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 Nonsense : The Power of Not Knowing

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MessageSujet: Nonsense : The Power of Not Knowing   Mer 28 Juin - 14:13

Nonsense : The Power of Not Knowing

Dans un monde toujours plus complexe et incertain, où il devient de plus en plus difficile de savoir quoi faire et comment le faire, la réaction des individus à l'ambiguïté semble être le critère déterminant de l’échec ou du succès.

En lisant ce résumé, vous apprendrez à gérer les zones d’incertitudes de la vie à votre avantage, en utilisant des techniques simples et efficaces.

Vous apprendrez aussi :

- que notre cerveau déforme la réalité, mais que nos réactions peuvent être contrôlées ;

- que l'ambiguïté n’est pas forcément négative et qu’elle peut mener à plus de contrôle et de créativité ;

- comment les inventeurs savent profiter de cette ambiguïté pour innover ;

- pourquoi la diversité est une force.

Qu’est ce qui peut bien pousser un professeur de renom à entrer dans une classe et dire à ses élèves : “mettez-vous à l’aise, asseyez-vous par terre si vous le souhaitez, « désordonnez-moi » ces bureaux et fermez vos livres. Il est temps de se relaxer et de prendre du plaisir, car je ne vais rien vous apprendre.” Cet homme est-il un charlatan ? Au contraire : ses leçons se basent sur une étude fine de la psychologie humaine, dont voici, dans les grandes lignes, les secrets.

Le cerveau cherche avant tout à donner du sens

Le cerveau impose des comportements hérités de l’évolution, visant à la survie de l’Homme dans un monde dangereux, changeant et complexe. La plupart de ces comportements, s’ils semblent consciemment choisis, sont en majeure partie automatiques et indépendants de la volonté de l’humain, car le cerveau simplifie la réalité des situations afin de la rendre compréhensible. Sans cette simplification, nous serions incapables d’agir de manière utile et efficace, car la survie impose de réagir vite et avec détermination.

Donner un sens à ce qui est perçu est un travail fondamental que le cerveau effectue en permanence, et les comportements de l’Homme traduisent dans les faits cette simplification en amont. Parfois le comportement induit est simple et évident, comme mettre un manteau lorsqu’il neige dehors, et parfois il n’aboutit pas lors, par exemple, de l’écoute d’une conférence pointue à laquelle on ne comprend rien. C’est dans la zone grise entre ces deux extrêmes — où les éléments porteurs de sens sont insuffisants pour déterminer une vue d’ensemble précise de la situation — que peuvent survenir les plus grands risques et les plus grandes opportunités. En effet, dans cette zone d’ambiguïté et de doute, une trop grande simplification conduit à un comportement inadapté et à un échec, alors qu’une analyse plus fine permet de trouver des solutions.

La plupart des choix cruciaux de la vie dépendent d’une analyse de situations complexes et stressantes, où aucune solution claire ne se dégage, dans un monde où les informations pertinentes sont perdues dans un flux de données exponentiel et envahissant. Aussi, laisser au cerveau le choix automatique de la conduite à tenir dans cette zone, n’est plus adapté aux enjeux actuels et futurs où l’intelligence, la confiance en soi et les capacités ne suffisent plus. Il faut apprendre à gérer ces automatismes pour les modifier en sa faveur, notamment dans les situations importantes ou critiques, afin de découvrir ce qu’il convient de faire quand nous n’en avons aucune idée. Comment ? En apprenant à gérer l'ambiguïté et l’incertitude dans un premier temps, puis à l’utiliser à son avantage. Pour atteindre cet objectif, comprendre, dans un premier temps, les secrets du fonctionnement de ces automatismes est essentiel.

Il existe différentes phases d’interprétation de la réalité

Le fonctionnement des automatismes du cerveau, quasiment instantanés en pratique, peut se décomposer en plusieurs phases consécutives :

1. Phase de perception d’un élément d'ambiguïté. Par exemple, quand un animal perçoit un indice éventuel de la présence d’un prédateur, sans en être sûr.

2. Phase d’abstraction. L’animal arrête ce qu’il est en train de faire et, les sens en éveil, il cherche de nouveaux indices corroborant ou infirmant sa première impression. Chaque fois que la réalité est en désaccord avec ce qui est attendu, cette réaction inconsciente se produit, qui amène également des réactions corporelles, comme l’augmentation de la tension artérielle et de l’adrénaline, et s’accompagne d’une vigilance et d’une anxiété accrues.

3. Phase d’assimilation ou d’accommodation. La réalité est interprétée selon nos connaissances ou croyances, de manière à revêtir un sens compréhensible et exploitable. Par exemple, pour quelqu’un qui voit un corbeau blanc, soit son esprit assimile l’information ambiguë en prétendant avoir vu une colombe, soit il s’accommode à la réalité en supposant qu’il doit exister des corbeaux albinos.

4. Phase d’affirmation. Cette phase est celle qui finalise le processus et en traduit le sens en termes concrets. Quels que soient les éléments perçus, que ceux-ci soient bien ou mal interprétés, cette phase permet de prendre position, de manière à réduire autant que possible l’incertitude précédemment ressentie. Pourtant, si cette phase est utile — elle réduit les possibilités à une seule et permet de visualiser une ligne claire d’action — elle cristallise aussi les défauts dans l’analyse faite automatiquement par le cerveau. Il devient alors impossible de savoir si nous sommes dans le faux, puisque nous croyons fermement être dans le vrai. Ainsi, cette phase empêche de réfléchir à d’autres alternatives d’interprétation : la réalité devient unique et subjective, elle est interprétée, en bien ou en mal. Elle augmente aussi la confiance en soi.

Après coup, l’esprit a quand même conscience de quelque chose d’anormal, que l’assimilation ou l’accommodation ont faussé la réalité par un biais cognitif. Il en résulte un sentiment d’inconfort qu’on tente inconsciemment d’apaiser par les dérivatifs qui suivent.

Un besoin de sécurité né de l’ambiguïté

L'ambiguïté est anxiogène et déplaisante ; l’Homme a une aversion naturelle pour l’incertitude qui le conduit à chercher à tout prix, et le plus rapidement possible, le réconfort de la certitude, la prévision habituelle des choses : en un mot, la sécurité. Cette sécurité s’obtient dans le groupe social — c’est pourquoi il est si difficile d’aller à l’encontre du groupe — dans la confiance inspirée par les personnes familières, ou dans la surinterprétation de sa confiance en soi. D’autant que, plus la situation est urgente, plus l’enjeu est important, plus la fatigue se fait sentir, et plus le besoin de sécurité et de simplification devient prépondérant, entraînant la phase d’affirmation encore plus rapidement. Des généraux sûrs d’eux-mêmes qui ne détectent plus les indices d’une guerre qui se prépare, aux négociations de prises d’otages qui échouent suite à la surinterprétation d’un élément, ces exemples courants exposent les failles du besoin d’altération des possibilités, de sécurité et de clarté.

Les traumatismes sont eux aussi de véritables catalyseurs de ce besoin, comme le démontre le comportement des survivants d’une catastrophe, qui éprouvent soudainement la nécessité de réévaluer leurs critères d’interprétation du monde ; lorsque leurs croyances s’écroulent, l’ambiguïté multiplie leur besoin de certitude. L’exemple en est qu’à la suite de Katrina et Fukushima, des études démontrent que le nombre de mariages a augmenté drastiquement, en même temps que le nombre de divorces. En résumé, après un désastre, l'ambiguïté devient intolérable et la clarté vitale : des liaisons affectives incertaines, supportables en temps normal, ne le sont plus lorsque la pression devient trop importante. Il apparaît d’ailleurs que même en dehors de ces extrêmes, le besoin de simplification est un sentiment prégnant : on estime à 60% les comportements marqués par ces raccourcis cognitifs.

Se sentir menacé suffit pour éveiller un besoin de simplification, et cela sans nécessairement être dans une position de danger immédiat ; il suffit que la manière de voir le monde soit remise en cause. Une tendance à catégoriser et à cloisonner les gens dans des stéréotypes traduit également ce besoin ; même en ayant conscience de l’absurdité de ces caricatures, l’être humain aime s’y complaire, à cause du sentiment de sécurité supplémentaire qu’il apporte.

Le plaisir est un facteur de l’inconnu

L'ambiguïté est en général source de stress et de déplaisir, mais dans une situation où le cerveau ne se sent pas menacé par elle, ou qu’il a appris à se contrôler, la curiosité prend le dessus. Ce sentiment, moins problématique, porte en lui une certaine forme de plaisir ; l’Homme aime la nouveauté qui stimule son intérêt, et il se plaît à jouer avec ses processus cognitifs. Par exemple, le rire et l’humour se produisent lorsqu’il existe un décalage entre ce qui se produit, et ce qui est normalement attendu dans un moment de tranquillité — la même situation dans des circonstances “dangereuses” n’aurait pas entraîné la même réaction. Ainsi, les mots croisés jouent sur l’ambiguïté des sens d’un mot ou d’une prononciation, et les énigmes ou puzzles mettent le joueur au défi de trouver des solutions parfois peu évidentes.

En revanche, des étudiants forcés d’écouter un professeur réciter d’une voix monocorde un cours magistral sont en situation de sécurité, mais n’éprouvent pas de plaisir, car l’incertitude fait défaut. Ce sont les bons enseignants qui remettent en cause cette manière d’enseigner et forcent les élèves à chercher eux-mêmes des solutions dans des situations où parfois, elles n’existent même pas. C’est ainsi qu’un célèbre professeur de golf apprend à ses élèves à progresser en ne disant rien, en ne corrigeant rien ; il suit ces derniers et sa seule présence suffit à leur faire expérimenter par eux-mêmes ce qui marche.

En fait, au-delà d’une phase technique et de répétition de bases nécessaire, le plaisir et l’apprentissage existent grâce à l’échec et à l’inconnu, car le flou fait partie du processus de plaisir. C’est en se débattant dans des situations peu claires, où il est incapable de donner une interprétation facile de la réalité, que le cerveau non seulement prend du plaisir, mais apprend le plus vite.

En fait, l'ambiguïté semble jouer le rôle d’amplificateur d'émotions. Selon les circonstances ou l’état d’esprit, elle agit comme une source d’anxiété ou de plaisir, comme un moyen de fuite ou de combat, mais aussi de créativité. Alors, comment manier cette arme à double tranchant ? Maintenant que son fonctionnement est connu de tous, comment atténuer ses effets néfastes et augmenter ses effets positifs ? Quelles sont les stratégies à mettre en place pour ne plus être le jouet de fonctionnements automatiques, et devenir les acteurs de nos propres décisions ?

Il existe des stratégies pour tolérer l'ambiguïté

En voici quelques-unes :

- apprendre à tolérer l'incertitude plus longtemps que d'instinct dans les situations ambiguës. Cette technique permet de prendre des décisions plus rationnelles, en particulier pour quelqu’un qui pense avoir tout compris et avoir raison depuis longtemps, car l’échec naît souvent d’une trop grande confiance en soi. Paradoxalement, ceux ayant l'air les plus confiants sont souvent les plus pauvres observateurs. C’est pourquoi il est préférable de laisser passer plusieurs jours, plusieurs changements d’humeur, avant de prendre une décision ;

- s’entraîner à avoir une conscience plus aiguë de son état d’esprit lors des prises de décisions. En étant pressé, fatigué ou sujet à des problèmes personnels, en ayant un état d’esprit négatif, la décision sera altérée ;

- prendre conscience que les humains ont des personnalités complexes et souvent contradictoires. Dans la très grande majorité des cas, la personne en face ne sait pas elle-même ce qu'elle veut. Par conséquent, tenter de réduire ses incertitudes en interprétant les comportements d'une seule manière est contre-productif et inexact ;

- mieux se connaître. Les études ont prouvé une prédisposition génétique à ces mécanismes comportementaux, visant à lever l’incertitude et à chercher la sécurité. Des tests psychologiques, mis au point par des chercheurs, existent et peuvent aider à y voir plus clair ;

- tenter de négocier ou interagir en fonction du résultat souhaité, et non de son positionnement émotionnel par rapport aux choses ;

- arrêter de vouloir rendre une information exacte lorsque qu’il y a trop de variables en jeu. La médecine en général est souvent sujette à ce problème, en voulant établir des diagnostics infaillibles – et impossibles ;

- résister à l’envie de conclure quand l'information paraît contradictoire. Il faut faire preuve de “capacité négative” — abandonner l'incertitude et les doutes, la quête insatiable des faits et de la raison —, ce qui n’est pas la même chose qu'être indécis, car c'est refuser de se focaliser sur un seul aspect d'une réalité complexe et changeante, et s’interdire de voir des certitudes et de la clarté là où il n’y en a pas. Ceux qui tolèrent et s'adaptent le mieux à l'imprévisibilité du futur réussissent (à cet égard le succès des marques Toyota et Zara est exemplaire).

Aller plus loin et embrasser l’incertitude

Maîtriser les moyens de tolérer et de gérer l’incertitude conduit sans nul doute à plus de contrôle et de succès, mais il est possible d’aller encore plus loin : au lieu de seulement supporter l'ambiguïté, pour éviter qu’elle ne soit négative, on peut la rechercher pour la rendre positive, en faire un moteur de créativité et d’innovation.

Mais par où commencer ?

Tout d’abord, il faut se rappeler que l'ambiguïté est un catalyseur émotionnel et que par conséquent, maîtriser l’émotionnel est fondamental. Puis, il est important de se méfier des succès et de rechercher les échecs. Le problème avec l’innovation est qu’elle implique une si grande incertitude de succès, que l’échec est toujours le plus probable. D’après les statistiques, 70% à 80% des nouveaux essais dans l'alimentaire, les jeux vidéo, les livres, ou les recherches pharmaceutiques se concluent par des échecs.

Par ailleurs, un succès innovant peut entraîner l’inertie en raison d’un regain de confiance. Par exemple, la création presque “ex nihilo” d’une nouvelle moto par Ducati lui permet de remporter, à la surprise générale, le grand prix en 2003. Cependant, cette victoire ayant été mal analysée, elle s’ensuit d’un échec retentissant. À l’inverse, Pixar parvient à se remettre en cause à chaque succès commercial, ce qui lui permet d’innover en permanence.

Face à ce risque d’échecs initial et postérieur, il convient dans un premier temps d’acquérir un esprit résolument scientifique : tout questionner, tout remettre en cause, quels que soient l’échec ou le succès, qui seront traités exactement de la même manière, voire avec une plus grande attention encore pour le succès. En effet, mettre en doute le succès est difficile et contre-intuitif, car l’Homme se remet difficilement en cause ou au travail quand il atteint son objectif : il se félicite inévitablement en cas de victoire et a tendance à blâmer les autres en cas d’échec. C’est ce comportement émotionnel normal qui doit être combattu, et chaque sentiment d'incertitude perçu comme une invitation à continuer de penser, chaque intervention de l’ambiguïté une invitation à agir différemment.

Être laissé à soi-même et échouer permet souvent d’être mieux formé qu'en étant soutenu par quelqu'un qui sait déjà. La confusion née de l’ambiguïté est l’occasion d'apprendre ; elle n’est pas un obstacle à la compréhension, pour peu qu’elle soit abordée avec le juste état d’esprit.

Les inventeurs utilisent des techniques pour exploiter l’ambiguïté

Voici quelques techniques utilisées par les inventeurs :

- explorer de nouvelles façons d'utiliser ce qui existe déjà. Très peu d’inventions surviennent de nulle part ; la plupart proposent seulement une nouvelle manière d’utiliser les choses. L’inventeur perçoit une ambiguïté, une possibilité non exploitée et cherche à l’approfondir dans un but pratique, comme c’est le cas de l’invention du téléphone, qui utilise les capacités inhérentes au télégraphe, dont personne ne s’était rendu compte ;

- la décomposition à l’unité. Il s’agit de réduire chaque objet à ses composants essentiels ; par exemple, une théière sera décomposée en corps principal, anse, couvercle et bec. Chaque élément ainsi individualisé est susceptible d’être utilisé différemment, et d’éveiller dans l’esprit de l’inventeur de nouvelles possibilités ;

- l’analyse fondamentale. Il s’agit de reconnaître objectivement les qualités intrinsèques de l’objet sans être aveuglé par le “perçu”, en se rendant compte, par exemple, qu’une bougie a un poids variable et en faire une balance temporelle, ou que l’iceberg ayant détruit le Titanic n’était en fin de compte qu’un énorme morceau de glace flottant, qui aurait pu servir de canot de sauvetage géant à des centaines de personnes ;

- la reformulation. Lorsqu’un problème est énoncé, la solution consiste à trouver tous les synonymes du ou des mots-clés, pour modifier le point de vue et permettre une nouvelle perspective. Tefal a par exemple trouvé une solution au problème d’adhérence de ses poêles, en travaillant sur les synonymes de ce mot et en trouvant une solution magnétique, bien éloignée des colles et fixations normalement utilisées dans ce cas ;

- la recherche d’une solution équivalente dans d’autres domaines. 90% des inventions sont des adaptations d’objets ou de services préexistants dans d'autres domaines, où des solutions pour le même problème ont déjà été trouvées, comme c’est le cas de la grille métallique incorporée dans la structure d’un ski, qui empêche des chutes et dont l’origine vient d’un problème équivalent de vibration dans la structure des violons. L’art en général aime également mixer volontairement les domaines, afin de surprendre ou d’innover ;

- favoriser le caractère des inventeurs. Il est primordial de garder une large ouverture d’esprit et la volonté de comprendre profondément les choses.

L’innovation est engendrée grâce à la diversité

On pourrait croire que la maîtrise de l'ambiguïté relève d’une approche personnelle et individuelle. Cependant, les sociétés entrent aussi en ligne de compte. L’histoire de l’humanité démontre que les époques les plus riches du point de vue de l’innovation — par exemple, l’âge d’or du Monde arabe ou la Renaissance en Europe — ont toujours coïncidé avec des périodes de grand multiculturalisme, et ce n’est pas un hasard : l’influence des communautés migrantes sur les habitudes et la perception du monde d’un groupe ou d’un pays d’accueil ont toujours engendré une nouvelle manière de vivre ensemble, obligeant leurs occupants à penser des nouvelles inventions une ou deux générations plus tard, par confrontation, assimilation et adaptation, nées des zones d’incertitudes dans l’interprétation commune du monde.

Il est très probable que les automatismes de simplification expliqués plus tôt soient dus en grande partie à l’éducation culturelle initiale, dont chacun est imprégné depuis son plus jeune âge. En partant de ce postulat, il est évident que la découverte d’autres cultures — que ce soit par les voyages ou par l’apprentissage d’une langue étrangère — donne la possibilité de cultiver la recherche de l'ambiguïté à des fins créatives, ou le développement de la maîtrise de l’incertitude.

Une langue induit tout un bagage culturel, une manière de voir les choses et d’interagir qui n’appartient qu’à elle, et qui révèle des nouvelles perceptions à celui qui l’apprend. D’ailleurs, de nombreuses études confirment la meilleure capacité des enfants bilingues à saisir plus rapidement les ambiguïtés de situation et de langage, et à y faire face avec plus de naturel que les autres. En effet, le cerveau d’un enfant bilingue est contraint, pour donner un sens à ce qu’il perçoit, de réfléchir plus longtemps. Cet effort initial augmente durablement ses capacités et, comme énoncé plus tôt, dans un monde toujours plus complexe, cet avantage peut être déterminant pour son futur.

En fin de compte, les réductions culturelles, satisfaisant à nos besoins de sécurité et de sentiment d’appartenance au groupe, sont un handicap pour quiconque désire comprendre le monde de manière plus complète, plus vaste, et plus synthétique.

Conclusion

L'ambiguïté est le signal, pour qui sait l’interpréter correctement, d’une opportunité : celle de réagir différemment, avec une plus grande efficacité, et de découvrir des chemins dissimulés jusqu’alors. Cultiver et rechercher l'ambiguïté, c’est refuser la réduction du monde à des schémas simplistes et prévisibles, c’est se familiariser avec un monde vaste, complexe et incertain, et en fin de compte, bien plus intéressant.

Ce qu’il faut retenir de ce résumé :

- le cerveau cherche avant tout à donner du sens à ce qui est perçu ;

- il le fait de manière automatique et parfois trop simpliste ;

- la sécurité est un besoin fondamental pour lutter contre l'ambiguïté ;

- en changeant d’état d’esprit, l'ambiguïté peut donner du plaisir ;

- nombre de techniques permettent de gérer et de supporter l'ambiguïté ;

- le développement d’un esprit scientifique est important pour innover ;

- d’autres techniques permettent de favoriser la créativité ;

- l’ouverture à la diversité est une richesse.


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