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 Faites sauter la banque !

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MessageSujet: Faites sauter la banque !   Mer 28 Juin - 12:10

Faites sauter la banque !

En lisant ce résumé, vous découvrirez que les banques abusent de leur position et nous font payer beaucoup trop cher leurs services, mais aussi que nous avons une part de responsabilité face à cette situation. Vous connaîtrez les raisons qui nous poussent à accepter de ces établissements ce que nous n’accepterions d’aucun autre commerce.

Vous découvrirez aussi que :

- les banques ont davantage besoin de nous que nous n’avons besoin d’elles ;

- elles peuvent être contrôlées, voire contournées et évitées ;

- il est possible d’économiser beaucoup d’argent en ne faisant plus une confiance aveugle à sa banque ;

- il existe des alternatives aux banques traditionnelles.

92 % des Français sont fidèles à leur banque, et cela malgré une multitude d’abus, tels que la vente de produits inutiles ou une recherche du profit aux dépens de l’épargnant. Même à la suite d’une crise qui a montré l’incurie de ses dirigeants, le Français pardonne bien plus facilement à sa banque qu’à n’importe quel autre commerçant. Marc Fiorentino tente de décrypter les raisons de ce mécanisme, de ces relations étranges entretenues avec les établissements bancaires, et propose des solutions afin de ne plus subir le diktat du banquier.

Les banques de détail ont oublié la définition première de leur métier

Selon le CEDEF (Centre de Documentation du Ministère de l’Economie et des Finances), une banque est un établissement financier qui :

- reçoit des fonds des clients ;

- les utilise pour prêter à d’autres personnes ;

- est chargée de l’offre et de la gestion de moyens de paiements.

Malheureusement, les banques se sont accaparé une quatrième fonction : les opérations financières. Il s’agit d’un terme assez flou qui comprend toutes les opérations passées sur les marchés financiers. Ces opérations devraient être réservées aux banques d’affaires, et non aux banques de détail. C’est d’ailleurs de là que sont issues les deux dernières crises bancaires : la crise des subprimes en 2008, venue des États-Unis et des investissements irréalistes dans l’immobilier américain, basés sur les prêts accordés aux gens n’ayant pas suffisamment de revenus pour les rembourser, et la crise de la zone euro en 2012. À la suite de ces crises, le système mondial a failli exploser et les banques ont été sauvées par les états.

En 2008, l’État français a levé des fonds à hauteur de 40 milliards d’euros pour les injecter dans le capital des banques, et accordé pour 320 milliards de garanties financières. Même si cela ne lui a en fait rien coûté, et lui a même rapporté en raison du taux d’intérêt, la conséquence aurait pu être une perte de 360 milliards d’euros en cas de faillite générale ! Si cette solution a sauvé le système, contrairement aux autres pays (États-Unis, Royaume-Uni, etc.) l’État français n’a pas demandé de parts de capital en contrepartie. Les banques ont alors pratiqué un ignoble chantage : si une banque tombe, tout le système tombe et les particuliers perdront leurs économies. Ils feront alors la queue devant leur banque comme aux États-Unis pendant la crise de 1929.

Depuis la crise, rien n’a réellement changé : les banques ont repris leurs spéculations, comme avant. Toutefois, elles sont un peu plus contrôlées, et sont obligées de renforcer leurs fonds propres, sous la pression de l’opinion publique, inquiète des dérives du monde bancaire.

Une banque est un commerce comme un autre

Lorsque le consommateur est mécontent d’un commerce, que ce soit son magasin d’alimentation, son boulanger, son poissonnier ou son opérateur téléphonique, qu’il est plus cher qu’un autre ou que le service rendu n’est pas satisfaisant, il n’hésite pas à en changer. La banque quant à elle est très chère, prélève des frais sans en informer ses clients, rend un service qui laisse à désirer et pourtant ne perd pas sa clientèle, qui agit ainsi par peur, par paresse ou par négligence.

Les raisons invoquées pour ne pas changer de banque sont toujours les mêmes :

- le salaire y est viré ;

- les prélèvements et les virements y sont domiciliés ;

- c’est là que sont le crédit immobilier et l’assurance-vie ;

- il est compliqué d’en changer ;

- les banques sont toutes les mêmes ;

- le temps de s’en occuper manque, c’est ennuyeux.

Il existe également une forme de peur du banquier. On imagine toujours un banquier auquel il faut rendre des comptes, alors qu’une banque n’est en réalité constituée que d’actionnaires, d’agents de guichet, d’un président et d’une équipe dirigeante qui ne possèdent pas véritablement la banque puisqu’ils ne détiennent souvent que des actions.

Les banques utilisent pour tromper l’épargnant des slogans à l’opposé de la réalité : « la banque d’un monde qui change » ou « parce que le monde bouge ». Or, s’il y a bien un univers où rien ne change, c’est bien celui de la banque. « La banque à qui parler » alors que toutes les banques renvoient à un serveur vocal. « Mon banquier, c’est moi » ; pourtant banquier, c’est un métier qui doit être exercé par des professionnels au service de leurs clients. On entend aussi : « j’aime ma banque ». Mais qui aime sa banque et les frais qu’elle facture ? Et encore « le bon sens près de chez vous », pour des banques qui investissent sur le marché international.

Les banques mentent et abusent de la confiance de leurs clients à outrance : il est temps d’apprendre à leur résister.

Nombreux sont les scandales qui entachent la réputation des banques, sans pour autant provoquer de réactions

Les banques et leurs dirigeants entretiennent des relations étroites avec le monde politique, qui expliquent que malgré les crises et les scandales, des actions concrètes ne sont jamais entreprises pour lutter contre leur irresponsabilité. Ainsi, François Pérol, agent du Trésor, a rejoint la banque Rothschild, avant de devenir secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy, puis de prendre la direction de la BPCE. Emmanuel Macron, après Bercy, a également travaillé chez Rothschild, avant de devenir secrétaire général adjoint de François Hollande. Daniel Bouton, inspecteur des finances, a été directeur de cabinet d’Alain Juppé, puis directeur du budget, avant d’être nommé président de la Société Générale. Et les exemples de ce type sont nombreux…

Régulièrement, des scandales concernant les banques font surface, tels que les bonus des grands patrons. Après la crise, ceux-ci ont réellement baissé, mais cette baisse a été compensée par des primes, comme les primes de fonction. D’ailleurs, les salaires des dirigeants, malgré l’irresponsabilité dont ils ont fait preuve et qui a failli provoquer l’explosion du système bancaire tout entier, continuent leur progression : en 2013, Jean-Laurent Bonnafé, patron de BNP, a perçu 3 440 375 euros, soit + 8,1 % par rapport à 2012 ; Frédéric Oueda, patron de la Société Générale, 2 711 439 euros, soit + 8,5 % ; Jean-Paul Chiffet, pour le Crédit Agricole, 2 140 439 euros, soit une hausse de 38,8 % ; et ainsi de suite…

Le scandale Dexia a coûté au contribuable français près de 10 milliards d’euros. Dexia était une banque dont la volonté d’expansion était démesurée, et qui a voulu rivaliser avec les banques internationales, en finançant avec des liquidités à court terme des prêts à long terme, notamment auprès des collectivités territoriales. Lorsque la crise de 2008 a rendu la liquidité à court terme impossible à trouver, le système s’est effondré. Le scandale de l’affaire Kerviel, un modeste trader qui a réussi à cacher à une grande banque comme la Société Générale une perte de 5 milliards, a donné lieu à une condamnation en première instance. Pour la première fois, lors de son deuxième procès au civil, il sera peut-être question du procès d’une banque et d’un système, et pas seulement de celui d’un homme.

Les banques sont en danger, et elles le savent

Pour les banques, les clients sont la principale source de profit. C’est pourquoi celles-ci poussent la vente de services hors de prix et à l’utilité douteuse. Cela s’explique partiellement par la nécessité de renforcer leurs bilans : elles ont plus que jamais besoin de l’épargnant.

Les banques sont aujourd’hui menacées, notamment par les nouvelles technologies, qui permettront bientôt de se passer des services bancaires. Internet est à l’origine de cette menace : les comparateurs en ligne, les applications mobiles, Paypal, Amazon, Google, Facebook, mais aussi les conseillers de gestion en ligne ou les courtiers en prêts immobiliers, et même aujourd’hui les débitants de tabac remettent en cause le futur des banques.

Si l’on en croit les statistiques, dans les années à venir, les agences bancaires vont fermer les unes après les autres, même si pour l’instant, elles continuent de se multiplier (70 % des salariés du secteur bancaire travaillent dans des agences). L’attachement aux réseaux de proximité ne suffit plus à justifier leur implantation et leur conservation. La plupart des Français ne vont plus dans leur agence et les banques vont être obligées de prendre en compte cette évolution : aujourd’hui, selon Score Advisor, 15 % des agences bancaires ne sont plus rentables.

Les effectifs ont déjà commencé à baisser, lentement mais sûrement : en 2013, les quatre premières banques françaises ont supprimé 6 424 postes, et le nombre d’embauches ne fait que diminuer. Le modèle traditionnel bancaire est derrière nous, et les années verront la disparition de la banque traditionnelle.

De nouveaux modèles sont déjà proposés, sans agences bancaires ou conseillers, ces conseillers qui, dans les banques traditionnelles, sont de toute façon injoignables et sont régulièrement remplacés, si bien qu’ils ne connaissent pas leurs clients. Beaucoup des services proposés par les banques traditionnelles sont aujourd’hui accessibles par le biais d’Internet ou d’applications et à des coûts bien inférieurs, voire inexistants.

La première chose à faire pour payer moins cher est de déterminer précisément ses besoins

Les épargnants paient beaucoup trop de frais bancaires, pour des services inintéressants, parce que personne ne fait l’effort de déterminer ses besoins réels ou de traquer les frais inutiles. Or, il suffit de comparer les banques pour limiter ces frais. Pour cela, des sites spécialisés ont été crées : lelynx.fr, choisirmabanque.com, Cbanque, Comparabanque ou encore Ufc Que Choisir, qui proposent des études comparatives en libre-service.

De nos jours, un compte en banque est toujours nécessaire, pour virer les salaires, domicilier les prélèvements et pour le versement de certaines prestations sociales. C’est d’ailleurs un droit : si une banque refuse d’ouvrir un compte, elle doit le faire par courrier ; le client pourra alors adresser ce courrier à la Banque de France, qui ensuite désignera une banque. Celle-ci n’aura pas d’autre choix que de lui ouvrir un compte.

Pour ce qui est de la carte bleue, est-elle indispensable ? Oui certainement, car c’est un moyen de paiement très pratique. Néanmoins, une seule carte par personne, la moins chère possible, suffit. D’autant qu’à débit différé, elle permet d’obtenir un crédit gratuit de quelques jours. Dans une banque classique, une carte coûte de 45 € à 50 €, alors qu’elle est gratuite dans une banque en ligne, tout comme les prélèvements et les virements.

Les retraits en espèces sont généralement payants dans un autre guichet que celui de sa propre banque. Pour éviter ces frais, il suffit donc d’être suffisamment prévoyant pour anticiper les retraits nécessaires et les effectuer au guichet de sa banque. Les frais de tenue de compte doivent être particulièrement surveillés. Ce sont des frais qui selon les banques ont des définitions plus ou moins précises, mais avec une constante commune : ils ont eu tendance à exploser ces dernières années ! Les forfaits sont à éviter : ils sont souvent chers, et comprennent des services dont vous n’avez pas besoin.

Les banques pratiquent des politiques douteuses sur les découverts, mettant en place des frais de commissions d’intervention exorbitants et des taux élevés, pratiqués sur le prêt de la somme à découvert.

Il existe trois sortes de découverts :

- le découvert de négligence : alors qu’il y a de l’argent sur un autre compte, les dépenses n’ont pas été suivies et le compte principal est en négatif. C’est de l’argent perdu bêtement ;

- le découvert ponctuel : accidentel, rare, il ne dure que quelques jours. Il doit être négocié avec son banquier ;

- le découvert structurel : les comptes sont régulièrement débiteurs. Dans ce cas, pour renflouer le compte, le plus économique est de négocier un prêt à court ou moyen terme, dont les intérêts seront bien inférieurs à ceux du découvert.

Comme avec tout commerçant, en matière d’épargne, il faut savoir choisir son fournisseur en fonction du produit recherché

Les Français sont de gros épargnants : leur bas de laine atteint 12 000 milliards d’euros, ce qui représente six fois le montant de la dette de l’État. On compte 60 millions de livrets A pour 66 millions d’habitants !

Disposer de tout cet argent implique des placements et comme pour le reste, il est important de toujours comparer entre les différents établissements, non seulement pour avoir les meilleurs taux de rendement, mais aussi pour obtenir des frais d’entrée moins élevés.

Pour les assurances-vie, il est conseillé d’éviter les banques traditionnelles et de privilégier les banques en ligne et les plateformes de vente sur Internet. Pour ces dernières, il convient toutefois de s’assurer qu’elles sont adossées à des compagnies d’assurance solides. Contrairement aux banques classiques, il est possible d’y trouver des produits sans frais d’entrée, sans frais de versement, avec des frais de gestion très bas et des performances souvent plus élevées.

Les livrets défiscalisés sont des livrets réglementés, sur lesquels les banques ne peuvent pas ponctionner de frais. Les ouvrir dans sa banque est donc plus simple. En revanche, en ce qui concerne les livrets fiscalisés, les banques en ligne ont souvent des taux plus intéressants.

Les comptes à terme, sur lesquels l’argent reste bloqué durant une certaine période, sont à ouvrir de préférence auprès des banques traditionnelles : ils nécessitent des placements importants pour obtenir un rendement intéressant.

Dans le cas des actions, que ce soit sous la forme de PEA (plan d’épargne en actions) ou non, les banques ont en général des frais dissuasifs. L’AMF (autorité des marchés financiers) confirme qu’Internet et les courtiers en ligne restent le canal le moins onéreux pour passer des ordres d’achat ou de vente. Pour avoir une idée précise des frais bancaires, un calculateur est disponible sur le site de l’AMF.

Enfin, concernant les fonds de placement (OPCVM), les banques ont des frais d’entrée élevés. Il est possible d’intégrer des fonds gérés par des banques si leurs performances sont intéressantes, mais par le biais d’un courtier ou d’une banque en ligne plutôt que par celui d’une banque classique.


Le crédit est un produit comme un autre : il faut comparer les différentes offres pour choisir la meilleure !

L’une des missions premières des banques est de prêter. La distribution du crédit ne s’est pas arrêtée avec la crise : les banques ont continué à prêter aux grands groupes, ainsi qu’aux particuliers « solvables », c’est-à-dire en CDI, avec un patrimoine supérieur à la moyenne, et une grande capacité d’épargne. Autant dire qu’avec la crise, l’explosion du chômage, les CDD et le développement de l’emploi précaire, les élus furent peu nombreux, sauf chez les fonctionnaires, qui figurent souvent l’emprunteur idéal pour les banques, en raison de la stabilité de leur emploi. Quant aux TPE et PME, il y a eu ces derniers mois un sursaut des banques régionales ou des antennes régionales des grands groupes bancaires afin de les aider à traverser la crise.

Pour les heureux élus qui peuvent encore obtenir un crédit, il est temps de faire jouer la concurrence.

En matière de crédit immobilier, il est indispensable de passer par un courtier, qui recherchera les meilleures conditions sur le marché. Rien n’empêche ensuite de revenir voir la banque avec en main la proposition du courtier pour l’inciter à faire une meilleure offre.

Il existe trois types de courtiers :

- les courtiers offline, courtiers classiques, en agence ;

- les courtiers online, comme Empruntis ;

- les courtiers à modèle mixte comme meilleurtaux.com, qui possède à la fois un site et 200 agences sur la France.

L’assurance emprunteur est obligatoire. Mais là encore, rien n’oblige à la prendre dans la banque dans laquelle on fait son crédit : on peut la renégocier ou en changer durant la première année qui suit la signature du crédit. Or, les prix proposés par les assureurs alternatifs, non liés à la profession bancaire, peuvent être jusqu’à trois fois moins chers ! Les banques forcent leurs assurances sur leurs clients, les marges étant très importantes sur ces produits (jusqu’à 50 %). À chacun d’éviter de se laisser influencer.

Enfin, en matière de crédit à la consommation, la concurrence est féroce entre les différents établissements bancaires. C’est donc au consommateur de profiter de cette situation, pour obtenir un prêt au meilleur taux, et sans frais de dossier.

Des alternatives aux banques traditionnelles existent

Le client d’une enseigne de distribution a besoin d’argent pour faire ses achats, donc potentiellement d’un crédit. C’est à partir de ce constat que les acteurs de la grande distribution ont développé des filiales bancaires : Carrefour, Auchan (Banque Accor), Casino (Banque Casino), Leclerc (Banque Edel). Ces banques reposent essentiellement sur leur activité de crédit. En la matière, elles peuvent proposer des services intéressants à condition d’être un client régulier de l’enseigne.

D’autres distributeurs se sont davantage diversifiés : déjà présents sur le secteur du crédit, de grands groupes automobiles se sont mis récemment à proposer des produits de placements avec des taux attractifs (RCI Renault, PSA Finance, etc.). Pour eux, cela constitue une source de financement intéressante. Ces placements sont ouverts à tous et ne sont pas réservés aux clients de la marque ; ils permettent de bénéficier de taux intéressants.

Compte Nickel, qui à l’origine devait s’appeler la No Bank, est le premier compte sans banque, sans condition de revenu et sans frais d’incident. En s’appuyant sur le réseau des buralistes, elle propose effectivement un compte sans banque. Mais il intéresse surtout les interdits bancaires, et propose des prestations limitées : pas de crédit ni de découvert possible, pas de chéquier, pas de placement, et un montant de dépôt plafonné à 750 € par mois et par personne.

Certaines banques « classiques » bénéficient également d’une image positive : la Banque Postale, proche des personnes en situation fragile, qui rend un service appréciable auprès d’un public en difficulté, ou les banques mutualistes. Créées à l’origine pour financer l’action de catégories professionnelles qui n’avaient pas accès au crédit (comme le Crédit Agricole pour les agriculteurs par exemple), elles se sont diversifiées et sont devenues des banques comme les autres. Mais elles ont souvent su conserver une image de solidité et de proximité.

Dans un futur proche, il sera possible de se passer des banques

Les banques en ligne sont une alternative possible à la banque traditionnelle. Tout le monde devrait avoir au moins un deuxième compte en ligne, ne serait-ce que pour tester les performances de ces banques d’un nouveau genre. Pour les plus réticents, il existe toujours la possibilité de choisir la filiale d’une banque classique : Hellobank est une filiale de BNP, Fortuneo du Crédit Mutuel, etc. Il n’y a pas davantage de risque de piratage dans une banque virtuelle que dans une banque classique.

En fin de compte, les banques traditionnelles proposent-elles encore des services dont le client ne peut se passer ? Il existe déjà nombre de modes de paiement alternatifs aux chèques ou aux espèces : le paiement sans contact par carte bleue ou via le téléphone, les cartes prépayées, les portefeuilles en ligne, (Google Wallet, le porte-monnaie électronique de Google), etc. Ces nouveaux moyens de paiement mènent la voie vers un futur dépourvu de compte au sens propre : l’épargnant aura bientôt accès à une multitude de comptes différents, parfois même sans avoir besoin de compte principal, un système financier rappelant celui du cloud. D’ailleurs, il existe déjà des acteurs spécialisés qui sont en train de concurrencer les banques pour les opérations de virements à l’étranger et qui représentent 15 milliards d’euros par an, comme Western Union ou Paytop.

En outre, les financements participatifs (crowdfunding), les prêts entre particuliers sur des plateformes spécialisées comme Prêt d’Union, où prêteurs et emprunteurs ouvrent des comptes, sont déjà en train de se développer. Mais les volumes traités ne laissent pas penser que ces modes de fonctionnement remplaceront les prêts bancaires.

Même en matière de conseil, les banques sont concurrencées. Le personal finance management, qui vient des États-Unis, est un système qui s’appuie sur des applications permettant de gérer au mieux son budget. Certaines de ces applications existent en France, comme personalcapital.com, créée par l’un des fondateurs de Paypal, ou Betterment, Bankin’, Budgea, etc. Ces applications font office de conseillers financiers mobiles qui tendent à remplir une mission que les banquiers traditionnels n’assurent plus.

Conclusion

Actuellement, les banques traditionnelles n’assurent plus leurs missions. Les agences perdent en utilité et leur nombre va diminuer fortement au cours des prochaines années. Les conseillers agissent davantage comme des commerciaux et sont sans cesse remplacés, les offres sont de moins en moins attractives, les contrats souvent illisibles et les frais fantaisistes.

Dans une telle situation, il appartient à chacun de considérer sa banque comme un commerce et de faire jouer la concurrence, y compris avec les banques en ligne, afin de profiter des meilleures offres. Il est important de toujours garder à l’esprit que c’est la banque qui a besoin de ses clients, et pas le contraire.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- les banques de détail ont oublié la définition première de leur métier ;

- une banque est un commerce comme un autre ;

- nombreux sont les scandales qui entachent la réputation des banques, sans pour autant provoquer de réactions ;

- les banques sont en danger, et elles le savent ;

- la première chose à faire pour payer moins cher est de déterminer précisément ses besoins ;

- comme avec tout commerçant, en matière d’épargne, il faut savoir choisir son fournisseur en fonction du produit recherché ;

- le crédit est un produit comme un autre : il faut comparer les différentes offres pour choisir la meilleure ;

- des alternatives aux banques traditionnelles existent ;

- dans un futur proche, il sera possible de se passer des banques ;

- maintenant que vous êtes prêt à changer de banque, élaborez votre plan d’attaque !



Je change #AvecCeKoob

Le changement, c’est demain matin ! Koober vous donne la méthode pour utiliser et mettre en action ce koob de manière concrète. Un kickoff immédiat pour changer dès demain matin.

Maintenant que vous êtes prêt à changer de banque, élaborez votre plan d’attaque !

Ce plan s’articule en plusieurs étapes :

- se munir de son résumé de frais annuels ;

- aller sur un comparateur de banques ;

- évaluer ses besoins ;

- étudier ses découverts pour les éliminer ou les convertir en prêts à moyen terme ;

- télécharger une application de gestion de budget en ligne ;

- renégocier ses frais de placement, privilégier à l’avenir les placements sans frais d’entrée ;

- étudier ses crédits en cours, aller sur les comparateurs et les renégocier ;

- ouvrir au moins un deuxième compte en ligne.

Enfin, pour ceux qui paient vraiment trop cher : il est temps de changer de banque !

Changer de banque n’est pas aussi compliqué qu’il y paraît. Il suffit d’ouvrir un compte dans une nouvelle banque (soigneusement sélectionnée en fonction de ses prestations), toute en conservant l’ancien un certain temps, un an en moyenne. Il faut ensuite communiquer son nouveau RIB à tous les organismes ou sociétés qui font des prélèvements ou des virements sur le compte, et ne plus utiliser l’ancien compte.

Les choses sont parfois moins faciles pour ce qui est des placements. Les livrets défiscalisés peuvent sans problème être clôturés pour être ouverts ailleurs (attention, un seul livret est autorisé par personne, toutes banques confondues). Pour les PEL (plans épargne logement), CEL (comptes épargne logement) et PEP (plans d’épargne populaire), la clôture peut faire perdre des avantages, et les rouvrir ailleurs peut être compliqué. Il est souvent plus sage de les conserver dans son ancienne banque. Pour tout ce qui est lié aux actions et aux PEA, si l’on souhaite changer de banque, il faut être vigilant sur les frais de transfert. Il est possible de demander à sa nouvelle banque de prendre ces frais à sa charge (tout ou une partie).

Enfin, concernant les crédits, il est préférable de les transférer seulement s’ils ont pu être renégociés ailleurs avec des taux plus favorables. Mais il conviendra d’être là encore particulièrement attentif aux frais de dossiers et autres frais cachés.
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