Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 The Charisma Myth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 319
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: The Charisma Myth   Mar 27 Juin - 18:23

The Charisma Myth

En lisant ce résumé, vous apprendrez quelques techniques simples pour augmenter votre charisme et impressionner votre entourage.

Vous découvrirez également que :

- contrairement à la croyance populaire, le charisme s’apprend, grâce à des exercices simples ;

- tout le monde peut devenir charismatique ;

- les effets du charisme au quotidien sont réels et notables.

Le charisme n’est pas quelque chose d’inné : on peut apprendre à être charismatique. Preuve en est, les nombreuses études menées sur le sujet et citées dans les notes pour les curieux qui voudraient y jeter un œil. Ces études tendent à montrer que les personnes charismatiques sont toujours plus écoutées que les autres. On a tendance à préférer travailler pour un patron charismatique plutôt que pour quelqu’un qui ne le serait pas, et on accorde volontiers plus de valeur et d’importance au travail effectué pour le premier. Le charisme joue sur la perception qu’ont les autres de nous et influe sur le comportement des gens.

Le monde du travail est, d’après l’auteure, l’un des domaines où le charisme peut faire une vraie différence. Par exemple, les banques seront plus promptes à accorder un prêt à un jeune entrepreneur charismatique qu’à un entrepreneur qui ne l’est pas.

Le monde du travail n’est pas le seul environnement dans lequel on peut jouir des effets bénéfiques du charisme. Une mère de famille pourra faire montre de charisme pour influencer les gens qui gravitent autour d’elles, comme les instituteurs : le charisme n’est pas seulement réservé à une élite, aux politiques ou aux célébrités.

Ce livre permet de découvrir les bienfaits du charisme et démontre qu’il permet de se sentir mieux, plus heureux et en meilleure santé.

Le charisme est élevé au rang de mythe par une croyance populaire fausse, car il s’apprend

Une idée préconçue veut que le charisme soit inné. Cette idée persiste car nous avons tendance à ne pas voir les efforts fournis par la personne charismatique. En fait, le charisme est le résultat d’une combinaison de comportements que les gens appliquent et que tout le monde peut apprendre, si tant est que l’on y consacre suffisamment de temps.

Cela est difficile à croire ? Certaines personnes semblent posséder un tel magnétisme qu’il nous paraît impossible d’être comme elles. En réalité, nous avons tous déjà expérimenté les effets du charisme sans le savoir ; il nous est déjà arrivé de faire forte impression sur des gens, quelle que soit la situation, mais ces moments ne sont pas identifiés comme étant en rapport avec un éventuel charisme, car on s’en fait une idée fausse. On s’imagine que les personnes charismatiques le sont à chaque instant de leur vie, or ce n’est pas le cas.

L’auteure cite en exemple Marilyn Monroe qui a prouvé, lors d’une interview en plein New York en 1955, qu’elle pouvait passer inaperçue si elle le souhaitait, et devenir charismatique - donc remarquée - en un instant, juste en adoptant une attitude charismatique.

Le charisme est donc bien lié à des comportements et non à des qualités inhérentes à la personnalité des gens. On imagine souvent que les gens charismatiques sont ceux qui réussissent le mieux et c’est notamment le cas des stars. Le problème avec les stars c’est que l’on ne voit d’elles que ces instants de charisme ; il est difficile de les imaginer au quotidien sans cette aura charismatique. En bref, il est pratiquement impossible de s’identifier à elles.

L’auteure pointe aussi du doigt d’autres fausses idées sur le charisme : il serait réservé aux gens beaux et extravertis ; pour être charismatique il faut changer de personnalité, devenir quelqu’un d’autre, etc. C’est faux : il est évident que correspondre aux critères de beauté peut conférer un avantage, mais d’une part, ce n’est pas toujours le cas, et d’autre part, la beauté seule ne suffit pas. Un exemple parlant est celui de Winston Churchill, qui n’était pas connu pour son charme et était pourtant l’un des leaders emblématiques de son époque. Il est tout à fait possible d’être charismatique sans répondre parfaitement aux canons de beauté, puisque le charisme découle d’une attitude.

De plus, il n’est pas nécessaire de changer de personnalité pour être charismatique. Au contraire, si vous n’êtes pas naturel, si vous jouez un rôle dans lequel vous êtes mal à l’aise, les gens le sentiront et vos efforts seront peine perdue. Pour devenir charismatique, il faut acquérir de nouvelles compétences, comme quelqu’un qui apprend à dessiner ou à jouer d’un instrument de musique : cela ne change pas profondément qui vous êtes. L’auteure démontre plus avant dans son livre qu’il existe plusieurs types de charisme et que nous avons la possibilité de choisir celui qui nous convient le mieux, sans se forcer à quoi que ce soit.

Régulièrement, au fil du livre, de précieux conseils sont donnés, ainsi que des exercices à mettre en pratique pour augmenter son charisme. Voici déjà trois recommandations qui démontrent que la technique dont il est question ici est bien à la portée de tous, et ce indépendamment de la beauté physique ou d’une personnalité introvertie :

1. durant une conversation, baisser le ton de votre voix à chaque fin de phrase ;

2. diminuer vos hochements de tête ;

3. comptez deux bonnes secondes avant de parler.

Le charisme est d’abord une affaire de langage corporel

En matière de charisme, le langage corporel est primordial : en effet, selon l’auteure, notre corps, nos gestes, nos postures en disent plus que les mots que nous employons. Des études ont montré que, malgré un discours intéressant et bien préparé, lorsque le langage corporel n’est pas adapté, non seulement l’interlocuteur ne paraît pas charismatique, mais de plus son public n’est pas aussi réceptif qu’il le voudrait. À l’inverse, il est tout à fait possible d’être charismatique sans dire un mot : tout est une question d’attitude.

À chaque instant, nous émettons des signaux, nous adoptons des expressions faciales et corporelles. On parle alors de micro-expressions ; les gens autour de nous les perçoivent et les décryptent inconsciemment. Ces gestes et ces expressions constituent notre langage corporel, qui révèle notre état d’esprit. L’exemple qu’utilise l’auteure pour illustrer ses propos est très simple et nous le connaissons tous : le faux sourire. Pour savoir si quelqu’un vous sourit sincèrement, ne regardez pas uniquement ses lèvres, regardez aussi ses yeux : un sourire sincère “monte” jusqu’aux yeux et irradie le visage. C’est le genre de signe que l’on remarque en termes de langage corporel et qui, inconsciemment, démontre une inquiétude ou toute autre préoccupation : notre interlocuteur est distrait et, dès lors, il ne nous paraît pas charismatique.

Malheureusement, nous ne pouvons pas contrôler consciemment ces expressions. Pour remédier à ce problème et paraître plus charismatique en contrôlant son corps, il est important d’agir sur le subconscient, la partie du cerveau qui gère le langage non-verbal. L’avantage est que le cerveau ne sait pas faire la différence entre imagination et réalité ; si vous imaginez une situation, le cerveau enverra les mêmes signaux à votre corps que si la situation était réelle. L’auteure nous décrit simplement le pouvoir de l’esprit sur le corps : c’est l’effet placebo. Nous en avons tous entendu parler, nous en connaissons le principe, et de nombreuses études ont été réalisées, notamment dans le domaine médical - des gens qui vont mieux après avoir avalé un médicament qui est pourtant dépourvu de principe actif. L’esprit est très puissant : l’effet placebo peut être utilisé dans beaucoup de domaines, et peut vous être utile pour travailler votre charisme. Si nous nous imaginons charismatique, notre corps va produire un langage corporel charismatique. Pour cela nous devons bien nous connaître ; l’auteure elle-même cite un très célèbre philosophe, Lao Tseu : “connaître les autres, c’est sagesse, se connaître soi-même, c’est sagesse supérieure”.

À l’instar de l’effet placebo, il existe l’effet nocebo ; autant l’effet placebo est positif, autant l’effet nocebo est négatif. Dans le cas d’un effet nocebo, l’esprit crée des pensées toxiques qui engendrent un langage corporel défavorable à notre charisme.

Être charismatique c’est aussi savoir se concentrer et faire montre de présence

Pour l’auteure, le charisme demande trois qualités : la présence, le pouvoir et la chaleur humaine. La première d’entre elles, qui est aussi la plus facile à acquérir et à mettre en pratique, est la présence. Nous venons de le voir, la communication passe par le langage corporel, de façon consciente et inconsciente. Parfois, alors que nous sommes avec des amis, il se peut que nous soyons distraits, happés par nos propres pensées. Qui ne s’est jamais retrouvé les yeux fixes et perdus dans le vague, l’esprit totalement coupé de ce qui se passe alentour ? Cependant, lorsque nous discutons avec quelqu’un, il peut nous paraître désagréable de constater que l’autre ne nous écoute pas. Une personne qui n’est pas perçue comme attentive, comme loyale, ne peut pas être charismatique aux yeux des autres.

Être présent est plus difficile qu’il n’y paraît. L’auteure prend un exercice qui ne demande aucune préparation pour se reconnecter à la réalité : fermer les yeux et se concentrer sur sa respiration et uniquement sur elle. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît car notre esprit est sans cesse happé par nos pensées. La raison pour laquelle nous avons tant de mal à rester présents et concentrés vient de nos réflexes ancestraux. Nos ancêtres se devaient de réagir au moindre stimulus, c’est donc ancré profondément dans notre mode de fonctionnement. C’est d’autant plus un fait à l’époque actuelle, où nous sommes envahis par les stimuli, entre nos téléphones, Internet, les médias, etc., nous sommes submergés. Pire encore, nous sommes encouragés à être inattentifs.

Ainsi, lorsque nous sentons, au cours d’une conversation, que notre esprit décroche, l’auteure préconise de faire ce simple exercice de reconnexion : se concentrer sur un élément de notre corps et un seul (un doigt de pied par exemple). Déjà, le simple fait de se rendre compte d’avoir décroché, puis de remédier à ce problème immédiatement et rapidement, cela procure un avantage. Ensuite, gardons à l’esprit qu’être présent ne dépend pas du temps que nous avons devant nous ou de celui où nous sommes “présents”. Cela dépend surtout de l’intensité de notre présence dans ces moments-là. Lorsque nous savons être pleinement présents, même sur une courte durée, cela procure à notre interlocuteur le sentiment d’être spécial. Donner à l’autre le sentiment qu’il est pour nous, à ce moment-là, la chose la plus importante au monde, nous rend automatiquement plus charismatique à ses yeux et cela peut nous différencier des autres.


Le charisme est également une affaire de pouvoir et de chaleur humaine

Le pouvoir, c’est la façon dont nous pouvons influencer le monde de façon concrète, que ce soit de par notre intelligence, notre force physique, notre argent, etc. Consciemment ou non, nous cherchons chez l’autre des traces de ce pouvoir, de cette influence qu’il possède potentiellement, dans son apparence, dans la façon dont les autres réagissent, mais surtout, encore une fois, dans son langage corporel.

La chaleur humaine, c’est notre capacité à être bienveillant envers autrui. Faire preuve de chaleur humaine peut amener les autres à utiliser leur pouvoir, leurs capacités en notre faveur. La chaleur humaine renvoie directement à des qualités telles que l’altruisme ou être attentionné, des qualités en général très appréciées. Là encore la chaleur humaine se communique surtout par le langage corporel, d’ailleurs, de façon plus directe que le pouvoir.

L’outil qui nous permet d’évaluer le pouvoir et la capacité de bienveillance chez les autres est notre première impression. Par l’attitude, le langage, le langage corporel et la tenue, nous présumons des choses. Ainsi, une belle tenue laissera entendre que nous sommes puissants. En adoptant des attitudes de pouvoir ou de chaleur humaine, notre niveau de charisme augmente aux yeux des autres.

Là encore, cette capacité à être charismatique par le pouvoir et la chaleur humaine nous vient directement de nos ancêtres, pour lesquels il était très important de savoir reconnaître instantanément qui les protégerait : il en allait de leur survie. Ces deux notions sont donc indissociables et nécessaires pour parvenir au charisme. En effet, avoir du pouvoir tout en manquant de chaleur humaine peut faire forte impression, sans que cela ne soit pour autant perçu comme du charisme. Pire encore, cela peut même passer pour de l’arrogance et de la froideur. Par ailleurs, on peut être affable, mais ne pas avoir de réel pouvoir. Dans ces cas-là on paraît sympathique mais, là aussi, cela peut nous desservir : nous pouvons être perçus comme soumis et dotés d’une mentalité de suiveur.


Il est important de savoir repérer les obstacles physiques qui cassent le langage corporel charismatique

La simple connaissance des qualités requises pour être plus charismatique ne permet pas de faire automatiquement de nous des gens plus influents. Beaucoup d’obstacles peuvent se mettre en travers de notre route, des obstacles tant physiques que mentaux. Nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point tout ce qui nous entoure peut avoir une influence sur notre charisme. En effet, comment le soleil par exemple pourrait-il avoir une influence sur votre charisme ?

L’auteure illustre ses propos par des exemples très simples. Imaginez que vous êtes installé à la terrasse d’un restaurant avec un client potentiel, ou lors d’un rendez-vous galant. Le soleil brille, il fait chaud et tout semble aller pour le mieux. Seulement, sans forcément vous en rendre compte, vous envoyez des signaux à votre interlocuteur, comme déjà dit précédemment, via votre langage corporel. Alors, le soleil brille, mais il vous éblouit, provoquant un inconfort et des micro-expressions, comme un froncement de sourcils. Des expressions que votre interlocuteur pourra interpréter de différentes façons. Par exemple, il pourra penser que vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’il vient de vous dire, ou que vous n’êtes pas à l’aise en sa présence, alors que pour vous, ce froncement de sourcils n’est rien de plus qu’un simple inconfort physique dû à l’éblouissement. Aussi, il est important d’identifier les éléments qui peuvent avoir un impact notable sur votre charisme, votre présence, et agir en conséquence.

Ainsi l’auteure nous conseille de choisir avec soin notre tenue vestimentaire, le lieu de rendez-vous, de prendre en compte l’ensoleillement, le bruit, les odeurs, tous les éléments perturbateurs qui pourraient nous faire réagir physiquement, que ce soit des réactions très marquées ou des micro-expressions (froncement du nez en cas de mauvaise odeur, transpiration en cas de forte chaleur, plissement des yeux en cas d’éblouissement, etc.).

L’auteure préconise une écoute profonde de notre corps, puisqu’après tout, il est notre première manière d’être et c’est lui qui réagit au monde qui nous entoure. Cela peut passer, par exemple, par le choix d’une tenue dans laquelle nous nous sentons à l’aise, mais qui reste de circonstance. Identifier ce qui nous met mal à l’aise nous permet de mieux gérer les situations qui se présentent. Nous ne pouvons malheureusement pas toujours tout prévoir, et en cas d’inconfort, comme l’éblouissement cité ci-avant, mieux vaut prendre les devants, expliquer à notre interlocuteur ce qui nous préoccupe, afin de dissiper les malentendus et d’éviter les mauvaises interprétations, sans casser notre charisme. Selon l’auteure, le seul mot d’ordre est “anticipation”.

À l’instar des obstacles physiques, il existe également des obstacles mentaux qui influencent notre charisme

Le charisme est une question d’attitude, malheureusement la seule attitude physique ne suffit pas. L’esprit influence le corps. Aussi, si vous n’êtes pas au clair dans votre esprit, cela s’en ressentira, que vous le vouliez ou non, et votre charisme en pâtira.

L’anxiété peut porter préjudice à votre charisme. L’anxiété est souvent liée à l’incertitude, comme lorsque vous attendez la réponse à un entretien d’embauche, ou encore lors d’une dispute avec votre conjoint et que vous vous demandez comment les choses vont évoluer. Votre incapacité à gérer correctement ces situations de stress et de doutes peut vous pousser à prendre parfois des décisions non réfléchies et dont les conséquences sont notables. C’est un cercle vicieux : l’anxiété amène un manque de concentration et de confiance en soi. Ces manques provoquent un manque de présence. Un manque de présence induit un langage corporel qui s’inscrit dans cette mouvance. Vous vous retrouvez dans l’incapacité inconsciente de véhiculer de la chaleur humaine, et tous ces éléments cumulés impliquent une absence totale de charisme.

L’auteure propose des exercices pour vous apprendre à mieux gérer ces situations embarrassantes. L’exercice le plus notable est sans doute l’exercice dit du “transfert de responsabilité”. Cet exercice demande un peu d’imagination et de concentration ; il consiste à imaginer que nous nous déchargeons de tout ce qui pèse sur nos épaules en le transférant sur le dos d’une entité de notre choix (un dieu, ou la personnification du destin lui-même, etc.) et sentir la pression diminuer sur nos épaules, car nous ne sommes plus en charge, c’est l’entité que nous avons choisie qui gère notre masse de soucis. Cela nous libère du poids qui pesait sur nos épaules. C’est un exercice dont nous pouvons ressentir physiquement les effets.

La comparaison est l’un des autres obstacles qui peut ruiner notre charisme. En effet, rien que le fait de se comparer a un impact sur notre présence, et là encore c’est un cercle vicieux, puisque le manque de présence va jouer sur notre pouvoir et notre chaleur humaine. Ce processus de comparaison, qui entraîne bien souvent deux autres obstacles qu’évoque l’auteure, à savoir l’autocritique et l’auto-dévaluation, est profondément ancré en nous, comme un réflexe naturel. Il est donc difficile de s’empêcher de comparer, mais là encore l’auteure préconise l’exercice du “transfert de responsabilité” pour sortir de ces comparaisons.

Il faut savoir dédramatiser et se rappeler que nous ne sommes pas seuls

Pour contrer au mieux les obstacles qui nous empêchent d’atteindre nos objectifs quant à notre charisme, l’auteure propose trois solutions plutôt simples et qui apportent un réel confort de vie.

La première consiste simplement à dédramatiser. Lorsque nous ne nous sentons pas bien, notre charisme en prend un coup, et bien souvent nous nous laissons envahir par des pensées négatives. Une pensée négative en entraînant une autre, nous nous retrouvons pris dans une spirale, notre petite voix intérieure nous détruit littéralement et les conséquences peuvent être désastreuses, puisque, rappelons-le, le cerveau ne sait pas faire la différence entre réalité et imagination. Si nous laissons trop libre cours à nos pensées négatives nous éprouvons beaucoup de difficultés à sortir du cercle vicieux. En dédramatisant, l’idée est de garder à l’esprit que ce système de fonctionnement du cerveau est en fait l’héritage de nos ancêtres, ce sont des réflexes de survie naturels, et surtout communs à nous tous, êtres humains. Nous vivons tous ces moments de gêne, de doutes, il arrive toujours un moment où nous nous sentons incapables de parvenir à nos fins. Se sentir moins seul aide à mieux gérer la situation, car nous ne sommes pas si différents les uns des autres.

La deuxième solution que propose l’auteure consiste à neutraliser ces pensées négatives en se souvenant que celles-ci ne sont pas forcément en adéquation avec la réalité. En fait, notre esprit déforme souvent la réalité et filtre notre environnement pour mettre en avant le négatif. C’est ainsi qu’est fait le cerveau. Il faut donc se rappeler que celui-ci ne perçoit pas la réalité sans distorsion. Nous n’avons jamais une image complète et totalement précise de la réalité. Nous pouvons nous retrouver face à quelqu’un, interpréter ses expressions et en tirer des conclusions totalement fausses. Si garder à l’esprit que nos observations ne sont pas nécessairement en phase avec la réalité ne suffit pas pour neutraliser nos pensées négatives, l’auteure conseille alors de se concentrer sur un élément physique, notre respiration, nos pieds, etc., car les sensations physiques nous rappellent au concret, nous ancrent dans la réalité. Les sensations physiques dépolluent ainsi notre esprit et nous pouvons nous rendre compte que la situation gênante qui nous préoccupe tant est tout à fait gérable et surmontable.

La troisième solution consiste à réécrire la réalité. Nous l’avons vu, le cerveau ne fait pas la différence entre imagination et réalité. Aussi, lorsque nous imaginons quelque chose de positif ou négatif, notre corps réagit autant que si la situation était réelle. C’est ce qu’on appelle le pouvoir de la visualisation. Voici un exemple simple pour mieux comprendre : sourire, même lorsque nous n’en avons pas envie, procure du bien-être et nous fait nous sentir mieux. Aussi, l’auteure préconise ici de visualiser de manière vivante et très détaillée la situation qui nous concerne (par exemple un entretien d’embauche) et d’écrire notre scénario mental idéal. Se visualiser comme charismatique aide à rendre plus charismatique. Pour encore plus d’effet, il est conseillé d’écrire sur papier ou sur ordinateur le scénario imaginé, avec le maximum de détails. L’avantage de cette méthode est qu’elle peut être utilisée à volonté : nous nous créons consciemment des états d’esprit qui nous permettent de nous projeter en tant que personne charismatique, et dès que nous en avons besoin, nous nous rejouons nos scénarios mentaux pour être dans de meilleures dispositions.

L’auteure donne aussi d’autres conseils simples à mettre en œuvre avant un événement important, comme éviter les situations stressantes et privilégier au maximum les activités qui nous boostent, par exemple aller au cinéma en famille, cuisiner, etc.

Trouver le charisme adapté à sa personnalité

Il existe quatre types de charisme différents. Le plus important est de trouver le style de charisme qui vous convient le mieux. Votre “façon d’être” charismatique dépend évidemment de votre personnalité, mais aussi de vos objectifs et de la situation dans laquelle vous allez exercer ledit charisme. C’est en identifiant les différents types de charisme que vous pourrez trouver le vôtre. Sachez par ailleurs qu’il est tout à fait possible et même pertinent d’utiliser plusieurs types de charisme en même temps.

Le premier type de charisme est le charisme de présence. Comme son nom l’indique, ce charisme vous fait paraître comme quelqu’un de particulièrement présent. Il donne aux gens le sentiment d’être importants, écoutés et compris. Ce charisme peut paraître négligeable ou peu important, mais il peut au contraire se révéler très puissant. Pour mieux en rendre compte, l’auteure cite des exemples, dont celui de Bill Clinton, qui fait preuve de ce premier type de charisme.

Le deuxième type de charisme est le charisme visionnaire, qui donne aux gens la foi en un projet, ou en vous. Ce charisme inspire les autres, bien que celui qui jouit de ce charisme peut ne pas être apprécié des gens, contrairement à ceux qui jouissent du charisme de présence. Steve Jobs possédait ce type de charisme : il avait beaucoup de détracteurs et était craint par certains de ses employés, mais tous s’accordaient à dire qu’il était visionnaire et charismatique.

Le troisième type de charisme est le charisme de bonté, ou le charisme attentionné. Ce type de charisme est principalement axé sur la chaleur humaine. Ici, le langage du corps est particulièrement efficace, notamment au niveau du visage et des yeux. L’interlocuteur se sent totalement et inconditionnellement bienvenu, aimé et surtout complètement accepté. Le Dalaï Lama possède ce type de charisme.

Le quatrième et dernier type de charisme est le charisme d’autorité. Ce type de charisme procure aux autres le sentiment que vous avez le pouvoir de changer leur vie, d’avoir un réel impact sur le monde. Le Dalaï Lama pourrait aussi être cité comme possédant ce type de charisme. Le charisme d’autorité dépend réellement de la perception que l’on a des gens, mais aussi de leur apparence, de leur langage corporel et de la réaction des autres autour.

La “première impression” est souvent la bonne et faire montre de charisme peut tout changer

Lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois, nous nous forgeons une opinion en à peine quelques secondes, basée surtout sur ce que nous percevons de cette personne et de son langage corporel. Cette première impression peut déterminer le déroulement de l’entrevue, mais aussi la potentielle future relation avec cette personne. Pour faire montre de charisme lors d’un premier rendez-vous, il faut anticiper au maximum les détails que nous pouvons contrôler.

Les gens sont plus sensibles, plus à l’aise avec les gens qui leur ressemblent. Apportez donc un soin particulier à votre tenue, au lieu de rencontre, aux mots que vous choisissez, etc. Une bonne poignée de main peut en dire long sur qui vous êtes et faire déjà impression sur votre interlocuteur, donc ne négligez pas cette partie. Pour parler avec charisme, évitez de faire des gestes superflus qui déconcentrent votre interlocuteur, faites des présentations courtes et dynamiques, minimisez vos tics de langage, racontez des histoires vivantes, qui “parlent” aux gens, des histoires dans lesquelles ils vont se retrouver et qui leur permettront de mieux se souvenir de vous. L’auteure conseille toutefois d’aussi savoir quand se taire et d’attirer ainsi l’attention sur votre interlocuteur, lui donnant le sentiment d’être très important, et surtout écouté : il ne vous en sera que plus reconnaissant.

Pour exprimer de la chaleur humaine et mettre votre interlocuteur à l’aise, respectez son espace vital, et imitez son langage corporel. Si votre interlocuteur est sur la défensive, adoptez un langage corporel différent du sien et donnez-lui quelque chose sur lequel il pourra se concentrer.

Faire bonne impression, c’est aussi savoir quitter une conversation avec tact et élégance, en laissant des impressions positives. Vous pouvez par exemple conseiller à votre interlocuteur un site internet, un livre ou un film en lien avec votre conversation, ou encore lui proposer de rencontrer quelqu’un que vous connaissez et qui pourrait l’intéresser. Ensuite, ne ruminez pas trop cette première rencontre, ne vous faites pas de film, ne vous concentrez pas sur ce que vous avez dit ou omis de dire, sur ce que vous auriez dû faire et que vous n’avez pas fait : cela ne sert à rien. Les gens vous associent aux sentiments que vous provoquez en eux. Ils peuvent oublier ce que vous leur avez dit dans le détail, mais pas ce qu’ils ont ressenti.


Conclusion

Le charisme peut bel et bien s’apprendre, ce n’est pas quelque chose d’inné, réservé à une élite : c’est principalement une affaire de langage corporel. Il existe plusieurs formes de charisme, ce qui vous permet de choisir celui qui convient le mieux, sans changer de personnalité. Le charisme peut être un outil puissant, et comme n’importe quel outil, surtout lorsqu’il a une influence sur les autres, il est à utiliser avec modération et responsabilité. De plus, être charismatique peut attirer des réactions de jalousie et de ressentiment ; il faut savoir repérer et gérer ce genre d’attitude, notamment en attirant l’attention des gens sur eux et non exclusivement sur vous. Être charismatique est une bonne chose, mais aussi savoir montrer votre vulnérabilité, votre humanité, ne peut que vous rendre plus appréciable.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- le charisme est élevé au rang de mythe par une croyance populaire fausse, car en fait, le charisme, cela s’apprend ;

- le charisme est d’abord une affaire de langage corporel ;

- être charismatique c’est aussi savoir se concentrer et faire montre de présence ;

- le charisme est également une affaire de pouvoir et de chaleur humaine ;

- il est important de savoir repérer les obstacles physiques qui cassent le langage corporel charismatique ;

- à l’instar des obstacles physiques, il existe également des obstacles mentaux qui influencent notre charisme ;

- il faut savoir dédramatiser et se rappeler que nous ne sommes pas seuls ;

- trouver le charisme adapté à sa personnalité ;

- la “première impression” est souvent la bonne et faire montre de charisme peut tout changer.




Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
The Charisma Myth
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le culte maudit de Moloch-Baal
» Le mythe de la vitamine B12
» Le mythe de la soucoupe
» Vidéo sujet: Le mythe des geants
» Les 10% d'utilisation de notre cerveau, mythe ou réalité?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: Salle de lecture :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: