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 Habits of a Happy Brain

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MessageSujet: Habits of a Happy Brain   Mar 27 Juin - 21:15

Habits of a Happy Brain

En lisant ce résumé, vous découvrirez que l’Homme n’est pas aussi libre qu’il le croit.

Vous découvrirez aussi :

- que l’Homme est avant tout un mammifère ;

- les différents types d’hormones « du bonheur » ;

- pourquoi le cerveau crée l’insatisfaction ;

- l’importance du groupe ;

- le cercle vicieux du bonheur ;

- comment le cerveau se câble lui-même ;

- comment créer de nouvelles habitudes pour chaque hormone ;

- comment passer outre les obstacles au bonheur ;

- comment utiliser les outils déjà en sa possession.

Le cortex de l’Homme, dont il tire une juste fierté, ne lui permet pas d’être aussi indépendant qu’il l’aimerait. Tout un système inconscient automatique agit en coulisse pour déterminer son comportement. Ce système complexe détermine en grande partie la satisfaction que l’individu peut avoir de sa vie, mais peut toutefois être consciemment modifié. Comprendre le fonctionnement du cerveau permet d’ajuster ses objectifs et de décupler son bonheur, par la mise en place d’habitudes adéquates.

Le cerveau humain est soumis à des hormones qui sont en grande partie déterminées par d'anciens circuits inconscients, mais qui se traduisent psychologiquement par le bonheur ou le malheur. L'Homme a toutefois la possibilité, en faisant usage de détermination et de concentration, de changer ces habitudes ancestrales et d'accéder à un plus grand bonheur en 45 jours ; voici comment.

L’Homme est avant tout un mammifère

L’homme n’est pas uniquement un esprit pensant ; il est aussi et avant tout un mammifère, et en conséquence dépend de nombreux fonctionnements qu’il partage avec le monde animal, même s’il n’en a pas conscience.

Le cortex, siège de la pensée, est un ajout tardif à l’évolution du cerveau, non un remplacement. Le cerveau reste, malgré les apparences et comme celui de nos ancêtres, focalisé sur la survie, la conservation du corps et la transmission des gènes, quand bien même l’Homme moderne pourrait se croire indépendant de ces fonctionnements primitifs. Le système limbique, qui est antérieur au cortex, n’a pourtant pas disparu et reste tout à fait opérationnel et actif. Il utilise différents types d’hormones, qui donnent une tonalité et un sens aux expériences vécues, et que le cortex verbalise ensuite ultérieurement en pensées. Certaines d’entre elles sont étroitement liées à notre humeur, et comprendre leur fonctionnement est donc essentiel pour découvrir comment et pourquoi l’Homme est heureux ou pas.

Les hormones du système limbique agissent identiquement chez tous les individus, mais les stimuli qui provoquent leur activation sont inhérents à chacun, car étroitement liés aux expériences de la personne au cours de sa vie, et notamment durant son enfance. Par exemple, si un individu partage des sentiments positifs avec sa famille autour d’une pizza durant toute son enfance, la seule vue d’une pizza le mettra de bonne humeur et il aura peut-être tendance à en manger trop pour retrouver, inconsciemment, le même circuit de récompense. De même, un adolescent qui réussit à séduire une femme après avoir fumé sa première cigarette pourra associer la cigarette au succès, et devenir de fait incapable d’y renoncer.

Ces hormones sont éphémères par essence ; vivement ressenties, mais rapidement métabolisées par le corps. Leur activation suit une logique implacable : elles ne sont délivrées par le cerveau que comme la récompense à un but de survie atteint ou proche. Une fois le but atteint, un nouveau est aussitôt nécessaire pour en ressentir encore les effets, d’autant qu’elles ne délivrent jamais leur effet bénéfique sans contrepartie.

Voilà pourquoi le bonheur est si difficilement atteignable : il dépend par nature de phénomènes ponctuels et variables. Imaginer une vie idéale et un bonheur permanent n’a pas de base scientifique : le cerveau ne fonctionne pas ainsi. Si les besoins primaires sont satisfaits, il cherchera d’autres ressources et d’autres menaces à éviter (sociales, financières, personnelles, etc.), car il pense toujours en termes de survie et de transmission des gènes, jamais en termes de bonheur psychologique : ne l’oublions pas, l’Homme reste en grande partie un mammifère.

Les différents types d’hormones du bonheur

Elles sont essentiellement au nombre de quatre. Il en existe bien d’autres, comme la testostérone ou l’adrénaline, mais seules ces quatre-là ont la capacité de changer notre humeur dans l’instant :

- la dopamine : elle traduit l’euphorie qui vient au moment où l’individu trouve ce qui correspond à ses besoins. Elle pousse à l'effort pour les atteindre et scanne le monde à la recherche d’objets et de situations qui paraissent agréables en se basant sur les expériences passées. Plus la récompense est importante, et plus le pic de dopamine est élevé. Cependant, elle diminue chaque fois que la récompense semble acquise. Par exemple, trouver de la nourriture est plus simple qu’autrefois ; les pics de dopamine sont réduits pour l’alimentation et se déplacent vers des satisfactions plus complexes, dépendantes des buts de chaque individu, et moins corrélées aux besoins physiques essentiels. À l’inverse, perdre ce qui est considéré comme acquis engendre des pics de colère et de frustration ;

- l’endorphine : son rôle est essentiellement de réduire la douleur physique pour permettre de fuir un danger et retrouver la sécurité, même en étant blessé. Les vrais rires ou larmes en déclenchent également un peu. Il faut aller volontairement au-delà de ses limites physiques pour la ressentir ; c’est pourquoi les douleurs psychologiques semblent si insupportables : contrairement à la dopamine, l’endorphine n’a pas encore évolué et reste cantonnée au domaine strictement physique ;

- l’ocytocine : c’est l’hormone de la sécurité et de l’attachement que permettent l’intimité et le sentiment d’appartenance à un groupe. Elle est libérée quand la méfiance fait place à la confiance, lorsque la solitude cesse et qu’on retrouve son groupe, et lors de contacts physiques. Elle est très importante dans les liens d’attachement entre la mère et son enfant. En effet, l’Homme ne naît pas, à l’inverse des reptiles ou des poissons, avec tout ce qu’il faut pour vivre immédiatement de manière autonome ; les mammifères sont fragiles et dépendants, ils ont besoin des autres pour survivre : c’est le rôle de l’ocytocine de créer cet attachement durable. Aujourd’hui, les liens de groupe sont plus distendus et fragiles : il en résulte une souffrance que l’Homme moderne cherche à diminuer par l’adhésion à des groupes partageant les mêmes intérêts (partis politiques, concerts, forums sur Internet, etc.) ;

- la sérotonine : elle engendre la satisfaction, qui naît du fait d’être respecté et dominant. En effet, dans une optique de survie, avoir une importance dans le groupe permet d’avoir plus de chances de se reproduire et d’avoir accès à la nourriture et aux autres ressources. Ainsi, le cerveau incite, par l’intermédiaire de la sérotonine, à progresser en ce sens. Les animaux la recherchent inconsciemment, mais savent également prendre des positions de dominés pour éviter la souffrance et les risques d’une confrontation directe. Une hiérarchie naturelle s’instaure donc au sein des groupes sociaux : la soumission des autres augmente la production de sérotonine et son propre bien-être. Voir les autres progresser dans cette hiérarchie provoque donc souvent de la souffrance, car cela est perçu comme une menace, mais demeure toutefois très variable selon les individus.

Pourquoi le cerveau crée l’insatisfaction

Personne n’est plus heureux qu’un reptile au soleil ? Détrompez-vous : un reptile ne se met au soleil que parce que son cortisol l’incite à rechercher de la chaleur afin de ne pas mourir d’hypothermie, d’autant que lorsqu’il est au soleil, il est constamment aux aguets pour fuir au premier signe de danger. C’est donc une dynamique de menaces impérieuses qui le pousse à agir et non un quelconque plaisir ou bonheur.

Ce comportement se manifeste encore chez l’Homme à cause du cerveau reptilien, qui reste une composante du cerveau et qui n’a été adapté que pour permettre la vie sociale, mais n’a pas disparu. Celui-ci continue de chercher constamment et inconsciemment des dangers au sein de son environnement.

Le cortisol est l’hormone de la douleur, de la peur, de l’anxiété ou du stress. En provoquant la souffrance, elle pousse à faire quelque chose, tout de suite, pour l’atténuer, la plupart du temps en reproduisant des comportements passés qui ont fonctionné à cette fin. Puisqu’il est impossible de vivre dans un monde absolument prévisible qui évitera toute déception et tout danger, le cortisol a toujours, même quand tout va bien, tendance à jouer les trouble-fête.

Cette action se produit inconsciemment : le cerveau lie la souffrance à n’importe quel élément interprété comme étant précurseur de celle-ci. Par exemple, si un jeune lézard échappe aux griffes d’un aigle, il associera ultérieurement et automatiquement une ombre devant le soleil au risque d’être attaqué, et une augmentation de son cortisol le poussera immédiatement à fuir, ce qui augmentera ses chances de survie. Le cerveau humain étant bien plus grand et complexe que celui d’un lézard, la perception des menaces est également exponentielle et provoque forcément des émotions négatives : elles permettent de prévenir d’éventuelles menaces et de s’y préparer. Encore une fois, la survie est prédominante à tout le reste.

Les hommes modernes ne sont plus confrontés aux mêmes menaces urgentes et physiques que leurs ancêtres. Leur sens du danger dépend donc de leurs expériences présentes, car ils n’ont aucun moyen de comparaison avec des dangers anciens ou plus grands. Le cerveau interprète donc les différentes menaces en fonction de sa propre échelle d’expérience. Un Homme peut ainsi, en raison de ses hormones, se sentir aussi menacé par un haussement de sourcil de son patron, qu’un Homme préhistorique par un lion. Le risque physique, bien qu’inexistant, peut néanmoins être traité comme une question de vie ou de mort par les circuits neuronaux. De plus, ces circuits négatifs se créent tout le long de la vie, et souvent le sens qui prévalait lors de leur création est oublié et n’est plus conscientisé : l’Homme se trouve alors encombré d’un important bagage de peurs diffuses dont il ne peut retrouver l’origine, mais qui sont, ou ont été utiles par le passé et peuvent l’être à nouveau dans le futur.

Le groupe est important pour l'Homme

Les animaux se réunissent en groupe sociaux pour diminuer les menaces et protéger la descendance. Le cerveau possède des neurones dits “miroirs”, qui s’adaptent automatiquement aux réactions visibles et inconscientes de ses pairs. Il délègue en quelque sorte ses capacités d’attention aux autres, afin de pouvoir se relaxer davantage et d’éviter d’être tout le temps aux aguets. Pour eux, et donc pour les humains, ne plus faire partie du groupe est une source de stress inconsciente, quand bien même l’individu s’en défendrait. Toutefois, faire partie du groupe ne mène pas nécessairement à la tranquillité, au contraire ; des problèmes hiérarchiques se posent nécessairement, car il est vital pour au moins l’un de ses membres de ne pas passer inaperçu, surtout quand il est jeune et dépendant, d’autant que savoir qui dirige et qui suit est nécessaire pour la cohésion de tous. Aussi, être visible et important est une nécessité vitale.

Le cerveau cherche donc toujours à savoir qui est au sommet au sein de son groupe — ce qui peut passer par savoir qui possède le dernier gadget ou la meilleure marque — et évite à tout prix d’être le dernier, car cela signifie pour lui moins de ressources, moins de respect et moins de chance de procréer. On supporte cependant d’être dominé, car même si c’est très déplaisant, cela vaut mieux que les dangers potentiels qu’induit la solitude. La hiérarchie et les problèmes qu’elle pose sont donc perçus comme un moindre mal, face au danger absolu de se retrouver isolé.

L’Histoire nous prouve que l’Homme a réussi à survivre jusqu’ici grâce à l’aide de ses semblables. Quand bien même l’individu se sentirait libre et indépendant de toutes formes d’attaches sociales, le fonctionnement même du cerveau l’amènera toujours à chercher à se faire une place, et à prendre en compte les multiples menaces sociales qui y sont inhérentes. Ces réactions sont d’ailleurs tout à fait inconscientes ; il est par exemple très difficile de ne pas se sentir flatté si quelqu’un de très important montre de l’intérêt pour soi, ou si un autre fait des compliments sur ses enfants.

Une personne importante n’est par ailleurs pas toujours ce à qui l’on pense. Le statut social au sens neurologique ne doit pas être compris en rapport avec le statut économique : un avocat internationalement reconnu, par exemple, peut avoir l’impression d’être menacé par des clients importants toute la journée, et s’imaginer tout en bas de sa hiérarchie, alors qu’un conducteur de bus peut se sentir fier d’être celui qui rapporte le revenu à sa famille et d’en être son leader.

Le cortisol provoqué par le difficile équilibre des rapports sociaux ou les dangers connus par le cerveau ne doit donc pas être vu seulement comme un ennemi qui rend malheureux. Il faut apprendre à le voir comme l’indicateur d’une menace possible. Le cortex a la capacité, en prenant un peu de recul, de désactiver et d’adapter les anciennes réponses automatiques, en apprenant à relativiser les anciens mécanismes grégaires.

Le cercle vicieux du bonheur

Le fonctionnement des hormones, par son système de récompenses ponctuelles, est à l’opposé de la possibilité d’un bonheur durable. Les rêves d’une vie idéale sont impossibles à réaliser : l’accoutumance et la déception sont des systèmes utiles pour le cerveau à des fins de survie, ils ne peuvent normalement pas être désactivés. Voici comme ces cercles vicieux se manifestent :

- pour la dopamine, seule l’expérience nouvelle est utile. Le pic se produit rapidement et disparaît tout aussi rapidement : manger une glace est délicieux les premières secondes, mais la sensation disparaît rapidement et le cerveau pense déjà à autre chose avant même d’avoir terminé. Cette hormone pousse ainsi soit à renouveler les expériences en cherchant des sensations toujours plus fortes, soit à en rechercher de nouvelles. Le premier pic de dopamine n’est jamais atteint de nouveau si l’expérience est identique. Le plaisir de la recherche plutôt que le but n’est pas à sous-estimer : les gamers avec leurs niveaux de jeux vidéos à passer, ou les collectionneurs, par exemple, ont des sources de dopamine toujours renouvelées — il y a toujours quelque chose de nouveau à trouver et à rechercher. Les voyages également engendrent un fort taux de dopamine au début, mais le temps passant, la routine reprend le dessus. Lorsque la dopamine faiblit, elle laisse place à l’impression que “c’était mieux avant” ;

- pour l’endorphine, le cercle vicieux se manifeste par l’accoutumance physique : il faut toujours aller plus loin et risquer de se faire encore plus mal pour la retrouver ;

- pour l’ocytocine, le lien d’attachement peut devenir trop fort. Cela explique pourquoi les femmes battues restent avec leur conjoint, ou les membres d’un gang ou d’une mafia supportent les pires sévices. Le pic initial de sécurité donné lors de l’acceptation par un groupe est tellement fort, que l’impression reste ancrée même lorsque l’individu se rend compte que sa confiance est souvent trahie. À l’inverse, chez d’autres individus, le pic initial disparaît trop rapidement et ceux-là ont tendance à chercher sans arrêt d’autres groupes pour le retrouver et ne parviennent jamais à se fixer ;

- pour la sérotonine, la recherche des honneurs devient une quête permanente. Comme le pic ne dure pas, quelle que soit la manière dont on est honoré, d’autres expériences sont nécessaires pour garder sa place au sommet. Souvent, cela se traduit par certains petits détails, comme vouloir la meilleure table au restaurant, le meilleur gadget, donner des ordres et être obéi toujours mieux et plus rapidement, chercher un travail toujours plus positif, sauver, aider ou chercher à être apprécié par les autres sans arrêt.

Chaque individu a ses propres frustrations liées à l’impermanence de ces pics d’hormones, et même si les comportements liés sont relativement faciles à voir chez les autres, ils se traduisent par des souffrances chez celui qui les ressent et sont difficiles à percevoir chez soi-même.

La solution pour briser ces cercles vicieux ? Ne rien faire. Le cerveau apprendra qu'on peut survivre à la menace sans forcément faire comme d'habitude ou faire quelque chose ; cesser de voir des indices concordants ou de rechercher des évidences de risques pour les désactiver ; apprendre à gérer l’impression d’urgence.

Le cerveau se câble lui-même

L’enfance et l’adolescence sont des périodes importantes pour la formation du cerveau et des circuits de menace-récompense qui resteront ancrés toute la vie. Plus un individu utilise ces mêmes circuits, par le biais des mêmes expériences, et plus les réseaux de neurones impliqués se densifient et s’améliorent. De telle sorte que si un enfant peut encore relativement facilement changer ses habitudes, il devient de plus en plus compliqué pour un adulte de le faire. Des efforts importants et répétés sont alors nécessaires pour changer un comportement ancré de longue date, comme lorsqu’on tente de se frayer un passage dans la jungle.

Ce n’est toutefois pas impossible : résister à une mauvaise habitude deviendra plus facile au fur et à mesure qu'une nouvelle habitude prendra sa place. Il faut 45 jours pour y arriver : si on rate un jour, il faut recommencer depuis le début — tout est une question de répétition. Le cerveau est plus malléable que ce que l’on croit, à condition de passer outre ses stratagèmes pour ne pas changer : en effet, lorsqu’un circuit est créé, toute tentative pour modifier son cours habituel sera perçue comme difficile, déraisonnable et en fin de compte, inutile. Plus les circuits sont anciens et souvent utilisés, et plus la tentative semble vouée à l’échec.

L’émotion est fondamentale pour créer instantanément de nouveaux circuits : le cerveau se câble en fonction des réponses émotives liées aux nouvelles expériences, indépendamment de la volonté. Le revers de la médaille est qu’il choisit lui-même quels circuits il crée, ce qui peut être dommageable.

L’individu a une autre possibilité pour les modifier ou en créer de nouveaux : la répétition, qui développe de nouvelles structures de manière progressive. C’est certes plus long et moins immédiatement efficace, mais cela a l’avantage de pouvoir être consciemment choisi, pourvu que l’on s’y tienne. Il faut accepter la souffrance ou l'ennui des choses qui ne sont pas agréables immédiatement et s'attacher à les faire coûte que coûte. Au bout d'un moment, les nouveaux circuits deviendront assez forts pour combattre les anciens et le cerveau y créera éventuellement de nouvelles récompenses de bonheur, par le biais des hormones.

De nouvelles habitudes pour chaque hormone du bonheur

Tout est une question d’entraînement : lorsqu’une habitude est consciemment créée, en établir de nouvelles paraît dès lors beaucoup plus simple. Voici comme créer, en 45 jours, de nouvelles habitudes ciblées pour chaque hormone :

- pour la dopamine : prenez l’habitude de célébrer chaque petit succès journalier. Les succès importants sont rares et ne durent pas, alors que les petits sont fréquents et facilement accessibles. Il ne faut pas être abattu face à la petitesse du succès : ce qui compte, c’est de prendre l’habitude d’allumer une petite étincelle de satisfaction. Pendant 45 jours et 10 min par jour, tentez d’agir ou de réfléchir en direction de vos buts, en les divisant si nécessaire en de plus petites tâches, facilement réalisables. Ajustez la difficulté : si une chose est trop facile, elle est source d’ennui, si elle est trop difficile, elle décourage. La dopamine servira d’allié si la bonne difficulté est trouvée ;

- pour l’endorphine : prenez l’habitude de rire et trouver chaque jour des sujets drôles ou des situations susceptibles de provoquer le rire — il faut rire et non simplement sourire. À l’inverse, autorisez-vous pendant 45 jours à pleurer si vous en ressentez le besoin. Bien sûr, il ne faut pas chercher volontairement à pleurer, seulement se permettre de baisser la garde, ce qui permet de se libérer des tensions musculaires. Une autre méthode est de faire des exercices physiques différents de d’habitude : les muscles moins sollicités seront contraints de faire des efforts et l’endorphine suivra, sans avoir l’inconvénient d’aller encore plus loin lors des exercices habituels, avec les risques de blessures que cela engendre. À cet effet, faites des exercices d'extension ou des exercices doux, comme le Tai chi et le Qi Gong, qui sont très efficaces. Ajouter du “fun” aux exercices permettra de stabiliser la motivation ;

- pour l’ocytocine : prenez l’habitude d’être attentif chaque fois que vous donnez votre confiance à quelqu'un. Donnez confiance aux personnes difficiles en commençant par des signes neutres amicaux sans grand danger : par exemple, un simple contact visuel le premier jour. Parlez de la météo le second jour, etc. Faire confiance n’implique pas nécessairement de ne pas vérifier que celle-ci est méritée : une confiance aveugle n’est pas nécessaire au tout début. Respecter ses engagements et la parole donnée est primordial, car être quelqu’un de confiance crée de l’ocytocine chez les autres, autant que faire confiance aux autres. Enfin, se faire ou se faire faire des massages, même courts, booste l’hormone ;

- pour la sérotonine : prenez l’habitude d’exprimer votre fierté concernant un acte accompli dans la journée. Encore mieux : parlez-en à quelqu’un, même si l’appréciation vous semblera faible ou inexistante. En outre, ne vous focalisez pas sur une position sociale que vous ne possédez pas, ou que vous pensez devoir mériter : le cerveau n’en sera jamais satisfait et ces situations changent sans arrêt. Au contraire, en position de soumis, prenez plaisir à voir quelqu'un d'autre s'occuper de tout et avoir la charge des responsabilités. En position de dominant, profitez du respect et du pouvoir de choix que cela implique, plutôt que de vous concentrer uniquement sur la pression que cela représente.

De même, plutôt que de vous concentrer sur les défauts des autres pour vous sentir supérieur, appréciez votre influence indirecte sur eux : percevez comment, sans rien dire, les autres vous respectent et vous admirent. Enfin, forcez-vous à perdre le contrôle : tentez pendant 45 jours de faire l'opposé des rituels de contrôle les mieux établis. Laissez tout en désordre si vous êtes un maniaque du rangement ; cuisinez sans recette si vous êtes un maniaque de la précision ; ne regardez pas votre montre si vous êtes un maniaque de l'heure. Une technique qui permet d’être détendu dans n’importe quelle situation.

Surmonter les obstacles au bonheur

Une fois compris le fonctionnement des hormones et le moyen de l’améliorer, le bout du tunnel n’est cependant pas encore en vue. En effet, de multiples obstacles vont se mettre en travers de la nouvelle résolution :

- chaque nouvelle habitude va amoindrir les circuits de récompense habituels. Ce qui veut dire qu’une phase de souffrance va être inévitable afin de privilégier les objectifs à longs termes, plutôt que les plaisirs à court terme. Il faut aussi accepter le fait qu’aucune décision n’est bonne ou mauvaise en soi, et que la solution parfaite n’existe pas. Chaque choix en apporte d’autres, avec leurs avantages et leurs inconvénients, qui ne doivent pas faire regretter d’avoir pris cette route ;

- “je ne peux diminuer mes attentes”. Avoir de grands rêves est une bonne chose, mais le problème est qu’ils ne gèrent pas les problèmes quotidiens et créent de la frustration. Plutôt que d'espérer de grandes choses, il vaut bien mieux s'habituer à prendre du plaisir dans les petites. Ce n'est pas déchoir, mais utiliser le cerveau à son summum d’efficacité : ici et maintenant. De la même manière, croire être responsable de la souffrance des autres, ou croire que les autres sont responsables de sa souffrance sont des illusions : chacun est responsable de son propre système neurologique et des réactions qu’il s’autorise à avoir ;

- “je ne devrais pas avoir à faire ça”. Penser que certaines personnes ont tout ce que nous désirons sans effort est démotivant et non justifié ; cela conduit à se focaliser uniquement sur le négatif et ne permet pas d’avancer. Nous ne savons rien de leur état de bonheur neurologique : les apparences peuvent être trompeuses et incomplètes ;

- “il est égoïste de se focaliser sur son propre bonheur”. Être heureux ne diminue pas le bonheur des autres, mais il le multiplie. Par le biais de leurs neurones miroirs, les autres imiteront bientôt votre comportement et c'est la meilleure aide qu’on puisse leur donner. De plus, le cerveau est programmé pour gérer ses propres besoins, par ceux des autres, ou alors uniquement comme membres du groupe, ce qui revient à s’occuper de soi-même par instinct de survie ;

- “je veux être préparé au pire”. En quoi un état d'esprit pessimiste aide-t-il en cas d'urgence ? De plus, celui qui est préparé à affronter des difficultés suit son propre schéma de menaces et ne prend pas en compte l’imprévisibilité de la vie ;

- “je ne vais pas être capable de le faire”. Si la peur de l'échec est paralysante, il faut se concentrer sur la prochaine petite étape ; cela aide à muscler son système nerveux pour avancer et ainsi, même en cas d’échec, une nouvelle tentative sera plus aisée ;

- “qui peut être heureux dans une société si imparfaite ?” Bien des sociétés sont plus malheureuses, ou l’ont été que celle-ci et il est faux de croire que tout va mal. Lorsque les hormones baissent, on a tendance à tout voir en noir et à faire retomber la faute sur des éléments extérieurs. Prendre conscience que ce comportement est lié à un fonctionnement habituel libère et permet de relativiser, ainsi que d’apprécier les progrès modernes ;

- “je serai heureux quand…” Un but atteint en engendre un autre à accomplir. C’est une illusion de croire qu’un but nous libérera définitivement. La sensation d'urgence et de devoir faire quelque chose de sa vie est un besoin très profond, plus que le pouvoir ou l'argent. Avoir un seul but rend ce besoin encore plus douloureux, car tout semble aller à son encontre et empêcher d’avancer. Prendre l'habitude d'avoir plusieurs sources de satisfaction permet d’arrêter d’essayer d’atteindre un but imaginaire, qui peut très bien ruiner une vie entière.

Utiliser les outils déjà en sa possession

Le cerveau possède déjà des outils très efficaces pour aider à l’acquisition de nouvelles habitudes :

- imiter les personnes qui possèdent l'habitude qu’on souhaite acquérir : les neurones miroirs auront tôt fait d’apprendre ;

- équilibrer ses hormones les plus faibles : le cerveau a besoin des quatre hormones pour être complètement heureux. Il ne faut pas négliger les domaines où les pics d'hormones sont les plus faibles et, au contraire, tenter de sortir des circuits habituels de récompense. Chacun est plus ou moins doué dans l’un des types d’hormone ; il suffit de développer le plus faible ;

- greffer de nouvelles activités à celles qui plaisent déjà : il est plus simple d'adjoindre des branches à des circuits déjà existants, plutôt que de repartir à zéro ;

- créer de nouvelles habitudes est beaucoup plus consommateur d'énergie que ce que l’on imagine : il est important d'en faire sa priorité dans les 45 jours qui suivent, sinon l'énergie se disperse et manque au final. Il faut se concentrer sur l’habitude à acquérir, par exemple le matin, ou entourer la tentative d'activités plaisantes qui adouciront l’austérité de la discipline nécessaire ;

- investir dans le moyen de laisser une trace de son existence : le cerveau véhicule du bonheur lorsqu’on arrive à impacter le monde. Bien entendu, favoriser la survie de ses enfants ou de ses neveux et nièces compte pour beaucoup, mais n’importe quelle trace laissée pour le futur a des effets très positifs sur le système limbique ;

- trouver du divertissement dans la nouvelle habitude : il permet un apprentissage plus rapide et une meilleure gestion de l'énergie, comme chez les enfants ;

- diviser les tâches difficiles en tâches plus petites : cela permet d’avoir des pics d'hormones dès qu’une étape est validée ;

- se satisfaire d'une solution engendre plus de bonheur que d’en chercher une meilleure : cela provoque une trop grosse perte d'énergie pour des bénéfices marginaux ;

- planifier des habitudes sans en avoir encore besoin permet au cerveau de s'adapter en douceur : lorsque le besoin s'en fera sentir, celles-ci seront bien ancrées et disponibles ;

- visualiser le succès permet de le concrétiser plus rapidement ;

- se focaliser sur le positif : il est trop facile de se critiquer tout le temps, ou de critiquer le monde extérieur d’autant que ce faisant, on devient incapable de voir le positif et on passe à côté de nombreuses opportunités de bonheur ;

- arrêter de voir le monde à travers des attentes qui ne sont jamais satisfaites : le cerveau cherchera quoiqu’il arrive d'autres problèmes et d'autres sources de satisfaction ensuite, même si les attentes sont satisfaites. La survie est un besoin qui ne s’arrête jamais. À chaque fois qu’un choix est fait, il est facile de pointer du doigt les désavantages ainsi révélés, et de croire qu’un autre choix aurait été meilleur ; chaque choix engendre des avantages et des inconvénients, il n’y a jamais de solution idéale. Faire la paix avec ses prises de décisions est une étape importante ;

- prendre plaisir à subvenir à ses besoins sans compter sur les autres : le cerveau est câblé pour cette tâche et distribuera bien plus de bonheur en étant actif et même en difficulté, plutôt qu’en étant soumis à l’aide et au soutien d’autrui.

Conclusion

Il est primordial de décider d'être heureux, d'aller au-delà des dilemmes de choix et de décisions, d'arrêter de se focaliser sur ce qui ne va pas, en apprenant à maîtriser ses hormones, à supporter leurs baisses, qui sont inévitables, sans paniquer. Le cerveau trouvera toujours des avantages à n’importe quelle situation une fois qu’il aura pris l'habitude. Personne ne peut le faire à votre place, mais personne ne peut vous empêcher d'y arriver.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- l’Homme est un mammifère soumis à de nombreux systèmes inconscients de survie ;

- la connaissance du fonctionnement des hormones permet de comprendre ces systèmes et de les supporter plus facilement ;

- il est possible de les modifier volontairement par la force de nouvelles habitudes choisies et créées en 45 jours ;

- les obstacles au bonheur résident en soi-même, et non à l’extérieur ;

- des stratégies efficaces peuvent être mises en place pour faciliter l’acquisition de nouveaux comportements positifs.

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