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 Une mémoire infaillible

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MessageSujet: Une mémoire infaillible   Mer 28 Juin - 11:40

Une mémoire infaillible

En lisant ce résumé, vous allez découvrir les astuces d’un champion de la mémoire pour ne plus rien oublier.

Vous apprendrez aussi :

- que les techniques les plus efficaces de mémorisation sont inspirées de l’enfance ;

- en quoi les capacités de mémorisation sont le reflet d’un entraînement et non d’une faculté innée ;

- comment font les champions de mémoire pour tout retenir ;

- comment ouvrir votre champ de connaissances pour briller en société ;

- la meilleure organisation pour mémoriser.

Les capacités de mémorisation ne sont pas innées. Elles relèvent d’un apprentissage et d’un entraînement régulier. Bon nombre de personnes pensent que la mémoire est comme un entrepôt où l’on stocke et, qu’une fois rempli, les nouvelles informations viennent remplacer les anciennes. Il n’en est rien, bien au contraire, l’information appelle l’information et plus on retient, plus on peut retenir. Les souvenirs les plus ancrés dans la mémoire sont ceux associés aux sens et aux émotions. Ce que nous allons développer vous propose des méthodes reliant l’information aux ressentis pour ne plus jamais rien oublier.

La méthode SEL permet de retenir des listes de mots

L’acronyme SEL signifie Sens Enfance Lien. Il faut donc faire appel à ses sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) et à l’imagination que nous pouvions avoir étant enfant pour créer une histoire qui fera le lien entre les mots. Prenez par exemple votre liste des courses. Difficile de la retenir sans la noter, mais si vous imaginez une recette (même farfelue) ou un menu complet qui vous fait très envie à partir des ingrédients de votre liste sans oublier ce qu’il faudra nettoyer avant l’arrivée de vos invités, vous retiendrez beaucoup mieux ce que vous devez acheter.

Chaque liste à retenir doit faire appel à votre imagination. Inventez-vous des histoires à partir des mots à retenir. Vivez intérieurement cette histoire en vous attachant aux détails (couleurs, odeurs, texture, bruits que vous pouvez percevoir en imaginant). Ainsi vous ancrerez la liste dans votre mémoire. En matière de mémoire, les méthodes sont bonnes à connaître mais la pratique est essentielle.

Prenons la liste de mots suivante : chameau, vernis, barrière, foulard, valise, sirène, manteau, grotte, gâteau, abeille, diamant, bâton, gâteau, grotte, manteau, corde, carotte, lumière, moquette, Noël. Après une première lecture, combien de mots seriez-vous capable de retranscrire sur une feuille ? Sûrement moins de dix. Utilisons maintenant la méthode SEL d’un mnémoriste. Imaginons une histoire avec ces mots : un chameau aux pieds vernis attend devant la barrière de chez moi. Il a un foulard rouge noué autour du cou et il est accompagné d’une valise qui marche. Soudain, cette dernière s’ouvre et une sirène en sort. Elle est vêtue d’un manteau de fourrure, il fait froid hors de l’eau. Elle me montre une carte qui mène à une grotte faite en gâteau. Elle me demande de l’aider car des abeilles l’empêchent de récupérer les diamants qu’elle a cachés à l’intérieur. Elle a bien essayé de leur mettre des coups de bâton ou de creuser le gâteau pour récupérer son bien mais rien n’y fait. Elle a seulement pu récupérer son manteau en lançant une corde à son amie la carotte (elle peut avoir qui elle veut comme amie dans votre imagination), elle aussi coincée à l’intérieur. Je me décide à l’aider mais avant de partir j’éteins la lumière et nettoie la moquette pour le passage du Père Noël prévu ce soir.

Relisez cette histoire en vous imprégnant de la scène. Imaginez le chameau fier avec ses sabots manucurés et son foulard, la sirène désespérée de ne pas pouvoir récupérer ses diamants et implorant votre aide, son visage triste. Cette méthode fonctionne pour toutes les listes à connaître par cœur et dans un ordre précis (listes des courses, de cadeaux ou noms des planètes par exemple).

La méthode SAC permet d’associer les mots entre eux

Le SAC (Sélection Association Connexion) est la sélection de deux mots, l’association de ces mots à des images qui nous parlent et la connexion entre ces deux images pour lier les mots. Cette technique permet par exemple de retenir les capitales des pays, les auteurs et leurs œuvres ou encore la traduction des mots dans une autre langue, etc. La méthode peut sembler simple et elle l’est.

L’objectif est d’ancrer la relation entre ces mots dans notre mémoire. Le cerveau étant un fervent pratiquant des associations, au fil du temps les images correspondant aux mots vont disparaître pour ne laisser place qu’au lien entre les mots sélectionnés au départ.

Voici quelques exemples pour mieux comprendre et mettre en application la méthode SAC.

Connaissez-vous la capitale de la Macédoine ? Skopje (que l’on prononce « skopié »). À quoi vous fait penser le mot « macédoine » ? À une salade de légumes coupés en petits morceaux. À quoi vous fait penser le mot « skopje » ? Jusqu’aux pieds. Imaginez maintenant que vous renversez sur vous un plat de macédoine. Vous en avez jusqu’aux pieds. En ancrant dans votre esprit l’image de la macédoine qui dégouline jusqu’à vos pieds, vous pourrez ressortir plus tard que Skopje est la capitale de la Macédoine car l’image vous reviendra inconsciemment et seuls les mots sélectionnés feront surface dans votre mémoire consciente.

L’idéal est de choisir des images qui vous parlent et qui vous viennent immédiatement en tête lorsque vous prononcez le mot. Vous pourrez faire de même pour apprendre des mots dans une langue étrangère. Prenons le verbe anglais « to avail » qui signifie profiter. À quoi vous fait penser le mot « avail » ? Ave César. À quoi vous fait penser le mot « profiter » ? Une bonne assiette de profiteroles. Imaginons maintenant César avec sa couronne de lauriers et sa toge blanche en train de déguster des profiteroles devant ses sujets qui le saluent. Lorsque les images se seront fondues dans votre esprit, la connexion immédiate « to avail – profiter » vous viendra naturellement. À vous de trouver les images qui vous parlent pour associer les mots entre eux. Ainsi, vous n’oublierez plus jamais la capitale de chaque pays du monde ou encore que l’Euphrate se jette dans le golfe Persique (amusez-vous à créer vos images pour cet exemple). Vous apprendrez facilement de nouvelles langues et ferez fureur lors de vos soirées en famille spéciales « culture générale ».

Le palais de mémoire est l’art de placer les informations dans un lieu concret

Cette technique est l’une des plus anciennes. Lorsque la technologie ne pouvait pas encore aider à retrouver rapidement les informations, les grands orateurs de l’époque devaient bien retenir leurs discours ou les informations qu’ils ne voulaient pas oublier.

En ancrant les informations dans un lieu, il est possible non seulement de les retenir mais aussi de les organiser. Commençons par un exemple simple. Vous souhaitez vous souvenir que bientôt, dans la même journée, vous devrez acheter des bougies, emballer un cadeau, faire un gâteau et écrire une lettre. Pour ne pas oublier et faire les choses dans l’ordre, vous pouvez vous imaginez une maison à 4 étages. Vous entrez par le rez-de-chaussée où vous voyez une bougie sur le sol. Prenez les escaliers pour arriver au premier étage et là vous trouvez un cadeau. Montez au deuxième étage où vous trouvez un gâteau. Terminez votre périple au troisième étage et vous y voyez du papier et un encrier. Cet exemple vous montre simplement le principe. Pour un exemple aussi simple, la méthode SEL suffirait amplement. Le palais de mémoire permet de retenir un plus grand nombre d’informations. Si vous souhaitez par exemple retenir les noms des plus hauts sommets du monde, on placera chaque sommet sur un objet que nous rencontrons dans la pièce. Inventez ensuite une histoire en remplaçant les noms des sommets par une image qui vous parle. Voici un exemple dans une chambre d’enfant : en ouvrant la porte, j’aperçois une poupée qui mange des amandes qui font des guilis (Kilimandjaro). Elle est assise à table où le diner est servi pour Ali, le singe en peluche (Denali). En avançant d’un pas, je découvre qu’un anaconda est endormi sur le lit (Aconcagua). Le vison (Vinson) en peluche se tient tranquille pour ne pas le réveiller. En levant les yeux, il y a une photo d’une petite fille qui rêve de montagnes enneigées (Everest). À côté du lit, il y a une vache qui broute la moquette, elle broute (Elbrouz). Sur le bureau, la pointe d’un compas a percé une cartouche d’encre d’où jaillit un liquide bleu (Puncak Jaya). Comme précédemment, les images doivent vous parler, changez-les à votre guise. Vous pouvez combiner les techniques pour placer plusieurs informations sur un même objet. Associez deux mots via la méthode SAC et placez la scène sur un objet.

Pour avoir un ordre précis, déposez vos informations sur les objets au fur et à mesure que vous les rencontrez en parcourant votre lieu. Pour multiplier les informations à retenir, multipliez les lieux de palais mémoire (maison de votre enfance, parc où vous vous rendez souvent, etc.).

Le major système est un code pour retenir les séries de chiffres

Le major système est l’outil indispensable pour retenir les dates, les codes de cartes bancaires ou toute autre série de chiffres. Pour cela, il faut les retranscrire en lettres ou en sons, utiliser ces lettres et sons dans des mots et créer une histoire pour retenir la série. Vous pouvez créer votre propre code ou utiliser l’exemple suivant. Le 0 peut être associé à la lettre « z », le son « s » ou « ch », le 1 au « t » pour sa forme, le 2 au « n » pour ses deux jambes, le 3 au m parce que lui en a trois, le 4 au « r », le 5 au « L » pour la forme de la main, le 6 au « b », le 7 au « k » parce que nous connaissons tous la K7, le 8 au « f » et le 9 au « p ».

Choisissez ensuite des mots simples pour vous rappeler la série de chiffres. Si vous souhaitez retenir un code de carte bancaire qui serait le 0820, on peut imaginer la soif (0-s ; 8-f) au fond d’une nasse (2-n ; 0-s). Pour une date ou un numéro de téléphone, on reprend le même principe en séparant les chiffres deux par deux. Pour vous souvenir du 15 mars 44 (assassinat de Jules César), on peut se dire que la télé (1-t ; 5-L) montre un sumo (0-s ; 3-m) en train de rire (4-r) et donc Jules César est mort en regardant la télé dans laquelle un sumo était en train de rire.

Si l’on reprend le début de notre histoire de la méthode SEL : Un chameau aux pieds vernis attend devant la barrière de chez moi. Il a un foulard rouge noué autour du cou et il est accompagné d’une valise qui marche. Si vous reprenez les mots qui étaient à retenir vous obtenez le numéro de téléphone 03.42.64.85.50 : chameau (ch-0 ; m-3) ; vernis (r-4 ; n-2 ; barrière (b-6 ; r-4) ; foulard (f-8 ; L- 5) ; valise (L-5 ; s-0). Si vous avez retenu l’histoire, vous retiendrez le numéro de téléphone.

Retournons maintenant dans notre palais de mémoire. Les plus hauts sommets du monde y sont toujours disposés. Associons maintenant leur hauteur respective. Le Kilimandjaro culmine à 5892 mètres. On pourrait alors dire que notre poupée qui mange des amandes qui font des guilis s’est faite lifter (L-5 ; f-Cool quand elle avait de la peine (p-9 ; n-2). On peut aussi ajouter que le dîner servi pour Ali est composé de bêtes (b-6 ; t-1) en pièces (p-9 ; s-0 parce que le Denali mesure 6190 mètres de hauteur.

Apprendre une langue étrangère en mettant du SEL dans son SAC

Les méthodes dévoilées ci-avant sont des lignes directrices. Elles ne sont utilisables que si elles sont adaptées et surtout personnalisées, chacun ayant ses propres facultés et mode d’apprentissage, certains préféreront associer les mots à des images les renvoyant à des sensations, des perceptions, des émotions ou encore des visualisations. Les méthodes peuvent aussi être complémentaires. D’ailleurs, c’est le cas dans la technique concernant l’apprentissage des langues étrangères. Pour apprendre les fameux verbes irréguliers en anglais, la combinaison des méthodes SEL et SAC peut s’avérer être un allié de taille.

La liste des verbes irréguliers anglais est à connaître par cœur pour pouvoir retrouver l’infinitif, le prétérit, le participe passé et la traduction française. Prenons l’exemple du verbe prendre en anglais : to take. À l’infinitif, « take » fait penser à une technique, le prétérit « took » peut faire penser à un bouc et le participe passé « taken » peut sembler faire référence au célèbre jeu vidéo de combat. Pour associer ces mots ensemble et retenir les différentes formes, nous pouvons imaginer que la meilleure technique spéciale consiste à jouer avec le bouc géant aux cornes vertes dans le jeu de combat pour pouvoir prendre la tête du classement. Vous pouvez broder plus de détails dans votre histoire pour bien vous en imprégner et l’ancrer plus profondément dans votre mémoire. Cela vous permettra de retenir les mots, leur association et leur signification de manière facile et rapide.

Pour mémoriser le genre des mots, notamment en espagnol dont les noms masculins peuvent avoir une traduction du genre féminin et inversement, on peut associer le mot à un homme ou une femme dans l’histoire. Si l’on utilise le palais de mémoire pour retenir les mots et leurs associations, les noms masculins peuvent être placés dans un lieu ou une pièce, et les noms féminins dans un autre. Le plus important est de s’y retrouver, même si la manière de mémoriser ne correspond pas complètement à la méthode.

Comme pour les autres domaines d’informations à mémoriser, les images utilisées pour associer les mots disparaîtront de votre mémoire consciente et vous pourrez vous souvenir que le verbe prendre en anglais se dit « to take », que son prétérit est « took » et que son participe passé est « taken » sans avoir besoin de repasser par le bouc qui a une technique spéciale dans un jeu vidéo.

Donner un sens aux images abstraites pour pouvoir les mémoriser

Les images abstraites sont difficilement mémorisables car elles n'ont aucun sens. Lors des championnats de mémoire, les mnémoristes sont amenés à devoir retrouver l'ordre précis de figures abstraites visualisées quelques minutes auparavant. La tâche peut s'avérer délicate à moins de n'avoir donné du sens à ces images.

Donner un sens aux images abstraites est un exercice que nous pratiquons depuis l'enfance. Nous avons tous cherché des formes connues dans les nuages. Le champion de mémoire utilise la même technique pour pouvoir retenir une série de figures vides de sens. Il regarde la première image, ferme les yeux et observe ce qu'elle évoque en lui, fait de même pour la deuxième et ainsi de suite. Le cerveau humain est particulièrement doué pour trouver un sens là où il n'y en a aucun.

D'ailleurs la psychiatrie utilise cette particularité pour évaluer un sujet lorsqu'elle le soumet au test des tâches d'encre.

Une fois les images censées être formées dans la tête, il n'y a plus qu'à s'inventer une histoire en classant chaque figure pour pouvoir les retrouver lorsqu'elles seront présentées dans le désordre.

Mais, à quoi ce genre de technique peut-il bien servir dans le quotidien du commun des mortels ? Cela permet de pouvoir entre autres mémoriser des cartes géographiques. Nous avons tous le vague souvenir de cahier de géographie que nous observions pendant des heures pour placer difficilement de mémoire une petite dizaine de pays ensuite sur une carte vierge. L'apprentissage par coeur peut être une réelle tare pour bon nombre d'élèves. En revanche, si nous savons à quoi ressemble les contours du pays à retrouver, l'exercice est tout à coup beaucoup plus simple. En effet, on identifie bien plus facilement la botte d'Italie ou l'hexagone français que la Croatie ou la Lettonie. Le principe peut parfaitement s'étendre au reste de la carte. Sauriez-vous placer la Croatie sur une carte vierge du premier coup ? Peut-être pas, pourtant, elle est facilement identifiable avec ses mâchoires de crocodile tentant d'avaler la Bosnie-Herzégovine. Et voilà, vous êtes maintenant capable de replacer correctement ces deux pays sans aucune difficulté et cela ne sortira plus de votre mémoire, car vous lui avez donné du sens. N'hésitez pas à faire appel à votre imagination. En ajoutant la méthode SEL, vous pourrez également retenir les noms des pays voisins même si leur forme seule ne vous inspire aucune image. Placez la France sur votre carte, vous trouverez normalement aisément l'Allemagne. Mais l'Allemagne s'entrechoque avec la Pologne. La république Tchèque essaie bien de les séparer mais elle est trop petite pour les empêcher de se toucher.

Étendez le principe à toute la carte pour la mémoriser : trouvez une forme qui vous inspire ou un pays que vous savez placer facilement et inventez-vous une histoire pour retenir la place et le nom des pays limitrophes. En appliquant la méthode SEL, vous pouvez ne pas utiliser directement le nom du pays mais quelque chose qui vous permette de vous en souvenir (par exemple : Hulk pour l'Ukraine, le crocodile pour la Croatie, etc.).

La combinaison des méthodes permet de tout retenir

Les étudiants ont un grand nombre d’informations à emmagasiner dans un laps de temps relativement court. Les méthodes utilisées par les mnémoristes ont l’avantage d’être ludiques, ce qui explique aussi leur efficacité. Elles permettent aussi une mémorisation rapide.

Ces techniques de mémorisation se suffisent à elles-mêmes. Mais en association, elles sont encore plus efficaces comme nous avons pu le voir avec l’apprentissage de nouvelles langues. Poussons l’exercice un peu plus pour apprendre le tableau périodique des éléments. Pour retenir l’ensemble, une bonne mémoire visuelle et des chiffres est indispensable. Pour ceux qui n’ont pas cette chance, les mnémoristes ont aussi une méthode pour eux, ou plutôt, ils ont une combinaison de méthodes. Ce tableau se compose de 118 éléments ayant chacun un nom, un symbole, un numéro atomique et une masse. Pour apprendre, dans un premier temps, les éléments ligne par ligne, on peut faire appel à la concaténation en prenant la première lettre de chaque élément et faire une phrase dont les mots commencent par les lettres relevées. Par exemple, si vous souhaitez retenir que la deuxième ligne comprend le lithium (Li), le béryllium (Be), le bore (B), le carbone (C), l’azote (N), l’oxygène (O), le fluor (F) et le néon (Ne), on utilise la célèbre concaténation : Lily Berce Bébé Chez Notre Oncle Fernand Nestor.

Cette méthode est pratique pour retenir ligne par ligne mais pour se rappeler le quatorzième élément, cela va prendre un peu de temps. Pour le retrouver plus rapidement, on peut placer les éléments dans un palais de mémoire, en associant idéalement dix éléments par pièce. Pour retrouver le numéro atomique, il suffira de voir quelle est la position de l’élément dans le palais. En ce qui concerne la masse atomique, c’est le major système qui intervient. Prenons l’hélium pour se faire une idée plus concrète. Dans votre palais de mémoire, vous venez de passer devant un beau soleil en première position. L’hydrogène (H) est l’élément principal du soleil, son numéro atomique ainsi que sa masse sont de 1, inutile d’en faire plus pour celui-là. Nous arrivons donc au deuxième emplacement portant le numéro atomique 2. Il s’agit de l’hélium (He) ; c’est le gaz utilisé pour faire voler les ballons et les dirigeables. Sa masse est de 4,002. En major système, le 4 est symbolisé par le « R », nous prendrons donc un rat. Ainsi, au deuxième emplacement, tout de suite après le soleil, nous trouverons un rat accroché à la corde d’un ballon s’étant envolé au plafond. À vous de créer une histoire dans chaque pièce pour retenir chacun des dix éléments placés à l’intérieur.

Les combinaisons de techniques peuvent aussi permettre d’apprendre la structure du corps humain. Le palais est facile à trouver, c’est votre propre corps. Prenez le nom des 206 os et 600 muscles de votre corps. Associez une image à chacun. Enfin, promenez-vous le long de votre corps et imaginez une histoire qui vous permettra de vous souvenir de chaque tissu ainsi que de leur emplacement.

Les erreurs à éviter pour ne plus oublier

L’apprentissage réclame un certain rythme pour s’ancrer définitivement et se transformer en connaissance. Une des erreurs les plus fréquemment commises, notamment par les étudiants, est de vouloir savoir tout de suite. Ils passent donc de longues heures sur un même sujet et ne referment le livre que lorsqu’ils sont capables de répéter de mémoire le contenu. Mais qu’en sera-t-il au moment de l’interrogation trois jours plus tard ? Une organisation tout autre permet, en y consacrant moins de temps mais plus souvent, de mémoriser à vie.

La mémoire fonctionne par réactivation. Pour apprendre efficacement, il faut consolider l’information en essayant de la mémoriser durant 25 minutes environ, de répéter l’opération une heure plus tard, puis vingt-quatre heures plus tard, une semaine après, un mois après et si l’on veut la retenir absolument, tous les 6 mois à un an ensuite. Une information récente demandera beaucoup d’énergie à réactiver mais à la longue une simple allusion fera ressurgir la connaissance complète du sujet.

Pour réactiver ses connaissances, plusieurs techniques sont utilisables : la libre qui consiste à restituer l’information comme bon nous semble ; la reconnaissance qui est la recherche de réponses à des questions parmi plusieurs propositions (QCM) ; les indices qui sont un fragment de l’information permettant de la faire émerger dans sa totalité ; et la relecture qui ne suffit bien souvent pas, sinon combinée à une des autres techniques que nous venons de citer.

L’apprentissage se base sur quatre principes pour pouvoir assimiler l’information. Ces quatre principes débutent par la motivation, il faut savoir pourquoi on apprend, à quoi l’information va nous servir, quel intérêt on a à l’apprendre. Ensuite vient la compréhension. Comme nous l’avons mentionné, l’information doit avoir un sens. La mémorisation peut ensuite intervenir à l’aide des moyens mnémotechniques tels que le SEL ou le SAC par exemple. Enfin, il y a l’ancrage grâce aux perceptions des cinq sens et à la réactivation régulière.

La seconde erreur est l’acharnement. Vouloir apprendre est une excellente chose mais passer deux heures sur un apprentissage devient rapidement une source d’échec, d’ennui et de démotivation. La durée moyenne d’une concentration maximale est de 20 minutes. Lorsque vous commencez à perdre en concentration, distrayez-vous. Continuer au-delà sans faire de pause diminuera vos capacités de mémorisation, fatiguera l’esprit, vous donnera un sentiment d’échec et vous désintéressera du sujet. En arrêtant avant d’être déconcentré, on garde la motivation qui nous animait et il devient plus simple de s’y remettre par la suite. Cela vaut pour l’apprentissage et le travail de concentration en général. Vous vous attellerez à nouveau à une tâche que vous avez quittée sur un sentiment positif.

Conclusion

Enfants, nous apprenions de manière ludique grâce aux chants, aux comptines ou encore aux problèmes de mathématiques qui mettaient les chiffres en situation. Ce que nous avons appris à cette époque, nous le savons toujours, et nous pouvons même nous souvenir que si l’on ôte trois à dix, cela fait sept sans avoir besoin que l’on nous reprenne des sucreries dans la main. Nous pouvons aussi ressortir chacune des conjonctions de coordination à force d’avoir cherché Ornicar. Les champions de mémoire utilisent ces mêmes techniques qu’ils ont appris à perfectionner. Le cerveau humain, bien que nous utilisions chaque zone, ne travaille pas à pleine puissance car en limitant la connaissance, on limite la formation de nouvelles connexions neuronales qui se construisent au fil des informations assimilées. En apprenant à apprendre, on tisse une bien plus large toile de notre de mémoire.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- La méthode SEL permet de retenir des listes de mots ;

- la méthode SAC permet d’associer les mots entre eux ;

- le palais de mémoire est l’art de placer les informations dans un lieu concret ;

- le major système est un code pour retenir les séries de chiffres ;

- apprendre une langue étrangère en mettant du SEL dans son SAC ;

- donner un sens aux images abstraites pour pouvoir les mémoriser ;

- la combinaison des méthodes permet de tout retenir ;

- les erreurs à éviter pour ne plus oublier.
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