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 Proust était un neuroscientifique

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MessageSujet: Proust était un neuroscientifique   Mer 28 Juin - 13:24

Proust était un neuroscientifique

En lisant ce résumé, vous découvrirez que certains artistes du XIXème siècle ont été des précurseurs en neurosciences. Sans connaissance scientifique préalable, ils sont parvenus par l’observation et l’intuition à percevoir certains détails du fonctionnement biologique du cerveau.

Vous découvrirez aussi que :

- le corps et l’esprit sont une unité et que l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre ;

- que lorsque le cerveau entend une musique, il est capable de reconnaître son motif et d’anticiper les notes à venir ;

- que si biologiquement tous les êtres humains sont dotés des mêmes papilles gustatives, ils n’apprécient pourtant pas les mêmes goûts ;

- que si tous les êtres humains sont dotés du même ADN, nous sommes pourtant tous singuliers.

Jonah Lehrer, neuroscientifique américain, présente dans son ouvrage huit artistes du XIXe siècle qui, par leurs œuvres et leur sensibilité, étaient en avance sur les découvertes scientifiques de leur temps. Ils avaient compris que le cerveau ne se résume pas à de la matière, et qu’il est aussi fait d’expériences, d’art et de sciences.

Le poète américain Whitman a eu l’intuition précise que le corps et l’esprit ne font qu’un

Walt Whitman, grand poète américain du XIXème siècle soutenait que le corps et l’esprit ne font qu’un. Humaniste, il s’insurgeait des traitements subis par les esclaves. Il expliquait : quand on fouette, on ne touche pas seulement un corps, on fouette aussi une âme.

Cette idée d’un lien unissant le corps et l’âme était profondément révolutionnaire pour l’époque. Au XIXème siècle, une nouvelle science cartésienne, appelée la phrénologie, est apparue. Elle distinguait le corps de l’esprit et vouait un culte particulier au cerveau. D’après la phrénologie, les traits de personnalité de chacun pouvaient être révélés par la forme de son crâne. Il suffisait par exemple, de considérer la présence et la localisation de certaines bosses. Cette nouvelle science a très vite trouvé ses limites mais, elle a également amené les scientifiques à s’intéresser plus profondément à la structure interne du cerveau. Pour Whitman, passionné de sciences, l’être humain est avant tout une unité.

C’est après avoir observé longuement ses propres sensations que Walt Whitman a émis cette hypothèse. Dans ses poèmes, il évoque la fusion de l’âme et du corps, et parle sans tabou de ses émotions. Sa poésie a d’ailleurs, été accusée de frôler la pornographie et beaucoup réclamait sa censure. Aujourd’hui, les neurosciences confirment l’intuition du poète. Les dernière études scientifiques affirment que le cerveau n’est pas le siège unique des sentiments et de l’âme.

Les convictions de Whitman s'appuyaient sur les idées du philosophe Waldo Emerson, transcendantaliste américain du XIXème siècle. Les transcendantalistes défendaient l’idée que l’Homme et la Nature étaient “intrinsèquement” bons. C’est la civilisation et surtout les religions qui pouvaient les corrompre par la suite. Waldo Emerson reprochait à la religion de ne déléguer l’esprit qu’aux cieux et de condamner le corps (“la chair”). Les deux hommes ont échangé sur le sujet durant toute leur vie.

En 1962, Walt Whitman se rend sur le champ de bataille de Fredericksburg pour retrouver et aider son frère. Il s’engage bénévolement à soigner l’âme des blessés, quel que soit leur camp. C’est lors de cette expérience, qu’il découvre le phénomène du “membre amputé”. Des soldats amputés continuent de ressentir la présence d’un membre plusieurs années après leur amputation. Ce phénomène étrange corrobore sa théorie d’unité du corps et de l’esprit. La science médicale de l’époque ne s’y intéresse pas. Il a fallu attendre la Première Guerre mondiale pour qu’il soit pris en considération.

L’œuvre poétique de Whitman, bien que censurée car jugée trop érotique, a servi à des découvertes en psychologie. William Jones, professeur de psychologie à Harvard, fut le premier à approuver la poésie de Whitman et à admettre que le corps est la source des sentiments, autant que le cerveau. Les sentiments ne peuvent être étudiés de façon fragmentés. Ils font partie d’un tout. Les sentiments sont le fruit d’interactions entre le cerveau et le corps. Par exemple, lorsque nous avons peur, notre corps le ressent, nous avons la chair de poule ou les battements du cœur s’accélèrent.

Les neurosciences modernes s’appuient sur les poèmes de Whitman pour montrer que l’origine des sentiments est charnelle. En effet, certaines personnes ayant des lésions au cerveau sont incapables d’exprimer leurs émotions ou de prendre des décisions. Le liens entre les sensations communiquées par le corps et l’interprétation faite par le cerveau, sont rompus. Whitman a déclaré dans un de ses poèmes que le corps est électrique et que l’esprit ressent les informations émises par lui. Un point vérifié ultérieurement par les neurosciences.

L’être humain né libre de choisir son destin et est capable de changer

Née en 1819, George Eliot est une romancière britannique. A 37 ans, elle débute sa carrière et adopte une forme littéraire réaliste basée sur l’expérience. Ses romans portent essentiellement sur la nature humaine en s’appuyant sur des faits scientifiques. Elle souhaitait démontrer la malléabilité de l’esprit et la capacité de l’Homme à changer, et donc à être libre.

Au XIXème siècle, la question de la liberté des Hommes était au centre des débats scientifiques. Différentes théories étaient soutenues, parmi elles, le déterminisme du mathématicien et astronome Pierre-Simon Laplace. Scientifique de génie à l’origine de découvertes majeures comme la théorie des probabilités, il croit également profondément au déterminisme. Selon lui, le comportement des êtres humains et à l’image de la physique et des mathématiques : il répond à une causalité et peut donc être prévu. De la même manière que, lorsque l’on met une casserole d’eau sur le feu, il faut s’attendre à ce qu’elle boue, les êtres humains sont prévisibles. Il suffit de considérer les données qui les composent.

Si le déterminisme pouvait être prouvé, on serait en présence d’une science parfaite... Mais qui retirerait tout libre arbitre aux Hommes, chaque action pouvant être prédite.

Evidemment, ce n’est pas si simple. Les physiciens suivants ont posé des limites aux théories de Laplace en découvrant notamment, les différents principes de la thermodynamique. Le premier introduit la notion de conservation (le fameux “rien ne né, tout se transforme”), et le deuxième la notion importante d’entropie, qui explique que chaque système est amené à évoluer vers le désordre. Par ailleurs, au fur et à mesure des découvertes, il convient de constater que les lois qui régissent l’infiniment petits ne concernent pas la totalité du monde physique connu.

De son côté, la romancière George Eliot était persuadée de la véracité du positivisme et du déterminisme de Laplace… Jusqu’à ce qu’elle connaisse un terrible chagrin d’amour. Eperdument amoureuse d’un homme qui ne partageait pas ses sentiments (du fait de sa laideur supposée) George Eliot modifie sa manière de percevoir la vie et décide de la voir d’une manière optimiste. Elle rencontre alors, et tombe amoureuse de George Henry Lewes qui, lui, dénonce les pensées positivistes.

George Eliot adhère alors aux idées darwinistes sur la sélection naturelle : les espèces évoluent de manière aléatoire et que c’est le hasard qui détermine les espèces les plus aptes à survivre. L’évolution de la vie dépend de facteurs dont nous ne sommes pas maîtres.

La volonté individuelle ne peut être expliquée par la science. George Eliot croit profondément que l’Homme peut changer et que son destin n’est pas joué dès la naissance. Une idée que ne partage pas forcément ses contemporains.

Plusieurs études ont été réalisées dans les années 1980. Certaines d’entre elles mettaient en évidence les facultés du cerveau à se régénérer seul, ou notamment sous l’effet du stress. Ainsi, sous l’effet du stress, des neurones de rats disparaissent spontanément... mais se renouvellent par la suite. Le cerveau est en perpétuelle mutation. Il est capable de changer et de s’adapter.

Depuis les années 1950 avec la découverte de l’ADN, jusqu’à aujourd’hui avec l’étude du génome, les scientifiques ont décrypté et analysés la structure même de l’être humain. L’étude du fonctionnement de nos gènes aurait pu révéler une forme de déterminisme.

Il a en fait été découvert que 95% de notre ADN ne sert à rien. Les gènes seuls, ne peuvent déterminer un comportement ou un destin. C’est un dialogue permanent entre l’ADN et cellules qui fait de nous ce que nous sommes, et nous rend tous différents.

Le cerveau humain se modifie selon nos expériences, si une de ses parties dysfonctionnent, il est capable de compenser la défaillance en activant d’autres zones.

Les cellules qui nous constituent elles-mêmes sont imprévisibles. C’est ce qu’a découvert un généticien japonais en constatant que l’ADN lui-même change et évolue au cours d’une vie.

L’évolution de nos gènes est due au hasard, ils évoluent de manière aléatoire, c’est ce qui fait que nous sommes tous uniques. Des jumeaux avec un ADN identique ont des personnalités différentes.

C’est ce chaos qui rend l’être humain libre. Comme l’avait annoncé George Eliot dans ses romans, il est impossible d’expliquer le fonctionnement exact et global de la vie. La vie n’est pas une machine et nous sommes tous capables de nous améliorer. Elle a écrit des romans prônant l’autodétermination en réfutant toutes les théories visant à définir la nature humaine.

Tous les êtres humains disposent de la même langue… Et pourtant, n’apprécient pas les mêmes goûts

Auguste Escoffier est né en 1846. Amoureux du goût, surnommé “le roi des cuisiniers”, c’est lui qui a modernisé la cuisine française tant sur le plan gustatif que dans son organisation. Il est notamment le premier à avoir mis en place des “brigades” en cuisine. C’est en préparant un fond de sauce à base de viande qu’il a découvert un acide aminé, le L-Glutamate, également appelé par les Japonais “Umami”.

Le L-Glutamate, également appelé “cinquième saveur” (les quatre premières étant le salé, le sucré, l’amer et l’acide) a fait l’objet de nombreux débats pour tenter de déterminer s’il possède une saveur propre. En effet, son goût n’est perceptible qu’après la cuisson et associé à d’autres aliments.

D’antiques théories sur la langue disaient qu’elle était un organe mécanique sur lequel les aliments imprimaient leur propriété. La différence de goût était sensée provenir de la forme des aliments.

Les papilles gustatives ont été découvertes au XIXème siècle et avec elles, le fait que chaque zone de la langue est capable de détecter une saveur en particulier. L’ Unami n’avait pas sa place dans cette cartographie et le fait qu’elle puisse posséder sa propre saveur fut longtemps nié.

Ce n’est qu’entre 2000 et 2002 que de nouveaux récepteurs capables de ressentir le Glutamate et les acides aminés L. ont été découverts sur la langue. La preuve de l’existence de l’ Umami été faite.

Avant Escoffier, la cuisine n’était qu’apparence. On ne se préoccupait pas du goût, il suffisait qu’un plat ait l’air bon pour qu’il le soit. Au XIXème siècle, la sophistication de la cuisine à la française composée de buffets majestueux dans des décors somptuaires ne plaisait pas à Escoffier qui préférait servir les plats les uns après les autres. Il révolutionna ainsi le service et la cuisine. Les plats devaient être préparés à la demande donc ils devaient être simples. De plus, cela a permis de servir de la nourriture chaude.

Escoffier découvrit aussi, par hasard, l’importance de l’odorat. En effet, selon les neuroscientifiques, 90% de notre réception des saveurs est en réalité une perception des odeurs. Les canaux nasaux comportent plus de 350 types de récepteurs différents et ils doivent se mettre en adéquation pour donner une représentation globale au cerveau. En effet, le cerveau est confronté à des milliers d’odeurs différentes simultanément, et c’est nous qui décidons ce que nous allons réellement sentir. Ce phénomène de sélection reste encore inexpliqué.

L’expérience ne vaut pas sensations réelles. On sent ce que l’on voit et le cerveau auto-suggère sa réaction en fonction de ce qu’il voit et de ce qu’il croit sentir. Escoffier l’avait compris et donnait des noms attirants aux plats qu’il servait. Il était très rigoureux sur le décor et la tenue des serveurs. Les souvenirs de ce que nous avons mangé auparavant et les sensations procurées, déterminent notre réel sentiment.

Des études récentes ont été menées pour prouver que notre sensation gustative est suggérée en faisant des tests comparatifs de vins. Il s’agissait de la même boisson mais présentée dans des bouteilles différentes. Les goûteurs ont unanimement préférés le vin le mieux présenté. Cela prouve la subjectivité du cerveau, nos sens se laissent influencer par nos souvenirs, nos désirs, nos préjugés. C’est pourquoi la sensibilité au goût et aux odeurs varie énormément d’un individu à l’autre.

Escoffier avait compris que chacun était différent face à ses sensations et il inventa le concept de “menu” afin que chacun puisse choisir ce qu’il voulait manger en fonction de ses expériences.

Le sens du goût est extrêmement malléable et Escoffier est parvenu à éduquer des anglais à la cuisine française. Il publie son encyclopédie culinaire en 1903 et grâce à ses inventions, a réussi à modifier les goûts alimentaires de nombreuses personnes. La cuisine invente des désirs, et grâce à son raffinement, Escoffier a permis d’accéder au bonheur, il était convaincu que c’est dans l’expérience que naît la cuisine.

La science ne sera jamais capable d’expliquer pourquoi l’expérience individuelle prône sur un concept de goût universel. C’est la raison pour laquelle l’encyclopédie culinaire d’Escoffier comporte plus de 600 recettes car le goût est individuel et toutes les recettes ne peuvent pas satisfaire tout le monde. Cuisiner est donc une science et un art et si la cuisine apporte du plaisir, c’est qu’elle est réussie

Nos souvenirs sont à la fois éphémères et particulièrement tenaces

Marcel Proust, auteur de “À la recherche du temps perdu” s’apitoyait sur lui-même, sur le temps imparfait qui s’écoule, il souhaitait l’immortalité. Asthmatique, il ne pouvait pas sortir de chez lui. Pour écrire ses oeuvres majeures, il faisait donc appel à sa mémoire. Il ne se sentait bien que dans le souvenir car il lui permettait de perdre la notion du temps. De ce fait, en menant des réflexions sur la mémoire et ses processus, il a découvert le fonctionnement du cerveau dans ce domaine. Proust a eu des intuitions sur certains principes qui figurent parmi les plus fondamentaux des neurosciences d’aujourd’hui.

Proust considérait que l’art et les sciences traitent des faits. Si les sciences expérimentent et analysent les faits, l’artiste, lui, les vit réellement. Proust s’est inspiré des thèses philosophiques de Henri Bergson pour étayer ses théories et écrire. Bergson a développé des théories sur la conscience de soi et l’intuition, il refusait de croire que l’être humain n’était qu’interactions de cellules et d’atomes. Des thématiques chères à Proust. Il entama l’écriture de “La Recherche” avec la fameuse madeleine, symbolisant le miroir de l’esprit. Ainsi, il intuita une partie du fonctionnement structure du cerveau : l’odorat et le goût portent la mémoire.

Les neurosciences en ont aujourd’hui la preuve, l’odorat et le goût sont directement reliés à l’hippocampe, centre de la mémoire à long terme du cerveau. Ce sont des sens indélébiles, contrairement à d’autres. En goûtant cette madeleine, Proust vit resurgir son passé, alors que la vision de la madeleine ne lui avait, elle, rien procuré. Dès lors, il fit d’étranges associations d’idées qui étaient le reflet de son esprit.

Nous sommes maîtres de nos connexions neuronales. Une même chose peut évoquer des milliers de choses à différents individus, c’est pourquoi nous sommes tous uniques face à nos perceptions.

Proust, dans son œuvre, étudie également comment la mémoire s’altére avec le temps. Nos souvenirs sont sans cesse déformés par le temps et nos expériences. Les scientifiques ont ainsi découvert que la mémoire n’était pas fiable. Freud fut le premier à corroborer cette théorie et à en apporter des preuves. C’est le cerveau qui construit les souvenirs… qu’ils aient réellement existé ou pas.

Durant le XXe siècle, l’étude de la mémoire n’est plus pratiquée car elle est faussée par l’expérience et donc difficilement mesurable. Cependant, des expériences menées dans les années 2000 montrent que la mémoire est une modification de connexion entre les neurones, l’action de se souvenir nous transforme. Les souvenirs perdent de leur précision à chaque fois qu’ils sont remémorés.

La science révèle que la mémoire n’est pas figée, chaque fois qu’un souvenir revient, il est transformé par le moment présent. Proust disait des souvenirs qu’ils changent sans cesse. Lui-même réécrivait sans arrêt ses romans qui ne suivaient pas de plan établi, il écrivait au fil de l’eau, en suivant le cours de sa vie. Il avait compris que le souvenir est ce que nous voulons qu’il soit, au moment où il est évoqué.

Mais, certains souvenirs sont inconscients, il suffit d’un évènement pour qu’ils ressurgissent. Jusqu’à il n’y a pas longtemps, on pensait que le souvenir n’existait que parce qu’il était souvent sollicité. Mais ce n’est pas le cas, Proust n’avait pas mangé des quantités de madeleines durant son enfance, mais il a suffit que ce goût soit à nouveau en lui pour que ces moments de son enfance lui reviennent subitement. Les souvenirs ne se soumettent à aucune loi scientifique.

De nouvelles théories scientifiques datant de 2003 mettent en valeur le rôle de certaines molécules dans le processus de la mémoire. Les cellules du cerveau se renouvellant sans cesse, comment expliquer le fait que nos souvenirs restent ? Nos souvenirs se formeraient dans les méandres des synapses de nos neurones et seraient activés par une molécule résistante au temps et complètement malléable : la CPEB. Le fait de réfléchir active cette molécule. Ainsi, comme l’avait prédit Proust, à chaque fois que l’on évoque un souvenir, ses ramifications redeviennent malléables. Le passé est donc à la fois éternel et éphémère. Nos souvenirs ne reflètent pas la réalité car ils sont imprévisibles et instables, ils sont le miroir de notre âme.

L’être humain voit ce qu’il veut voir

Paul Cézanne, peintre révolutionnaire tenait la vedette de la première exposition post-impressionniste, en 1910. Ses peintures sont alors très critiquées. On les trouve fausses et laides. Paul Cézanne lui, soutient qu’il peint ses sujets tels qu’il se les représentait dans la réalité.

A cette époque, la psychanalyse considérait nos sens comme le reflet du monde extérieur. Les sensations étaient gage de réalité. A l’inverse, Cézanne pensait que la vision que chacun était subjective, et qu’il fallait donc penser ce que l’on voit.

Aujourd’hui, il s’avère qu’il avait raison. L’œil voit la lumière et c’est notre cerveau qui imagine le reste. C’est l’esprit qui crée la réalité.

L’art de Cézanne vise à expliquer le processus de la vision, à montrer comment le monde apparaît initialement au cerveau. Lorsque l’on regarde ses toiles, on voit tout d’abord des couleurs, puis les formes apparaissent, recomposées entièrement par le cerveau.

En 1912, 6 ans après sa mort, une nouvelle exposition est organisée, l’art abstrait est né. La peinture abstraite débute avec la photographie. La peinture n’est plus le seul art capable de capturer la lumière et de représenter le monde. La photographie est considéré comme la fin de l’art par certains peintres, mais d’autres se rebellent. Selon eux, la photographie ne laissent pas de place à l’imaginaire. C’est ainsi que le mouvement impressionniste vit le jour.

Les peintres impressionnistes étaient critiqués car leur art était jugé trop éloigné de la réalité. Ils jouaient avec la lumière, sur le flou et ne représentaient pas fidèlement leur sujet. Paul Cézanne qui souhaitait voir durer ce nouvel art créa le post-impressionnisme. Pour peindre, il fixait son sujet durant des heures jusqu’à ce que ses formes se désagrègent.

Depuis, les neurosciences ont découvert comment l’œil perçoit la lumière. La vision débute par une perturbation liée aux particules de lumière qui sont véhiculées vers le cerveau par deux canaux différents : un premier rapide qui véhicule une image floue, analysée sensoriellement et un second plus lent qui analyse les lignes de lumière pour leur donner une forme finale.

Les peintures de Cézanne sont le reflet de ce mécanisme. Il utilisait la technique de l’impasto (empâtement donnant de l’épaisseur) afin que l’on ne voit pas une image fixe. Il destructurait ses toiles afin que ce soit à l’observateur de les comprendre. Ainsi, pour voir la peinture de Cézanne, l’esprit est obligé d’intervenir et d’interpréter.

Zola, meilleur ami de Cézanne, l’a poussé à vivre sa passion pour la peinture. C’est donc poussé par le romancier qu’il décide de partir à Paris. Il est pauvre et personne ne veut de ses peintures. En 1863, le “Salon des refusés” est créé et Cézanne découvre le “Déjeuner sur l’herbe” de Manet, œuvre impressionniste dont il s’inspire ce qui lui vaut des critiques acerbes.

Pendant ce temps, Zola connaît un grand succès en tant qu’auteur de romans basés sur l’étude de l’Homme. Sa série des Rougon-Macquart se veut réelle et scientifique. Dans l’un des tomes, il remet en question la qualité des peintures abstraites de son meilleur ami. Les deux hommes se fâchent. Zola et Cézanne avaient des visions artistiques différentes. Zola s’appuyait sur des faits scientifiques alors que Cézanne s’appuyait sur ses sensations.

Avec le temps, la peinture de Cézanne évolue, des tableaux sont de plus en plus incomplets et lacunaires. Il laisse délibérément des vides sur la toile, et pourtant le cerveau voit et perçoit au-delà. Il prouve que nous sommes capables de voir malgré ces vides.

A cette époque, les sciences étaient incapables d’expliquer ce phénomène d’illusion de formes mais aujourd’hui, des études ont montré que l’expérience visuelle prime sur les sensations visuelles. Le cortex visuel est divisé en 5 zones dans lesquelles les transformations s’opèrent : de la perception de la lumière à la prise de conscience des sensations. Si une partie est endommagée, il y a défaut de la vision, incapacité à percevoir les objets. Comme l’avait compris Cézanne, voir c’est imaginer. On voit ce que l’on veut voir, ce que l’on croit voir. Ainsi le sujet des peintures de Cézanne est la subjectivité humaine, nous ne voyons pas la réalité, c’est le cerveau qui interprète nos sensations, notre expérience.

C’est le cerveau qui “compose” le motif d’une symphonie, toute dissonance le trouble

Igor Stravinsky, jeune compositeur ambitieux né en 1882 en Russie, écrit la musique du ballet “Le Sacre du Printemps”. Il recherche la célébrité et pour cela crée des sons nouveaux. Au début du ballet, la musique est très facilement audible puis, il introduit une dissonance radicale allant crescendo tant en vitesse qu’en volume sonore. Lors de la première représentation, cette rupture avec la musique de l’époque a pour résultat de créer une émeute chez les spectateurs. Les violences cessèrent seulement avec l’arrêt de la musique. Stravinsky déçu que son art ne soit pas compris, obtint néanmoins la célébrité. Cet événement marque la naissance de la musique moderne différente du modèle symphonique.

Stravinsky avait pressenti une chose importante : le cerveau humain est capable de s’adapter à toute sorte de musique, et le “beau” n’était pas universel. Depuis, les neurosciences ont découvert que notre sens auditif évolue sans cesse. Ecouter de la musique modifie le fonctionnement des neurones du cortex auditif. On s’habitue toujours à un son qui nous paraissait pourtant inaudible à la première écoute.

Après des études de droit infructueuses, Igor Stravinsky entre à l’académie de musique de Korsakov, une école révolutionnaire pour l’époque. Son credo : pour créer une œuvre d’art, il faut avant tout déconstruire ce qui existe.

Schönberg fut le premier compositeur à transgresser les règles strictes de la musique symphonique en 1908 en mettant en place des atonalités. Sa musique fut interdite à Vienne car jugée dissonante. Elle créait des incidents à chaque concert.

L’être humain perçoit un son lorsque l’onde sonore émise fait incliner certaines cellules, et les charge en électricité. Elles envoient ensuite un message au cerveau, plus ou moins loin en fonction de la fréquence du son. Le cerveau trie les fréquences afin que nous entendions les notes au milieu du bruit perçu. Cependant, le cortex auditif doit organiser les notes qu’il perçoit pour qu’il y ait un motif. Le cerveau “invente” ce motif et essaie de prédire la note qui va suivre. Ainsi, la structure musicale est indispensable pour que le cerveau puisse organiser la multitude des notes à venir. Mais, si le schéma musical est trop évident, il devient ennuyeux. C’est pourquoi les notes doivent être suggérées et se laisser désirer. Stravinsky comprit qu’il fallait violer les attentes du cerveau pour créer une tension. Ainsi, dans sa musique, il ne donne pas la note ou l’accord attendu, frustrant le cerveau.

Certaines théories expliquent que la musique apporte des sentiments lorsque le motif attendu s’effondre. Stravinsky en changeant tous les thèmes initialement connus et en s’évertuant à ne jamais répondre aux attentes du cerveau engendre une telle frustration qu’il en ressort un sentiment de colère car la musique agit directement sur nos sentiments.

Stravinsky composa la nouveauté en mettant en parallèle et en opposition des accords et des notes déjà connues du cerveau ce qui créé une confusion et une forte tension. Stravinsky, en se fiant à son oreille et en prônant l’originalité composa des œuvres très hétéroclites dans lesquelles l’imprévisibilité était maîtresse. Il voulait déranger tout en étant persuadé que l’esprit pouvait s’adapter à ces dissonances et les transformer en consonances. Pour comprendre son œuvre, il ne s’agit plus d’entendre mais d’écouter attentivement.

La foule choquée lors de la première représentation du “Sacre” a estimée que ce n’était que du bruit. Or, Stravinsky affirmait que le bruit devenait musique par un acte conscient, la musique est un ensemble de bruits que l’on a apprivoisé.

Platon, par exemple, pensait que la musique devait suivre un ordre mathématique et devait être consonante. Toutes dissonances devait être exclue car génératrice de sentiments qu’il considérait comme étant dangereux. Or, la musique n’est que sentiments et ce sont d’eux que naît la créativité.

“Le Sacre” qui avait été sifflé la première fois connu par la suite un vif succès, le cerveau qui a une forte capacité d’adaptation, a appris à l’entendre. En fait, le cerveau sélectionne ce qu’il entend, s’en souvient et réorganise les informations pour une audition future des mêmes sons. C’est l’expérience et la culture qui nous permettent d’entendre la musique. Notre cerveau enregistre des motifs qui, s’ils ne sont pas suivis, nous mettent en émoi. C’est pourquoi l’art est difficile et demande un effort, mais il est nécessaire pour l’ouverture d’esprit, et c’est en créant toujours de nouveaux motifs que les émotions naissent.

Le langage dépasse les mots, il est inscrit profondément dans le cerveau

Avant d’être artiste, Gertrude Stein était une scientifique qui fit des recherches sur l’écriture automatique. Celles-ci se sont avérées infructueuses : l’écriture n’est pas automatique, elle est réfléchie. Elle découvrit également que le langage suit une structure propre du cerveau. C’est ainsi qu’elle créa une nouvelle forme littéraire, des poèmes en prose s’attachant à la linguistique et à la grammaire et non pas au sens afin de faire comprendre que les mots ne sont pas les objets eux-mêmes, ils ne sont pas réels, ils sont donnés arbitrairement.

C’est la structure donnée aux mots qui leur donne un sens. Ces phrases ont donc l’air dénuées de sens et il faut fournir un effort pour pouvoir les comprendre car les phrases qu’elle emploie ne sont pas structurées. 50 ans après la publication de son œuvre, des études confirmèrent ce qu’elle avait avancé, à savoir que le langage est instinctif, il suit une grammaire enfouie dans le cerveau.

Après avoir commencé des études de médecine inintéressante, Gertrude Stein part s’installer à Paris en 1903 chez son frère qui côtoie les milieux artistiques. Elle se met à écrire. Elle était alors très proche de Picasso car leurs formes artistiques étaient similaires. Gertrude Stein alignait les mots de manière confuse et absurde ce qui rendait son art inintelligible et très difficile d’accès.

Gertrude Stein adorait la littérature de Henry James qu’elle considérait comme le précurseur de la littérature moderne car le réalisme de ses œuvres résidait dans la rédaction et non dans les personnages. La vision littéraire de Henry James corroborait les théories selon lesquelles la réalité est confuse et propre à chacun. Les mots bien définis sont imaginaires, ne sont que concepts et ne reflètent pas la réalité. Or, à cette époque, la psychologie moderne se voulait être une science rigoureuse ne laissant pas place au flou, voulant tout mesurer. Elle ne laissait pas de place aux sentiments non plus, car tout devait s’expliquer par des mécanismes mesurables du cerveau.

En opposition à ce type de pensées, Gertrude Stein écrivait en essayant d’ôter tout sens aux mots afin de voir ce qui resterait du langage. Lorsque l’on regarde une phrase, on néglige souvent les petits mots de liaison qui sont pourtant nécessaires à la structure.

En 1920, le mouvement de pensée béhavioriste naît et étudie le phénomène du langage. Selon eux, tout est dans le comportement et dans l’entraînement, le cerveau serait tel un robot et le langage serait appris par copie des parents et association de mots à une image. Stein s’opposait à cette théorie et voyait sa manière d’écrire comme une leçon de langage et sur le caractère inné de sa structure. En effet, un mot peut désigner mille choses, mais une phrase n’a un sens que si elle est construite.

En 1956, lors d’une réunion scientifique, Noam Chomsky, linguiste, affirma que le langage n’est pas statistique (nom, verbe, nom etc…), ce n’est pas des mots mis les uns à côté des autres. Le langage est infini et de nouvelles phrases peuvent être crées. Comme Gertrude Stein l’avait préconisé, Chomsky montra qu’il existait une grammaire innée dans le cerveau qui nous permet de structurer les mots ensemble. Par exemple, les sourds arrivent très bien à communiquer malgré le fait qu’ils n’aient pas appris les règles grammaticales. Gertrude Stein l’avait compris et c’est la raison pour laquelle elle souhaitait bouleverser les règles grammaticales établies : elle écrivait sans grammaire.

Pour pouvoir lire et comprendre Stein, il faut donc fournir un gros effort. Pour elle, le fait de créer quelque chose rend cette chose forcément laide, ceux qui suivent votre chemin après arrivent à en faire quelque de plus beau. Par exemple, Hemingway a suivi l’œuvre de Stein et a commencé à écrire sous sa coupe. Il connut un vif succès alors que Stein n’était pas connue du grand public.

Elle avait un projet qui lui tenait à cœur : redonner une définition du mot en tant que simple succession de syllabes, le mot n’a que le sens arbitraire qu’on lui donne. Cependant, tous ses efforts restèrent vains et l’ancien mode de narration repris, elle n’a pas réussi à réinventer le dictionnaire. Cet échec lui a malgré tout valu la célébrité tardive.

La conscience est réelle, mais elle n’a jamais été physiquement localisée dans le cerveau

Virginia Woolf avait un style littéraire moderne qui épousait la nature humaine. Elle voulait écrire au fil de ses pensées, sans réfléchir, ni intervenir. Elle souhaitait découvrir comment fonctionne l’esprit humain. Elle conclut de ses observations que l’esprit est composé de multitudes de morceaux unis par quelque chose qui le maintient entier : le “Soi”. Le “Soi”, encore aujourd’hui, est insaisissable, aucun neuroscientifique n’a trouvé son emplacement exact dans le cerveau. L’art de Woolf est précurseur dans la connaissance du “Soi”.

Virginia Woolf souffrait de graves dépressions, son esprit lui faisait peur. C’est pourquoi elle devait se regarder de l’intérieur, s’auto-soigner en notant tout ce qu’elle ressentait dans ses moments de folie. Elle ne guérit jamais et finit par se suicider car elle souffrait trop.

Elle voulait faire part de son expérience dans ses oeuvres et comprit que l’on ne pouvait jamais cataloguer les individus. Nous sommes habités par des sensations qui changent constamment et c’est le “Soi” qui les unit et forme notre identité.

Dans ses romans, elle montre la profondeur psychologique de l’âme humaine ainsi que la fragilité de l’esprit. Malgré le reniement du “Soi” par la médecine de l’époque, elle affirme que l’esprit est un grand chaos désordonné dans lequel le “Soi” coordonne toutes les pensées et toutes les sensations créant un bloc qui est notre réalité. Une multitude d’idées et de sentiments déferlent sur notre esprit sans arrêt formant parfois des incohérences dont nous n’avons pas forcément conscience, l’esprit humain est très fragile, il change constamment. C’est ce que le modernisme littéraire tend à démontrer : l’être humain n’est pas un monobloc bien ordonné mais au contraire morcelé d’idées et de sensations.

Des expériences ont montré que cette théorie était juste. Le cerveau ne retient pas plus de 10 secondes les informations qu’il reçoit, ainsi le “Soi” n’est qu’un amoncellement d’instants dissolus et il n’existe aucune région dans le cerveau où tous ces instants sont réunis.

Ainsi, notre personnalité et notre réalise sont faits de ce que notre cerveau décide de garder. Le cerveau est effectivement lui-même divisé en deux hémisphères qui ne s’entendent pas. D’après Virginia Woolf, le cerveau serait habité par au moins deux esprits différents. De nombreuses théories furent émises depuis, émettant l’hypothèse que l’hémisphère gauche serait celui de la conscience et l’hémisphère droit serait complètement désordonné et accessoire. Des études contraires menées sur des patients à l’encéphale dédoublé ont montré que l’hémisphère droit était aussi nécessaire que le gauche, jouant le rôle d’association des informations.

En fait, chaque partie du cerveau a son propre “Soi”. S’il y a ablation du corps calleux qui réunit entre eux les deux, le patient sera alors doté de deux consciences distinctes. Il y a conflit permanent et inconscient entre les consciences des deux lobes du cerveau. La conscience naît donc dans l’ensemble du cerveau et non pas dans une zone particulière.

Pour Virginia Woolf, la découverte du “Soi” réside dans l’expérience. En effet, quoique nous puissions ressentir, nous sommes toujours présents, le “Soi” ne part jamais et notre conscience naît de la fusion de nos différentes sensations. Elle considère également que le “Soi” n’est qu’une illusion, une fiction crée par l’esprit. Il existe réellement et nous permet d’être une entité à part entière.

Aujourd’hui, les hypothèses de Woolf ont été confirmées par les neurosciences. L’esprit humain “se forme” par ses expériences. Néanmoins, le mécanisme cellulaire créant le “Soi” reste introuvable par les scientifiques.

Vers une réconciliation entre les arts et la science

En 1959, l’art et la science souffrent d’incompréhension mutuelle et des propositions sont faites pour créer une 3ème culture visant à les réunir. Aujourd’hui, cette 3ème culture existe réellement mais est bien éloignée de son but initial. En effet, le discours scientifique s’est mis à la portée des profanes mais ne se s’est malheureusement pas rapproché des artistes, les 2 cultures s’expriment encore différemment. Les artistes décrivent la réalité de plusieurs manières alors que les scientifiques sont hostiles envers eux car ils considèrent l’art comme divertissement puisqu’il ne répond pas aux lois physiques. Cette 3ème culture ne fait donc qu’intensifier les conflits et creuser le fossé entre les deux cultures.

Virginia Woolf fut celle qui désirait le plus mettre en relation les scientifiques et les artistes en voulant donner une explication, certes littéraire, mais plus poussée de la psychologie et de la structure de l’esprit. Ian Mc Ewan, en 2005, reprend la conception artistique de Virginia Woolf sur le mystère de l’existence et l’incapacité des scientifiques à expliquer la conscience. Selon lui, l’art est indispensable à la compréhension de soi-même.

Tout en rendant hommage à la science, il souligne ses limites quant à l’étude de notre esprit conscient. Son œuvre est sans doute précurseur d’une 4ème culture visant à mettre en commun les découvertes scientifiques et l’expérience pour donner une définition plus complète de l’être humain. En effet, les sciences ne peuvent pas tout expliquer, la vérité universelle n’existe pas et c’est pourquoi l’art est indispensable car il nous permet d’accepter le mystère. Pour qu’une telle culture voit le jour, il est nécessaire que les scientifiques et les artistes fassent un effort pour ouvrir le dialogue entre eux et ne plus se renier. Personne ne détient la vérité et les sciences et l’art sont donc complémentaires.

Conclusion

L’art et les sciences devraient être étroitement liés pour nous permettre de mieux nous connaître. En effet, les sciences ne peuvent pas tout expliquer et l’art est présent pour permettre de laisser place au mystère de l’existence. Beaucoup d’artistes furent précurseur de grandes découvertes neuroscientifiques allant dans ce sens.

Que retenir de la lecture de ce résumé :

Le poète américain Whitman a eu l’intuition précise que le corps et l’esprit ne font qu’un

L’être humain né libre de choisir son destin et est capable de changer

Tous les êtres humains disposent de la même langue… Et pourtant, n’apprécient pas les mêmes goûts

Nos souvenirs sont à la fois éphémères et éternels

L’être humain voit ce qu’il veut voir

C’est le cerveau qui “compose” le motif d’une symphonie, toute dissonance le trouble

Le langage dépasse les mots, il est inscrit profondément dans le cerveau

La conscience est réelle, mais elle n’a jamais été physiquement localisée dans le cerveau

Vers une réconciliation des arts et de la science

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Proust était un neuroscientifique
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