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 Leaders eat last

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MessageSujet: Leaders eat last   Mar 27 Juin - 18:49

Leaders eat last

En lisant ce résumé, vous découvrirez l’importance d’un leadership fort, basé sur la confiance et le désintéressement, pour diriger une entreprise.

Vous découvrirez aussi que :

- la cohésion du groupe autour d’un leader fort est un élément essentiel au succès d’une entreprise ;

- un véritable leadership est un contrat de confiance par lequel le leader s’engage à guider et protéger les personnes qui le suivent ;

- la société d’aujourd’hui et les générations futures souffrent de leur tendance à l’individualisme, qui s’exprime à tous les niveaux de l’entreprise ;

- face à ce défi, les leaders ont pour responsabilité de recréer de véritables cultures d’entreprise humanisées et justes.

Le leadership et la gestion d’une entreprise sont aujourd’hui des notions trop floues. Selon Simon Sinek, conférencier et auteur britannique, un véritable leader est celui qui fait toujours passer en premier les intérêts du groupe qu’il dirige, au lieu d’être obsédé par la performance. Le souci de l’humain est la clé du fonctionnement efficace et harmonieux d’un groupe.

L’homme est un animal social, fait pour la vie en groupe

L’homme est fait pour vivre en société. C’est un fonctionnement qui remonte aux origines de l’espèce : face à une existence faite de dangers, la coopération était essentielle à la survie de la tribu. Doté de moins d’armes ou de défenses naturelles que d’autres êtres vivants, l’Homme compensait par ses capacités à communiquer, s’adapter et collaborer. Comme le dit l’adage, l’union fait la force !

Au-delà de la nécessité imposée par les circonstances, l’Homme dépend aussi du groupe au niveau biologique. Nous sommes influencés au quotidien par diverses hormones qui nous dictent une grande partie de nos réactions. Certaines, comme la dopamine, sont un moteur qui poussent à atteindre nos objectifs et nous amènent à rechercher la performance. Ce sont des hormones individualistes dont le but est encore de nous aider à survivre dans un monde potentiellement hostile. Mais elles sont équilibrées par des hormones moins « égoïstes », qui nous encouragent à la vie en communauté et apportent un épanouissement à plus long terme. C’est le cas de l’ocytocine, qui agit sur les liens affectifs, la proximité et les gestes d’entraide désintéressés.

Pour la stabilité de l’individu, il est essentiel que les deux types d’hormones puissent coexister. Quand le côté individualiste prévaut, les liens de confiance manquent, la méfiance s’installe et le stress monte en flèche. Or l’hormone du stress, le cortisol, a des effets extrêmement néfastes sur l’organisme, contrairement à l’ocytocine qui booste le système immunitaire. Un excès d’individualisme et un environnement propice au stress sont donc aussi bien destructeurs pour les personnes que totalement contre-productifs pour le bon fonctionnement du groupe.

Tout groupe a besoin d’un leader fort pour assurer sa cohésion et sa protection

Mais le groupe ne se suffit pas à lui-même pour fonctionner. Dans la nature comme dans la société, il n’y a pas d’égalité naturelle et en l’absence de structure régulatrice, la loi du plus fort aurait tôt fait de s’imposer. Impossible alors de bâtir des liens durables et d’éviter un état de stress permanent, dans la crainte que le voisin ne représente une éventuelle menace.

Il faut un leader pour organiser la vie en communauté et représenter le garant de cette structure. Sa mission est de protéger la tribu et d’assurer la survie et la coexistence de tous.

C’est un rapport équilibré : en échange du pouvoir qui lui est confié, le leader devient responsable du groupe dont il prend les commandes. Il doit faire passer leurs intérêts en priorité, au détriment des siens si besoin est. En prenant les décisions, le leader accepte aussi de s’exposer aux risques. Dans le cadre d’une entreprise, il ne voit pas ses employés comme des subalternes sacrifiables, mais comme des personnes dont il a la charge. En retour, les employés lui accordent leur confiance et leur loyauté.

Grâce à cette protection et cette humanisation des rapports, la présence d’un leader fort apporte harmonie et stabilité au sein du groupe. On assiste à la formation d’un « cercle de sécurité », un groupe de personnes solidaires faisant face ensemble aux potentielles menaces ou aux défis extérieurs. Considérées et respectées, elles peuvent alors s’épanouir dans leur travail et en deviennent d’autant plus efficaces.

Un environnement de travail sain a des bienfaits réels pour l’efficacité de l’entreprise

La construction d’un environnement de travail stable et épanouissant n’a rien d’un idéal détaché de la réalité ou en contradiction avec les exigences auxquelles une entreprise doit faire face pour survivre. Ce n’est pas non plus une préoccupation secondaire car il est avéré que les entreprises qui savent prendre soin de leurs employés réussissent mieux sur le long terme. Cela n’est pas un hasard. Un employé malheureux au travail s’investit de moins en moins, ne recevant ni reconnaissance ni encouragement. Pareillement, un environnement de stress où chacun se sent menacé est très néfaste à l’efficacité comme à la coopération. Lorsque chacun cherche à protéger ses propres intérêts en priorité, fatalement, l’activité en souffre. Au contraire, dans le cadre d’un cercle de sécurité solide, les personnes se sentent soutenues et libérées de la crainte d’une menace venue de leur environnement immédiat. Encouragées à s’investir, elles peuvent se consacrer entièrement aux défis extérieurs, en unissant leurs forces. Le groupe leur inspire une loyauté et un attachement réels qui les entraînent à se dépasser.

Plus le cercle de sécurité est étendu, englobant chaque membre au lieu de se limiter à un petit nombre de privilégiés, plus ses vertus ressortent. La solidarité fonctionne autant de manière verticale qu’horizontale, entre les employés. Ceux-ci se sentent libres de dialoguer de manière plus ouverte ; ils osent plus facilement soulever les problèmes et proposer de nouvelles solutions, prendre l’initiative, innover. Le leader, lui, doit être capable de déléguer, confiant des responsabilités aux personnes qui œuvrent sur le terrain et disposent directement de toutes les informations. Toutes les compétences sont mises à profit et s’additionnent au lieu de rivaliser. Dans le cadre d’une entreprise, ce type de groupe est l’un des plus solides et féconds sur le long terme, en plus d’apporter à ses membres un réel épanouissement.

Notre société actuelle est très axée sur l’individualisme

Ce type de modèle permet à chaque individu de trouver sa place dans le groupe, mais suppose tout de même un souci de l’autre et une volonté d’avancer ensemble plutôt que de ne se préoccuper que de faire son propre chemin. Malheureusement, notre société actuelle, très individualiste, est fondée sur un état d’esprit différent.

Cette évolution a commencé à se mettre en place il y a plusieurs décennies. Les valeurs « à l’ancienne » étaient beaucoup plus centrées sur le respect, l’engagement, le don de soi. Les gens vivaient plus simplement, possédant moins mais se satisfaisant de ce qu’ils avaient. Cela s’exprimait tout particulièrement dans les périodes d’adversité, comme la Grande Dépression des années 30 ou pendant la Seconde Guerre mondiale. La société se soudait pour faire face à l’épreuve avec un réel sentiment de conscience collective.

Mais un tournant a eu lieu dès la fin de cette guerre, avec le baby-boom. Cette génération a grandi durant les Trente Glorieuses et connu la société de consommation à ses débuts. Dotée de bien plus d’acquis, elle était encouragée à en profiter par leurs parents qui avaient connu des temps plus durs. Plus libérale et engagée dans la défense des libertés, elle était aussi plus centrée sur l’individu que sur le groupe. Par la suite, prenant de l’âge et des responsabilités, elle a laissé derrière elle son idéalisme pour se concentrer sur la défense du mode de vie qu’elle connaissait. Très majoritaire en nombre, elle a pris en main les divers lieux de pouvoir, qu’elle a modelés à son image — tout particulièrement la politique et l’entreprise.

Quand l’être humain devient une réalité abstraite, toute la société en paye le prix

Notre fonctionnement en tant que groupe a alors subi diverses mutations, dont certaines posent aujourd’hui de sérieux problèmes. Nous vivons de plus en plus dans une société d’abondance où tout perd de sa valeur, y compris les personnes. Le monde s’ouvre, les médias et les communications offrent l’accès à tout. Cette échelle de plus en plus large distend les rapports humains, interdisant parfois tout lien direct. Les entreprises deviennent souvent des groupes immenses où les employés sont des numéros plus que des individus. Avec le marketing, elles cherchent à définir les besoins d’un « consommateur » lambda et sans visage.

Du fait de cet éloignement, le souci de l’autre est nettement amoindri. Quand le client ou l’employé deviennent des réalités abstraites, il est bien plus facile de prendre sans état d’âme des décisions aux conséquences potentiellement graves pour eux, dans un simple souci de productivité. C’est ainsi que des pratiques comme les vagues de licenciements ont pu se mettre en place au point de faire aujourd’hui partie intégrante du système. La recherche du profit à tout prix s’impose de plus en plus, au détriment de toutes les autres préoccupations. Le règne du court terme peut conduire à braver l’éthique et les risques divers, financiers, humains ou environnementaux, devant la tentation d’un gros bénéfice. On ne suit alors plus les règles que quand on en a l’obligation et au sens le plus strict, au lieu de se préoccuper des conséquences globales de ses actes. De telles attitudes causent une très forte instabilité et des conséquences potentiellement désastreuses.

En outre, l’individualisme et l’obsession de la performance nuisent gravement à la culture d’entreprise. Sous la direction d’un mauvais leader, celle-ci peut même se retrouver totalement détruite. Impossible dans ce cas d’établir un cercle de sécurité solide : chacun craint pour sa place et voit l’autre comme un ennemi potentiel, supérieur comme collègue. Cette ambiance de méfiance inhibe toute communication ou prise d’initiative et peut sérieusement handicaper l’entreprise, en plus de créer une atmosphère de stress invivable au quotidien.

La génération future fait face à des difficultés encore plus grandes

Malgré la tendance de la jeunesse à se révolter et à refaire à son image le monde laissé par leurs parents, les perspectives de la génération qui vient ne semblent guère plus souriantes. Nous sommes entrés dans l’ère de la technologie et d’Internet, qui participent encore plus à l’éloignement et à l’abstraction. Le virtuel est aujourd’hui partout : on peut se connecter avec des personnes du monde entier, faire affaire par e-mail interposé, discuter et donner son opinion sans jamais se rencontrer. Mais le lien direct demeure essentiel et les relations humaines souffrent de cette distance. Pire encore, la déshumanisation des personnes peut conduire à de véritables débordements, comme le montrent divers phénomènes liés aux réseaux sociaux comme le « cyberbullying ». Plus l’éloignement est grand, moins l’attachement est solide et plus il est facile de ne pas réellement considérer son interlocuteur.

Du fait de la surabondance d’information, on assiste aussi à la création d’une « génération distraite », à l’esprit constamment sollicité par des supports multiples, addict aux téléphones portables et aux réseaux sociaux. Cela peut causer de sérieuses difficultés d’attention, ce qui nous rend moins productifs et peut même s’avérer dangereux lorsque nous effectuons des tâches où une grande concentration est nécessaire.

Enfin, la consommation de plus en plus effrénée débouche sur un monde de l’immédiateté où chacun veut « tout, tout de suite ». La patience n’est plus de mise et la capacité à gérer les défis à long terme se perd. Dès l’arrivée dans une entreprise, on aspire à recevoir responsabilités, valorisation et reconnaissance au lieu de gravir progressivement les échelons ; les relations personnelles prennent fin beaucoup plus facilement au lieu de parvenir à surmonter les écueils ; l’engagement social ou humanitaire s’exprime plus facilement par des gestes spontanés et limités dans le temps, comme un don financier ou un partage sur les réseaux sociaux, au lieu de déboucher sur une implication plus approfondie. L’insatisfaction est alors croissante. Nous sommes en quête de sens, mais cette recherche ne peut porter ses fruits en l’absence de tout effort sur la durée.

Face à ces défis, les leaders doivent adopter un fonctionnement basé sur l’intégrité, la confiance et l’humanisation des rapports

Tout est-il perdu pour notre société ? Heureusement non parce que notre humanité et notre besoin de lien social demeurent. Nulle évolution n’est gravée dans le marbre. Mais en ce qui concerne le monde de l’entreprise, aujourd’hui dirigé en grande partie par l’obsession du profit, nous avons besoin de leaders forts pour donner la bonne direction et faire vivre les valeurs nécessaires à la coexistence harmonieuse de tous.

Pour cela, le point central est la confiance, essentielle pour être suivi dans un monde où nous ne sommes que trop habitués à voir chacun poursuivre en priorité ses propres intérêts. Cela nécessite de se démarquer clairement, en paroles comme en actions, des leaders individualistes prêts à tout pour plus de performance et de résultats. L’intégrité est la vertu première d’un bon leader, qui doit rester en accord avec ses valeurs et dire la vérité en toutes circonstances, même lorsqu’il s’agit d’avouer ses erreurs. Cela lui vaut respect et loyauté, et l’exemple du leader influence toute l’entreprise. Dans une culture ouverte et honnête, les employés seront bien plus susceptibles de laisser s’exprimer ces mêmes qualités sans craindre que cela finisse par leur porter préjudice. Au contraire, le mensonge cultive la méfiance et empêche l’établissement de rapports sains.

Une fois le rapport de confiance établi, le leader peut booster son entreprise en mettant l’humain au centre de toutes ses pratiques. L’objectif est alors de recréer le groupe pour des relations fructueuses et enrichissantes. Cela passe par un fonctionnement à taille humaine. Il est globalement reconnu qu’un cercle dépassant les cent cinquante personnes ne peut conserver des relations de proximité. Tout groupe destiné à une coopération étroite ne doit donc pas dépasser ce nombre, d’où l’importance de la hiérarchie avec des leaders intermédiaires qui connaissent personnellement chaque subordonné. Ce rapport direct permet une loyauté bien plus forte et plus de communication. Dirigeants et subordonnés sont attachés les uns aux autres, se font confiance et sont plus désireux d’avancer ensemble. L’entreprise peut innover et se développer, portée par des équipes réellement investies.


Pour avancer ensemble en tant que société, il nous faut recréer le groupe et privilégier les rapports humains

Il n’y a pas d’alternative au groupe, ni d’espoir de succès ou de bonheur sans véritable vivre-ensemble. Dans une atmosphère de méfiance et d’égoïsme exacerbé, impossible de coopérer correctement. Cela est vrai dans toute situation où le rapport de force prend le dessus sur le dialogue. Quand le débat politique, la direction d’une entreprise ou les rapports humains sont dirigés par des préoccupations personnelles au lieu du souci de l’intérêt général, la frustration et l’hostilité prennent des proportions dangereuses. Pour éviter ces écueils, l’exemple et l’impulsion venus d’en haut doivent se joindre aux aspirations venues d’en bas.

Dans ce monde de défis où nous nous sentons souvent perdus, notre équilibre individuel dépend de notre ancrage à une communauté humaine. Nous sommes obsédés par le besoin de performance, de reconnaissance ; débordants de dopamine, nous y développons une véritable addiction. Seul le lien social, avec la production d’ocytocine qu’il entraîne, peut conserver l’équilibre et nous empêcher d’être dévorés par le stress ou de sombrer dans des comportements compulsifs. Nous avons besoin de proches, d’amis et de relations épanouissantes, de donner et de recevoir au lieu de rester centré sur soi. Même dans une épreuve individuelle profonde comme la lutte contre une addiction telle que l’alcoolisme, l’appui d’un groupe soudé est fondamental et une guérison durable passe par le soutien et la transmission, obtenus en assistant à son tour une autre personne.

De plus, traverser des épreuves ensemble renforce les liens. Dans la difficulté, le groupe se soude pour le bien de tous. Le cercle de sécurité prend alors toute sa valeur. Les défis mêmes auxquels nous faisons face peuvent en réalité devenir une occasion de se dépasser. Avec un leader digne de confiance pour nous guider, nous protéger et un groupe autour de nous solidaire et déterminé, nous pouvons avancer vers notre avenir en tant que collectif.


Conclusion

· En conclusion, se reposer sur le groupe est la seule manière dont nous pouvons espérer avancer en tant que société. Cela passe par la présence de leaders forts qui ne recherchent pas leurs propres intérêts, mais considèrent leurs subordonnés et établissent des rapports de confiance et de solidarité à tous les niveaux.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- l’Homme est un animal social, fait pour la vie en groupe ;

- tout groupe a besoin d’un leader fort pour assurer sa cohésion et sa protection ;

- un environnement de travail sain a des bienfaits réels pour l’efficacité de l’entreprise ;

- notre société actuelle est très axée sur l’individualisme ;

- quand l’être humain devient une réalité abstraite, toute la société en paye le prix ;

- la génération future fait face à des difficultés encore plus grandes ;

- face à ces défis, les leaders doivent adopter un fonctionnement basé sur l’intégrité, la confiance et l’humanisation des rapports ;

- pour avancer ensemble en tant que société, il nous faut recréer le groupe et privilégier les rapports humains.


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