en cas de mauvaise insonorisation et de bureaux disposés de façon aléatoire, la cohabitation peut vite devenir un enfer. Outre l’installation de mi-cloisons, le respect des règles de courtoisie est vivement recommandé : chacun dit bonjour, sourit, parle discrètement, n’étale pas sa vie privée, porte un parfum discret.

À plus de dix, l’open space est impérativement fractionné en espaces personnalisés et bien insonorisés. Pour ne pas empêcher la socialisation il est possible de mettre en place des actions solidaires et des rituels conviviaux.

Le harcèlement léger

Le copinage, à priori sympathique, peut dissimuler des tentatives de manipulation. Ainsi, ignorer le faux compliment sur sa tenue vestimentaire, par exemple, et revenir immédiatement sur un terrain professionnel permet de modérer les propos du flagorneur. Face aux commérages, aux confidences — y compris celles du patron — ou à la fausse compassion — untel plaint unetelle alors qu’elle n’a rien demandé — la neutralité s’impose. Il est inutile, voire dangereux, de dévoiler sa vie privée.

Autre constat, le dominé se déplace toujours pour aller chez le dominant. S’il est normal de se rendre dans le bureau du chef lorsqu’il vous convoque, vous devez en revanche éviter de courir systématiquement dès qu’un collègue vous sollicite.

À celui qui vous demande un petit service une première fois, répondez “oui”, mais refusez la seconde fois, sans faire de réflexion.

Les collègues toxiques

De même qu’on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas, le plus souvent, les gens avec qui on travaille. De fait, comment réagir face à l’insatisfait menaçant et irascible ? Se défendre ne sert à rien ; s’énerver, non plus. Soit vous rompez le contact, si vous vous sentez incapable de maîtriser vos émotions, soit vous expliquez combien vous êtes affecté et les suites auxquelles il est possible d’avoir recours.

Face à d’autres toxiques, quelle attitude adopter ? Rester discret et donner le moins d’informations possible à un lèche-bottes, flatter le vantard avant de lui demander un service, aider le perfectionniste à hiérarchiser les priorités et à se souvenir des objectifs à atteindre, affronter poliment, mais fermement le frimeur — il n’est pas le seul à avoir du talent.

Avec un fainéant, il est recommandé d’user de phrases du type : “Je comprends que tu sois occupé, mais nous devons absolument…” et de mettre en copie d’autres personnes au moment de lui envoyer un e-mail. Il osera moins se plaindre ou se dérober.

Abonder dans le sens du paranoïaque, persuadé que tout le monde lui en veut, pour ensuite relativiser et positiver est la meilleure façon de le calmer.

Quant à l’adepte de remarques désobligeantes en public et de rumeurs, n’hésitez pas à lui rappeler que la diffamation et la calomnie sont punies par la loi.

Optimiser les relations avec son chef demande de prendre du recul

Identifiez les points communs entre mère et patron

Nous reproduisons tous au travail des comportements familiaux et avons tendance à confondre patron et mère. Ils se ressemblent parce qu’ils occupent la place centrale dans notre existence et qu’ils représentent l’autorité.

Quels points communs les rapprochent ? Ils sont nécessaires et cela crée un lien affectif. Vous leur rendez des comptes, leur devez le respect, les partagez avec d’autres.

Il est essentiel d’apprendre à se débarrasser de ses réflexes défensifs, de ses souvenirs d’enfance, et à établir des liens différents avec le chef. Ainsi, en cas de faute, accusez-vous par réflexe. Essayez plutôt de réfléchir à ce qui pourrait améliorer la situation, de prendre du recul et d’agir objectivement.

Pour se débarrasser de vieux réflexes, rien de tel que d’y penser tout le temps. Un post-it ou tout autre pense-bête vous aideront à garder ce réflexe en tête pour mieux l’éradiquer.

L’ambiguïté est souvent de mise dans les rapports humains, y compris entre l’employé et son chef. Clarifier ses messages, en aparté s’il le faut, améliore la relation. Jouer les caméléons, en endossant des rôles différents (rebelle, victime, sauveteur ou persécuteur), est une manière de s’adapter à la situation.

En retour, le chef peut vous envoyer des signaux pour vous signifier qu’il vous apprécie. Il lance un regard franc, admet qu’une tâche est ennuyeuse ou que vous avez une vie privée. Il reconnaît vos compétences devant les autres, prend votre défense ou se soucie de votre fatigue.

S’imposer face à son chef

Lui reconnaître de bonnes intentions malgré ses maladresses vaut mieux que l’accabler de reproches. S’il se trompe, il est possible de lui adresser des objections, à condition de le faire avec tact, en chassant les “toujours” et “jamais” de son vocabulaire. Il prendra bien un : “je sais que vous avez fait de votre mieux, mais…”

Faire du zèle discrètement, même et surtout pour un patron qui n’est pas apprécié, est une attitude payante, de même que lui adresser des compliments régulièrement. S’intéresser à ce qu’il dit, fait ou pense est également une bonne stratégie. Il faut cependant éviter les “pourquoi” et favoriser les “comment”.

Utiliser le “je” pour parler à son chef ne remet pas en cause son autorité et permet de s’assurer qu’on est sur la même longueur d’onde. De même, formuler clairement sa demande — augmentation de salaire ou promotion — est préférable à de vagues allusions. C’est à lui d’estimer si la requête est acceptable ou non.

Neutraliser un patron toxique en quatre portraits

Les narcissiques s’attribuent tous les mérites, ne respectent pas les règles, sont très susceptibles, jaloux, vantards et arrogants. Pour les contrer, il faut éviter les familiarités, citer des faits et des chiffres, servir d’intermédiaire entre eux et les autres.

Les caractériels fixent des objectifs inatteignables, poussent à la faute, dressent les uns contre les autres, aiment humilier. Lutter contre leur toxicité, c’est se montrer irréprochable, poser des limites claires entre vie privée et travail, et toujours garder son calme.

Les paranoïaques s’imaginent qu’on veut leur nuire, sont très rancuniers, surveillent tout le monde et contre-attaquent très vite. Il convient donc d’éviter toute erreur, de rester sérieux et courtois, d’être carré et de communiquer avec eux par écrit.

Les passifs-agressifs sont négatifs et jaloux, se défilent, mentent, se vexent et sont réfractaires à la nouveauté. Comment les neutraliser ? En restant aimable, en les aidant à reconnaître le positif et le négatif et en établissant des contrats clairs (qui fait quoi, comment et en combien de temps).

Conclusion

La maîtrise des techniques de manipulation permet d’obtenir habilement ce que l’on veut et de déjouer les tentatives de déstabilisation. Une fois mieux armé, il devient possible de convaincre, de négocier ou tout simplement d’évoluer en toute sérénité. Il est nécessaire malgré tout de rester vigilant et de déployer des stratégies efficaces pour se protéger des manipulateurs pervers.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- faire une très bonne impression incite l’autre à dire “oui” plus facilement ;

- il existe des astuces pour avoir l’ascendant sur les autres ;

- pour obtenir tout ce que vous voulez (ou presque), vous pouvez utiliser huit techniques ;

- les techniques des professionnels de la négociation sont d’excellentes sources d’inspiration ;

- la manipulation peut servir pour se faire obéir des enfants et adolescents ;

- les hommes et les femmes ont intérêt à parler la langue de l’autre pour le/la convaincre ;

- s’imposer face à un public et chasser son trac ? C’est possible ;

- mentir, c’est manipuler ;

- l’estime de soi est la clé de voûte d’une personne solide ;

- il faut savoir différencier les bons des mauvais soutiens ;

- dompter les caractériels par le calme ;

- travailler ensemble est possible, à condition d’établir des règles ;

- optimiser les relations avec son chef demande de prendre du recul.

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