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 En avant toutes

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MessageSujet: En avant toutes   Mer 28 Juin - 12:52

En avant toutes

En lisant ce résumé, vous découvrirez les caractéristiques des inégalités hommes/femmes dans la sphère professionnelle et privée, et comment, selon Sheryl Sandberg, ces dernières peuvent être palliées.

Vous découvrirez aussi que :

- les femmes sont des hommes comme les autres ;

- le pouvoir n’est pas réservé aux hommes ;

- le soutien des siens ou de ses supérieurs est nécessaire pour progresser dans la vie ;

- la liberté s’acquiert par l’honnêteté et un combat quotidien.

Sheryl Sandberg, femme classée parmi les plus influentes au monde, nous livre son engagement et son ambition à vivre dans un monde plus juste où l’égalité entre hommes et femmes ne serait plus un concept mais une réalité.

Ceci est un travail de chacune, à son niveau et en fonction de ses envies. Tout est question de choix et de détermination. Le monde peut évoluer.

L’évolution de l’esprit contestataire de Sheryl Sandberg

Sheryl Sandberg a eu la chance de naître dans un environnement familial favorable. Sa grand-mère, née en 1917, s’est toujours battue contre les injustices. Ses parents avaient, eux aussi, de fortes convictions. Son père était médecin et sa mère avait choisi d’élever ses enfants et de s’occuper bénévolement des opprimés. Ils étaient attachés aux valeurs de l’égalité entre les sexes. Sheryl a donc vécu dans un environnement de parité et de partage éducatif.

Très tôt, à côté de ses frères et sœurs, son caractère dominateur s’est fait ressentir. Elle voulait diriger les autres, et ce malgré son âge ou son sexe.

Sa scolarité ne s’est pas déroulée sans encombre. Après le collège, elle est partie dans un lycée où la loi de la jungle régnait et dans lequel elle n’a pas réussi à s’adapter. Elle partit ensuite poursuivre ses études à Harvard mais le début fut très difficile. Elle a dû fournir des efforts de travail extrêmement importants pour arriver à se mettre à niveau. Elle en sort néanmoins avec un poste d’assistante de recherches à la Banque Mondiale.

Lors de ces années passées à ce poste, elle a l’occasion de partir en Inde, et à son retour elle décide de retourner à Harvard en école de commerce où elle décroche un prix. A la fin de ses études, elle travaille quatre ans comme consultante puis devient chef de cabinet au Trésor.

Les aléas de la vie la font déménager à la Silicon Valley pendant l’explosion technologique. Elle a du mal à trouver un emploi puisqu’elle sortait du secteur administratif et non technologique. Elle arrive néanmoins à décrocher un poste dans l’entreprise Google, à ses débuts. C’était alors une toute petite entreprise mais qui promettait de s’envoler… Elle y reste six ans et demi puis de nombreuses offres de poste de P.D.G. lui sont proposées. Elle opte pour rejoindre Facebook en tant que directrice de l’exploitation. Aujourd’hui, Sheryl occupe la deuxième place de cette société.

Sheryl a connu une brillante carrière professionnelle qu’elle a pu accomplir grâce à son acharnement. En effet, elle est divorcée et remariée avec le père de ses deux enfants. La mise en place d’une harmonie entre vie de famille et vie professionnelle a été quelque peu compliquée. Mais, Sheryl a eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes qui ont su l’aider et la soutenir pendant les moments cruciaux de sa vie.

Pour avoir vécu des moments difficiles au travail en tant que femme, et pour avoir été témoin de discrimination, elle a décidé de se battre pour arriver à un monde plus égalitaire.

Le monde du travail n’est pas équitable

Selon les statistiques mondiales, seuls 8,70% des pays indépendants sont gouvernés par des femmes. Cet état de fait se retrouve également dans les entreprises, dans lesquelles très peu de femmes occupent des postes à hautes responsabilités.

Il en va de même au niveau de leur rémunération : les salaires des femmes sont généralement plus faibles que ceux des hommes à compétences ou à niveaux de responsabilités égaux.

Dans le monde du travail, on a tendance à accorder plus de confiance à un homme, les femmes étant considérées comme plus faibles et moins compétentes. Elles sont considérées comme plus faibles aussi bien au niveau physique que mental. Ce sont des idées préconçues qui se mettent en place dès l’enfance. En effet, lorsque l’on considère les jouets, les super héros sont réservés aux garçons, les filles se voyant attribuer les déguisements de princesse.

On remarque également que, lors de réunions de travail, la parole est donnée plus facilement aux hommes, les femmes semblant être transparentes.

De plus, les femmes qui occupent des postes à hautes responsabilités sont, la plupart du temps, amenées à évoluer dans un monde entièrement masculin. Ainsi, peu ou pas d’installations sont prévues pour elles. Maintes entreprises n’ont pas de toilettes réservées aux femmes ni de places de parking réservées ce qui peut poser problème notamment en cas de grossesse. Les femmes doivent toujours se battre pour montrer qu’elles existent en tant que telles ou qu’elles existent tout simplement.

La présence inégale des femmes au sein des hautes strates des entreprises

Les femmes manquent généralement de confiance en elles, ce qui les empêche d’avancer. Elles n’osent pas prendre de risques car, à la différence des hommes, on veut leur faire croire qu’elles n’en sont pas capables. Ce manque de confiance est renforcé par les idées véhiculées par la société qui met en place des stéréotypes, et ce depuis le plus jeune âge. Les femmes ont tendance à se sous-estimer alors que les hommes sont beaucoup plus sûrs d’eux. Ce sont ces barrières internes qui freinent la progression. Tout est psychologique, si l’on est sûr de ne pas réussir, il paraît difficile d’y arriver.

La peur ne pas être appréciées constitue également un frein aux ambitions des femmes. En effet, dans notre société, le fait de réussir et de se trouver à un poste de dirigeant est souvent très mal perçu. En effet, les femmes passent pour autoritaires et sans concessions. Le problème de l’estime de soi est donc soulevé.

La notion de conciliation entre le travail et la famille est également une barrière. Les stéréotypes veulent que les rôles dans la société soient bien partagés. La femme se voit attribuer le rôle d’éducatrice et de soutien alors que l’homme doit subvenir aux besoins de sa famille. C’est ainsi que de nombreuses diplômées renoncent à leur carrière par peur de ne pas réussir à tout concilier. Elles ont peur du regard des autres si elles ne rentrent pas dans les normes établies. On nous fait croire qu’il est impossible de mener une vie harmonieuse si l’on travaille à temps plein en ayant une famille à charge, mais des études montrent le contraire.

Cependant, la notion de choix reste primordiale et le fait de choisir de ne pas travailler pour prendre soin de sa famille est tout aussi honorable. Il n’est de toute façon jamais trop tard pour reprendre une démarche professionnelle lorsque le moment paraît plus propice. C’est d’ailleurs ce que la mère de Sheryl a fait : elle s’est occupée de ses enfants lorsqu’ils étaient petits puis a repris une activité professionnelle dans laquelle elle s’est épanouie lorsqu’ils furent partis du nid familial.

Le monde du travail évolue sans cesse

Le monde du travail a évolué, on ne grimpe plus doucement les échelons un par un pour arriver au sommet. Aujourd’hui, on redescend, on se reconvertit, on peut aussi contourner un obstacle pour atteindre le but que l’on s’est fixé.

On note une baisse d’opportunités d’emplois liée à la crise économique. Il est donc nécessaire de s’adapter. Il faut parfois accepter des postes qui ne correspondent pas forcément à notre profil, à nos compétences ou à nos ambitions. On ne peut plus, aujourd’hui, planifier une carrière, mais il faut tout de même garder ses objectifs à l’esprit et se fixer une limite temporelle pour les atteindre afin qu’ils ne s’évanouissent pas avec le temps. Il faut donc prendre des risques, accepter de redescendre pour mieux remonter ensuite. Les femmes, par leur acharnement à surmonter leurs craintes, sont d’autant plus méritantes d’accéder à leur but ou du moins à vivre selon leur choix de vie qu’il soit personnel ou professionnel.

Aussi, lorsque les femmes obtiennent un poste à hautes responsabilités, elles ont une surcharge de travail, ce qui leur apporte un sentiment de culpabilité par rapport à leur manque de temps passé auprès de leurs enfants par exemple. Mais, on ne peut pas tout avoir et il faut savoir s’instaurer des limites et mettre en place des priorités. Viser la perfection n’apporte que frustration.

La manière de travailler a également évolué et il est désormais plus aisé d’aménager ses horaires en travaillant depuis son domicile sans que cela n’influe sur la qualité du travail rendu. Le plus important étant de faire de son mieux en préservant sa santé afin de ne pas atteindre un niveau de fatigue contre productif.

Trouvez une personne qui vous soutienne dans votre ascension

Dans une entreprise, avoir l’appui et le soutien d’une personne haut placée semble faire avancer sa carrière. Cela permet de faire des rencontres et de créer un réseau de connaissances. Des études montrent que les hommes trouvent plus facilement des appuis que les femmes alors que celles-ci mènent une quête plus engagée pour trouver quelqu’un qui les conseille et qui les aide à se faire une place dans le monde du travail. Mais il est important, si une telle relation se met en place, qu’il y ait réciprocité entre l’appui et l’appuyé. De cette façon, tout le monde y trouve son compte.

Les sociétés étant principalement dirigées par des hommes, ils ont tendance à prendre d’autres hommes sous leur aile. En effet, s’ils prennent des femmes comme protégées, le problème du qu’en-dira-t-on se pose et l’aspect sexuel rentre alors en jeu.

Néanmoins, si l’on ne réussit pas à trouver un "mentor" dans son entreprise, l’entraide entre collègues de même niveau peut s’avérer très utile. En effet, c’est en parlant que les occasions se créent. Un collègue peut avoir entendu parler d’opportunités ou simplement faire des présentations qui peuvent s’avérer constructives pour une évolution professionnelle. Mais aussi, les personnes qui travaillent ensemble peuvent créer des affinités entre elles, leur permettant de discuter des problèmes qu’ils rencontrent au travail et peuvent essayer, ensemble, de les résoudre. La voix d’un groupe est mieux entendue qu’une voix unique. La solidarité permet souvent une meilleure négociation en termes d’acquis sociaux ou de salaires.

Le compromis que doivent faire les femmes entre vie professionnelle et vie privée

Notre conduite est dictée par toute une série de stéréotypes mis en place par la société, et ce depuis notre plus tendre enfance. En ce qui concerne la vie de famille, il est dans les convenances que ce soit la femme qui reste à la maison pour gérer le quotidien et s’occuper des enfants. Quant à l’homme, il doit aller travailler pour subvenir aux besoins des siens.

Dans le monde du travail, les femmes sont défavorisées par leur désir de maternité et souvent mettent leur carrière entre guillemets pour fonder une famille. De plus, il est avéré qu’une femme, qui arrête sa carrière entre un et trois ans pour s’occuper de ses enfants, voit son salaire fortement diminuer quand elle reprend sa carrière ; le poste qu’elle occupait ne lui est souvent pas ré attribué et elle se voit confier des responsabilités moindres.

Pour parvenir à un juste équilibre, les femmes ont besoin d’être soutenues aussi bien physiquement que moralement par leur partenaire de vie.

Dans les faits, c’est uniquement dans une minorité des couples travaillant tous les deux à temps plein que les tâches ménagères sont partagées équitablement. Or, chacun, homme ou femme, peut arriver aussi bien à gérer les enfants et la maison. Il suffit d’en avoir conscience et envie. Aussi, les femmes doivent réussir à avoir confiance en leurs compagnons et savoir déléguer. Ceci n’est pas chose facile car on est pris dans un cercle vicieux où l’opinion des autres compte et on a tendance à reproduire les schémas de notre enfance.

L’idéal serait donc que les femmes aient plus de pouvoir au travail et les hommes plus de pouvoir à la maison pour casser ce cercle et ainsi permettre aux générations futures d’avoir un modèle de vie plus égalitaire. Il est prouvé qu’une vie de couple égalitaire est plus harmonieuse. Malheureusement, la politique ne va pas dans ce sens, les congés de maternité sont réservés aux mères ; les pères n’ont droit qu’à quelques jours pour la naissance d’un enfant.

Etre honnête et savoir dire ce que l’on pense

La clé de la réussite dans les rapports humains se trouve dans la vérité. Il est difficile d’être toujours sincère, et on a tendance à se cacher souvent derrière des petits mensonges ou faire semblant que tout va bien pour toujours paraître linéaire tant dans nos capacités que dans notre humeur. Nous agissons ainsi pour nous protéger des éventuelles critiques mais aussi pour protéger les autres. Quelque fois, un pieu mensonge vaut mieux que la vérité. Mais, cette façon d’agir ne fait pas ses preuves car on a vite tendance à s’enliser.

Il y a aussi des moments où dire ce que l’on pense n’est pas facile, mais il serait plus judicieux de s’exprimer de façon claire et directe au lieu de tourner autour du problème. La diplomatie est notre plus forte arme. Le sens de l’humour aide également pour faire passer des messages. Mais, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut aussi savoir écouter, se mettre à la place de l’autre. C’est le seul moyen d’ouvrir la discussion. Si on ne possède pas tous les éléments, on ne peut pas avancer et on piétine.

Pour avancer dans sa vie professionnelle, il est nécessaire d’être également ouvert à la critique. En effet, si on ne connaît pas ses points faibles, on ne peut pas progresser en essayant de les corriger. Il faut donc créer un climat de confiance au sein de son équipe afin que chacun se sente libre de s’exprimer sans avoir peur de froisser l’un ou l’autre.

Une vie ne peut pas être linéaire, nous avons tous des ennuis personnels qui interfèrent dans notre vie professionnelle, et laisser parler ses émotions permet de créer une ambiance favorable à la progression et à l’épanouissement au travail. On a tort de croire que vie professionnelle et vie personnelle sont séparées. Si l’on arrivait à mieux communiquer sur sa vie et ses émotions, on pourrait obtenir de l’aide extérieure et nos problèmes seraient plus vite résolus. Les relations entre collègues n’en seraient que fortifiées, créant ainsi un climat de travail beaucoup plus favorable.

Ne pas abandonner la lutte

On pourrait croire que le terme « féministe » est une injure car il n’y a plus d’idées à combattre comme par le passé. Mais c’est faux. Il existe encore trop d’inégalités entre les sexes et le combat ne doit pas s’arrêter si l’on veut inverser la tendance.

Sheryl Sandberg organise beaucoup de conférences en ce sens et nous dicte la marche à suivre pour bouleverser les idées et créer un monde plus juste. Pour ce faire, il ne faut tout d’abord pas renier les différences entre les sexes mais en prendre conscience, les assumer et les mettre à profit. Il faut également parler des différences de traitement entre les hommes et les femmes pour faire évoluer les choses et arriver enfin à l’égalité. Ce n’est que par le dialogue que la discrimination envers les femmes au travail pourra être vaincue.

Les a priori doivent être aussi combattus. Premièrement, il faut en avoir conscience puis créer un climat de soutien avec son compagnon, son patron, ses collègues mais aussi entre femmes.

Trop peu de femmes sont au pouvoir, elles sont donc plus facilement jugées. Aussi, les femmes au pouvoir ont tendance à croire qu’il n’y a qu’une seule et unique place au sommet pour une femme et donc mettent des bâtons dans les roues des autres. Mais la tendance est en train de changer. Les femmes devraient s’unir pour défendre leur cause au lieu de se déprécier mutuellement.

Il existe aussi des rivalités entre les femmes qui travaillent et les femmes qui ont choisi de rester chez elles pour s’occuper de leur foyer. Ceci est condamnable car la notion de choix devrait être respectée. Il se crée donc deux clans : les mères qui travaillent et les mères au foyer. Ces deux clans se critiquent mutuellement. Les mères au foyer voient les mères qui travaillent comme des « mauvaises mères » et les mères qui travaillent minimisent le travail des mères au foyer.

Les choix que les femmes ont néanmoins pu faire dans leur vie ne sont pas toujours satisfaisants, c’est pour cela qu’il faut respecter les choix de chacune et les apprécier à leur juste valeur. Il faut combattre ensemble les stéréotypes.

Conclusion

Sheryl Sandberg a écrit ce livre pour encourager les femmes à assouvir leurs ambitions sans frein et les hommes à les soutenir. Plus il y aura de femmes au pouvoir, plus celles-ci aideront les autres à y accéder et plus on les considèrera en fonction de leurs capacités et non pas en fonction de leur sexe.

Que retenir de la lecture de ce résumé :

- l’évolution de l’esprit contestataire de Sheryl Sandberg ;

- les inégalités existent entre les sexes dans le monde du travail ;

- la présence inégale des femmes au sein des hautes strates des entreprises ;

- le monde du travail évolue sans cesse ;

- trouvez une personne qui vous soutienne dans votre ascension ;

- le compromis que doivent faire les femmes entre vie professionnelle et vie privée ;

- être honnête et savoir dire ce que l’on pense ;

- ne pas abandonner la lutte.
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MessageSujet: Every Song Ever   Mer 28 Juin - 12:56

Every Song Ever

En lisant ce résumé, vous découvrirez une nouvelle approche de la musique, les différentes manières de l'écouter et des exemples musicaux à l'âge du digital et du tout instantané.

Vous apprendrez aussi :

- les différentes répétitions harmoniques au sein d'une pièce musicale, d’hier à aujourd'hui ;

- comment l'espace environnant peut être capté à l’intérieur d’une pièce musicale ;

- ce qu’est la musique d'ambiance et l'importance du silence ;

- comment écouter des standards dans les années 2010 et la volonté de fusion des musiciens avec la musique.

Avec YouTube et le Cloud, il nous est aujourd'hui possible d’avoir accès à une multitude de musiques, d'ici et d'ailleurs. Cette richesse musicale digitale a aussi ses inconvénients : souvent, nous ne savons pas ce que nous écoutons. Nous en avons une idée générale, au plus, et restons en surface. Les algorithmes de Spotify, par exemple, proposent une liste de lecture en fonction de la nationalité, l’âge, etc., sans chercher à faire découvrir à l’auditeur une réelle diversité. Il existe pourtant nombre d’artistes différents, notamment Björk, Beyoncé, Arvo Pärt, The Beatles ou John Coltrane. Ces derniers, bien qu’ils n’aient à première vue rien en commun, peuvent être rapprochés, non pas en leur assignant des étiquettes ou en usant d’un vocabulaire spécifique de l'histoire de la musique, mais en reliant leurs musiques entre elles, à vous et à la vie.

La rupture et la répétition font partie de la musique

Qu’entendons-nous par répétition dans un morceau de musique ? Au premier abord, c'est l'autre versant de la variation, avec lequel il coexiste au sein du morceau musical. Les genres musicaux dépendent de ces différents rythmes et en prennent l’étiquette. Ainsi, le Jazz, les symphonies et les sonates sont considérés comme “musiques complexes”, car parsemés de variations diverses. En revanche, le Reggae, le R&B, la Techno ou la musique minimaliste seront qualifiés de “répétitifs”. Cela n’empêche toutefois pas à certains genres d’être rattachés aux deux camps : il y a de la répétition dans les morceaux de Jazz ou de musique classique.

Ces deux variables font écho à la vie elle-même : répétition et variation, prolifération, multiplication des cellules de l’ADN, copulation, mouvement des astres, des marées, comportements psychologiques changeants. Toutes les deux se rejoignent : la répétition met en en lumière le changement, qui est la variation. Tel l’Homme qui passe de jeunesse à vieillesse, qui reste lui-même, mais change à travers l'espace et le temps, un morceau enregistré va toujours rester le même, mais le point de vue de celui qui l’écoute, son appréhension de la musique, du monde, de la vie, va changer au fil du temps, ou renforcer l'émotion qu'il crée en lui et donc la varier en intensité.

Ces deux caractéristiques tendent vers l'infini, l'éternité. Cette éternité est cependant évoquée sous une forme distante en art, notamment en musique. En effet, il est impossible de capter l'essence même de l'éternité, car cela signifierait la mort, l'état statique — telle une alarme qui sonnerait à l'infini — et nous finirions par haïr ce son.

La répétition en musique sert à supporter une idée principale et à la diffuser. En 1935, Duke Ellington va au bout de ce principe avec son fameux morceau “Reminiscing in Tempo”. Il tente ainsi de prouver sa capacité à écrire de longs morceaux, aussi complexes que ceux de la musique classique, et tient son pari. “Reminiscing in Tempo” est un morceau d'environ treize minutes, en quatre parties, entremêlé d'arabesques de cuivre et d'un arrière-schéma musical répété tout le long du morceau, soutenu par la rythmique paisible en 4/4.

“Ain't It Funky Now” de James Brown, morceau en deux parties de neuf minutes environ, écrit en 1969 est un autre exemple de cet usage de la répétition dans la longueur. Dès le début, deux sons incarnant la variation et la répétition s’entremêlent, se cherchent, soutenus par une tension rythmique. Tout d’abord, la guitare rythmique de Jimmy “Chank” Nolen, en dessin répétitif, puis le trombone en une cascade de notes, qui provoque une variation, tout en gardant la répétition tout au long du morceau. Enfin, Brown intervient et martèle comme un mantra “Ain't It Funky Now”, en jouant sur les variations de la prononciation et les intonations.

Ce jeu de variation et de répétition, s’il se ressent dans la musique, est aussi incarné par la relation qu’entretiennent les musiciens et les chanteurs avec leur public. C’est une relation de partage : chacun tend vers l’autre pour réussir à entrer en communion. La musique n’est pas le facteur essentiel pour que la magie opère ; c'est un rituel qui se pratique à deux, où le musicien prend les devants, puis celui qui écoute, et ainsi de suite.

Le déploiement de l'espace horizontal et suborbital se fait à travers la musique

Comment dessiner musicalement un espace et le suggérer à l'auditeur ?

Roy Haynes, sur son album “Out Of The Afternoon”, dans le morceau “Moon Ray”, y parvient. Le morceau commence avec les cymbales, puis s’ensuivent quelques notes de piano cristallines, les accords d’un violoncelle, les tambours, tout cela dans une résonance accentuée par les cymbales, qui suggèrent un espace très large, un plafond voûté comme celui des cathédrales, avec des lattes en bois. La résonance de la musique suggère ici l'espace et sa forme. Cette notion rejoint les principes de philosophie et de métaphysique, qui affirment que le son est à l'origine de tout, le son originel, le fameux “aum” hindou, symbolisant la vibration première de l'univers.

La même chose est audible dans la musique “Dark Star” des Grateful Dead, durant le live du 27 août 1972. Les claviers sonnent comme du cristal et figurent un mur, accompagnés par des guitares aux sons joliment électriques, et s'enroulent, se promènent parmi l'auditoire, évoquant un demi-cercle. Il est difficile, il est vrai, de mettre des mots sur la distance sonore ; on parle alors de volume de l’espace, car l’idée de volume du son ne traduit pas grand chose dans notre esprit.

Un autre morceau qui évoque aussi bien l’idée d’espace est “Party in the USA” de Miley Cyrus, produit par Dr Luke. Cette chanson évoque le fait d'être jeune et naïf et d’arriver en un lieu réputé pour sa culture sophistiquée, surtout musicale. Le personnage central est une jeune fille originaire de Nashville, qui va à une soirée organisée à Los Angeles. Elle ne sait pas comment se comporter, est timide, envahie par le doute et la peur. Lorsque le DJ passe l’un de ses morceaux préférés, ses doutes s’envolent et font place à l’espoir. Le morceau traduit ce que ressent physiquement cette jeune fille à l'écoute de sa musique préférée : les pleins pouvoirs de son moi intérieur. C’est un hymne au pouvoir de la musique.

Le morceau débute avec une guitare à la rythmique cassée et funky, puis arrivent les tambours et la voix de la chanteuse sur une intonation légère et sautillante, et les fameux synthés en fond, qui englobent le tout et répondent de manière fluctuante et joyeuse à la voix de la chanteuse.

Enfin, l'album “Dark Side Of The Moon” des Pink Floyd, de 1973 a des sonorités d'égales intensités, visibles, claires, comme le glissando de la fameuse guitare de David Gilmour, l'orgue Hammond B3 aux sonorités psychédéliques, la rythmique sonnant comme une montre en mouvement dans le morceau “On The Run”, le synthé atmosphérique, donnant l'impression d'une bande originale de film de science-fiction ou la voix soul flottant sur le morceau “The Great Gig In The Sky” jusqu'aux étoiles.

Il est possible de comparer l’approche et les thèmes abordés à ceux de Miley Cyrus : le passage du temps et des souvenirs, le fait d’abandonner son ancien moi, le vieux pour du nouveau. Les effets sonores de “Dark Side Of The Moon” appuient cette démarche, l'espace qui se déploie et le temps qui défile inlassablement.

La musique d’ambiance et les silences déploient un sentiment de calme et de quiétude

Qu’est-ce qui fait qu’un morceau va être caractérisé de musique ambiante ? Une présence sonore qui utilise des sons, des variations, des silences, plongeant l'auditeur dans une atmosphère quasi méditative. Dépourvue généralement de paroles, elle joue beaucoup sur les silences, les schémas répétitifs et soudaines variations pour conserver l'attention de l'auditeur, tout en laissant à ses pensées l’espace nécessaire pour dériver.

Prenons le morceau “For Bunita Marcus” de Morton Feldman : quelques notes cristallines jouées au piano, un jeu avec la pédale de soutien crée une irrégularité intéressante, instaure des notes mineures, puis le do du milieu domine la gamme sonore, invite à se retirer en soi. Soudain, le schéma change et le mi survient, au ton en demi-teinte, et semble proche de soi. Le do tente alors de reprendre sa place de meneur : ce qui était un espace de partage, une présence calme et apaisante, fait venir de très loin une menace sourde, qui gronde sans jamais s’accomplir. Les deux notes, dans un ballet de variations et de silences, s’affrontent, mais avec une mollesse qui ne se prête pas à la bataille. C’est là où vous pouvez vous poser la question de savoir ce que cet affrontement crée comme espace pour vous, en d'autres termes, comment ce morceau travaille pour vous. C’est est un très bon morceau pour s'initier à l'acceptation, au lâcher-prise, surtout si vous êtes malade et que vous ne contrôlez plus votre corps, ou bien en tant que simple auditeur. La musique d'ambiance est un bon moyen pour renforcer votre attention et votre méditation.

Le XXe siècle est l’époque de l’expansion vers l'extérieur, avec le déploiement des télécommunications, la libération postcoloniale et le temps tragique des deux guerres mondiales. Néanmoins, c’est aussi le temps de l'indépendance individuelle, de la solitude et du sacrifice de soi. Il laisse place à l'ère de l'interprète, et à la vie privée comme sujet principal du morceau interprété. Celle-ci naît de la volonté de construire une barrière, d’établir un contraste avec l'auditoire, de lui offrir une double écoute, celle de la musique, mais aussi de la vie intérieure, la vie privée de l'interprète : c’est une nouvelle façon d’instaurer une relation avec le public, une relation à son paroxysme aujourd'hui avec la musique rock ou pop ; la ligne est même largement franchie avec les tabloïds, exposant les frasques des stars afin de nourrir les attentes d’une population avide de se rapprocher de ses idoles.

Cette barrière est mise en place de façon surprenante dans le “4'33” de John Cage, écrit et interprété en 1952. Ce morceau d'ambient de quatre minutes et quelques est divisé en trois parties, où aucun son n’est émis par les instruments : ce sont les bruits ambiants et l'interaction du public — toussotement, chaise qui grince — qui forment le morceau en lui-même. L'auditoire est donc confronté au silence. Cela ne signifie toutefois pas que John Cage ne joue pas de musique dans ce morceau, bien au contraire ! Le morceau est bien composé et rythmé par les musiciens, sur le point de jouer, un silence et un espace joué en contre-jour permettant de ressentir l'ambiance d'un moment suspendu.

Cet exemple peut être rapporté à celui des bars à eau, où l’on redécouvre le luxe qu’est l’eau, la diversité de son goût, sa simplicité et en même temps le précieux trésor qu’elle représente. De même, les silences introduisent l'idée de calme : vous prenez conscience de l'importance d'un court silence dans un morceau écouté, car il met tout en lumière le reste. Un contraste surgit dans un morceau comme “All Nightmare Long” de Metallica, où James Hetfield reprend ostensiblement son souffle au milieu du morceau, comme dans le Sarabande n°1 d’Erik Satie, avec ses silences marqués. Dans de tels cas, le silence augmente la richesse du morceau.

Une autre forme de quiétude existe dans la musique : le principe de l'intimité, qui se mesure en minutes. Le “White Album” de João Gilberto, musicien brésilien et cofondateur de la Bossa Nova reprend ce principe. Dans la musique, il revient à s’opposer à tout ce qui est considéré comme acceptable en termes de performance, à s'adresser à une seule personne plutôt qu’à un auditoire entier, par exemple. Dans ce cas, les réactions sont généralement très tranchées ; soit l'interprète passe pour un égocentrique, soit il apparaît comme un être généreux. Pour un interprète timide, ce peut être tout ce qu’il a.

Deux chansons du “White Album” — “Falsa Baiana”, un vieux morceau de samba de Geraldo Pereira et “Eu Vim da Bahia”, dont Gilberto modifie la tonicité — autrefois à caractère social, sont transformées en musiques “cloîtrées”, mais gardent le rythme samba : deux versions intimes à écouter au casque un après-midi d'été, quand la chaleur est trop insoutenable pour sortir.

L'enregistrement et le climax d'un morceau de musique font voyager dans le temps

Y a-t-il des morceaux qui portent en eux l'époque à laquelle ils sont nés ?

“Be My baby” de The Ronettes fait part de l’impression qui émane des musiques américaines, quelque chose d'impossible à décrire ou à rattacher à une terre particulière. La rythmique de ce morceau est contagieuse et il semble qu’elle ait voyagé de par les continents et les siècles. C'est une musique qui, on peut le dire, est entrée dans la culture populaire et l'inconscient collectif. Elle était là avant nous et sera encore là bien après qu’on ait quitté cette vie. Elle possède une atmosphère assimilable à une époque bien précise : celle des années 1960 aux États-Unis. En effet, la réverbération est un effet très utilisé dans la musique des années 1940 et 1960, qui s'intensifie à la fin des années 1960 avec l'arrivée du “Flower Power”. La voix de Ronnie Spector et son accent new-yorkais est reconnaissable entre mille, la douce intonation des cordes et des choristes, le grésillement du vinyle, le parfum de cette époque se répand à la seule écoute de la musique. C’est comme si on sentait le vent d’été.

Deux décennies plus tard, le morceau “My Own Way” de l’album “Rio” de Duran Duran sort dans les bacs. Dès les premières secondes, la rythmique part au quart de tour et elle vous reste longtemps dans la tête. C'est la marque des années 1980 avec la rythmique et les synthés, reconnaissables entre tous.

Du côté de l'auditeur, la plupart du temps il écoute un morceau car il est lié à un souvenir, à un événement important de sa vie. Il n’est pas toujours question d’écouter une musique en rapport avec une époque bien précise. Réécouter tel ou tel morceau tient du fait de vouloir maintenir l'émotion liée au souvenir. Il est aussi courant de faire appel à son expérience de la musique et de faire volontairement une expérience musicale d’après l’image que l’on se fait de soi-même.

En musique, la perfection n'existe pas. Toutefois, l’être humain cherche la note, la voix ou l’instrument qui le séduira. Le moment où il le trouve est souvent indescriptible : c’est l’instant où l’esprit conscient du musicien et du chanteur s’envole, où la musique prend toute sa signification pour celui-ci. Lorsque ce moment entre en contact avec l'esprit d'un auditeur, la communion qui s’ensuit est proche du divin.

Conclusion

Écouter de la musique demande d’être exigeant avec soi-même, à l’instar du musicien, d’être un virtuose de l’écoute. La musique est la vie, elle envahit le monde, s’infiltre dans les silences, les cris, la vie urbaine, le bruissement des fleurs caressées par le vent, le soupir et le souffle d’un amant, le mouvement des planètes, l’expansion et la contraction de l'univers. Rythme, son, souffle, tout cela ne fait qu'un.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- la rupture et la répétition font partie de la musique ;

- le déploiement de l'espace horizontal et suborbital se fait à travers la musique ;

- la musique d’ambiance et les silences déploient un sentiment de calme et de quiétude ;

- l'enregistrement et le climax d'un morceau de musique font voyager dans le temps.
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