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 La Terre est plate

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MessageSujet: La Terre est plate   Mer 28 Juin - 13:34

La Terre est plate

En lisant ce résumé, vous découvrirez le point de vue de Thomas Friedman, éditorialiste au “New York Times” qui a remporté le Prix Pulitzer à trois reprises, sur la mondialisation.

Vous découvrirez en détail :

- quelles sont les forces ayant conduit à la mondialisation telle que nous la connaissons actuellement ;

- comment les entreprises et les États doivent s’adapter au nouveau rythme du commerce international ;

- quelles sont les conséquences de ces changements sur les classes moyennes du monde occidental ;

- pourquoi les frustrations, nourries par la mondialisation, peuvent aboutir à du terrorisme.

Ce best-seller, vendu à plus de 7 millions d’exemplaires, donne une vision libérale par excellence du processus de globalisation à travers une enquête menée par l’auteur aux quatre coins du globe.

“Nota bene” : “La Terre est plate” a été écrit en 2005 et actualisé en 2006, ce qui explique que les données chiffrées soient pour partie obsolètes.
L’avènement des ordinateurs personnels et d’Internet a fait entrer l’humanité dans une nouvelle ère de la mondialisation

La Terre est plate. Telle est la thèse avancée par Thomas Friedman dans son livre éponyme. Cette expression induit le fait que la distance géographique qui sépare les individus les empêche de moins en moins d’interagir entre eux, ce qui correspond, selon l’auteur, à la troisième phase de la mondialisation. La première, ayant duré de 1492 à 1800, consistait en la découverte et l’interconnexion entre territoires du Nouveau Monde et métropoles européennes. Lors de la deuxième période, de 1800 à l’an 2000 environ, la baisse des coûts de transport et de communication avait amplifié l’interconnexion du monde. Les acteurs principaux de ce processus étaient alors les multinationales.

La phase qui nous intéresse à présent est celle née avec le développement d’Internet. Dès lors que tout le monde possède un ordinateur personnel (permettant de créer du contenu numérique) et un accès à Internet bon marché (permettant de transmettre ce contenu), le monde est “aplati”. Les multinationales jouent encore un rôle important dans cette mondialisation, comme l’atteste la présence des logos de certaines d’entre elles qui s’affichent dans le monde entier ; pourtant, au cœur de cette nouvelle phase, se trouvent les individus. Ils sont entrés en concurrence directe les uns avec les autres et sont obligés de se spécialiser dans le domaine où ils créent le plus de valeur ajoutée.

Afin d’illustrer la réalité de ce phénomène, Thomas Friedman prend notamment l’exemple des déclarations d’impôts américaines, remplies en Inde. En effet, les tâches les plus simples en termes de comptabilité sont de plus en plus sous-traitées dans ce qu’on surnomme le “bureau du monde”, où les coûts du labeur sont moindres. En 2003, 25 000 déclarations y ont été traitées ; en 2004, 100 000 et en 2005, 400 000. En revanche, les tâches complexes restent, quant à elles, de la responsabilité des employés américains : chacun se spécialise dans le domaine où il est le plus productif.

L’auteur explique que, focalisés sur la menace du terrorisme islamique, les États-Unis n’ont pas su anticiper les changements de logique économique qu’impose cette nouvelle ère : c’est pour y remédier qu’il décide de rédiger ce livre.

Thomas Friedman recense dix facteurs qui ont contribué à l’aplatissement du monde

Ces 10 forces d’aplatissement de la Terre selon Friedman sont :

1. le 9 novembre 1989 : la chute du Mur de Berlin

2. le 9 août 1995 : l’entrée en Bourse de Netscape, Internet devient mondial

3. l’arrivée des logiciels de workflow

4. le téléchargement vers les serveurs

5. l’externalisation au sein des entreprises

6. la délocalisation

7. l’harmonisation de la chaîne d’approvisionnement (par une gestion des stocks, des fournisseurs…)

8. l’internalisation (l’intégration d’un tiers au sein de l’entreprise)

9. l’in-formation et les moteurs de recherche

10. les Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication qu’il surnomme “les stéroïdes”.

Entrons dans les détails de ces 10 points, en commençant par la chute du mur de Berlin, la standardisation des outils numériques, les logiciels “workflow”, et l’externalisation.

La chute du Mur de Berlin marque l’avènement du modèle d’économies capitalistes. Les systèmes totalitaires basés sur le monopole étatique de l’information ne sont plus capables de faire face au développement des fax, téléphones et PC. Dans le sillage de l’Union soviétique et de ses satellites, la majorité des pays adeptes de la planification la réduise fortement voire même l’abandonne. L’Inde ouvre ainsi son économie au monde en 1991 ; trois ans plus tard, celle-ci affiche une croissance de 7% ! Le 9 novembre 1989 est la date d’intégration de trois milliards d’humains (Chine, ex-URSS et Inde) au marché mondial. La convergence de l’humanité vers le système capitaliste met fin à la relative homogénéité de ce dernier. En effet, les trois pôles de la Triade (USA/Canada, Europe de l’Ouest et Japon) ont alors des salaires, des prix et une éducation relativement équivalents.

Vient ensuite, la standardisation des outils numériques. En 1990, Windows lance sa version 3.0, qui permet désormais à des individus lambda de produire des fichiers numériques. En parallèle, les PC d’IBM deviennent eux-aussi la norme. De même, le World Wide Web, créé en 1991, met fin au temps où chaque entreprise possédait son propre réseau. Internet devient facilement accessible avec le lancement du navigateur Netscape en 1994, qui domine très vite le marché. L’introduction en bourse de ce dernier a par ailleurs introduit le concept de la bulle Internet : alors que Morgan Stanley évaluait initialement l’action à 14 dollars, cette dernière finit sa première cotation à 56 dollars. Il s’ensuit cinq années de surinvestissement dans les nouvelles technologies, permettant ainsi la constitution d’un réseau de fibre optique mondial. Ces investissements, bien que jamais rentabilisés, ont permis d’abaisser durablement les coûts de communication. La bulle Internet et son éclatement n’ont donc pas ralenti l’aplatissement du monde, au contraire : ils l’ont accéléré.

Par ailleurs, la baisse des coûts de communication et la standardisation des protocoles ont favorisé le développement du logiciel “workflow”. Les logiciels de ce type permettent à n’importe qui, depuis n’importe où, de travailler sur des données produites par n’importe qui, depuis n’importe où. Ainsi, ils permettent d’isoler les différentes tâches d’un service et de faire exécuter chacune d’elles par l’entreprise la plus compétitive à l’échelle mondiale.

Dès lors, les entreprises commencent à externaliser les tâches, pour lesquelles il est désormais possible de trouver un sous-traitant plus compétitif. Ainsi, à la fin des années 1990, lorsqu’il faut modifier l’horloge interne de la majorité des ordinateurs pour éviter le bug de l’an 2000, on part chercher les ingénieurs nécessaires à la réalisation de cette tâche fastidieuse en Inde. Fort de sa population dense, de la qualité de son système éducatif et du faible niveau des salaires indiens, le pays est l’endroit le plus compétitif mondialement pour cette tâche.

… le téléchargement vers l’amont et la délocalisation…

Le téléchargement vers l‘amont (“uploading”) constitue la cinquième force d’aplatissement du monde. Les utilisateurs d’Internet ne se contentent plus de consommer du contenu, mais en produisent également ; les blogs et Wikipédia sont deux exemples de cette nouvelle manière de surfer sur la Toile. Tout le monde peut désormais s’exprimer et être entendu du monde entier ; parallèlement, la vérité sur chacun est à la disposition de tous — y compris celle des sites de propagande d’Al-Qaïda.

Les logiciels libres sont une autre facette du téléchargement vers l’amont. En mettant à disposition gratuitement le code de leurs logiciels, des développeurs d’un genre nouveau créent collectivement des logiciels performants. Dans le secteur des serveurs, le code open source Apache a, par exemple, été repris par IBM comme base de son propre logiciel dès 1998. L’avantage de ces logiciels est qu’ils mettent les entreprises traditionnelles sous pressions tarifaires et les obligent à développer des services innovants — les logiciels de base étant déjà disponibles gratuitement pour le consommateur.

La Chine intègre l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le 11 décembre 2001. En adoptant les règles du commerce international — et la protection des entreprises étrangères qui y est liée — la République populaire a ouvert la voie à la délocalisation. Elle se différencie de l’externalisation, car elle concerne des usines entières et non pas des tâches précises et limitées. La fragmentation des activités entrepreneuriales s’accroît et la concurrence mondiale s’exacerbe. Friedman associe la situation au proverbe africain :

“Tous les matins, en Afrique, une gazelle se réveille.

Elle sait qu'elle doit courir plus vite que le plus rapide des lions,

sans quoi elle sera dévorée.

Tous les matins, un lion se réveille.

Il sait qu'il doit rattraper la moins rapide des gazelles,

sans quoi il mourra de faim.

Peu importe que vous soyez un lion ou une gazelle.

Quand le soleil se lève, il est temps de courir.”

Le Chinois peut devenir le lion, mais il doit veiller à ne pas s’arrêter. D’autres pays l’attendent au tournant et rêvent d’adopter son modèle de développement : la Malaisie, la Thaïlande, le Mexique, le Brésil, etc.

La mondialisation a ses gagnants et ses perdants au sein de la société américaine : il est crucial de réfléchir aux emplois de la classe moyenne qui vont se maintenir et se développer aux États-Unis

La mondialisation crée des gagnants et des perdants dans chaque pays. L’avantage comparatif des États-Unis se trouve dans les domaines spécialisés, nécessitant des travailleurs qualifiés. Les classes moyennes et populaires pourraient donc subir de plein fouet les conséquences de la mondialisation. Néanmoins, l’auteur reste persuadé que les emplois supprimés dans des secteurs peu productifs seront remplacés par d’autres, dans les secteurs où les Américains ont un avantage comparatif. En effet, en partant de l’hypothèse que les besoins et désirs humains sont infinis, de nouveaux postes n’arrêteront jamais de se créer. Ainsi, la mondialisation ne remet pas en cause la défense du libre échange de Ricardo, mais se contente d’accélérer les cycles de destruction/création des emplois. Dès lors, il devient impossible de s’assurer une position à vie et l’État doit se concentrer sur l’employabilité des citoyens plutôt que sur les emplois en tant que tels.

Friedman recense les différents types d’emplois n’étant pas menacés par la mondialisation aux USA et pouvant être des réservoirs de professions pour la classe moyenne, pilier de l’équilibre politique. On y trouve :

- les postes dans les secteurs non externalisables/délocalisables (exemple : le coiffeur) ;

- les organisateurs, dont la capacité de synthèse leur permet de comprendre et concevoir des chaînes d’approvisionnement/de production ou de faire le pont entre différents services ;

- les explicateurs : cette catégorie englobe aussi bien les pédagogues, qui apprendront à leurs clients comment fonctionne un objet par exemple, que des sites comme Amazon, qui permettent à leurs utilisateurs de trouver ce qu’il leur faut en faisant une offre pléthorique ;

- les ingénieurs et techniciens polyvalents capables d’adapter les méthodes de l’entreprise aux nouvelles technologies ;

- les métiers en rapport avec la transition énergétique ;

- les passionnés, qui arrivent à donner de l’humanité à leur métier (exemple : le marchand de limonade, qui amuse sa clientèle).

Les États-Unis possèdent de nombreux atouts pour profiter de la mondialisation. Ils comptent 4 000 universités, dont les plus prestigieuses attirent nombre d’étudiants internationaux, des institutions politiques stables, une économie souple qui permet d’embaucher et de licencier facilement — et donc de s’adapter aux cycles de destruction/création —, etc. Toutefois, ils ont aussi tendance à se reposer sur leurs lauriers, ce que regrette l’auteur.

Le gouvernement de Washington manque de clairvoyance pour faire face à ces changements et l’Amérique d’ambition pour participer à l’économie de la connaissance

Le goût de l’effort n’est pas assez développé chez la jeunesse américaine, alors qu’il est très prégnant chez les jeunes Chinois ou Indiens. En effet, les universités asiatiques ont délivré en 2006 huit fois plus de diplômes d’ingénieurs que les établissements nord-américains, où les études scientifiques ne passionnent plus qu’un petit tiers des étudiants de premier cycle.

Les coupes budgétaires dans les domaines de la recherche et des infrastructures révèlent également le manque d’ambition et de vision des gouvernements de Washington. Pis, elles prouvent que les politiques ne parviennent plus à fédérer autour de grands projets de société, tels que les “New Frontier” de Kennedy ou la “Great Society” de Johnson. La société se divise entre les gagnants et les perdants de la mondialisation et il devient de plus en plus difficile de mobiliser l’ensemble de la population, alors que c’était relativement simple de le faire face à une menace commune (l’URSS de la Guerre Froide).

Aussi, pour préparer les générations futures à un monde qui change de plus en plus vite, il est indispensable de leur “apprendre à apprendre”. La curiosité et la passion pour un métier seront bientôt aussi importantes que les capacités intellectuelles nécessaires à l’exercer, car, dans toutes les professions, les méthodes évolueront rapidement et demanderont de la réactivité.

Il faut également créer un cadre institutionnel capable de gérer des suppressions et créations rapides de postes. Dès lors qu’un travailleur voit son emploi externalisé ou délocalisé, les compétences spécifiques à son ancien poste ne lui sont plus utiles et ses possibilités de rémunération baissent “de facto”. Pour pallier ce problème, l’auteur évoque l’idée d’une assurance-salaire qui consisterait en le versement provisoire d’un complément de salaire dès que l’employé retrouve un travail. Son niveau de vie ne baisserait donc pas à court terme, ce qui lui laisserait le temps d’acquérir les compétences spécifiques à son nouvel emploi et donc d’augmenter sa rémunération.

Pour les pays en voie de développement et les entreprises, profiter de la mondialisation demande également des efforts et des adaptations

Pour les pays en voie de développement, s’adapter à la globalisation n’est pas aussi simple que cela en a l’air. Les pays aux réflexes étatiques doivent déjà surmonter de nombreux tabous économiques. Un État ne peut, par exemple, pas assurer à chaque citoyen un emploi ; une telle stratégie conduit à subventionner des postes peu productifs et nuit donc au développement. Ensuite, ils doivent mettre en place des réformes macroéconomiques : privatisation, dérégulation, abaissement des tarifs douaniers, etc. Ces mesures orthodoxes semblent porter leurs fruits, comme le montre le Mexique des années 1990. Cependant, cela n’est pas suffisant ! Sans un accompagnement institutionnel compétitif, elles ne peuvent assurer une croissance durable. C’est l’une des raisons du ralentissement mexicain des années 2000 ; la capacité des pays à mettre en place ces mesures dépend beaucoup de leur culture.

La gouvernance des entreprises va devoir se transformer dans un nouveau monde plat. Pour cela, elles vont devoir faire preuve de lucidité et de capacité d’adaptation. Les domaines de compétences d’une entreprise pourront ne plus créer autant de valeur ajoutée qu’auparavant, par exemple, le développement de photographies en argentique après l’apparition du numérique. Il est alors inutile de persister dans ces activités et il devient préférable de se concentrer sur d’autres — exemple : l’instinct artistique d’un photographe, dont la valeur ne diminue pas selon l’évolution des technologies. D’une manière générale, la collaboration — et donc la confiance — entre différents acteurs va devenir indispensable pour que chacun se restreigne à son secteur de prédilection — où il possède les technologies ou compétences cruciales — et externalise les autres tâches.

En outre, les grandes et petites entreprises vont entrer en concurrence de plus en plus frontale les unes avec les autres. Il est donc indispensable pour les PME d’avoir et de développer des stratégies ambitieuses — d’exportation par exemple. Parallèlement, les firmes les plus importantes devront se montrer aussi agiles que les plus petites structures, sans quoi elles perdront vite en compétitivité.

Ces évolutions sont inéluctables. Si une entreprise essaie d’y résister, elle sera rapidement remplacée par une autre, qui se sera adaptée aux nouvelles règles du marché. Cela ne veut en aucun cas dire que la mondialisation sonne le glas de l’idéalisme dans le secteur privé ; Friedman cite ainsi l’exemple d’une externalisation équitable : Digital Divide Data. Cette société fondée au Cambodge par des Américains permet à des étudiants locaux de financer leurs études. En complément de leur salaire, Digital Divide Data leur fournit une bourse leur permettant de sortir de la pauvreté.

La mondialisation exclut des territoires et des individus, ce qui alimente les critiques de l’aplatissement du monde

Pour une large part de la population mondiale, la Terre n’est toujours pas plate. Lorsque les maladies ou la corruption sont pandémiques, attirer des investissements étrangers n’est tout simplement pas possible. Des zones entières ont donc besoin de l’aide humanitaire pour sortir de leurs trappes de pauvreté. Parallèlement, des centaines de millions d’individus restent exclus de la mondialisation dans des territoires “aplatis”.

Aussi, l’hétérogénéité du mouvement altermondialiste révèle les différentes critiques adressées à la mondialisation. On y trouve notamment les adversaires radicaux du capitalisme (trotskistes, anarchistes, etc.), les militants antiaméricanisme, les adversaires passifs ne souhaitant pas voir le monde changer trop vite et enfin les groupes souhaitant alerter sur les aspects négatifs de la globalisation. Cette dernière force est particulièrement respectée par l’auteur, qui rejette pourtant l’idée d’aller à l’encontre du processus d’internationalisation des économies, inévitable selon lui, dès lors qu’il est possible technologiquement.

Les réponses politiques aux défis d’un monde aplati ne doivent pas se faire contre l’intégration internationale. La lutte contre la corruption, les investissements dans les infrastructures, la construction d’institutions au sens large sont de bien meilleurs moyens de faire accéder une population au développement — via une intégration réussie dans les chaînes d’approvisionnement mondiales —, que les barrières protectionnistes.

Enfin, la mondialisation n’est pas synonyme d’uniformisation culturelle. Grâce au téléchargement en amont, n’importe qui peut s’exprimer mondialement. C’est pourquoi il est pertinent de parler de “mondialisation du local” : via les diasporas et la diffusion de l’information par Internet, chaque culture locale dépasse désormais le cadre de son territoire d’origine et continue ainsi de se développer.


Le commerce adoucit les mœurs… mais favorise potentiellement le terrorisme

La mondialisation devrait également être un vecteur de paix. Deux pays appartenant à la même chaîne d’approvisionnement ont peu d’intérêt à entrer dans une guerre traditionnelle sous peine de nuire durablement à leur attractivité internationale. Or, les chaînes d’approvisionnement tendent à devenir mondiales, les conflits armés conventionnels devraient donc devenir de plus en plus rares. Néanmoins, la menace du terrorisme islamique nous révèle qu’un nouveau type de violence extrême est possible. Pour y faire face, il est contre-productif de faire rentrer nos sociétés dans une logique de méfiance ; au contraire, il faut agir à la racine du problème et faire en sorte que chaque individu se tourne vers son avenir et s’épanouisse en profitant des possibilités offertes par les nouvelles technologies.

Le monde arabo-musulman est devenu un terreau du terrorisme, car les gens y ont plus de souvenirs que de rêves. D’un côté, cette région du monde a été au centre du commerce et des connaissances mondiales au Moyen-Âge, de l’autre la situation actuelle est peu reluisante : les jeunes diplômés sont nombreux à ne pas pouvoir trouver de travail en raison des blocages institutionnels de leur pays, les Palestiniens subissent l’humiliation des contrôles israéliens, l’accès à Internet est réduit, etc. De plus, le pétrole est devenu pour de nombreux États du Golfe Persique une véritable malédiction : la rente qu’il octroie permet aux gouvernements de ne pas faire payer d’impôts à leur population. Ils n’ont “de facto” aucun compte à rendre et ne mettent pas en place les réformes structurelles nécessaires à une intégration durable dans l’économie du XXIe siècle.

Tout cela engendre une importante frustration, qui dans sa forme la plus exacerbée conduit à l’“islamoléninisme” de Ben Laden. Ce dernier offre l’illusion du pouvoir sur l’Occident en attaquant la confiance, à la base des relations économiques, sociales et politiques. Cette volonté de confrontation est le fruit de l’interconnexion des peuples : il est douloureux de vivre dans la frustration quand des modèles prospères existent et nous semblent inaccessibles.



Conclusion

Pour toutes ces raisons, il faut que l’aplatissement du monde soit accompagné d’un imaginaire positif et porteur d’espoir. La globalisation doit être perçue comme un outil au service du développement des nations et de l’émancipation des individus, et les Américains jouent un rôle crucial dans cet objectif : ils doivent être exemplaires pour permettre à la mondialisation, qu’ils ont enfantée, d’être acceptée au mieux.

Ce qu'il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- l’avènement des ordinateurs personnels et d’Internet a fait entrer l’humanité dans une nouvelle ère de la mondialisation ;

- Thomas Friedman recense dix facteurs qui ont contribué à l’aplatissement du monde : la chute du mur de Berlin, la standardisation des outils numériques, les logiciels “workflow”, l’externalisation, le téléchargement vers l’amont et la délocalisation, le développement des chaînes d’approvisionnement, l’internalisation, les moteurs de recherche et les progrès technologiques à venir ;

- la mondialisation a ses gagnants et ses perdants au sein de la société américaine : il est crucial de réfléchir aux emplois de la classe moyenne qui vont se maintenir et se développer aux États-Unis ;

- le gouvernement de Washington manque de clairvoyance pour faire face à ces changements et l’Amérique d’ambition pour participer à l’économie de la connaissance ;

- pour les pays en voie de développement et les entreprises, profiter de la mondialisation demande également des efforts et des adaptations ;

- la mondialisation exclut des territoires et des individus, ce qui alimente les critiques de l’aplatissement du monde ;

- le commerce adoucit les mœurs… mais favorise potentiellement le terrorisme.





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