Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Le monde change, et la France ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 319
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: Le monde change, et la France ?   Mer 28 Juin - 13:30

monde change, et la France ?

En lisant ce résumé, vous apprendrez comment la France peut devenir extrêmement compétitive dans un contexte de profondes mutations, à condition de simplifier son fonctionnement et de reprendre confiance.

Vous apprendrez également que :

- la France dispose de sérieux atouts pour faire face aux défis actuels ;

- mais elle doit d’abord résoudre de lourds handicaps ;

- pour rester compétitives, les entreprises ont tout intérêt à miser sur le bonheur de leurs employés ;

- le changement climatique, la mondialisation sont autant des défis que des opportunités de croissance pour la France.

Le monde connaît un grand nombre de mutations : numériques, démographiques, environnementales… Et la France, s’interroge le MEDEF ? Les entreprises françaises sont en première ligne, explique Pierre Gattaz, son président. C’est pourquoi le syndicat patronal prend la plume pour décrire une France positive et compétitive, à partir de l’expérience de terrain des entreprises.

La France ne manque pas d’atouts pour affronter les mutations actuelles

Elle est pionnière dans l’innovation. Au niveau mondial, elle devance les Etats-Unis pour le financement et les incitations fiscales en matière de recherche et développement.

Elle est 2ème en Europe et 4ème dans le monde pour le dépôt de licences dans des domaines de pointe : électronique, objets connectés, recherche spatiale.

En 2015, au Consumer Electronic Show de Las Vegas, le plus important salon consacré à l’innovation technologique grand public, 190 start-ups françaises étaient présentes. Soit la plus importante délégation après les Etats-Unis (194). Parmi elles, 24 entreprises ont remporté un prix pour les innovations présentées.

En dépit de la crise, la France n’a pas peur d’entreprendre. 525 000 sociétés ont été créées en 2015. En moyenne, le nombre de créations d’entreprises croît de 4,5% par an en France, contre 0,3% aux Etats-Unis. 50% des actifs et des étudiants se verraient bien en entrepreneurs. 1 Français sur 4 - 13 millions de personnes tout de même - veut créer ou reprendre une entreprise. Et parmi eux, 2 millions ont déjà un projet prêt. Et ça marche 50% de la création de richesse et 1,8 million d’emplois viennent des entrepreneurs et de leurs PME !

Devenir entrepreneur, ce n’est plus forcément faire un saut dans l’inconnu : auto-entrepreneur, indépendant, consultant… Même si le salariat reste majoritaire (24 millions d’emplois contre 2,5 millions de non-salariés), on ne se définit plus uniquement en fonction d’un métier. Place à la pluriactivité ! On peut avoir un emploi salarié et exercer une activité indépendante en parallèle. Le CDI, d’une manière générale, n’est plus le Graal à obtenir à tout prix. 25% des emplois aux Etats Unis sont indépendants. En 2020, ils seront 40%.

C’est une vague de fond qui n’épargne pas les quartiers de banlieue. Moussa Camara, fondateur de l’association Agir pour Réussir, aide les jeunes des quartiers à trouver un emploi ou à monter leur boîte. En dépit des handicaps, comme la mauvaise réputation des quartiers ou la méconnaissance des financements pour la création d’entreprises, le nombre de créations d’entreprises y est, là aussi, en progression.

Et pourtant la France cumule les handicaps...

C’est d’ailleurs ce qui pourrait faire hésiter à créer une entreprise. La fiscalité, par exemple, est un bon repoussoir à l’entrepreneuriat : un quart de la valeur produite par les entreprises est taxée en France, contre 14% en Allemagne. Les prélèvements sur le patrimoine ont plus que doublé depuis 1973. Résultat : pour être aussi rentables que leurs concurrents étrangers, les entreprises françaises doivent réaliser de meilleurs résultats.

Sans compter que le système est pour le moins… complexe. On ne compte plus les taxes, impôts locaux, niches fiscales (plus de 450), lesquelles restent largement inaccessibles aux PME à moins d’avoir recours à un fiscaliste. Pour une entreprise, il est impossible de savoir à l’avance le montant des prélèvements dont elle fera l’objet. Cela change sans cesse : 20% des articles du Code général des impôts sont remaniés chaque année.

Faut-il ajouter l’intrusion de l’Etat au sein de l’entreprise à travers le Code du travail ? C’est simple, la puissance publique légifère sur tout, considérant qu’il faut protéger l’employé contre son employeur.

Et que dire du principe de précaution ? Normes et lois se cumulent pour protéger les consommateurs, rendant par là-même difficile l’introduction de produits ou services innovants sur le marché.

La France souffre donc d’inflation législative. En 40 ans, le Journal Officiel est passé de 13 000 à 23 000 pages par an ; ce que Josette Théophile regrette dans son rapport “Pour une fonction publique audacieuse et business friendly” : bien qu’ils soient en interaction tous les jours, fonction publique et secteur privé se snobent. Les hauts fonctionnaires ne connaissent pas la réalité de l’entreprise. Cela ne les empêche pas de légiférer gaillardement sur le sujet.

Le capitalisme doit redevenir utile et humain

C’est le meilleur moyen pour affronter les mutations majeures qui sont en train de se produire : révolution numérique, défis environnementaux, mondialisation, crise de l’Union Européenne…

Côté entreprise, ça va mieux. Les Français sont aujourd’hui 80% à voir l’entreprise d’un œil favorable. Ils n’étaient que 50% il y a 10 ans. Le capitalisme est un système efficace, rappelle le MEDEF. Il s’appuie sur l’initiative personnelle et la libre entreprise. Il peut changer le cours des choses : depuis les années 1990, 1 milliard de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté. Dans les pays les plus pauvres, la richesse privée par personne s’est accrue de 16%. C’est le seul système assurant concrètement le développement de la communauté humaine.

Il n’est pas sans risques non plus. Rien de très normal, reconnaît le syndicat patronal, à ce que 50% des richesses soient détenues par 1% de la population mondiale. Ni que les logiques des entreprises visent davantage à satisfaire les actionnaires que la productivité. De fait, les grandes entreprises n’ont plus la cote auprès des jeunes diplômés. N’être qu’un pion dans un système hiérarchique ne les intéresse pas. Ce qu’ils veulent, c’est un métier qui ait du sens.

Aussi l’entreprise a tout intérêt à remettre les choses à plat : en montrant sa raison d’être, en expliquant son action pour la société et l’environnement, aux employés comme aux clients... en rappelant le contrat social qui la lie à son environnement. Elle doit aussi rétablir un rapport sain avec la finance. La finance est au service de l’entreprise… et non l’inverse, une tendance qui se normalise avec l’émergence de fonds d’investissements comme Alter Equity. Ce dernier n’investit que chez des entreprises ayant un impact positif pour la société et qui suivent un plan d’action RSE (Responsabilité sociale et environnementale) dans la conduite des affaires. Le modèle séduit : pour sa première levée de fonds, Alter Equity a obtenu plus de 40 millions d’euros.

L’entreprise doit rendre ses employés heureux

Il existe un impératif au sein de l’entreprise : il faut rompre avec le management pyramidal qui transforme la majeure partie des employés en simples exécutants. Les Français passent un tiers de leur temps au travail. Or, des études ont démontré qu’être heureux au boulot rend trois fois plus créatif et augmente de 30% la productivité.

Mais comment rendre les gens heureux au boulot ? Pour le MEDEF, cela passe par :

- L’égalité professionnelle entre hommes et femmes qui pourrait, selon l’OCDE, permettre une croissance de 10% de l’économie d’ici 10 ans.

- Accorder davantage d’importance au capital social, à savoir les hommes et femmes de l’entreprise, qu’au capital financier. En clair, cela signifie davantage de flexibilité dans le travail pour favoriser l’engagement du salarié : coworking, télétravail… autant en profiter. Le numérique permet de multiples formes de travail alliant le bon fonctionnement de l’entreprise et le bien-être du salarié.

- Faire confiance. L’autonomie est un atout. Dans un monde qui change sans cesse, les grosses structures ultra-hiérarchisées ont du mal à s’adapter. Les entreprises qui laissent un maximum d’autonomie à leurs salariés sont plus longtemps au top dans leur secteur. Le chef d’entreprise donne la direction, la vision de l’entreprise. Les employés et managers ont toute latitude pour l’appliquer. Autonomie, liberté, confiance sont autant de valeurs qui assurent la croissance de l’entreprise.

- Il faut aussi que le capital humain soit conscient des mutations en question et s’y prépare. Pour cela, rien ne vaut la formation, adaptée aux besoins des hommes et des entreprises. Les formations aussi s’adaptent, plus souples, plus flexibles. Le succès des MOOC en témoigne. L’entreprise a donc tout intérêt à faciliter l’accès à la formation pour ses salariés.

Et ces derniers gagnent à réclamer et à suivre des formations. Aujourd’hui, les carrières ne sont plus linéaires : on peut changer de métier, ou en exercer plusieurs différents en parallèle sous différents statuts tout au long de la vie, autant s’y préparer.

Les entreprises françaises doivent apprivoiser le numérique

Elles ne peuvent y échapper tant cette révolution touche tous les domaines, en premier lieu, les relations commerciales. Avec le web, ce ne sont plus les produits qui sont au centre des échanges mais les besoins du client. Le service prend le pas sur la production : de quoi a besoin le client ? On le produit. L’industrie devient un sous-traitant. C’est d’autant plus facile qu’avec les impressions en 3D, on peut produire facilement, n’importe où. Bientôt, prédit le MEDEF, le fret ne concernera plus les produits mais le transport de données.

L’organisation du travail n’est pas épargnée : les plateformes de services qui fleurissent ont des coûts bas, et peu de personnel. C’est normal : elles ont tendance à faire appel à des prestataires externes pour être plus souples. Les rapports au travail changent. Aux structures très hiérarchisées, on préfère l’organisation horizontale, la collaboration, le télétravail et tout ce qui favorise l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.

Le changement est perceptible dans la société française, accro au web.

Les entreprises ont encore des efforts à faire : seule une PME sur 2 a un site web. Et 10% seulement font de la vente en ligne. 16% des entreprises de l’Hexagone emploient des spécialistes des TIC, contre 20% en moyenne en Europe.

Ce n’est pas faute de créativité ou d’innovation. Le mouvement s’amorce. Sur les 15 dernières années, le numérique a généré 25% de croissance en France… et 37% aux Etats Unis. Il y a encore à faire. Les entreprises ont tout intérêt à se renforcer sur le front du numérique, préconise le MEDEF, avec la formation de spécialistes comme les data scientists. Il faut aussi aider les PME et TPE à s’adapter à ces nouvelles pratiques. Sans oublier d’en encourager l’utilisation chez les seniors et les chefs d’entreprise.

C’est capital, vu le potentiel du numérique. En 2013, il a rapporté 113 milliards d’euros, soit 5% du PIB français. Il atteindra 7% en 2020. Le numérique pourrait créer 19 000 milliards d’euros en 10 ans, explique John Chambers, le P-DG de Cisco. Il peut répondre aux défis du vieillissement de la population, de l’urbanisation, des migrations, grâce aux objets connectés et à son potentiel d’innovation.

L’innovation est une affaire de collaboration entre les différents acteurs. Miser sur le numérique est d’autant plus important que la France et ses entreprises sont très bien placées au niveau de l’innovation. On compte 12 000 start-ups rien qu’à Paris et dans sa banlieue, soit plus qu’à Londres ou Berlin. Et leurs idées fonctionnent : parmi les 12 objets connectés les plus vendus sur l’Apple Store aux Etats Unis, 5 sont français. Au niveau des services, des plateformes innovantes comme Blablacar avec le co-voiturage ou Deezer pour la musique sont nées en France.

L’innovation fait la différence mais elle a besoin de coopération

Dans la santé par exemple, pour répondre aux pathologies nouvelles, au vieillissement de la population, à la recherche de bien-être, la collaboration entre les soignants, les start-ups -bio-tech, med-tech, e-santé-, les ingénieurs, les patients et l’industrie pharmaceutique (dont les investissements en R&D avoisinaient les 4,5 milliards d’euros en 2012), prend tout son sens.

Collaborer, c’est aussi le mot d’ordre dans l’urbanisme : éco-quartier, ville durable, gestion des déchets et de l’électricité. Ce sont autant de secteurs où le savoir-faire de la France est reconnu et exporté au niveau mondial notamment dans les pays émergents. Ce sont les résultats de collaborations fructueuses entre Etat, collectivité, laboratoires universitaires, start-ups et entreprises. C’est ainsi que sont nés les services de partages de vélos, les réseaux intelligents de distribution d’électricité, les systèmes de chauffage centralisés….

Il n’y a pas d’innovation sans le soutien d’une industrie réactive. Et c’est là que le bât blesse. En France, la production industrielle est en baisse de 13% depuis 2008. Sa part dans le PIB est de 11,4% contre 22% en Allemagne. Pourquoi est-ce un problème ? Simplement parce qu’il s’agit d’un important levier de croissance, d’emplois : 50% de la production nationale dépend de l’industrie. Elle est responsable de 74% de l’exportation française. Son rôle est capital dans des domaines comme la ville durable (gestion des déchets, infrastructures…).

L’urgence est donc d’aider les entreprises à rénover leur appareil industriel et à l’adapter au numérique tout en réduisant leur empreinte écologique. L’objectif du MEDEF est ambitieux :faire grimper la part de l’industrie à 20 % du PIB en 2022.

La croissance passe par le développement durable. Lutter contre le réchauffement climatique sans renoncer à la croissance, c’est possible. Le développement durable nécessite créativité, réactivité, collaboration, bref tout ce qui permet de faire réussir les entreprises.

Les Accords de Paris, définis en 2015 lors de la COP 21 stipulent qu’il faudra absorber autant de carbone qu’on en émet d’ici 2050. Or, la transition énergétique va coûter cher. Chacun est responsable. Au niveau européen, il est nécessaire de mettre en place une politique commune du climat et de l’énergie afin de répartir équitablement les efforts entre les différents pays, par exemple avec un marché commun de l’électricité, pour aligner les sources de production. L’Allemagne a encore largement recours au charbon, alors que la France, traditionnellement, s’est spécialisée dans le nucléaire, mais d’autres ressources doivent être utilisées davantage comme l’hydraulique, l’hydrolien (utilisation des courants marins, dont le potentiel est estimé à 3 gigawatt, soit l’équivalent de 2 EPR dernière génération). L’éolien, le solaire sont également des solutions durables notamment pour les territoires d’outre-mer encore largement dépendant, niveau énergie, des importations. Plus ces ressources seront exploitées, plus leur coût baissera.

La transition énergétique se joue aussi au niveau des entreprises

Elle apparaît surtout lorsqu’elles ont recours à des solutions innovantes pour gérer leurs besoins en énergie telles que :

- l’économie circulaire - où les déchets de l’un peuvent produire de l’énergie pour l’autre, par exemple – qui optimise l’utilisation des ressources dans un contexte de raréfaction ;

- le bio-sourcing qui consiste à utiliser des matières premières d’origine végétale et non pétrochimique ;

- la méthanisation (transformation des déchets en gaz) et l’utilisation de la biomasse qui permettent de produire de l’énergie à moindre coût.

L’Europe donne accès au plus grand marché du monde, et c’est d’ailleurs ce que le monde nous envie. L’Union Européenne, c’est une union économique et politique qui jouit d’une monnaie commune et surtout d’un marché mature comptant plus de 500 millions de consommateurs.

Elle souffre d’une cruelle crise de confiance. Trop de lois et de normes tatillonnes imposées par la Commission européenne sapent les bienfaits du marché commun. C’est du moins l’image qu’elle renvoie. L’Union Européenne est capable de s’accorder sur le calibre des bananes, mais pas sur la gouvernance de l’euro.

Le fossé se creuse donc entre des institutions lointaines et les peuples qui en dépendent. Les gouvernements nationaux en jouent en refusant régulièrement d’assumer les décisions prises par la Commission.

L’Europe est pourtant un formidable atout permettant d’envisager les défis de la mondialisation, de la transition énergétique... Elle protège ses ressortissants, assure des échanges et une liberté de déplacement exceptionnels qu’il faut préserver. Les jeunes générations, habituées à étudier et travailler à l’étranger, en sont largement conscientes.

Aussi, selon le MEDEF, l’Union Européenne n’est pas l’ennemi des Etats. Le défi est d’aller vers une Europe meilleure. La Commission européenne s’est d’ailleurs engagée à ne plus publier de nouvelles normes, et à se concentrer sur l’amélioration de celles existantes. La mise en place de marché unique pour le numérique ou l’énergie, la convergence fiscale, financière, sociale sont autant de défis pour l’Union Européenne, mais c’est aussi cette ambition qui lui permettra à elle et à ses membres d’affronter les défis mondiaux, écologiques, énergétiques qui se préparent.

Faire face à la mondialisation passe par la valorisation des territoires d’outre mer

D’ici une quinzaine d’années, 90% de la demande mondiale se fera hors de l’Union Européenne. La mondialisation de l’économie est inéluctable. Elle n’est pas catastrophique pour autant.

C’est même une opportunité, insiste le MEDEF. La France ne manque pas d’avantages : 180 entreprises françaises sont des leaders mondiaux dans leur secteur. 25% du marché planétaire du luxe est détenu par des marques françaises. Effet French touch ? La France est appréciée pour son savoir-faire, son patrimoine, son art de vivre. Cela dope les exportations.

Et la francophonie ? Les entreprises françaises détiennent en moyenne 20% du marché dans les pays où plus de 60% de la population parle français, par exemple en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Sénégal.

Sans compter que l’exportation a un effet levier : une hausse de 10% des exportations au sein d’une entreprise entraîne une hausse des ventes domestiques de 1 à 3%.

Certes, la mondialisation a entraîné des délocalisations, des pertes d’emplois. Mais la tendance actuelle est de relocaliser, pour profiter du savoir-faire et de la qualité à la française !

Ne nous voilons pas la face pour autant : la France doit rattraper son énorme retard. Le déficit de la balance commerciale s’intensifie depuis 15 ans. Moins de 5% des entreprises ont une activité à l’international. Moins de 117 000 PME françaises exportent, contre 205 000 en Italie ou 248 000 en Allemagne. Si les ETI sont largement internationalisées, ce n’est pas le cas des PME ; les règles protectionnistes adoptées depuis 2008 par le G20 ne les aident pas non plus.

Bref, les PME ont besoin d’aide pour exporter. C’est le rôle de structures publiques comme Business France, ou le projet Stratexio, initié par le MEDEF, les Chambres de Commerce et l’OSCI (Opérateurs Spécialistes du Commerce international). Ils coachent les ETI et les PME pour les sensibiliser à la nécessité de s’internationaliser et les accompagner dans la construction de nouveaux business models.

Enfin, la France doit s’appuyer davantage sur les territoires d’outre-mer. Présents sur 3 océans, ils ont des ressources exceptionnelles et sont même en pointe sur certains secteurs, comme l’aérospatiale en Guyane ou le nickel en Nouvelle-Calédonie. En dépit d’un taux de chômage élevé, le dynamisme est là. Le défi aujourd’hui est de les aider à identifier les partenariats potentiels, les opportunités situées à proximité, avec un double objectif : ne plus dépendre uniquement des liens avec la métropole, faire des Antilles, de la Réunion, de la Guyane, le fer de lance de la France dans le monde.

Le service public doit lui aussi devenir efficace et performant

Rien n’est possible sans une action publique efficace. Or, les handicaps dépendant de la sphère publique sont nombreux.

Communes, départements, régions, le territoire est largement fragmenté en collectivités locales aux compétences pas franchement claires. Et ce millefeuille administratif a un coût qui se répercute sur les impôts locaux.

Ce coût devient de plus en plus difficilement justifiable. Les dépenses publiques ne cessent d’augmenter. En 2015, elles représentaient 57% du PIB. C’est largement au-dessus de ce que le pays peut se permettre.

Pour le MEDEF, des mesures urgentes s’imposent :

- Il faut stabiliser la dépense publique, afin que le ratio en 2020 ne soit “plus” que de 50% du PIB.

- La sphère publique doit se rendre compétitive, en se modernisant et en ayant davantage recours au numérique pour simplifier le fonctionnement de l’administration.

- Il faut encourager la collaboration -encore et toujours- entre les sphères publiques et privées. Cela existe déjà dans certains domaines comme la santé, l’éducation. C’est efficace au niveau territorial : Lille avec l’Agence métropolitaine de Lille ou Lyon avec Aderly-Lyon montrent le rôle stratégique des collectivités locales. Elles peuvent mettre en valeur les avantages compétitifs des territoires, améliorer le maillage des infrastructures et des transports publics, etc. On compte aujourd’hui 71 pôles de compétitivité : Alsace Biovalley, Agri Sud Ouest Innovation… autant de lieux qui participent au dynamisme économique de la France.

- Il faut simplifier la préservation de l’environnement. Elle relève aujourd’hui de multiples commissions et organismes dont le rôle n’est pas toujours évident. Or, les entreprises sont également des acteurs responsables. Il faut clarifier la concertation en rassemblant les entreprises, les pouvoirs publics, les ONG et les experts pour trouver des solutions pertinentes et pragmatiques. L’objectif est de connaître l’impact de l’activité et mettre en place des outils efficaces pour prévenir les risques.

Les Français sont attachés à des services publics de qualité, remarque le MEDEF. Les rénover pour qu’ils profitent à tous, c’est aussi permettre à chacun de participer à leur amélioration.

Conclusion

En dépit de ses handicaps, la France dispose de nombreux avantages pour affronter les défis actuels. C’est ce que le MEDEF, 1er réseau d’entreprises en France, fort de l’expérience de ses 750 000 entreprises, observe sur le terrain. La collaboration et l’implication des différents acteurs, publics et privés, et les expériences concluantes sont les clefs qui permettront à la France d’aller de l’avant dès 2020.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- la France ne manque pas d’atouts pour affronter les mutations actuelles,

- et pourtant le pays cumule les handicaps ;

- le capitalisme a tout intérêt à redevenir utile et humain ;

- rendre ses employés heureux est le nouveau leitmotiv de l’entreprise ;

- les entreprises françaises sont obligées d’apprivoiser le numérique ;

- l’innovation est une affaire de collaboration entre les différents acteurs ;

- la croissance passe par le développement durable ;

- l’Europe donne accès au plus grand marché du monde ;

- faire face à la mondialisation passe par la valorisation des territoires d’Outre-Mer ;

- le service public doit, lui aussi, devenir efficace et performant

Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
Le monde change, et la France ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dieu seul change le monde, fait observer le Pape Benoit XVI
» Un forum d'échange et de discussion : tous différents !
» CROIRE EN UN SEUL DIEU: QU'EST-CE QUE CA CHANGE !?
» agoraphobie et peur d'affronter seul le monde?
» Saint Marc et commentaire du jour "Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: Salle de lecture :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: