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 Wired to Create: Unraveling the Mysteries of the Creative Mind

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MessageSujet: Wired to Create: Unraveling the Mysteries of the Creative Mind   Mer 28 Juin - 13:48

Wired to Create: Unraveling the Mysteries of the Creative Mind

En lisant ce résumé, vous découvrirez les dix principaux traits qui caractérisent les esprits les plus créatifs.

Vous découvrirez aussi que :

- les esprits créatifs sont habités par des paradoxes, indispensables à la créativité ;

- la sensibilité, la marginalité, une forte intuition ou une grande flexibilité intellectuelle font partie des points communs que l’on retrouve chez la plupart des créatifs ;

- le cerveau d’un individu dévoile autant d’indices sur ses capacités créatives qu’un test psychologique, car les deux approches sont complémentaires.

Ouverts d’esprit, tolérants, sensibles, aventureux, atypiques, etc., sont autant de traits caractérisant les personnes créatives. Le plus étonnant dans tout cela est la complexité et le désordre qui règnent dans leurs esprits et les nombreuses contradictions qui les composent. La créativité a de multiples facettes et pour les comprendre, il faut commencer par étudier le cerveau ; les créatifs ont une grande facilité à activer et désactiver certains réseaux de neurones, qui leur servent à créer. Toutefois, pas d’inquiétude, la créativité, ça s’apprend aussi !

Inventer des jeux pour booster sa créativité

Myamoto est le créateur de nombreux jeux vidéo, dont l’indémodable Mario Bros. Dans ses jeux, il a toujours cherché à recréer la magie et l’étonnement qu’il ressentait petit, lorsqu’il jouait dans la forêt. À l’instar de Myamoto, C. S. Lewis et Carl Jung avaient l’habitude d’inventer des mondes fantastiques imaginaires quand ils étaient enfants, et c’est en puisant dans leur imagination enfantine que ces hommes de renom ont trouvé leur créativité.

Les adultes, tout comme les enfants, ont besoin de stimuli pour rêver et jouer. Or, aujourd’hui, les parents ont tendance à surcharger l’emploi du temps de leur progéniture, avec des activités, en les obligeant à une chose ou l’autre, en leur donnant des ordres. Leur temps libre étant drastiquement réduit, les enfants ne sont plus assez laissés à eux-mêmes et à leur imagination créatrice. Un constat problématique, étant donné que les vingt premières années de la vie d’une personne sont capitales pour le développement de son esprit créatif : ce sont les plus riches et les plus formatrices.

Une fois adultes, les individus pensent devoir devenir irrémédiablement raisonnables et responsables. Cependant, travailler n’est pas seulement une affaire de sérieux ! Au contraire, un créatif ne devrait jamais totalement dissocier travail et jeu ; les meilleurs résultats créatifs sont issus de la combinaison efforts/facilités et sérieux/ludique.

Aussi, l’absence d’esprit ludique est un frein à la créativité, mais pas seulement ; les études le prouvent : les adultes qui aiment jouer sont moins stressés, plus satisfaits de leur vie, plus créatifs et plus dynamiques.

Alors dansez, peignez, explorez de nouveaux horizons, redevenez des enfants et amusez-vous !

Tomber amoureux de ses rêves

Comment la passion déclenche-t-elle les compétences créatrices d’un individu ?

À l’origine de la passion, se trouve un désir inconnu. Joshua Waitzkin, maître international d’échecs américain en est un parfait exemple : alors qu’il était enfant, dans un parc, il s’est senti irrésistiblement attiré par une partie d’échecs. Il ne savait pas ce que c’était, mais il ne pouvait y résister.

Une fois ce désir intérieur dévoilé, la vie et le travail d’un individu peuvent en être complètement bouleversés. Ce coup de foudre pour une activité propulse la personne vers sa destinée, car tomber amoureux de ses rêves est ce qui permet de persévérer dans les moments difficiles. Idéalement, l’activité et l’individu ne font plus qu’un : ils forment un couple parfait.

Toutefois la passion, comme le couple, s’entretient. Il faut notamment planifier l’aboutissement de ses rêves ; parfois, à force de rêver, on s’en contente et on oublie qu’il y a un long chemin pour parvenir à les réaliser, que des efforts sont nécessaires à sa réussite et on ne se prend pas en main. Alors, pour ne pas tomber dans ce piège, le mieux est non seulement d’imaginer ses rêves devenir réalité, mais également de visualiser tous les obstacles qui peuvent barrer la route, pour définir un chemin plus concret.

Attention tout de même : “suis ta passion” reste un conseil à appliquer avec précaution, car une passion mal assimilée est telle une épée à double tranchant. Par exemple, un passionné d’échecs comme Joshua Waitzkin peut devenir obsessionnel ; dès lors, son but n’est plus de déplacer les pions par amour du jeu, mais par désir insatiable d’être le meilleur. Dans ce cas, sa passion n’est pas saine.

Les rêveurs éveillés ne sont pas seulement des étourdis

Les rêveurs éveillés perdent-ils leur temps ? Non ! Au contraire, les vagabondages quotidiens de l’esprit sont une source de créativité immense : laisser son esprit flâner ne signifie pas qu’il est inactif.

D’ailleurs, pendant une période de création intense, s’autoriser une pause de cinq minutes pour laisser son esprit vagabonder peut être très bénéfique : marcher, gribouiller, faire un peu de rangement sont des activités simples et utiles à cette fin. D’ailleurs, après une pause, l’esprit trouve parfois de nouvelles solutions inattendues ; son énergie créative s’est restaurée.

En outre, rentrer en soi-même, donc se détourner du monde extérieur, est un moyen de puiser dans ses plus profondes sources de créativité, c’est-à-dire dans son inconscient, un atout, étant donné sa richesse immense. Rêver en dormant est une porte plus communément admise vers son inconscient, vers l’exploration de soi-même. Par exemple, Edgar Allan Poe se servait de ses cauchemars nocturnes pour écrire ses histoires.

Comment débloquer un flux d’idées parfois enseveli dans les profondeurs de l’esprit ? En se douchant ! Étonnant mais concluant, des recherches ont révélé que 72% des individus ont de nouvelles idées sous leur douche, ce qui est plus qu’au travail ! Ainsi, rester des heures à son bureau à la recherche d’une solution n’est pas productif : il est préférable de s’aérer l’esprit. C’est lorsque le cerveau fait une pause — ou après — que l’idée a le plus de chance d’éclore. Woody Allen, par exemple, est un adepte de la technique de la douche pour réveiller son inspiration.

Plutôt que de se doucher, certains créatifs préfèrent se promener. Ainsi en est-il d’Emmanuel Kant, de Charles Darwin ou de Friedrich Nietzsche. La nature est un excellent endroit pour se promener car elle permet au cerveau de se déconnecter et de déstresser.

La solitude est un chemin vers soi-même et vers le monde

Seul avec soi-même, les pensées n’ont nulle part où se cacher. C’est une bonne chose car, pour créer, il faut établir un espace d’intimité et de rencontre entre soi et ses pensées. C’est pourquoi les écrivains, les plus solitaires des créateurs, cherchent l’isolement à tout prix. Marcel Proust, par exemple, dormait la journée pour écrire toute la nuit, enfermé dans son appartement parisien.

Quels sont les bénéfices de la solitude ? Devenir intime avec soi-même permet de trouver du sens, du discernement et même du bien-être. Dans la société d’aujourd’hui, la solitude n’est pourtant pas du tout valorisée, à tort : considérée comme un indicateur d’asociabilité, elle est, en fait, un signe majeur de maturité émotionnelle. Toutefois, même ceux qui aiment la solitude ont de plus en plus de mal à passer du temps avec elle ! Les distractions incessantes accaparent l’esprit des hommes : ils savent de moins en moins être seuls.

Donc, c’est en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’être humain, qu’il est important — malgré les difficultés — de cultiver sa solitude. Qu’il s’agisse de piano, d’écriture, de spéculation ou de jardinage, toutes les passions peuvent se déployer loin du monde. Bien entendu, il ne faut pas pour autant négliger les autres et son environnement extérieur, car l’inspiration peut venir de l’extérieur.

La réflexion intérieure est victime d’un autre préjugé : elle est considérée comme une activité non-productive — inutile donc d’y consacrer trop de temps. Encore une fois, c’est faux. Ce genre de réflexion solitaire permet de traiter de l’information, de cristalliser des souvenirs, d’établir des connexions et d’affermir son identité. Ce n’est pas parce qu’une activité mentale ne donne pas de résultats concrets et immédiats qu’elle n’est pas utile !

Ainsi, de nombreux philosophes croyaient fermement au pouvoir de la solitude : Heidegger, Nietzsche, Kierkegaard font partie de ceux ayant choisi une vie intellectuelle en solitaire.

L’intuition, un accès privilégié à l’inconscient créatif

Les scientifiques ont constaté que le pouvoir de l’inconscient était aussi important que celui du Q.I. Hoffman a notamment découvert les capacités hallucinogènes du LSD en suivant un “étrange pressentiment” éprouvé cinq ans plus tôt, alors qu’il travaillait pour une société fabriquant des produits chimiques. L’histoire de cette découverte n’est pas atypique : nombre d’innovations sont nées de flashs ou de visions de leurs créateurs ; l’inconscient insuffle bien plus leurs idées aux hommes que ce que l’on croit.

Ray Bradbury, l’auteur de “Fahrenheit 451”, va même plus loin en expliquant qu’un écrivain ne doit pas tenter de réfléchir rationnellement : cela pourrait brouiller son intuition. Néanmoins, l’intuition, il ne faut pas s’y tromper, est aussi une forme de pensée. Du moins, c’est ce que suggère la théorie cognitive du double processus, qui veut qu’un individu pense principalement de deux façons différentes :

- un premier processus de pensées, rapide et automatique, est basé sur l’intuition, les émotions, etc. Bref, c’est un processus qui puise ses ressources dans l’inconscient ;

- l’autre processus de pensées s’appuie sur la rationalité et la réflexion pure. La société privilégie ce deuxième processus, car elle aime la rationalité et la cohérence. Pourtant, le processus basé sur l’inconscient est plus rapide et plus sophistiqué : pour être un bon créatif, il faut savoir basculer d’un mode de pensée à l’autre.

De plus, le mode de pensée intuitif présente un avantage : il est à l’origine d’“insights”. Dépourvu d’équivalent français, ce terme signifie : trouver soudainement la réponse à un problème. L’“insight” est comme un cadeau de l’inconscient.

Peut-on stimuler ses “insights” ? Oui, la force de sa motivation, par exemple, influe dessus. Les émotions, négatives ou positives, servent aussi à déclencher des “insights” et à booster sa créativité. Or, les gens créatifs sont souvent submergés d’émotions. Il est également possible de stimuler scientifiquement un “insight”. En effet, les régions du cerveau ayant toutes un rôle bien défini, le lobe temporal antérieur gauche est rationnel, alors que le lobe temporal antérieur droit est lié au subconscient et aux “insights”. Donc, si on diminue en laboratoire l’excitabilité du lobe gauche, le droit sera davantage réquisitionné et la créativité favorisée.

S’ouvrir aux expériences, c’est prendre le risque d’être dépassé mais aussi plus créatif

Vivre des expériences nouvelles et singulières permet de penser différemment ; c’est une règle essentielle de la créativité. “In fine”, nos facultés intellectuelles ne pèsent pas grand-chose face à notre désir d’apprendre et de découvrir.

La volonté d’explorer influe sur la quantité de dopamine dans le cerveau. Or, ce neurotransmetteur a un rôle prépondérant : celui de provoquer la motivation. Ainsi, l’individu “dopé” à la dopamine ne cherche pas de récompenses, mais la satisfaction de découvrir de nouvelles informations : explorer pour apprendre, pour comprendre. C’est le frisson du savoir qui l’intéresse ! La dopamine agit donc sur l’ouverture et la flexibilité mentale d’un individu.

La comparaison de la sécrétion de dopamine chez les personnes créatives et ouvertes à celle des schizophrènes a révélé de grandes similitudes : les scientifiques y ont vu un lien entre psychopathologie et créativité. Ce n’est pas leur seul point commun : le “flow” est l’état mental d’une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité. Elle est dans un état de concentration maximale et cet état est plus facilement atteint par les créatifs et les personnes qui ont des tendances schizophréniques...

Être ouvert est-il nécessairement un avantage ? Des études réalisées sur d’éminents créatifs ont montré que ces derniers ont beaucoup plus de mal que les autres à filtrer les informations non pertinentes de leur environnement. Très sensibles aux stimuli, comme aux sons par exemple, ils sont plus facilement distraits. Ce qui les sauve, c’est leur intuition : elle est puissante et souvent correcte !

Pour les autres, comment s’ouvrir au monde et augmenter sa créativité ? Penser de façon innovante demande d’avoir assisté à des situations en sortant de son ordinaire. Inutile cependant d’aller marcher sur la lune pour bousculer ses habitudes, il suffit parfois de prendre un autre chemin pour aller au travail ou de côtoyer de nouvelles personnes ; ces petits changements peuvent être très efficaces. En revanche, les habitudes, les conventions, le banal sont de puissants freins à la créativité.

Un autre conseil : la polyvalence, la multiplication des expériences sont des atouts. À trop s’entêter dans un même domaine, on devient obsessionnel au détriment de sa créativité. Un exemple : James H. Simons, directeur de hedge fund et mathématicien milliardaire, a obtenu son doctorat à Berkeley en trois ans, avant de hacker les codes de la NASA puis d’enseigner les mathématiques au MIT pour enfin, créer un hedge fund. Ses plans de carrière ont été divers et nombreux, il ne s’est jamais ennuyé et a toujours réussi, justement parce que dans chaque nouveau projet, il se servait du savoir acquis au cours des précédents, sa curiosité le guidant toujours.

La pleine conscience comme outil d’observation et de création

Pour être créatif, il faut savoir observer. Qui a déjà scruté les gestes d’un serveur pour pouvoir les reproduire dans un roman ? Qui a observé une fleur d’assez prêt pour pouvoir la peindre dans toute sa perfection ?

Les créatifs puisent leur inspiration dans le monde environnant et cela grâce à une qualité banale, mais incroyablement difficile à acquérir : ils font attention, ils piochent dans les petits détails de la vie pour créer quelque chose et parviennent à atteindre l’état de pleine conscience. Cela consiste à être focalisé sur le moment présent, sans jugement. Quel meilleur exemple de pleine conscience que Sherlock Holmes ? Le célèbre détective s’isole par une intense concentration dans la contemplation et l’observation de ce qui l’entoure. Les gens croient souvent faire la même chose, mais ce n’est pas le cas.

La façon de vivre actuellement engendre un déficit de l’attention. Chacun connaît cet état de déconcentration perpétuel provoqué par les appels, les messages, les emails, les notifications, etc. : c’est stressant et insatisfaisant. Un Américain passe environ onze heures par jour à interagir avec un média ; l’addiction est la même que pour les drogués : des scientifiques ont constaté que les mêmes mécanismes s’activaient dans le cerveau.

S’entraîner à la pleine conscience permet de réguler ses émotions et ses comportements et la méditation est souvent considérée comme le meilleur entraînement. Que se passe-t-il dans notre cerveau quand nous sommes assis en silence et concentrés sur notre respiration ? L’esprit se purge du bruit et de l’anxiété, la peur est neutralisée, ce qui désinhibe la créativité.

Certains types de méditations sont plus aptes à optimiser la créativité. Les méditations de surveillance ouverte (open monitoring) ou non dirigée sont les plus efficaces ; elles influent une aptitude particulière de la pleine conscience : l’observation. Plutôt que d’obliger l’esprit à se concentrer sans cesse sur une pensée, elles le laissent vagabonder, s’abandonner sans jamais se perdre. Le but est de s’explorer et de s’engager dans un dialogue intérieur avec soi-même et non de se concentrer sur un but particulier.

Sensibilité : vulnérabilité ou atout ?

Pour beaucoup d’êtres sensibles, créer est comme un pont entre eux et le reste du monde. Audrey Hepburn, par exemple, rayonnait à l’écran alors que dans la réalité, elle était timide, voire même vulnérable. Comment la sensibilité nourrit-elle la créativité ?

15 à 20% des individus seraient hypersensibles, mais c’est parmi les créateurs que le pourcentage est le plus élevé : une grande sensibilité permet d’observer et de ressentir plus intensément son environnement. Les hypersensibles accumulent donc des émotions toute la journée et l’art est un moyen de les exprimer. Ainsi, les tensions et les joies accumulées se transforment en travail et en accomplissement.

En plus de tests psychologiques servant à définir son degré d’hypersensibilité – notamment celui d’Elaine Aron – des tests neurologiques ont été pratiqués dans le même but. Les scientifiques ont ainsi découvert que certaines régions du cerveau s’activaient plus souvent chez eux, notamment celles liées à l’empathie, à l’attention visuelle, à la conscience de soi et à l’introspection.

Enfant orchidée ou pissenlit ? Cette question est extrêmement sérieuse puisqu’elle découle d’une découverte génétique : les pissenlits sont des fleurs robustes qui peuvent pousser sur n’importe quel sol, alors que les orchidées sont beaucoup plus fragiles, mais peuvent fleurir comme aucune autre fleur sur un sol approprié. La métaphore induit que les enfants orchidées ont des chances de devenir autodestructeurs et marginaux, mais que s’ils grandissent bien entourés, ils seront plus créatifs, plus heureux et plus épanouis : les gènes nous façonnent en fonction de notre environnement.

Certains individus, comme les enfants orchidées, interagissent avec le monde avec plus d’intensité que les autres ; ils tombent amoureux, sont tristes ou heureux plus souvent et plus intensément. En acceptant et en apprenant de leurs expériences, de leurs névroses, ils grandissent émotionnellement et de façon créative. Plus tard, ils peuvent même tenter de trouver leur “vrai moi”, c’est-à-dire celui qui s’est débarrassé de toutes les pressions sociales et des idées des autres. Tout au long du chemin, il faut aussi savoir accepter les pertes, les défaites, les souffrances nécessaires pour se réaliser et grandir, parce qu’en se nourrissant de ses épreuves, on peut se construire et développer une identité plus complexe.

Faire de l’adversité un avantage

Viktor Frankl, professeur de neurologie, considère que la motivation fondamentale d’un Homme est de trouver un sens à sa vie, quelle que soit la situation. Même après avoir été confronté à l’inimaginable — l’Holocauste — et que des membres de sa famille aient été tués en camp de concentration, Viktor s’est obstiné. Il a maintenu que même les circonstances les plus abominables donnaient l’opportunité de trouver de la force et du sens.

Loin d’être idéaliste, l’idée qu’il est possible de s’améliorer même dans l’adversité est en fait validée par de multiples recherches scientifiques : 70% des survivants à un traumatisme voient des changements positifs en eux. C’est la croissance post-traumatique.

Comment l’adversité se transforme-t-elle en arme créative ?

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort… et plus créatif. Chez les créatifs, le taux de perte parentale est anormalement élevé, autant que chez les personnes recevant des soins psychiatriques pour dépression ou tendances suicidaires. Mais pourquoi ?

Les gens développent et construisent leur vie sur des croyances et des hypothèses qu’ils ont formé sur le monde : un événement traumatique peut tout faire voler en éclat. Alors, ils devront reconsidérer tous leurs acquis et se poser de nouvelles questions. C’est comme après un séisme : il faut reconstruire. Le procédé de reconstruction est éreintant et terriblement dur, mais revoir complètement ses croyances et son système de pensée apporte une force nouvelle et la sagesse.

Le travail créatif intervient pour faciliter la guérison en donnant du sens. Suite à un traumatisme, les thérapies par l’art ou par l’écriture sont souvent recommandées ; par exemple, des sessions journalières de vingt à trente minutes d’écriture sur un sujet émotionnellement fort sont mentalement et même physiquement bénéfiques.

Un traumatisme peut prendre la forme d’une maladie comme celle de Claude Monet, le célèbre peintre. Atteint de la cataracte, il ne peut plus percevoir les couleurs ; plutôt que de jeter son pinceau, il a modifié sa façon de peindre et donc, de voir le monde. Ce n’est qu’un exemple, mais même une expérience plus insignifiante peut aider l’individu à grandir et à créer ; il suffit d’être confronté à un événement qui défie notre philosophie de vie, comme la lecture d’un livre, une séance de méditation quotidienne, un voyage, etc.

Penser différemment : les “outsiders” sont souvent parmi les meilleurs

Beaucoup de créateurs iconoclastes sont des anticonformistes qui ont dû imposer leurs idées contre la censure de leur époque. Mapplethorpe, par exemple, était un photographe rebelle qui abordait des sujets considérés comme choquants : les homosexuels, le sadomasochisme, etc. Aujourd’hui, il est célébré.

Pourquoi la position d’“outsider” est-elle aussi risquée que potentiellement fructueuse ?

Choisir une voie différente représente une grande prise de risque, mais c’est aussi la meilleure façon de réellement innover. Une fois l’idée trouvée, la partie n’est cependant pas gagnée, il reste à faire le plus dur : la partager. Cela demande du courage, sachant que le scepticisme est souvent l’accueil fait aux innovations, car les gens sont poussés hors de leur zone de confort psychologique et n’aiment pas ça. Vouloir réduire l’incertitude dans sa vie est une constante humaine, qu’on en soit conscient ou non.

Ainsi, le prix à payer pour être créatif et penser différemment est grand : travail épuisant, solitude, échec, risque du ridicule et du rejet, etc. La réalité étant que la plupart des artistes ne vendront jamais leurs œuvres et c’est un prix que la majorité ne veut pas payer : elle préfère la conformité.

Quelle est la longueur de cette ligne ? Cette question a été posée lors d’une étude. Le sujet testé était entouré d’un groupe d’acteurs payés pour donner la mauvaise réponse. Dans ces conditions, seulement 25% des sujets testés ont trouvé la bonne réponse à cette question simple, tandis que 95% des sujets testés l’ont trouvée alors qu’ils étaient seuls. Suivre la majorité et même modifier son jugement en fonction d’elle est chose courante : l’opinion majoritaire peut réellement influencer les connexions dans un cerveau. Les créatifs, parce qu’ils sont non-conformistes, sont moins sujets à l’influence du groupe.

Il y a donc un avantage à être un “outsider” ; la créativité peut d’ailleurs se nourrir de l’exclusion sociale, mais pour que ce soit le cas, il faut avoir assez d’estime pour soi-même et d’indépendance et ne pas avoir peur de l’échec, car personne, pas même les génies, ne sont épargnés. Au contraire, les génies ont plus d’échecs que de succès : J. K. Rowling, auteure milliardaire, en est l’exemple. Son premier livre de la saga “Harry Potter” a été refusé par douze maisons d’édition avant d’être finalement accepté. Et encore, il a fallu que la fille du directeur, âgée de huit ans, insiste.

Conclusion

La créativité n’est pas un mystère : elle s’explique psychologiquement par des traits comme l’intuition, l’ouverture d’esprit, la sensibilité, etc. Elle est aussi présente au niveau cérébral ; certaines régions et des réseaux de neurones du cerveau sont bien plus utilisés par les esprits créatifs.

Les différents points qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- inventer des jeux pour booster sa créativité ;

- tomber amoureux de ses rêves ;

- les rêveurs éveillés ne sont pas seulement des étourdis ;

- la solitude est un chemin vers soi-même et vers le monde ;

- l’intuition, un accès privilégié à l’inconscient créatif ;

- s’ouvrir aux expériences, c’est prendre le risque d’être dépassé mais aussi plus créatif ;

- la pleine conscience comme outil d’observation et de création ;

- sensibilité : vulnérabilité ou atout ?

- faire de l’adversité un avantage ;

- penser différemment : les outsiders sont souvent parmi les meilleurs.

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