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 Les secrets du marketing viral

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MessageSujet: Les secrets du marketing viral   Lun 26 Juin - 18:34

Les secrets du marketing viral

En lisant ce résumé, vous découvrirez que pour développer un produit ou une idée, la publicité traditionnelle est inefficace : rien ne vaut un bouche-à-oreille accru, une idée qui se propage comme un virus, autrement dit, le marketing viral.

Vous découvrirez aussi que :

- pour gagner de l’argent il faut souvent commencer par en perdre, dans le but de s’attirer des clients fidèles ;

- la confidentialité est rarement profitable : partager ses secrets de réussite rend populaire ;

- le marketing traditionnel, ou “interruption marketing”, est condamné, et sera remplacé dans les années à venir par le “permission marketing”.

Seth Godin est l’ancien vice-président marketing direct de Yahoo ! Il explicite dans son ouvrage, “Les secrets du marketing viral”, les différents points à développer pour mettre en place ce nouveau type de marketing, qu’il a lui-même expérimenté au cours de ses années au sein de la multinationale.

Le XIXe siècle a été celui de l’industrialisation et de la production en masse et le XXe siècle celui de la performance : le XXIe siècle sera celui des idées

Ce sont les bonnes idées qui font les fortunes d’aujourd’hui et transforment le monde. La “viralité” d’une idée est désormais l’un des facteurs majeurs de réussite. L’astuce est de créer un environnement dans lequel les consommateurs s’échangent l’article entre eux : c’est la base du marketing actuel.

Une idée virus est une idée à la mode, qui se diffuse auprès d’un public cible (la “ruche”), influence et transforme le quotidien des personnes visées. Hotmail ou le Polaroïd, par exemple, ne se sont pas fait connaître par le biais de spots publicitaires notables, mais grâce au bouche-à-oreille. Celui-ci n’est toutefois plus suffisamment efficace : les idées virus sont la nouvelle tendance, la monnaie d’échange de demain. L’époque de l’“interruption marketing”, qui consistait à s’introduire dans la vie des gens à coup de publicités importunes et souvent très chères, est révolue. Il est plus rentable aujourd’hui d’encourager la transmission de consommateur à consommateur que de s’adresser directement à eux. Il est donc nécessaire de créer un environnement propice à ce mode de diffusion des idées, dans un monde désormais ultraconnecté. Pour une entreprise, le meilleur moyen de se faire connaître est de s’insinuer dans de vastes couches de la population. Internet est le meilleur moyen d’y parvenir, en suivant ces six étapes :

1. créer un objet ou un service inédit de tous points de vue (expérience, amélioration de la vie des utilisateurs, version supérieure à une autre, etc.) ;

2. donner un caractère viral à cette idée afin d’éviter de dépenser des sommes astronomiques en publicité ;

3. répondre à un besoin nouveau sur le marché, auquel personne n’a encore pensé, afin de couper l’herbe sous le pied des concurrents ;

4. fidéliser la clientèle en augmentant petit à petit les coûts, afin de rester moins cher, au début, que les concurrents ;

5. maintenir un dialogue avec les utilisateurs ;

6. continuer à proposer des expériences mémorables en ligne pour élargir le public des consommateurs de la première heure.

Faire des efforts ou être juste assez performant pour obtenir la deuxième ou troisième place dans un secteur d’activité ne sert à rien : il faut être le premier, et c’est ce que permet une idée virus.


L’“interruption marketing” est en crise

Une entreprise gagne en notoriété dès lors qu’elle a du succès auprès d’un grand nombre de personnes, car cela engendre un effet boule de neige : l’idée générale étant que si tout le monde achète ce produit, c’est qu’il en vaut la peine. Le groupe plus ou moins important de personnes au sein duquel commence à se répandre cette notion est appelé la ruche. En réponse à ce phénomène, le commerce des idées s’est développé et prédomine dorénavant sur celui des produits ou de la nourriture. En effet, les gens étant en permanence en train d’échanger, ils se transmettent l’idée qui les a marqués via Internet, où ils sont en lien avec le monde entier.

La différence entre le bouche-à-oreille et l’idée virus est que le premier progresse moins vite, et finit inexorablement par s’éteindre, alors que l’idée virus se propage vite et loin, si elle est entretenue. La clé de l’enrichissement personnel est donc d’être à l’affût de la nouveauté. En effet, les idées évoluent très vite, et c’est en connaissant la valeur de la nouveauté qu’on réussit. S’il y a toujours eu des gens à l’affût de la nouveauté, ils sont désormais beaucoup plus nombreux, car s’illustrer comme consommateur de la première heure d’un nouveau produit qu’on considère comme étant l’avenir est à la mode. En fait, la mode, c’est d’être à la mode.

Le système publicitaire traditionnel engendre toujours un perdant — le consommateur qui subit une publicité qui lui fait perdre son temps — et un gagnant — celui qui le lui fait perdre. Le principe du “permission marketing” est qu’il ne fait pas de perdant : diffuser une nouvelle idée permet de se forger une bonne réputation de “contaminateur” et en face, le consommateur en profite, de même que le concepteur de l’idée ou du produit. Par ailleurs, ce système respecte davantage l’utilisateur, car il repose sur une décentralisation de la prise de décision : c’est ce dernier qui prend la décision ou non de parler du nouveau produit. Malheureusement, un système décentralisé est aux antipodes des habitudes hiérarchiques et autoritaires qui dominent le marketing.


Le contaminateur est au cœur de la diffusion d’une idée virus

Le contaminateur est une personne qui, au moment de présenter une nouvelle idée, est suffisamment crédible pour qu’on lui fasse tout de suite confiance. Il existe deux sortes de contaminateurs :

- le contaminateur erratique : il fait partie de la ruche, n’est pas très sélectif, mais s’il s’immisce suffisamment dans la société, il peut être d’une efficacité redoutable. Il arrive qu’il agisse ainsi dans le but de gagner de l’argent, aussi peut-on le rémunérer pour assurer la publicité ;

- le contaminateur efficace : Harrison Ford est l’un d’entre eux ; grâce au personnage d’Indiana Jones, il permet à Stetson de vendre un nombre considérable de chapeaux. Il est d’autant plus efficace qu’il n’est pas payé pour faire de la publicité, ce qui lui octroie davantage de crédibilité. Quant aux stars payées à faire de la publicité, elles entrent dans la catégorie des contaminateurs erratiques.

Il est possible de combiner ces deux statuts dès lors qu’on parvient à convaincre le contaminateur efficace de devenir, à certaines occasions, erratique, en lui offrant des conditions de travail et une rémunération intéressantes.

Plusieurs moyens permettent d’attirer des contaminateurs erratiques et de les conserver :

- leur promettre des récompenses intéressantes s’ils sont efficaces, même si elles sont peu probables, et les convaincre que seuls les gros volumes permettent de gagner des sommes importantes ;

- la tâche qui leur incombe, comme de rediriger un email par exemple, doit être facile ;

- partager les succès de quelques-uns avec tout le groupe, afin de leur montrer qu’il est possible de réussir, et de créer une émulation ;

- leur offrir des cadeaux ostentatoires, preuves de leur réussite, de façon à attirer de nouveaux contaminateurs ;

- organiser des réunions en présentiel.

Parallèlement, il faut absolument éviter, d’une part, de modifier les règles en cours de route — c’est la raison pour laquelle il faut y réfléchir très précisément dès le départ — et d’autre part, de considérer la relation avec les contaminateurs comme une charge — il s’agit en réalité d’un investissement. De même, les négliger ou rogner sur leurs récompenses ne sera pas bénéfique ; en effet, un contaminateur efficace peut très vite se transformer en contaminateur efficace négatif.


Il existe cinq principes fondamentaux qui permettent de passer d’un simple bouche-à-oreille à une véritable idée virus

1. Il faut apporter un soin particulier à l’élaboration de son idée et de son environnement, de façon à ce qu’elle puisse se développer.

2. Il est nécessaire de favoriser les éléments clés de la diffusion :

- la vélocité, c’est-à-dire la rapidité avec laquelle une idée passe d’une personne à une autre ;

- le vecteur, qui mène à un segment géographique ou démographique précis, comme les étudiants par exemple ;

- la facilité à diffuser l’idée, à en parler — les virus les plus efficaces se répandent tout seuls ;

- la persistance, la faculté de l’idée à rester longtemps dans l’esprit des individus.

3. Il faut toujours garder à l’esprit que la diffusion numérique laisse une trace écrite, favorable ou défavorable, qui reste liée au produit.

4. Il est impossible de se contenter de la simple satisfaction du client : il faut l’épater, l’éblouir. Une fois fait, le virus se propagera tout seul.

5. Il est indispensable de comprendre le cycle de vie d’un virus, pour choisir quel sera le meilleur moment d’arrêter de rémunérer les contaminateurs et commencer à faire payer les utilisateurs.

Les idées virus se développent mieux quand elles sont seules : il est plus facile d’investir un secteur vierge que de remplacer dans la tête et les habitudes des consommateurs un produit déjà établi. C’est ce qui explique le succès fulgurant d’Amazon ou eBay, qui ont su prendre d’assaut Internet dès le début.

De plus, celles-ci ont un cycle de vie : en se contentant d’exploiter l’idée, on la condamne au déclin et à sa disparition. Au contraire, en la nourrissant et en l’améliorant, ou en utilisant sa renommée pour en lancer de nouvelles, même si elles n’ont pas un succès aussi important, il est possible d’en profiter pendant très longtemps.

Dans le marketing viral, le porteur du produit peut arriver à se confondre avec son produit : c’est l’idée, ou le produit lui-même qui servent d’amplificateur. Cela fonctionne par exemple pour une voiture comme la Coccinelle : plus elle circule, plus de personnes la voient et ont envie de l’acheter. C’est le produit qui fait sa propre publicité.


Un soin particulier doit être apporté à l’élaboration de l’idée virus

Une idée virus doit être valable, fascinante et majeure : les produits moyens n’ont pas leur place dans le monde actuel. Les consommateurs sont soumis à une multitude de sollicitations, il faut donc que le produit sorte du lot pour qu’il soit facile à vendre.

Au moment de l’élaboration d’une idée virus, il faut se poser trois questions.

À quelle échelle est-il pertinent de lancer son idée ?

Si l’idée est suffisamment révolutionnaire pour être lancée dans un secteur totalement inexploré, un petit comité de consommateurs peut suffire : le virus fera son travail tout seul. En revanche, sur un secteur plus concurrentiel, il est possible d’utiliser les outils de l’“interruption marketing” traditionnel (célébrités rémunérées, échantillons gratuits, etc.). Si c’est plus coûteux, cela assure une diffusion à plus grande échelle immédiate.

La diffusion de cette idée est-elle facile ?

Qu’il s’agisse de cases à cocher sur un site internet ou d’adresses email à saisir, il faut simplifier le travail des contaminateurs. L’idéal est que les outils de transmission soient intégrés à l’idée elle-même.

Comment s’inscrira-t-elle dans la durée ?

Pour permettre d’avoir une idée qui dure sur le long terme, il faut savoir faire passer l’utilisateur de la simple attention à l’adhésion, qui générera la diffusion grâce au “permission marketing” : une fois l’attention gagnée, il faut demander l’autorisation de parler de son produit.

Cinq techniques permettent de déclencher une idée virus :

1. jouer à fond la carte virale, en privilégiant les secteurs dépourvus de concurrence, puis déterminer le “chiffre magique”, c’est-à-dire le taux de croissance et de transmissions nécessaires pour assurer l’efficacité du dispositif ;

2. rémunérer les contaminateurs erratiques, aussi bien que les contaminateurs efficaces. Les modalités varient beaucoup d’une entreprise à une autre (valorisation des contaminateurs erratiques, des contaminateurs efficaces ou système de contamination par réseau) ;

3. faciliter le partage d’informations et la tâche des contaminateurs ;

4. l’ère numérique offre la possibilité d’amplifier le bouche-à-oreille par le biais de sites spécialisés, de forums, etc., un bon moyen de laisser des traces, de faire circuler son idée rapidement et de bénéficier d’une certaine crédibilité ;

5. pour favoriser la diffusion et élargir le réseau, il convient de récompenser aussi les amis des contaminateurs erratiques.

La formule de l’idée virus a huit composants

Le premier composant, ce sont les contaminateurs : il est nécessaire qu’il soient choisis avec soin, en particulier les contaminateurs efficaces qui peuvent, en quelques phrases, influencer la consommation d’un pays.

Le deuxième composant est la ruche : il faut la choisir très tôt, si possible avant même d’avoir élaboré l’idée. Elle doit avoir un problème à régler, concerner un marché innovant et bénéficier d’une bonne concentration de contaminateurs, d’un bon réseau et d’un vecteur de communication suffisant. Même si elle est petite, avec le temps, le virus s’étendra à d’autres ruches.

Le troisième est la vélocité : elle est primordiale, car si le virus ne se propage pas assez vite, le risque est qu’un concurrent prenne la place. Pour cela, Internet est un formidable accélérateur de diffusion, à l’échelle de millions d’individus en quelques heures, alors qu’avant la communication prenait des semaines, voire des mois.

Le quatrième composant est le vecteur : c’est le chemin que suit une idée, et qui n’est jamais régulier ou harmonieux. Il est possible d’influencer ce vecteur, de déterminer dans quelles ruches l’idée se diffusera, comment se fera l’accès au produit, et qui commencera la diffusion de l’idée.

Le cinquième est le véhicule : par quel biais se diffusera le virus ? C’est la clé de la réussite. Par exemple, des adolescentes japonaises ont lancé la mode de photos imprimées sur autocollants individuels, échangées ensuite avec leurs amies et collées sur des livres d’autographes. Dans leur cas, le véhicule est l’échange d’autocollants, qui permet la diffusion du virus.

Le sixième composant est la facilité, ce facteur qui rend accro à un produit. C’était l’un des grands talents de Steve Jobs : ses produits ont toujours été médusants — dès qu’on les voit, il nous les faut.

Le septième composant est la persistance : pour que le virus soit un succès, les utilisateurs doivent devenir des habitués, et le produit se diffuser dans différentes ruches, ne pas s’éteindre.

Le huitième et dernier composant est l’amplificateur : il est primordial d’amplifier le simple bouche-à-oreille positif et de contrer le négatif. Des sites comme Planetfeedback, qui permettent aux clients de donner leur opinion, qu’ils soient contents ou mécontents, peuvent y contribuer.

Afin de faire de son livre une idée virus, Seth Godin livre la méthode qu’il se propose de suivre

Pour diffuser son livre, Seth Godin se propose d’appliquer cinq principes :

1. parler dans ce livre d’un sujet important, à la mode, facile à comprendre, utile et nouveau, etc., en d’autres mots, irrésistible ;

2. lancer le virus dans le magazine “Fast Company”, afin de contaminer un maximum de personnes ;

3. permettre l’accès au livre sur Internet et en faciliter l’envoi aux amis ;

4. utiliser la publicité et les promotions qui encourageront les contaminateurs à le diffuser ;

5. entretenir le virus, notamment par des conférences et en distribuant des exemplaires gratuits aux contaminateurs les plus efficaces.

Si vous voulez lancer une idée virus, il est essentiel d’analyser, de comprendre et de suivre les modes du moment. Lorsqu’un membre influent d’une ruche lance une nouvelle idée, soit la ruche l’adopte, et le lanceur d’idée accroît encore son influence, soit la ruche la rejette, et il perd de son ascendant sur le groupe, ce qui le rendra moins enclin à prendre un risque la fois suivante ; certaines ruches sont très conservatrices, alors que d’autres sont beaucoup plus audacieuses. C’est pourquoi il est primordial de bien choisir sa ruche, celle qui sera suffisamment à l’affût de la nouveauté pour être intéressée par un nouveau produit.

Pour rester à la mode, il faut toujours veiller à ne pas perdre le contact avec la ruche, et ne pas seulement se fier à son propre goût, mais aussi au feedback de celle-ci. Même les grands magnats tombent parfois dans le travers qui consiste à ne se fier qu’à eux-mêmes. Ainsi, Warren Buffett, homme d’affaires milliardaire connu pour son flair infaillible, n’a pas su détecter le potentiel d’Internet en matière de placements financiers.

Même si le succès est au rendez-vous, il ne faut surtout pas s’imaginer que l’on crée la mode : on la suit. Aussi, celui qui veut lancer une idée virus doit engager un bon rédacteur de mode, capable de déterminer le bon timing pour lancer l’idée, ni trop tôt, ni trop tard.

Le projet doit être affiné avant de demander de l’argent à l’utilisateur

Il est tentant de vouloir faire payer le consommateur très vite, avant que l’idée ne s’essouffle. Or, lorsqu’on parvient à investir un marché, il est essentiel de lier la clientèle au produit et de gêner la progression des concurrents, avant d’en tirer des revenus. Il n’est pas envisageable de demander aux consommateurs de payer le prix fort tant qu’ils n’ont pas entendu parler du produit. C’est pourquoi il faut avoir la patience d’attendre, même si cela ne rapporte pas tout de suite. C’est le principe que suivent les maisons de disques : les titres sont d’abord diffusés à la radio, car le disque a plus de chance d’être vendu si les clients connaissent déjà la musique.

Il est impératif de toujours soigner le premier contact du consommateur et du produit : certains livres ne se vendent pas en raison de leur couverture mal faite. Il ne faut donc pas négliger l’emballage du produit — à prendre au propre comme au figuré : il doit être attirant, même criard, du moment qu’il retient l’attention, et intrigant. Ainsi, Yahoo !, facile à orthographier, à retenir (le mot veut dire quelque chose), a eu beaucoup moins de mal à s’imposer que son concurrent Lycos, dont le nom était beaucoup plus fade et ne voulait rien dire.

Sur Internet, des compteurs, des listes d’articles les plus souvent lus, etc., sont disponibles, et permettent d’évaluer la popularité du produit auprès de l’utilisateur. Ainsi, Amazon classe des millions de titres de livres, MP3.com les titres de musique, etc. Il convient de viser les premières places de ces classements et, si ce n’est pas possible, de créer sa propre liste et de la faire connaître. De même, obtenir des records mondiaux, des premières places (sauce la plus forte du monde, joueur de basket le plus grand, etc.) sont de bons moyens de se faire connaître. Il est essentiel de toujours chercher à surclasser les produits déjà existants en trouvant ce qui, dans une idée, permettra d’être le meilleur, ou d’avoir un petit plus.

On ne le dira jamais assez : pour gagner de l’argent, il faut aussi savoir en perdre, en donnant un accès gratuit au produit pendant quelque temps, en faisant des cadeaux à des contaminateurs sélectionnés, en faisant intervenir des clients satisfaits lors d’une présentation du produit, en finançant un cocktail qui permettra de rencontrer le public, etc. N’hésitez pas à surinvestir au début.


La Bourse est un lieu d’échange de milliers d’idées virus

La Bourse est le lieu des idées virus éphémères. Acheter un titre en bourse ne conduit pas à détenir quelque chose de concret, mais si le virus a du succès, l’action sera très demandée et rapportera potentiellement beaucoup d’argent. Avant d’introduire un titre en bourse, il faut bien choisir sa société d’investissement : elle fera office de contaminateur. Une banque d’investissement plus petite est moins chère, mais certainement moins efficace. De même, afin de fixer le cours de l’émission, mieux vaut sous-évaluer l’action. Au début, les acheteurs sont des contaminateurs efficaces qui parlent du produit, même quand son cours augmentera, d’autant que cela permet à l’action de monter très vite, dès le premier jour de cotation. Par la suite, il faut convaincre les analystes financiers, qui participeront à la diffusion de l’histoire qui gravite autour de l’action, et les courtiers.

La Bourse est en train d’évoluer et de se tourner de plus en plus vers le courtage en ligne. Les idées virus boursières se répandent plus vite qu’avant. Comme Yahoo !, qui l’a bien compris, il faut s’attacher à devenir une valeur que les institutionnels aiment détenir, pour ses bénéfices, mais aussi en raison de l’histoire qui a été créée autour de l’action. De plus, les objectifs définis doivent être modestes, afin qu’ils soient facilement atteignables, et pour démentir les prévisions des analystes. C’est ainsi que l’action surclassera celle de ses concurrents.

Pour qu’une idée virus se diffuse, il faut donner aux utilisateurs l’envie, mais aussi la possibilité de la tester gratuitement et sans risque, avant qu’ils ne s’engagent. Même les plus réfractaires à la nouveauté seront rassurés par le fait qu’un grand nombre de personnes l’auront essayée avant eux. Pour ce faire, diffusez l’idée dont ceux qui l’ont adoptée sont contents, permettez aux consommateurs de la tester rapidement, et évitez, par exemple, de trop longs temps de téléchargement. De même qu’il faut savoir perdre de l’argent au début, il ne faut pas hésiter à distribuer gratuitement un produit en fin de vie pour semer les graines de la prochaine idée virus.

La diffusion d’une idée virus repose sur l’effet multiplicateur de la ruche

Geoffrey Moore, auteur de “Crossing the Chasm”, a identifié un creux dans le cycle d’adoption des produits. Selon une idée répandue, la courbe de croissance d’un produit a une forme de cloche : à gauche se trouvent les premiers utilisateurs, les aventureux, au milieu, la masse des utilisateurs, et à droite les retardataires à convertir. En réalité, la courbe n’est pas continue et comporte un creux, entre ceux qui ne s’intéressent qu’à la nouveauté, qui sont les premiers utilisateurs, et ceux qui souhaitent un produit qui a fait ses preuves et qui fonctionne. C’est pourquoi il ne faut pas tout miser sur ces utilisateurs de la première heure, les fans de technologie, ni sur un point de basculement, ce moment où l’idée, jusqu’alors confidentielle, se diffuse, sans que l’on ne sache trop pourquoi, à l’ensemble de la population.

Il vaut mieux s’en remettre aux ruches, car rares sont les idées qui se diffusent à un niveau général d’un seul coup : c’est parce que des gens qui nous ressemblent adoptent un produit que l’on a envie de faire de même. Cela peut parfois se provoquer : les maisons d’édition inondent parfois les librairies de certains livres. Les gens pensent que si ce livre a été édité en autant d’exemplaires, c’est que c’est un best-seller et ils se précipitent pour l’acheter. C’est l’effet multiplicateur de la ruche. Autre exemple, le régime du professeur Atkins : il a eu un effet multiplicateur évident (au-delà de ses effets positifs ou néfastes sur la santé). Ses utilisateurs mincissant extrêmement rapidement, le simple nom d’Atkins est devenu synonyme de régime : ce virus s’est alimenté tout seul.

Toutefois, la croissance est rarement foudroyante. Un projet, qu’il soit grand ou petit, ne pourra jamais réussir s’il est incohérent. Il faut prendre son temps pour déterminer le meilleur “business model”, que la diffusion du virus progressive permet d’affiner au fur et à mesure. Diamond Organics, par exemple, l’a bien compris : pour faire connaître son idée de livraison de légumes bio par le biais de Federal Express, la société a préféré se concentrer sur la satisfaction des premiers clients, qui sont devenus des contaminateurs sérieux.

Pour faire prospérer une idée virale, il faut passer au “permission marketing”

Diffuser une idée demande d’amadouer des contaminateurs utiles. La publicité classique, intrusive, est rarement efficace. Elle participe à donner une image de marque aux produits, mais elle reste très coûteuse compte tenu de ses résultats. La publicité ne fonctionne que lorsqu’elle est basée sur la permission. Dès lors, le virus devient un atout durable, car celle-ci demande à l’utilisateur le droit d’instaurer une relation avec lui, de manière à lui présenter de nouveaux produits ou de développer les produits existants de manière rentable.

Le cheminement à suivre est donc toujours le même :

- inventer une idée au potentiel viral ;

- la rendre facile et persistante ;

- utiliser des contaminateurs efficaces ;

- obtenir leur permission de poursuivre le dialogue avec eux.

Il n’existe pas de formule magique pour inventer une idée virale, mais l’expérience, les échecs, les leçons que l’on en tire et la persévérance sont les meilleurs outils.

En fin de compte, le meilleur moyen de développer une idée virus est de :

- doter l’idée d’un véritable potentiel viral, faire en sorte qu’elle donne l’envie de parler d’elle ;

- identifier la ruche adéquate ;

- présenter l’idée aux bonnes personnes de la ruche, les rémunérer si besoin et éviter de les faire payer pour utiliser le produit ;

- donner aux contaminateurs les outils nécessaires à la contamination, leur préparer un discours qu’ils devront propager ;

- demander l’autorisation au consommateur de poursuivre la relation ;

- veiller à prendre soin des adeptes du virus, afin qu’il se diffuse et se renforce ;

- déterminer le cycle du virus, car il ne sera pas éternel.

À l’avenir, les entreprises qui sauront satisfaire un besoin de façon innovante et sauront récolter les fruits de leurs idées durant plusieurs années tireront leur épingle du jeu. La propagation des virus aura un coût de plus en plus élevé, car il faudra rémunérer les contaminateurs de plus en plus. Pour ces derniers, le fait d’être identifiés comme des contaminateurs efficaces améliorera leur prestige.


Conclusion

Une nouvelle technique de marketing est en train de se mettre en place. Désormais, le succès dépend d’idées nouvelles et pertinentes, de leur diffusion à la manière d’un virus : il s’agit de contaminer les utilisateurs potentiels de son produit. En parallèle, de nouvelles conceptions des “business models” doivent voir le jour, et les années à venir seront dominées par les individus prêts à faire des investissements immédiats et conséquents. Ceux-là auront compris que la diffusion d’un produit grâce au marketing viral prend du temps, mais que si toutes les étapes en sont maîtrisées, le retour sur investissement peut être massif.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- le XIXe siècle a été celui de l’industrialisation et de la production en masse et le XXe siècle celui de la performance : le XXIe siècle sera celui des idées ;

- l’“interruption marketing” est en crise ;

- le contaminateur est au cœur de la diffusion d’une idée virus ;

- il existe cinq principes fondamentaux qui permettent de passer d’un simple bouche-à-oreille à une véritable idée virus ;

- un soin particulier doit être apporté à l’élaboration de l’idée virus ;

- la formule de l’idée virus a huit composants ;

- afin de faire de son livre une idée virus, Seth Godin livre la méthode qu’il se propose de suivre ;

- le projet doit être affiné avant de demander de l’argent à l’utilisateur ;

- la Bourse est un lieu d’échange de milliers d’idées virus ;

- la diffusion d’une idée virus repose sur l’effet multiplicateur de la ruche ;

- pour faire prospérer une idée virale, il faut passer au “permission marketing”.



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