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 La réalité de l'entrepreneuriat

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MessageSujet: La réalité de l'entrepreneuriat   Mer 28 Juin - 10:21

La réalité de l'entrepreneuriat

En lisant ce résumé, vous découvrirez comment se déroule, pas à pas, le lancement d’une entreprise dans la réalité, les défis concrets auxquels vous allez être confronté et la manière d’y faire face avec succès.

Vous découvrirez aussi que :

- l’essentiel pour réussir est d’avoir créé un bon produit qui fasse sens ;

- il n’est pas nécessaire d’être un maître incontesté des tableurs Excel ;

- vos clients sont vos meilleurs alliés ;

- vous ne devez pas craindre de recruter un candidat meilleur que vous.

La création d’une entreprise est une aventure passionnante aux multiples défis. Guy Kawasaki, ancien responsable marketing chez Apple, créateur de plusieurs startups et capital-risque, a réuni l’essentiel des billets qu’il a publiés sur son blog « Comment changer le monde » afin d’aider les entrepreneurs à se lancer. Sur un ton drôle et enthousiaste, il part de son expérience et de celle des autres pour décrire comment se déroulent réellement le lancement puis la gestion d’une entreprise et propose ses conseils pour réussir. Il insiste sur la dimension humaine de l’aventure entrepreneuriale et communique avec force un optimisme décapant.

Les débuts d'une entreprise sont souvent chaotiques, mais ce n'est pas un obstacle à votre réussite tant que vous avez une idée novatrice

Comment démarrer une entreprise ? Par du cafouillage ! En effet, l’histoire des débuts de la plupart des sociétés est parsemée de tâtonnements, de surprises, d’improvisation, de difficultés et de hasard. L’important est de croire réellement que vous allez pouvoir changer le monde en vous lançant dans cette nouvelle activité. Votre formation et vos antécédents professionnels importent peu ; des succès entrepreneuriaux antérieurs pourraient même être un handicap parce qu'ils freinent la capacité d’innovation. Ce qui importe réellement lorsqu'on veut entreprendre, c’est l’imagination.

Les startups attirent ainsi des personnalités originales et « qui y croient », des gens travailleurs et capables de douter. Ces personnes peuvent également se trouver dans des sociétés établies, où elles pratiquent alors ce qu’on pourrait appeler « l’intrapreneuriat » ; cela n’est pas forcément plus facile, mais différent.

Vous voulez lancer une entreprise parce que vous avez eu une idée innovante. Mais à quoi tient l’innovation ? C’est un processus complexe, mais voici quelques principes. On innove lorsqu’on crée un produit qu’on a envie d’utiliser. Un point fondamental est que celui-ci ait du sens et apporte une réelle plus-value dans la vie des autres. L’innovation suppose aussi de ne pas s’en tenir aux schémas connus, de proposer un autre cadre d’action. Enfin, n’ayez pas peur d’avancer même si votre produit n’est pas parfait, lancez-le mais veillez à l’améliorer ensuite.

Soyez percutant, concret et à l’écoute avec les investisseurs que vous voulez convaincre

Bien sûr, lors de cette phase de lancement se pose la question cruciale du financement : comment assurer une levée de fonds efficace ? Et comment, en premier lieu, attirer l’attention des investisseurs ? Par le biais des relations publiques, c’est-à-dire un tiers bien positionné qui fera votre éloge auprès de l’investisseur.

Le premier contact avec cet investisseur potentiel passera ensuite par votre executive summary. Ce document-clé présente votre société dans le but de la vendre ; il doit expliquer le problème que vous voulez résoudre et la solution que vous mettrez en œuvre, décrire vos clients, votre équipe et vos concurrents, proposer une stratégie et un calendrier. Il doit être court et percutant, mais sans effet inutile.

Votre executive summary a suscité la curiosité de l’investisseur : il veut vous rencontrer. Vous allez bénéficier d’un temps très court pour le convaincre, aussi veillez lors de votre pitch à appliquer la règle des 10/20/30 : votre présentation doit durer au maximum vingt minutes et s’appuyer sur un document de dix diapositives au mieux, en taille de police 30. Soyez concis et allez directement à l’essentiel : votre message n’en sera que plus clair et convaincant. Pour ce faire, il est bon que vous ayez, dès la fondation de l’entreprise, créé son mantra : un message très court expliquant l’objet de votre société, de votre produit. Cet exercice pas si facile vous obligera à formuler clairement l’essentiel de votre activité et à la rendre intelligible aux autres.

Pour être pertinent face à un investisseur, cernez ses motivations. Montrez-lui que votre idée a du sens et qu’elle génère déjà des revenus ; soyez honnêtes sur les éventuelles difficultés, sur la concurrence existante ; présentez une affaire bien ficelée, avec un cadre juridique clair.

Comment décrypter ensuite les réponses que vous feront les capital-risque ? Gardez à l’esprit qu’ils peuvent vous mentir (tout comme vous, entrepreneurs) et sachez repérer les réponses un peu vagues qui, en réalité, signifient « non » ou bien les promesses hasardeuses.

Vous pouvez également essayer de lever des fonds auprès des business-angels. Ceux-ci, à la différence des capital-risque, investissent leur propre argent. L’important sera de s’assurer tout d’abord que ces business-angels sont bien accrédités, ensuite de vous adapter à leurs motivations : ici, l’affect joue un rôle particulier, la personne choisissant d’aider tel ou tel projet, tel ou tel entrepreneur débutant.

Dotez-vous d’outils efficaces pour planifier votre action, mais faites également preuve d’adaptabilité

Ça y est, vous avez obtenu l’accord des investisseurs. C’est maintenant que les choses difficiles commencent. En effet, élaborer une bonne stratégie n’est pas aisé et ne prémunit pas contre l’échec. Il convient donc d’accepter une bonne dose de risque, inévitable, mais qui ne vous dispense pas d’essayer de planifier au mieux.

Le business plan est l’un des outils pour ce faire. Il est pour vous un document de travail, mais n’hésitez surtout pas à vous en éloigner si nécessaire : vous devez avant tout rester pragmatique et vous adapter aux évolutions et opportunités.

Le business plan doit être concis (une vingtaine de pages) et détailler votre executive summary, qui reste le cœur du projet. Limitez les projections financières à une page en donnant seulement les indicateurs-clés pour les douze ou dix-huit mois à venir. Il serait hasardeux de détailler davantage. Soyez prudents dans vos estimations, basez-vous sur la réalité des performances possibles et essayez de bien répertorier tous les coûts. Mettez à jour vos prévisions tous les trois mois. Et surtout, veillez à ce que vos coûts ne dépassent pas vos revenus : il est inutile, voire nuisible, de vouloir s’agrandir trop tôt.

Pour guider votre action au quotidien et assurer l’exécution de votre produit, élaborez des objectifs de travail. Ceux-ci doivent être mesurables, réalistes, pertinents et complets. Veillez à les communiquer à vos équipes et à en suivre l’avancement ; pour être efficace, il est bon de désigner un salarié responsable pour chaque objectif et de récompenser les employés qui les atteignent.

Même si vous suivez tous ces bons conseils, quelque chose finira forcément par aller mal. Que faire alors ? Qu’il s’agisse d’un retard de livraison du produit, de ventes inférieures aux prévisions, de mésentente au sein de l’équipe, il convient de regarder lucidement la difficulté et de prendre des mesures déterminées, tout en reconnaissant vos torts éventuels. Le problème le plus grave serait que vous soyez à court d’argent ; comme il est difficile de se sortir de cette situation, faites tout pour ne pas en arriver là. Pour cela, concentrez-vous sur votre trésorerie et limitez les coûts au maximum (par exemple en vendant en direct, en embauchant des jeunes, etc).

Dans ces situations, le conseil d’administration prend d’autant plus d’importance. Veillez de manière générale à son bon fonctionnement : soyez efficace, concis et honnête dans les informations que vous lui donnez ; prévenez-le à l’avance si vous avez une mauvaise nouvelle à annoncer et arrivez avec des propositions de solution.

Travaillez l’image de marque de votre produit et encouragez les échanges entre consommateurs

Comment favoriser l’adoption de votre produit innovant par la population, ou du moins une partie d’entre elles ? Comment faire pour que votre idée emporte l’adhésion ? C’est bien sûr un processus toujours complexe, mais voici quelques tuyaux : cette idée doit être simple, inattendue, concrète, crédible, jouer sur le registre de l’émotion et de la passion ; elle doit raconter une histoire surprenante.

Même si vous avez conçu un très bon produit, une part de marketing sera toujours nécessaire. Un premier principe de base est d’essayer de tout faire pour faciliter l’adoption de votre produit par les gens. Évitez le plus possible les obstacles à l’accès au produit, par exemple les inscriptions préalables obligatoires sur votre site internet. À l’inverse, veillez à permettre aux gens de tester votre produit, de partager votre site avec leurs amis en proposant une fonctionnalité « partager », en donnant la possibilité de suivre l’actualité de votre site via un flux RSS. Soyez ouvert et permettez les échanges entre utilisateurs autour de votre produit, ce sera le moyen le plus efficace : vos clients satisfaits iront d’eux-mêmes en « évangéliser » d’autres.

Comment favoriser cette « évangélisation » ? La réponse est finalement « simple » : en créant un bon produit. Celui-ci devra être dense (riche de potentialités d’utilisation), intelligent (apporter un plus dans la vie des gens), complet (avec un bon support technique, un bon service client, une communauté virtuelle, etc.), élégant et agissant sur l’émotion. Vous-même, vous devrez aimer votre produit et l’utiliser au quotidien. C’est encore la meilleure manière de le promouvoir. Apprenez à faire une démo efficace, adressez-vous à tous sans exclusivité, ne mentez pas et soyez gentils avec les autres : vous risquez fort de les recroiser.

L’image de marque du produit est primordiale. Vous ne pourrez pas tout contrôler dans ce domaine, mais vous pouvez faire pencher la balance du bon côté : créez un seul message pour décrire votre produit, ce sera plus clair et percutant pour les clients ; ce message devra se référer à des valeurs positives, à l’idée du bien, du bonheur.

Enfin, en ce qui concerne les relations avec la presse, n’engagez pas une agence, gérez-les vous-même. Cela vous donnera une liberté de ton et vous permettra d’avoir un discours plus authentique ; les journalistes, auxquels il est plus facile de s’adresser directement aujourd’hui, peuvent y être sensibles.

Travaillez l’image de marque de votre produit et encouragez les échanges entre consommateurs

Comment favoriser l’adoption de votre produit innovant par la population, ou du moins une partie d’entre elles ? Comment faire pour que votre idée emporte l’adhésion ? C’est bien sûr un processus toujours complexe, mais voici quelques tuyaux : cette idée doit être simple, inattendue, concrète, crédible, jouer sur le registre de l’émotion et de la passion ; elle doit raconter une histoire surprenante.

Même si vous avez conçu un très bon produit, une part de marketing sera toujours nécessaire. Un premier principe de base est d’essayer de tout faire pour faciliter l’adoption de votre produit par les gens. Évitez le plus possible les obstacles à l’accès au produit, par exemple les inscriptions préalables obligatoires sur votre site internet. À l’inverse, veillez à permettre aux gens de tester votre produit, de partager votre site avec leurs amis en proposant une fonctionnalité « partager », en donnant la possibilité de suivre l’actualité de votre site via un flux RSS. Soyez ouvert et permettez les échanges entre utilisateurs autour de votre produit, ce sera le moyen le plus efficace : vos clients satisfaits iront d’eux-mêmes en « évangéliser » d’autres.

Comment favoriser cette « évangélisation » ? La réponse est finalement « simple » : en créant un bon produit. Celui-ci devra être dense (riche de potentialités d’utilisation), intelligent (apporter un plus dans la vie des gens), complet (avec un bon support technique, un bon service client, une communauté virtuelle, etc.), élégant et agissant sur l’émotion. Vous-même, vous devrez aimer votre produit et l’utiliser au quotidien. C’est encore la meilleure manière de le promouvoir. Apprenez à faire une démo efficace, adressez-vous à tous sans exclusivité, ne mentez pas et soyez gentils avec les autres : vous risquez fort de les recroiser.

L’image de marque du produit est primordiale. Vous ne pourrez pas tout contrôler dans ce domaine, mais vous pouvez faire pencher la balance du bon côté : créez un seul message pour décrire votre produit, ce sera plus clair et percutant pour les clients ; ce message devra se référer à des valeurs positives, à l’idée du bien, du bonheur.

Enfin, en ce qui concerne les relations avec la presse, n’engagez pas une agence, gérez-les vous-même. Cela vous donnera une liberté de ton et vous permettra d’avoir un discours plus authentique ; les journalistes, auxquels il est plus facile de s’adresser directement aujourd’hui, peuvent y être sensibles.

Veillez à ce que vos partenariats soient fructueux pour votre allié et vous-même, et travaillez sans cesse pour distancer vos concurrents

Au sein du marché où vous serez positionné, vous allez avoir des partenaires et des concurrents. Le partenariat est de plus en plus un maître-mot, mais dont il convient de se méfier. En effet, nombre de partenariats sont conclus pour de mauvaises raisons. Or le seul motif valable est qu’ils soient bénéfiques aux deux associés, c’est-à-dire qu’ils leur permettent d’accroître leurs revenus ou de réduire leurs coûts. Cela suppose de bien préciser les objectifs du partenariat dès le départ. Mais pour que celui-ci fonctionne dans les faits, il est important que l’ensemble de la société soit partie prenante et le soutienne. Certains employés seront plus particulièrement désignés pour en assurer le suivi. Parmi vos partenaires, il y aura les distributeurs : il importe de bien les choisir, en fonction par exemple du nombre d’utilisateurs qu’ils touchent, de l’existence d’affaires complémentaires à la vôtre, etc. Là encore, le but est que tout le monde soit gagnant.

Vous allez également avoir des concurrents. Il est même souhaitable que vous en ayez, cela signifie que vous vous êtes positionné sur un marché qui a du sens. Mais comment se protéger de la concurrence ? Les brevets, même s'ils sont nécessaires, ne suffiront pas à vous protéger d’un concurrent. Les faire respecter implique le plus souvent des batailles juridiques coûteuses et sans fin. Se protéger des concurrents demande surtout beaucoup de travail, afin d’essayer d’être en tête dans la course et d’y rester le plus longtemps possible. Pour cela, vous devez continuer à innover, améliorer votre produit qui était déjà bon et prendre soin de vos clients. Cela implique que vous observiez bien les choses et ayez une bonne connaissance des différentes parties en présence : vos clients, vos concurrents et vous-même.

Communiquez de manière efficace en veillant à être clair, concis et attentif à vos interlocuteurs

La communication est bien entendu un aspect primordial de votre activité en tant qu’entrepreneur. Comment être efficace ?

Le principal outil que vous utilisez est sans doute l’e-mail. Mal géré, celui-ci peut vite devenir un fléau. Pour éviter cela, quelques conseils simples : mentionnez clairement l’objet de votre message, limitez et ciblez le nombre de destinataires, rédigez un texte concis et évitez les pièces jointes que personne ne lira, mentionnez toutes vos coordonnées précisément sous votre signature. Adoptez un ton courtois et ne répondez pas sur-le-champ à un message qui vous contrarie.

La présentation orale : votre support écrit devra suivre la règle des 10/20/30 que nous avons énoncée plus haut. Mais surtout, votre prise de parole devra avoir été bien préparée : répétez beaucoup avant, pour arriver confiant et détendu le jour de votre présentation. Mettez-vous à la place de votre public : quel message voulez-vous qu’il retienne ? Pour capter son attention, personnalisez votre discours, amusez vos auditeurs, racontez-leur des histoires, essayez de créer un lien avec eux par exemple en circulant parmi eux avant la présentation. Soyez également réceptif à ce qu’ils vous renvoient durant votre discours : vous suivent-ils toujours ? leur attention faiblit-elle ?

La table ronde : n’acceptez d’y participer que si vous connaissez bien le sujet. Soyez court dans vos réponses, mais clair et honnête. Essayez d’aborder les sujets qui vous tiennent à cœur même si l’animateur ne vous questionne pas là-dessus. Adoptez une posture de communication active : intéressez-vous à ce que disent les autres participants, adressez-vous au public lorsque vous répondez et non à l’animateur.

Le blog : c’est un outil simple et pratique pour parler de votre produit, de votre société, positionner son image de marque et faire vivre une communauté d’utilisateurs. Écrivez quelque chose qui en vaille la peine, créez des liens vers les autres blogueurs (ils vous rendront certainement la pareille), répondez aux commentaires qu'on vous fait, etc.


Pour exercer une influence sur les autres, soyez à l’écoute, sympathique et n’hésitez pas à rendre service

Votre but ici est d’avoir de l’influence sur les gens, de manière à ce qu’ils adoptent votre produit. Mais cela ne signifie pas abandonner toute éthique, au contraire. Vous devez veiller à bien traiter les gens, il y a des chances qu’ils fassent de même en retour. Vous les influencerez plus facilement s’ils vous perçoivent comme quelqu’un de sympathique, si vous leur avez réellement fourni un bien ou un service de qualité.

Comment vous constituer un bon réseau ? Vous souhaitez être connu et reconnu ? Une première piste : demandez-vous ce que vous pouvez faire pour quelqu’un d’autre. C’est le strict opposé de la première question qu’on se pose souvent : « que peut m’apporter cette personne ? ». Raisonner en sens inverse, c’est déjà faire une bonne partie du chemin vers la construction de votre réseau. Allez au contact des gens et faites preuve d’écoute ; partagez vos centres d’intérêt, ce qui vous fait vibrer, de manière à intéresser les gens et qu’ils se souviennent de vous. Ensuite, n’hésitez pas à relancer vos nouvelles connaissances, à leur laisser vos coordonnées et surtout : rendez des services.

Pour se faire bien voir d’une structure, quelle qu’elle soit, il est important d’être en bons termes avec le haut de la hiérarchie, mais aussi avec le bas. Voici tout d’abord comment procéder avec celui-ci : éprouvez de la sympathie pour les personnes en bas de l’échelle, mettez-vous à leur place, faites-les rire. Soyez un client régulier et donc important. En revanche, n’essayez pas de les soudoyer et épargnez-leurs vos plaintes, rarement efficaces.

Quant au sommet de la hiérarchie, il faut tout d’abord que vous soyez crédible. Mais là encore, jouer sur l’empathie est un levier important, de même que l’expression de la gratitude. Enfin, essayez de vous placer dans une situation où vous pouvez vous rendre utile à l’autre société, la situation deviendra alors favorable et intéressante pour les deux parties.

Le dernier type de personne que vous devez essayer d’avoir dans votre poche : le blogueur. Pour cela, créez des liens avec autant de blogueurs que possible, lisez leurs blogs et parlez-leur-en, donnez-leur des infos, en deux mots : soutenez-les.

Embauche et licenciement : dans les deux cas, assumez vos choix, faites preuve de discernement et d’objectivité

Embaucher, c’est-à-dire bien évaluer la valeur d’une personne, est un art périlleux. Pour y réussir le mieux possible, il convient d’employer les bons critères : ce ne sera pas la formation, ni même l’expérience professionnelle du candidat, mais sa motivation, sa personnalité et son enthousiasme pour votre produit. Essayez d’être le plus objectif possible et méfiez-vous de vos impressions. Pour cela, posez les mêmes questions à tous les candidats et notez tout : mettez-les à l’épreuve, vérifiez leurs références. Essayez d’embaucher un candidat meilleur que vous.

Le bon candidat se doit ainsi, avant tout, d’aimer l’entreprise pour laquelle il postule. Il doit aussi bien préparer son entretien, répéter son pitch à l’avance afin d’être à l’aise et de se présenter de manière claire et concise. Là encore, inutile de faire long, deux ou trois points-clés bien mis en avant et argumentés suffiront. Le CV devra être bref et concret, parler des réalisations effectives du candidat.

À présent, l’envers du processus précédent : vous devez malheureusement procéder à un licenciement économique. Dans ce cas, il est primordial que vous affirmiez votre présence et montriez à vos employés que vous êtes toujours à la barre du navire : assumez la responsabilité de cette décision de licencier et ne laissez pas traîner les choses. Veillez à être juste dans le choix des employés à licencier. Apportez votre soutien aux personnes licenciées et faites des économies dans d’autres secteurs, de manière à ce que ce licenciement économique s’inscrive bien dans un ensemble cohérent de mesures de réduction de coûts. Une fois que vous l'avez fait, allez de l’avant.

Quant au licenciement individuel, l’opération est encore plus délicate puisqu’elle est vraiment liée à la personne du salarié. Avant d’agir, réfléchissez bien et essayez d’objectiver et d’analyser vos raisons d’être mécontent de ce salarié : est-ce vraiment lui qui est en faute ? N’hésitez pas à prendre l’avis de spécialistes ou de personnes impartiales. N’hésitez pas non plus à donner aux gens une seconde chance. Mais si vous vous décidez, procédez vous-même à ce licenciement. Soyez ferme et clair dans les faits reprochés ; recourez aux traces écrites. Enfin, ayez une attitude humaine.

Le travail est un système qui peut conduire à des injustices, des prises de décision stupides contre lesquelles il faut ériger des garde-fous

Qu’est-ce que le travail ? Le contexte du salariat crée un système où certains sont patrons et d’autres employés. Des expériences en psychologie ont montré que les gens acceptent rapidement le rôle qu’on leur a assigné et que, si le système les y encourage, ils peuvent rapidement dépasser certaines limites. Il faut donc veiller à instaurer des garde-fous : s’assurer que les patrons n’abusent pas de leur pouvoir et que les salariés ne sont pas complètement serviles.

Par ailleurs, certaines relations de travail peuvent être toxiques : si vous entendez des stéréotypes ou jugements négatifs sur votre personne, cela va vous influencer et vous deviendrez moins bon. Aussi, apprenez à vous prémunir : évitez ceux qui émettent ces jugements négatifs et estimez-vous de manière positive.

Le cadre du travail risque d’être encore plus difficile à vivre pour les personnes non conformistes. Celles-ci se caractérisent par une personnalité forte et surtout des idées originales, dans lesquelles elles croient et qu’elles vont essayer de défendre. Ce sont elles qui font avancer l’innovation.

Il arrive à des personnes intelligentes de faire pourtant des choses stupides, pour diverses raisons : l’arrogance, le narcissisme, un besoin inconscient d’échouer, etc. Faire preuve de maturité permet d’éviter de faire des choses stupides ; une personne mature se distingue par sa capacité à s’accepter elle-même et à accepter les autres.

Si une personne intelligente peut faire des choses stupides, plusieurs personnes rassemblées, par exemple une entreprise, peuvent bien sûr faire de même. Pourquoi les sociétés se comportent-elles parfois de manière stupide ? Un consensus s’est formé trop rapidement : une fois celui-ci installé, il devient très difficile de faire valoir des contre-arguments. Ce consensus est susceptible de s’installer d’autant plus vite que le PDG, ou bien un expert défend une idée en particulier. Retarder le plus possible la formation du consensus, favoriser la diversité des salariés et l’expression des points de vue au sein de votre société peuvent vous empêcher de faire des choses stupides.

Enfin, pour survivre au monde du travail, vous devez être humble, ce qui signifie avoir un ego ni trop fort, ni trop faible. Avoir une grande ambition est sain, avoir un gros ego l’est beaucoup moins. L’idéal est d’avoir une réelle confiance en soi, ce qui exclut notamment les réactions paranoïaques. Malgré tous vos efforts, vous serez certainement confronté à des « cons prétentieux », ceux qui abusent de leur position de pouvoir, par exemple pour humilier ceux qui sont en-dessous d’eux. Que faire face à eux ? Les éviter si possible ; adopter une attitude très détachée à leur égard pour ne pas se laisser atteindre ; savourer les petites victoires que vous pourrez remporter sur eux.

L’entrepreneuriat social vous permet de conjuguer votre besoin d’innover avec celui de faire le bien

Dans le cadre du travail, vous pouvez faire le bien. De multiples manières, ne serait-ce qu’en proposant aux clients un bon produit. Mais nous allons nous intéresser plus spécifiquement, pour finir, à l’entrepreneuriat social. Il se définit par un objectif d’ordre non pas lucratif, mais éthique : c’est le cas par exemple des fondations. Les entrepreneurs sociaux et les autres entrepreneurs se ressemblent beaucoup : ils sont mus par la même énergie, regardent les choses d’une manière innovante. Ce sont leurs valeurs qui diffèrent : pour les entrepreneurs sociaux, la recherche de l’argent importe moins que la contribution à diminuer la souffrance dans le monde, améliorer le sort de populations, etc.

Les frontières entre les deux secteurs deviennent de plus en plus poreuses et nombre d’entrepreneurs passent d'un domaine à l’autre. L’entrepreneuriat social apporte un épanouissement de soi, en ce qu’il permet d’agir en accord avec ses valeurs et ses convictions. Au-delà du travail en lui-même, cet épanouissement personnel est ce qui compte le plus dans une vie.


Conclusion

En conclusion, il vous sera certainement difficile de suivre tous ces conseils, l’auteur lui-même n’a pas toujours réussi. Mais il convient de garder présent à l’esprit quelques principes essentiels : l’importance d’avoir un bon produit et de créer du sens ; savoir aller à l’essentiel pour décrire et vendre votre société ; oser recruter des candidats qui n’ont pas le CV parfait, mais de l’enthousiasme à revendre ; bien vous comporter avec les autres, clé de la réussite pour avoir de l’influence sur eux.

Ce qu'il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- les débuts d'une entreprise sont souvent chaotiques, mais ce n'est pas un obstacle à votre réussite tant que vous avez une idée novatrice ;

- soyez percutant, concret et à l’écoute avec les investisseurs que vous voulez convaincre ;

- dotez-vous d’outils efficaces pour planifier votre action, mais faites également preuve d’adaptabilité ;

- travaillez l’image de marque de votre produit et encouragez les échanges entre consommateurs ;

- il faut vous occuper de vos clients. Pour cela, deux outils : un service client de qualité et une communauté d’utilisateurs ;

- veillez à ce que vos partenariats soient fructueux pour votre allié et vous-même, et travaillez sans cesse pour distancer vos concurrents ;

- communiquez de manière efficace en veillant à être clair, concis et attentif à vos interlocuteurs ;

- pour exercer une influence sur les autres, soyez à l’écoute, sympathique et n’hésitez pas à rendre service ;

- embauche et licenciement : dans les deux cas, assumez vos choix, faites preuve de discernement et d’objectivité ;

- le travail est un système qui peut conduire à des injustices, des prises de décision stupides contre lesquelles il faut ériger des garde-fous ;

- l’entrepreneuriat social vous permet de conjuguer votre besoin d’innover avec celui de faire le bien.

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