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  Le réflexe créatif

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MessageSujet: Le réflexe créatif   Lun 26 Juin - 22:53

Le réflexe créatif

En lisant ce résumé, vous réaliserez que tout le monde peut être créatif en suivant ces conseils et en réalisant quelques exercices quotidiens.

Vous apprendrez également que :

– le talent n’est pas inné et qu’il faut apprendre à être créatif ;

– la peur et les distractions sont les ennemis de votre créativité ;

– les rituels vous aideront à déclencher un réflexe créatif ;

– mettre en ordre vos idées vous permettra d’avancer avec sérénité dans vos projets ;

– une bonne connaissance de vos points forts et de vos compétences vous permettra de déterminer la direction dans laquelle avancer ;

– les échecs sont des leçons d’apprentissage.

Twyla Tharp est une danseuse et une chorégraphe américaine. Elle pratique la danse classique et contemporaine depuis plus de trente-cinq ans. Une carrière riche au cours de laquelle elle a produit cent trente spectacles. Depuis les scènes d’opéra du film Amadeus de Milos Forman jusqu’à celle du film Hair, en passant par les opéras du monde entier (Paris, Londres, Sydney), Tharp a fait de la créativité, un travail à plein temps. Pour autant, le réflexe créatif n’est pas réservé aux artistes, que vous soyez entrepreneur, ingénieur, cuisinier ou jardinier. Il s’instille et s'immisce dans toutes les activités. Etre créatif n’est pas un don inné, cela s’apprend en travaillant régulièrement et en pratiquant. Apprenez à muscler votre créativité avec cette grande artiste.


Les rituels de préparation finissent par créer des réflexes créatifs

Le fait de répéter une routine quotidienne permet d’ancrer des habitudes et d’enclencher le processus créatif. En sachant ce qui vous attend, vous anticipez et choisissez l’environnement dans lequel vous allez pouvoir être productif. Chacun a ses petites manies. IIgor Stravinsky entamait ses matinées en jouant une fugue de Bach. Beethoven prenait des notes lors de ses promenades. Pour Tharp, c’est sa gym du matin. Tout le monde a son mode de fonctionnement pour se mettre dans le bain.

En revanche, il y a deux éléments à éviter à tout prix : la distraction et la peur. Tharp liste ses cinq plus grandes peurs et explique comment elle les désamorce :

– elle craint avant tout qu’on ne la prenne pas au sérieux. A cette crainte, elle répond en se disant : les gens qui me respectent ne se payent pas ma tête. Même si on me raille, je ne me laisserai pas marcher sur les pieds ;

– ensuite, elle redoute qu’un autre artiste ait déjà réalisé ce qu’elle tente elle-même de faire. La réponse : plus rien n’est créé “ex-nihilo”, il faut se faire à l’idée ;

– ne plus rien avoir à exprimer ou à dire. La réponse : tout le monde a toujours quelque chose à dire. Cette peur ne devrait pas exister ;

– faire du tort à une personne qu’elle aime et chérit. La réponse : on ne peut jamais savoir comment les autres personnes peuvent réagir. Le mieux à faire, c’est de chercher à être conciliant ;

– une fois réalisée, son idée ne remplit finalement pas ses attentes. A l’image de l’architecture, il vaut mieux parfois des bâtisses imparfaites, que des châteaux en Espagne.

En ce qui concerne les distractions, Twyla Tharp débute par une citation de T. S. Eliot : “Les distractions vous distraient des distractions.” Outre les peurs, il faut savoir dresser la liste de nos passe-temps favoris, pour pouvoir s’en préserver, tout du moins à court terme. Voici celles que l’auteur liste :

– les films. En voilà une activité chronophage ! Si vous êtes comme Tharp et que vous vous faites un malin plaisir à faire du “binge watching”, des marathons de films ou de séries, vous êtes sûr(e) de procrastiner.

– tout faire en même temps. De nos jours, on nous demande de faire toujours plus et d’aller toujours plus vite. Le fait de vouloir travailler sur plusieurs choses en même temps dilapide notre énergie beaucoup plus rapidement que de s’occuper d’une tâche à la fois.

– les chiffres. Ils sont partout ! Sur vos réveils, votre balance, vos impôts… Se passer de toutes ces intrusions numériques vous permettra de soulager votre hémisphère gauche, celui qui est en charge du rationnel et de laisser plus de place à votre hémisphère droit, l’intuitif.

– la musique de fond. De nombreux artistes aiment s’accompagner d’une musique d’ambiance. Toutefois, elle détourne votre attention et vous demande de l’énergie cérébrale que vous pourriez mobiliser ailleurs, pour votre intuition.

Protégez-vous de vos peurs et des distractions pendant une semaine, pour bénéficier de l’effet libérateur ! Sacrifier quelques éléments perturbateurs, trouver un environnement qui vous correspond et procéder à des rituels quotidiens, voici les préparatifs qui vous aideront à être dans un état d’esprit propice à la créativité

Votre imaginaire contient les codes de votre ADN créatif

Quel est cet ADN ? Cela peut être l’angle pris par un photographe, la patte d’un écrivain ou la signature artistique d’un peintre. La question de grand-angle, de profondeur est valable pour tout artiste. Cela fait partie de la prise de recul et du sens de l’observation, nécessaires à toute identité créative. C’est à vous de trouver votre personnalité artistique. Vous êtes plutôt détaché, très impliqué ou en équilibre entre deux valeurs ? Vous devez faire un effort de clarification, afin de savoir si vous êtes dans telle ou telle catégorie ou dans un clair-obscur, un entre-deux indistinct.

Il y a autant de solutions que de personnes. Décelez le yin et le yang qui est en vous. Essayez de déterminer quelle dynamique vous anime. Il s’agit de mettre en exergue la dichotomie qui est présente au cœur de vous-même. Selon Tharp, il faut savoir distinguer les deux natures qui habitent en vous, afin de pouvoir mieux comprendre l’ensemble de vos réalisations. Elle met en avant les termes de grec ancien de « Zoe » et « Bios », qui sont deux manières différentes de signifier la « vie ». Si on se réfère au Dionysos de Karl Kerényi, Zoe est le sens large de la vie dans sa globalité, alors que Bios est la vie dans son individualité, “zoomée”. Ainsi, certains artistes à l’image de George Balanchine, illustrent la notion de Zoe en mettant en scène des structures sans histoire. D’un autre côté, Jerome Robbins, co-réalisateur de West Side Story, se documentait avec minutie pour décrire ses personnages. Chacun possède sa vision artistique et l’exprime différemment.

Toute créativité suit un même schéma, celui borné par des habitudes de travail aptes à montrer notre pulsion vitale, couplé à une impulsion qui vous amène à créer de la nouveauté en sortant de nos routines. Pour connaître l’autobiographie de votre créativité, voici les questions qu’il faut vous poser :

– quels souvenirs conservez-vous de vos premières créations enfantines (dessins, jeux de construction, lettres…) ?

– quelle idée vous a le plus marqué(e), que ce soit la vôtre ou celle de quelqu’un d’autre ?

– vous sentez-vous des dons particuliers pour un secteur créatif ?

– pourquoi vous ne vous essayez pas à une expression artistique ?

– vous avez comme ambition d’entreprendre ?

– pourquoi ne vous sentez-vous pas capable de créer le boulot de vos rêves ?

– quels sont vos modèles artistiques ou vos héros du quotidien ?

– qu’est-ce qu’ils ont de plus que vous ?

– quelle est, selon vous, la plus belle des productions créatrices ?

– qu’est-ce qu’aiguise votre curiosité et vous stimule au quotidien ?

Explorer votre mémoire vous aide à trouver de l’inspiration

Tout art est métaphore. Les Grecs de l’Antiquité ont même donné corps aux arts, à travers neuf muses. C’est la déesse de la mémoire, Mnémosyne, qui leur a donné vie, tout un symbole. De la tradition orale chez Homère dans l’Illiade à la madeleine de Proust, la mémoire permet d’exprimer sa perception du monde. C’est en allant chercher les sentiments enfouis en nous et en les agençant, que nous pouvons nous exprimer artistiquement.

En faisant le lien entre nos mots d’aujourd’hui et nos expériences passées, on produit une sève créative qui nous est propre. Nous interprétons notre vécu à travers une métaphore. Shakespeare résumait la vie à une “courte chandelle”, une “ombre fuyante” qui n’était rien de plus “qu’une histoire relatée par un idiot, empli de bruit et de fureur et ne signifiant rien”.

En parallèle, vous trouverez votre mémoire musculaire. C’est celle que vous avez intégrée, suite à la répétition de mouvements et à la pratique régulière d’une activité physique ou non. Par exemple, un pianiste peut parfaitement jouer un morceau qu’il n’a répété depuis des années. Les aptitudes techniques sont restées inchangées. Grâce à ces compétences, vous pouvez interpréter à votre manière ce que vous observez pour affûter votre créativité. Raymond Chandler s’est imprégné du style d’Hemingway, en faisant des pastiches de ses œuvres. Proust fit de même, en traduisant durant douze ans, les écrits de John Ruskin, historien de l’art anglais.

Revivre ses émotions et les ressentir physiquement fait partie intégrante de la mémoire émotionnelle. C’est ce que fait tout acteur, lorsqu’il pleure dans un film ou encore un businessman, quand il conclut un deal qu’il espère aussi fructueux que certains déjà passés. Cette visualisation du passé fait appel à une mémoire perceptive. On se repasse toutes les images liées à un événement, une odeur, un son, des couleurs ou une saveur. L’odeur de biscuits sortant du four, un air de chanson ou un visage perdu de vue.

Encore plus cachée se trouve la mémoire primitive. Elle est ancrée dans nos racines culturelles historiques. Ainsi, une danseuse cambodgienne, comme Sina Koy, peut reproduire les mêmes mouvements de danse aujourd’hui que ceux de ces ancêtres. Il est possible d’éprouver des liens forts avec des représentations artistiques anciennes. Pour Tharp, c’est en tombant sur la photo d’une représentation protohistorique de la danse qu’elle a ressenti un déclic. A la vue de cette peinture primitive, elle a tout de suite ressenti l’envie de créer une chorégraphie, sur la thématique de la migration. La créativité peut se déclencher au hasard d’un regard jeté à une page d’un livre ou émerger à la suite d’une recherche plus poussée dans le tunnel de vos souvenirs.


Ordonner vos idées, c’est débuter votre voyage dans la créativité

Que faire des idées une fois qu’elles ont été collectées ? Il faut maintenant les ranger, les classifier, afin d’en faire un matériau exploitable. Certains remplissent des classeurs ou des étagères, entre les CD et les livres. Chez Tharp, chacun de ses projets a le droit à sa boîte d’archivage. C’est fonctionnel, transportable et pas cher ! Tout système est bon, du moment qu’il n’est pas trop complexe. Que vous y indexiez des coupures de journaux, des partitions ou des carnets de notes, ces bribes pourront provoquer une étincelle pour vos projets en devenir.

Toute initiative doit avoir un objectif ou contenir un mantra personnel. Après une rencontre fructueuse avec Billy Joel, Tharp décide de créer une boîte “Movin’Out”, spectacle qui sera produit à Broadway. Elle y range une cassette de vingt minutes, présentant des chorégraphies et des musiques du chanteur de musiques pop américaines et deux fiches bristol, sur lesquelles elle inscrit deux objectifs simples : “raconter une histoire” et “faire en sorte que la danse rapporte de l’argent à (sa) troupe”. Elle a ajouté, à ce terreau, tout ce qui a pu germer dans son esprit :

– des recherches à propos des chansons, interviews et autres films qui racontent les années 1970 et la guerre du Viêtnam ;

– des carnets de notes reprenant la trajectoire sociale et la carrière ascendante de Billy Joel, des annotations par rapport au choix des chansons à intégrer ou non au spectacle ;

– des bibelots qui ont marqué des moments-clés dans la production du projet. Cela peut-être des clichés inspirants, des bijoux pressentis pour un costume, etc.

Cette boîte est une accumulation de données brutes. Elle n’est aucunement un substitut à votre création, elle en est le potentiel. Elle contient votre documentation, les résultats de votre investigation et un souvenir que vous conserverez, même si vous n’allez pas au bout de votre projet. Tharp a ainsi rempli douze boîtes, rien que pour ce projet en hommage à Billy Joel. Ce processus de création passe par trois étapes majeures : le premier pas, l’égarement dans l’affrontement de l’inconnu et les vestiges qui ne vous auront pas servi, mais qui pourront vous orienter pour un projet à venir. Toute boîte renferme des éléments multiples auxquels il faut mettre un peu d’ordre pour dénicher une inspiration et vous lancer vers de nouvelles aventures !

Il ne faut pas avoir peur de “gratter” des idées

Faut-il avoir peur de ne pas trouver d’idée ? Ce n’est pas en vous agitant dans tous les sens que vous arriverez à obtenir une idée tangible. Pour éviter de vous sentir perdu(e), tournez-vous vers ce qui peut vous inspirer. Voyez ce que vous pouvez “gratter” ailleurs.

La moindre chose qui attire notre regard, qui stimule notre intellect ou qui suscite nos désirs peut être un fil conducteur créatif. En prêtant toute votre attention à vos sens, vous allez alimenter votre esprit créatif. Un créateur de mode fera du lèche-vitrine pour observer les tendances vestimentaires. Une réalisatrice de films se plaira à changer d’air, à observer son environnement pour trouver l’inspiration. Un architecte va identifier les matériaux et la mise en place des espaces. Votre observation est plus ou moins orientée en fonction de vos intérêts. C’est en multipliant les stimuli visuels ou olfactifs et en creusant vos ressentis, que vous trouverez des idées !

Le fait d’associer ne serait-ce que deux idées est une preuve de créativité. Voici un exemple-type issu des coulisses d’Hollywood : le producteur de film Art Linson s’est tourné vers l’auteur David Mamet pour trouver un scénario. Ce dernier lui a proposé l’histoire de “deux mecs et un ours”. Cette réponse, qui pourrait sembler étrange, s’est concrétisée à travers le film "À couteaux tirés" avec Anthony Hopkins et Alec Baldwin. Le “grattage” n’est pas une quête vers une Idée absolue, cela peut être une fulgurance de petites idées.

Que faire quand vous vous sentez à court d’idées ? « Quand l’inspiration ne vient pas à moi, je fais la moitié du chemin à sa rencontre ». Comme l’énonçait Freud, une idée ne tombe pas du ciel, il faut savoir aussi aller la chercher. Vous pouvez improviser et exprimer votre liberté à l’image d’un musicien jazz faisant un jam ou un scat. Partir à la recherche d’idées en feuilletant des livres est un autre réflexe, face à une panne d’inspiration. Si vous avez une bonne capacité d’écoute, multipliez les conversations. Au détour d’un bon mot, vous pourrez repérer des idées. En observant les œuvres de vos modèles, vous pourrez également dénicher des perles inexploitées. L’objectif est de savoir gratter au bon endroit, sortir des sentiers battus et libérer votre énergie.

Être organisé, c’est aussi savoir se confronter à l’imprévu

En organisant chaque chose, est-on vraiment sûr de savoir où l’on va ? Lorsqu’on a une idée en tête, on monte toute une stratégie planifiée pour la mettre en œuvre. Quand vous vous lancez dans un nouveau projet, vous devez vous concentrer sur ses fondements et avoir tous les outils en main pour le mener à bien. Toutefois, tout ne se passera pas forcément comme prévu, un élément extérieur viendra peut-être perturber vos plans. Imaginez-vous à la place d’un metteur en scène au cinéma. Même si tout est en place – décor, caméras et acteurs –, il se peut que vous soyez perturbé(e) par une avarie extérieure ou que ce soit un “jour sans” pour les comédiens. Il se peut également que la chance vous sourit le lendemain, que vous arriviez à capter une émotion inattendue et à magnifier votre prise. Tout ne nous est pas dû et il faut l’accepter. Vous ne pouvez pas tout maîtriser ! Le hasard fait partie prenante de votre réussite créatrice et avoir de la chance fait partie de votre talent.

Pourquoi devriez-vous suivre les règles ? Retenez-vous de tout planifier ! Outre le fait que ce ne soit pas une façon réaliste de voir les choses, vous endormez également votre créativité. L’excès de préparation vous donnera une sensation de sécurité illusoire. Rebellez-vous ! Vivez plus dangereusement en commençant simplement. Qu’aviez-vous prévu de faire aujourd’hui ? Faites autre chose, ce qui vous vient à l’esprit. Comme disait Charles Goodyear, l’inventeur “accidentel” du caoutchouc vulcanisé : “gardez l’œil ouvert pour ne pas laisser passer l’occasion”.

Il faut également savoir s’entourer des meilleurs. Frottez-vous aux autres sans en dépendre totalement. Même quand vous êtes dans une situation où la collaboration est indispensable, évitez de vous reposer sur des attentes extérieures. Le réalisateur Milos Forman a une technique infaillible pour développer son idée, sans qu’il y ait trop de tergiversations : il ne donne le script à ses acteurs, qu’au moment où il enclenche la caméra. Face à l’imprévu, ils s’en sortent plutôt bien, trois d’entre eux ont reçu un Oscar en jouant avec Forman.

Enfin, il ne faut pas être trop exigeant au départ. Il ne faut pas viser la perfection dès le début. Concentrez-vous plutôt sur la forme d’expression choisie, sur les ressources que vous avez et avoir un plan de repli. Quoi qu’on fasse, la loi de Murphy, dite de “l’emmerdement maximal”, peut toujours frapper.

La première idée forte est la colonne vertébrale de votre projet

Une fois que vous avez gratté votre idée, il faut la faire grandir, afin qu’elle devienne le squelette de votre création. C’est un contrat passé avec vous-même, l’histoire que vous voulez raconter et la structure sur laquelle vous souhaitez bâtir votre idée. Toute œuvre repose sur des fondements solides, une colonne vertébrale qui peut être un thème sous-jacent. Le premier ouvrage de Bernard Malamud narre en surface l’histoire d’un joueur de baseball, Roy Hobbes, qui finit par faire carrière dans la Major League au sein des “New York Knights”. Cependant, si on se penche un peu plus sur les faits racontés, on voit apparaître, en filigrane, un parallèle avec la quête du Graal. Le roi Roy atteint le succès avec les « knights », les chevaliers de la table ronde ! Ainsi, la mythologie arthurienne représente la colonne du roman sur laquelle est plaquée une histoire sur le thème du baseball. Le trio colonne vertébrale/histoire/thème est une formule narrative schématique que l’on peut mettre aisément à l’ouvrage.

Pourquoi vouloir à tout prix construire une charpente à vos créations ? Vous pourriez tout aussi bien attraper les idées au vol et vous laisser voguer au gré de votre inspiration. Cela a l’air attrayant, mais il est illusoire de croire que vous puissiez mener de longs projets sans avoir d’architecture propre. Vous arriverez à vous en passer le premier jour, mais vous risquez de vous perdre en cours de route et ce, quel que soit votre projet (poésie, peinture, roman, etc.). Si vous arrivez à appliquer directement vos idées sur le support choisi, bravo ! Vous avez peut-être un don inné, mais dans la plupart des cas, vous finirez par tourner en rond pour essayer de trouver ce que vous cherchez à exprimer.

La colonne vertébrale de vos ouvrages ne doit pas être vue comme une contrainte à établir. Elle peut surgir d’un conseil amical avisé. Il arrive souvent que des écrivains ne perçoivent pas que leur récit est un peu trop brumeux. Ils sont alors aidés par les éditeurs, dont le rôle est de leur éclairer le chemin. Faites simple, votre expression artistique doit pouvoir être comprise par un enfant de 10 ans. Vous pouvez également faire de la rétrospection, en vous remémorant quelle était l’idée originelle que vous souhaitiez exprimer. Chacun a sa méthode et sa structure créative ! Buster Keaton misait tout dans la chute de ses films, alors que pour d’autres, c’est la musique qui les inspire.

Les compétences vous permettent d’exécuter vos idées

Que deviennent les idées sans le talent qui leur donne vie ? Tout compositeur qui se respecte est avant tout un instrumentiste hors pair. Leur passion pour la musique peut même les amener à connaître tous les secrets de leur instrument, comme Jean-Sébastien Bach qui fut un expert dans la fabrication des orgues. Que ce soit un grand chef cuisinier, un entrepreneur aguerri ou un créateur de mode, la maîtrise de leur domaine créatif est le garant de leur réussite. Sans leurs compétences, leurs inspirations resteraient des vues de l’esprit et ne se matérialiseraient pas. Plus vos capacités sont grandes, plus il vous sera facile d’accomplir vos envies. Il faut parfois toute une vie pour avoir la technicité nécessaire à la réalisation de chefs-d’œuvre. Rien ne remplace un travail acharné pour améliorer vos savoir-faire et votre expérience. Parfois, l’inexpérience et l’innocence effacent les peurs et rendent tous les accomplissements possibles. La solution est toujours dans un entre-deux, dans un équilibre entre sagesse et intrépidité vers lequel il faut tendre.

Pour vous, quels sont vos points forts ? Passez en revue ceux qui vous distinguent des autres. Parmi ceux-ci, la personnalité tient un grand rôle. Vous pouvez développer plusieurs facettes, afin d’attirer de nouvelles personnes et étendre, toujours plus, le champ de vos connaissances. Vous devez apprendre à obtenir ce que vous voulez par vous-même. Pour clarifier ensuite vos objectifs, faites l’inventaire de vos compétences :

– les compétences musicales : qu’est-ce que vous savez sur l’histoire des différents genres musicaux ?

– les compétences de mise en scène : avez-vous le flair à propos de ce qui peut plaire ou non dans un spectacle ?

– les compétences picturales : savez-vous dessiner ? Avez-vous le sens de la perspective ?

– les compétences sculpturales : que pouvez-vous faire de vos mains ? Vous êtes-vous déjà essayé à la poterie ?

– les compétences psychologiques : savez-vous influencer le choix des autres ? Possédez-vous une intelligence émotionnelle ?

– les compétences visuelles : avez-vous l’œil ? Percevez-vous des choses que les autres ne voient pas ?

– les compétences temporelles : savez-vous quand il faut vous arrêter ?

– les compétences de leadership : êtes-vous capable de motiver les personnes autour de vous, dans le but d’une collaboration ou pour qu’ils travaillent pour vous ?

– les compétences entrepreneuriales : quelles sont vos capacités d’exécution d’un projet ou d’une idée ?

– les compétences promotionnelles : savez-vous communiquer ? Maniez-vous les techniques du « storytelling » ?

– les compétences athlétiques : faites-vous régulièrement du sport ?

– les compétences littéraires : possédez-vous la fibre littéraire ? Est-ce qu’il vous arrive d’écrire ?

En vous appuyant sur l’étendue de vos compétences et de votre savoir-faire, vous aurez les outils nécessaires à la mise en œuvre de tout type de créativité. Tout ne s’arrête pas à une simple dextérité, il faut y ajouter la passion pour pouvoir exprimer toute l’essence de votre créativité.


Sortir de votre tranchée vous permettra de creuser un sillon pour avancer

Qu’est-ce qu’une tranchée sur le plan de la créativité ? C’est quand vous faites du sur place et que vous n’avancez plus. Vous n’êtes pas totalement en panne, mais vous êtes arrêté(e) en pleine route, car vous ne savez plus où aller. Si vous en êtes arrivé(e) là, c’est pour de multiples raisons. Vous n’auriez pas dû, tout simplement, vous lancer dans ce projet, c’était le fruit d’une mauvaise décision. Vous n’avez pas su vous lancer au bon moment et vous souffrez d’un mauvais timing, vos idées ne sont pas ou plus dans l’air du temps. Cette tranchée peut également être le fruit d’incidents successifs, d’une malchance qui vous exclut toute avancée. En général, celle-ci apparaît lorsque l’on s’acharne à faire passer des idées qui ont autrefois fonctionné, mais qui ne passent plus aujourd’hui.

Comment sortir de votre bourbier anti-créatif ? Voici les trois étapes à suivre :

– voir la tranchée. Il faut, avant tout, accepter le fait que vous soyez pris(e) au piège de votre propre aveuglement. Vous avez écrit, pendant des mois, un roman qui finalement n’a ni queue, ni tête ? Il faut savoir prendre du recul sur ce que vous faites pour mieux savoir où vous en êtes dans votre acte créatif.

– accepter son erreur. Vous vous êtes trompé(e), cela peut arriver à tout le monde. C’est l’étape la plus dure.Il faut être capable d’avouer ses torts et sortir du déni. Si vous ne faites l’effort de sortir du fond de votre tranchée, vous continuerez de vous enfoncer. Acceptez le massacre et faites table rase pour pouvoir mieux repartir !

– sortir de la tranchée. Maintenant que vous avez accepté l’existence de cette tranchée et que vous avez intégré votre échec, il est temps de résoudre le problème. Comment allez-vous vous extirper de votre situation et rebondir vers de nouveaux projets ? Prenez votre courage à deux mains et passez à autre chose ! Il est possible que vous traversiez un petit moment à vide. Faites une pause, parlez-en à quelqu’un, soufflez !

Que ce soit dans votre vie professionnelle ou personnelle, vous serez amené(e) à traverser des événements difficiles. Garder votre optimisme sera difficile. Il faut que vous soyez capable d’anticiper ces mauvaises passes. Pour cela, cherchez les moyens qui vous aideront à sortir de ce pétrin : déjeunez avec un ami, prenez un jour de congé, changez d’air, etc.

L’objectif est d’avoir un quota important d’idées pour sortir de l’impasse et vous surpasser en partant sur de nouvelles bases. Vous pouvez aussi tester vos idées, avant de vous lancer à corps perdu : identifiez vos concepts, émettez des hypothèses, remettez en cause leur fiabilité et agissez en conséquence. Thomas Edison a inventé l’ampoule, suite à des milliers de tests et remettant continuellement en question ses hypothèses et des idées reçues. C’est le sillon à prendre, celui qui vous fait avancer ! Changez vos rituels, vos mauvaises habitudes et construisez des passerelles vers demain.

Il faut savoir tirer les leçons de vos échecs, ils ont leurs vertus

Vous imaginez pouvoir passer à travers les filets de l’échec ? Ne vous voilez plus la face, vous ne pouvez – et ne pourrez – pas toujours réussir. C’est en reconnaissant vos limites que vous pourrez montrer ce que vous valez vraiment. C’est en affrontant la réalité telle qu’elle est, que vous réussirez à vous affirmer, tout en gagnant en humilité. Il se peut que vous perdiez votre temps dans un projet dont vous ne tirerez pas grand-chose. Plus vous commettrez d’erreurs, plus vous améliorerez votre jugement. C’est souvent suite aux pires échecs que l’on donne le meilleur de soi !

L’échec n’est pas synonyme d’erreur. Au contraire, c’est une étape vers la réussite. Prenez la vie comme un parcours initiatique. Le chemin peut être semé d’embûches, mais chaque obstacle franchi est un marchepied. Voyez l’échec comme un mal nécessaire dont vous apprendrez. Essayez de comprendre les raisons sous-jacentes de vos erreurs. Vous n’aviez peut-être pas les compétences suffisantes pour venir à bout de vos idées ? On ne peut pas être bon partout ! Si vous souhaitez percer dans un domaine particulier, il faut mettre le cœur à l’ouvrage pour pouvoir acquérir les techniques et le savoir-faire nécessaires. Le problème est peut-être ailleurs. Votre idée initiale était peut-être trop faible pour mener votre projet à bien ? Les personnages ne sont pas assez étoffés, vous avez parié sur un mauvais casting, vous avez raté le coche. Cela peut aussi être, tout simplement, une erreur de jugement. Vous avez manqué d’attention et vous avez laissé passer une coquille. Vous n’avez pas eu le courage de creuser vos idées et d’exprimer vos craintes par peur de paraître stupide.

L’échec est toujours bon, du moment qu’il n’est ni répétitif, ni nié. Il n’y a pas d’échec, mais des leçons d’apprentissage. C’est là-dessus que repose toute l’ambivalence de l’échec ! Il arrivera un moment où vous serez critiqué(e) pour votre travail ou vous ne serez pas à la hauteur, mais vous pourrez toujours rectifier le tir. L’erreur est humaine, c’est pourquoi il faut toujours vous donner une seconde chance !


Conclusion

Il n’est jamais trop tard pour passer à l’action créative ! Vous devrez apprendre, beaucoup travailler et changer vos habitudes, si vous souhaitez persévérer dans un domaine créatif. Lorsque vous aurez réussi à gérer votre temps, vos ressources, vos compétences et que vous aurez su vous entourer et vous lancer au bon moment, vous serez passé(e) maître dans la créativité. Elle sera pour vous comme un réflexe, vous aurez la souplesse et l’agilité suffisantes pour la mettre en pratique !

Que retenir de ce résumé :

– les rituels de préparation finissent par créer des réflexes créatifs ;

– votre imaginaire contient les codes de votre ADN créatif ;

– explorer votre mémoire vous aide à trouver de l’inspiration ;

– ordonner vos idées, c’est débuter votre voyage dans la créativité ;

– il ne faut pas avoir peur de gratter des idées ;

– être organisé, c’est aussi savoir se confronter à l’imprévu ;

– la première idée forte est la colonne vertébrale de votre projet ;

– les compétences vous permettent d’exécuter vos idées ;

– sortir de votre tranchée vous permettra de creuser un sillon pour avancer ;

– il faut savoir tirer les leçons de vos échecs, ils ont leurs vertus.



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