Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Dirigeant : le défi de l'engagement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 322
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: Dirigeant : le défi de l'engagement   Mer 28 Juin - 10:07

Dirigeant : le défi de l'engagement

En lisant ce résumé, vous découvrirez quels sont les nouveaux défis que doivent relever les dirigeants.

Vous découvrirez aussi que :

- il est nécessaire pour un dirigeant d’entretenir un mode de vie sain ;

- la féminisation des entreprises est un atout ;

- le savoir-être est tout aussi important que les compétences ;

- les entreprises doivent s’engager socialement ;

- l’open source est amené à prendre de plus en plus de place.

L’un des grands défis que doit relever tout dirigeant est celui de l’engagement. Cela demande du courage et un investissement personnel conséquent. Le monde évolue constamment et rapidement et un dirigeant se doit d’être au fait de ces évolutions, afin de prendre les meilleures décisions possibles.

Le mode de vie du dirigeant a un impact direct sur son travail, c’est pourquoi il est nécessaire d’y prêter attention

Les dirigeants s’investissent souvent au maximum dans leur entreprise ; ils travaillent généralement beaucoup et ne s’accordent que peu de pauses. Ainsi, un dirigeant sur trois travaille plus de cinquante heures par semaine, et un sur cinq fait plus de soixante heures par semaine ; mais cela finit immanquablement par se faire au détriment de leur santé, et ils en sont conscients. Ils ne sont que 38% à se déclarer capables de continuer au même rythme pendant dix ans.

Ces rythmes effrénés mènent à un épuisement physique considérable qui peut aller jusqu’au burn-out, à la dépression ou à l’accident cardiaque vasculaire cérébral. Il a été prouvé que ceux qui mènent un mode de vie équilibré sont plus performants au travail. Cet équilibre s’atteint au travers de moyens simples. Ainsi, il faut par exemple se ménager un temps pour la pratique d’un sport, qui permet de conserver un bon état de santé aussi bien physique que mental. De même, il faut prêter une attention particulière à la qualité de son sommeil ; entre 30 et 57% des dirigeants ne dormiraient pas suffisamment et 18% d’entre eux souffriraient régulièrement de troubles du sommeil : les temps de repos sont essentiels, ils passent par le fait de respecter les périodes de déconnexion. De même, une alimentation équilibrée influe sur l’énergie et la fatigue, il faut donc veiller à éviter les repas trop riches et les excès de café, tout en n’oubliant pas de s’alimenter correctement.

Doivent s’ajouter à tout cela des visites médicales régulières ; beaucoup de dirigeants négligent leur santé, au risque de compromettre leur travail dans le futur : il est donc nécessaire de consulter régulièrement.

Si les compétences d’un candidat sont effectivement à mettre en avant au cours d’un entretien, il ne faut pas pour autant en oublier le savoir-être

Il arrive trop souvent que des managers soient placés à des postes qui ne leur correspondent pas ; le problème n’est alors pas un manque de compétences et de qualifications, mais l’environnement de travail dudit manager. L’environnement prend en compte le contexte, le marché, la situation financière de l’entreprise et les collègues de la personne, qu’il s’agisse de ses subordonnés ou de ses supérieurs ; à tout cela s’ajoutent l’histoire personnelle du manager, son parcours et son caractère, des éléments qui doivent être pris en considération lors du recrutement ; autrement, on prend le risque d’engager quelqu’un qui, bien qu’ayant les qualifications requises, ne sera pas à l’aise dans ses fonctions.

Une erreur de recrutement peut également déboucher sur un manager narcissique, incapable de recul sur lui-même et toujours prêt à prendre des risques, pour qui il est difficile d’adapter ses méthodes, ce qui le conduit souvent à l’échec.

Même si ces erreurs de recrutement sont habituellement repérées, elles ne sont pas immédiatement corrigées ; la personne persiste dans cette voie, quand bien même elle a conscience que ça ne lui correspond pas, une attitude qui peut avoir des conséquences psychologiques sévères, comme la perte de confiance en soi, la dépression ou le burn-out : c’est pourquoi il faut prendre conscience de ses propres faiblesses et limites. Aussi, lors d’un recrutement, il ne faut pas uniquement se concentrer sur les qualifications et les compétences techniques des candidats mais aussi prendre en compte l’environnement du poste.


Si les entreprises se sont aujourd’hui largement féminisées, les femmes peinent encore à trouver leur place et à s’imposer

Des études, telles que le Women Matter du cabinet McKinsey, démontrent que la féminisation des entreprises permet d’améliorer leur performance et leur productivité. La société évolue rapidement et avec elle, les rôles traditionnels au sein du couple et de la famille. Mais si cette transformation de la structure familiale est nécessaire, les entreprises doivent quant à elles s’adapter à ces changements ; elles ont l’obligation d’offrir un choix à leurs salariés, en proposant par exemple une plus grande flexibilité dans les horaires ou la possibilité de faire du télétravail aux parents. Des aides peuvent être aussi mises en place, telles que des crèches d’entreprises ou la mise à disposition d’aides à domicile.

Les maternités, et plus généralement la parentalité, ne posent pas nécessairement de problème au sein de l’entreprise ; il suffit simplement d’une bonne anticipation et organisation. Il est à noter que les aménagements suite à une parentalité doivent être aussi bien proposés aux hommes qu’aux femmes.

Si les entreprises sont prêtes à s’adapter et proposent déjà ces solutions aux parents, il n’en est pas de même pour les institutions publiques ; l’incompatibilité entre les cinq semaines de congés des parents et les trois mois de vacances des enfants en est l’exemple. De plus, il subsiste un frein sociétal à la féminisation des entreprises ; la pression sociale est encore trop souvent ressentie par les femmes, qui éprouvent une certaine culpabilité à l’idée de privilégier leur carrière à leur vie de famille. C’est là encore le rôle des entreprises de les aider à abattre ces barrières, qu’elles se posent elles-mêmes, en proposant des programmes de recrutement spécifiques à l’intention des femmes ou en promouvant des modèles féminins à des postes clés.

Les valeurs d’une entreprise jouent un rôle central aussi bien au niveau de son image que de son action

L’engagement social ne peut se prendre sans valeurs : les valeurs sont la base de cet engagement. Cependant, se contenter d’énoncer ses valeurs peut être contre-productif et vain, dans le sens où elles ne seront pas prises sérieusement si elles n’engendrent pas des actions.

Une entreprise se doit de faire vivre ses valeurs. Ainsi, le groupe Schmidt préfère au mot valeur celui d’engagement, et a défini cinq engagements que sont : le bonheur du consommateur, le respect et l’honnêteté, la proximité, la satisfaction du travail accompli, et la volonté d’être convaincant. De fait, le groupe place la notion de plaisir au centre de ses engagements, cherchant avant tout à ce que ses collaborateurs s’épanouissent dans leur travail. Rocher, quant à lui, met un point d’honneur à agir selon ses valeurs : 96% de leur papier est issu de forêts gérées durablement et leur fondation a permis la plantation de 65 millions d’arbres. Le groupe est ainsi persuadé que s’il peut fédérer comme il le fait, c’est en grande partie grâce à ses valeurs, qu’il met en action concrètement.

Les valeurs concernent généralement le bien-être des collaborateurs, des salariés et des consommateurs ; la relation client se base sur ces valeurs qui rendent la marque reconnaissable auprès des consommateurs. Le système des valeurs est renforcé par des évaluations internes, qui permettent de déterminer la fidélité de chaque collaborateur à ces engagements. Ces dernières deviennent ainsi un véritable guide pour les dirigeants, les bases sur lesquelles sont prises les décisions.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un enjeu de taille sur le marché et peut permettre aux dirigeants d’avoir une direction à suivre

La responsabilité sociétale des entreprises est le fait pour une entreprise de suivre les principes du développement durable ; ce principe est toutefois encore peu connu parmi les dirigeants d’entreprises. En effet, seuls 16% des dirigeants affirment avoir connaissance de cette notion et près de deux tiers des dirigeants de PME et TPE ignorent de quoi il s’agit. Ce chiffre s’inverse toutefois dans les grandes entreprises de plus de cent salariés, où 82% des dirigeants connaissent la RSE. Le concept, encore flou, est rarement désigné comme tel dans la charte et la stratégie de communication des entreprises ; la RSE est malgré cela souvent présente au sein des grandes entreprises, de par les nombreuses obligations légales qui les forcent à se pencher sur le sujet du développement durable et de l’engagement sociétal.

Chez Biocoop, la responsabilité sociétale des entreprises fait partie de l’ADN même de la marque. Elle passe entre autres par l’augmentation des salaires, la question environnementale à travers leur emphase sur le bio, et la prise en compte de l’avis des salariés sur leur politique.

Malgré tout, il est rare de trouver un responsable et un service dédiés au RSE dans les entreprises, alors que la responsabilité sociétale des entreprises est un enjeu majeur : à l’avenir, elle pourrait devenir décisive dans le choix des consommateurs. Les prémisses de cette tendance sont déjà présentes : la préoccupation grandissante des clients au sujet de l’origine des produits qu’ils achètent en est l’exemple. Un autre avantage conséquent pour les entreprises pratiquant le RSE est qu’elles se rendent ainsi plus attractives auprès des jeunes talents, les salariés se sentant de plus en plus concernés par ces questions.


Des salariés fiers de leur entreprise seront plus motivés et amélioreront leur productivité

Les salariés peuvent devenir les ambassadeurs d’une marque, c’est pourquoi il est essentiel qu’ils soient fiers de travailler pour une entreprise.

C’est ce sur quoi travaille le groupe Rocher avec son programme en trois étapes — découverte, expérimentation et promotion — qui permet de découvrir toutes les facettes du groupe lors d’évènements, tels que les World Brand Events. Ces initiatives poussent les salariés à s’approprier la marque et les valeurs de l’entreprise et à les promouvoir auprès de leur entourage. Ces réactions qui peuvent également passer par la reconnaissance des valeurs de l’entreprise, auxquelles le salarié s’identifiera lui donneront l’impression de faire partie d’une grande communauté, au service d’un objectif commun. Aussi, les rencontres entre collaborateurs, lors de “speed networking” par exemple, favorisent les échanges.

Le modèle de la coopérative est également un bon moyen d’intégrer chaque salarié à la vie de l’entreprise. Ce système, utilisé notamment par Biocoop, permet de rassembler divers groupes aux intérêts divergents, mais dont le but est commun. Ces groupes décident ensemble de mesures qui, tout en prenant en compte les intérêts de chacun, vont faire avancer l’entreprise sans perdre de vue ses valeurs, un mode de fonctionnement permettant d’instaurer un équilibre sociétal tout en apaisant les possibles tensions. De plus, tenir les salariés informés de tout ce qu’il se passe au sein de l’entreprise permet de donner du sens à ce qu’ils font : c’est un facteur motivant important qui en plus de favoriser une politique de transparence a une influence positive sur l’image de l’entreprise.

L’innovation ouverte est un procédé novateur et un facteur de fort développement pour les entreprises et pour les marques

Les nouvelles tendances marketing font des clients les leviers de l’innovation ; c’est par eux que se fait le développement de l’entreprise, d’autant que le contact direct avec la clientèle est facilité par le développement rapide d’Internet et des réseaux sociaux ; ceux-ci permettent aux marques de créer une relation de proximité avec les consommateurs et de se faire une idée plus claire de leurs attentes.

Le crowdsourcing est aussi un moyen de se rapprocher du client : c’est le fait de confier une tâche auparavant effectuée par un salarié à des personnes externes à l’entreprise, via un appel ouvert. Ce procédé force l’entreprise à ouvrir ses ressources et informations à un plus grand nombre : la rapidité de production prime donc sur la propriété de ces ressources. L’avantage de ce mode de production est que l’amélioration des produits se fait bien plus rapidement et efficacement via le feedback continuel des consommateurs.

L’entreprise s’ouvre également à de potentiels concurrents et met à leur disposition ces mêmes ressources. C’est dans cette logique que le groupe Danone a créé le Health For Life Capital qui finance de façon minoritaire des startups innovantes dans son domaine : c’est la coopétition — les entreprises doivent apprendre à travailler avec leurs concurrents. C’est ainsi que se développent des partenariats avec des startups, des laboratoires indépendants ou universitaires, ou avec des universités locales ou étrangères. Les entreprises financent également partiellement des incubateurs d’entreprises par secteurs spécialisés afin de faciliter le repérage de startups innovantes.

Dans la lignée de l’innovation ouverte, l’open source permet un développement rapide et efficace ainsi qu’une plus grande proximité avec les consommateurs

L’open source part du principe que toute personne peut apporter sa contribution à un projet. Ce concept a vu le jour dans le monde de l’informatique, et plus précisément des logiciels libres, mais il s’étend aujourd’hui à de nombreux autres domaines : il est en croissance constante. Ainsi, en France, le marché du logiciel libre a doublé.

L’open source est amené à se répandre et à se développer, à devenir un élément central de l’innovation. Pour l’heure, il est encore peu connu des entreprises hors du secteur de l’informatique et pose de nombreuses questions, telles que la propriété intellectuelle.

Les conditions d’accessibilité aux ressources varient selon les entreprises et les licences utilisées ; c’est dans les années 1980 que les logiciels libres sont apparus grâce à Richard Stallman : ils donnent accès à leur source et peuvent être modifiés et redistribués librement. Mais c’est dans les années 1990 que l’open source tel qu’on le connaît aujourd’hui est créé et se développe dans d’autres secteurs que l’informatique, tels que la construction automobile ou la production culturelle.

L’un des avantages majeurs de l’open source, c’est qu’il permet de faire appel à des contributions bénévoles ; son coût est donc très limité. La qualité de sa production dépend principalement de la taille et des connaissances rassemblées par la communauté ainsi engendrée. C’est de cette façon que Wikipédia est parvenu à devenir l’une des plus grandes encyclopédies pour un coût presque nul. De plus, les projets open source jouissent généralement d’une bonne image auprès du public, ce qui est un atout majeur pour les entreprises. Ils posent toutefois la question de nouvelles pratiques managériales puisqu’il est question de gérer de vastes communautés non-salariées.


Conclusion

L’engagement du dirigeant est un véritable défi qui touche à plusieurs domaines, aussi bien personnels que professionnels. Il faut oser aller dans le sens des changements et évolutions qui affectent le monde, savoir se mettre au service de son objectif et sortir de sa zone de confort.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- le mode de vie du dirigeant a un impact direct sur son travail, c’est pourquoi il est nécessaire d’y prêter attention ;

- si les compétences d’un candidat sont effectivement à mettre en avant au cours d’un entretien, il ne faut pas pour autant en oublier le savoir-être ;

- si les entreprises se sont aujourd’hui largement féminisées, les femmes peinent encore à trouver leur place et à s’imposer ;

- les valeurs d’une entreprise jouent un rôle central aussi bien au niveau de son image que de son action ;

- la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un enjeu de taille sur le marché et peut permettre aux dirigeants d’avoir une direction à suivre ;

- des salariés fiers de leur entreprise seront plus motivés et amélioreront leur productivité ;

- l’innovation ouverte est un procédé novateur et un facteur de fort développement pour les entreprises et pour les marques ;

- dans la lignée de l’innovation ouverte, l’open source permet un développement rapide et efficace ainsi qu’une plus grande proximité avec les consommateurs.


Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
Dirigeant : le défi de l'engagement
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» demande d'engagement et de renseignement
» ma convertion et les motifs de mon engagement pour me connaitre.
» L'engagement de Morrissey
» L’engagement bouddhiste dans la société actuelle
» Engagement sur l'honneur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: Salle de lecture :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: