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 Pensez comme un freak !

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MessageSujet: Pensez comme un freak !   Mer 28 Juin - 15:03

Pensez comme un freak !

En lisant ce résumé, vous découvrirez les clefs d’une nouvelle approche de résolution des problèmes, proposée par les auteurs de Freakonomics.

Vous découvrirez aussi que :

- nos origines forgent notre comportement plus qu’il n’y paraît ;

- penser comme un enfant peut parfois permettre de résoudre un problème ;

- il faut connaître et savoir manipuler les incitations pour parvenir à ses fins ;

- il est possible de laisser le problème se résoudre de lui-même sans effort ;

- il faut parfois savoir abandonner pour trouver le succès.

À la suite des ouvrages Freakonomics et Superfreakonomics, des mêmes auteurs, ces derniers ont reçu une grande quantité de questions de lecteurs, impatients de trouver des réponses à leurs problèmes ou aux problèmes de la société, qu’ils s’agissent de la question de la criminalité ou de l’avortement par exemple. Steven Levitt et Stephen Dubner ne disposaient pas, contrairement aux apparences, d’un outil capable de résoudre simplement tous les problèmes du monde. Au lieu de cela, ils utilisaient une approche particulière pour analyser différemment les problèmes et éventuellement commencer à y répondre. Il s’agirait de la pensée freak.

Apprendre à dire « je ne sais pas » est un grand pas vers la pensée freak

Des chercheurs se sont intéressés à notre capacité à inventer quand nous ne savons pas répondre à une question. L’une des études consistait en une petite histoire de quelques lignes racontant les histoires d’une petite fille. Après l’avoir racontée, les chercheurs posaient quatre questions, parmi elles, deux ne trouvaient pas leur réponse dans le récit. Pourtant, au lieu de répondre « je ne sais pas » à ces deux questions, les élèves britanniques interrogés ont préféré inventer une réponse.

Les raisons qui nous poussent à ne pas répondre « je ne sais pas » sont nombreuses, alors qu’il serait plus facile de dire la vérité lorsque nous faisons face à une question dont nous ne connaissons pas la réponse. Pourquoi ne le faisons-nous pas ? Cela tient au coût de l’ignorance pour un individu, surtout lorsqu’il est comparé au coût d’une mauvaise réponse. Ainsi, les freaks racontent l’histoire suivante : un joueur de football s’apprête à tirer un penalty qui peut lui faire gagner le match, et par la même occasion changer sa vie. Statistiquement, il a plus de chance de marquer s’il tire au milieu des cages, le gardien de but étant susceptible de bondir vers un côté ou l’autre. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de penaltys tirés au milieu ? Parce que si le joueur rate un tir qu’il a tenté de placer dans le coin droit des buts, il aura échoué, tandis que s’il rate ce même tir placé au centre, il sera passé pour un imbécile alors même que les statistiques sont de son côté.

L’être humain tend à sauvegarder sa réputation avant tout et dire qu’il ne sait pas est souvent pire que donner une réponse fausse. C’est pour cette raison que bon nombre d’économistes s’amusent à prédire l’avenir, sans grand succès. S’ils devaient dire « je ne sais pas à quel niveau sera la bourse dans deux ans », c’est-à-dire la réponse la plus logique, ils passeraient pour des incapables. En revanche, s’ils se trompent, tout le monde aura oublié leur prédiction deux ans plus tard. À l’inverse, si leur prédiction se révèle correcte, ils seront décrits comme des génies de la bourse. Il apparaît qu’il vaut mieux prendre le risque de donner une mauvaise réponse que de ne pas en donner du tout.

Il faut savoir identifier la véritable origine d’un problème pour le résoudre

Avant de pouvoir résoudre un problème, encore faut-il déterminer avec un minimum de doute son origine. Déterminer l’origine d’un problème se fait souvent à partir de préjugés, la plupart des gens n’ayant ni le temps ni l’envie de chercher si cette origine est bien la bonne. Le déclin de l’éducation dans le monde peut ainsi être mis sur le dos des mauvais enseignants. Pourtant, les données ne semblent pas aller dans ce sens. Si le niveau général du corps professoral est effectivement en baisse dans la majorité des pays occidentaux, les études réalisées sur le niveau des élèves aux États-Unis pointent plusieurs autres éléments ayant bien plus d’influence sur la réussite des étudiants, comme le désir de connaissance et l’apprentissage au sein des familles.

Savoir poser la bonne question peut parfois résoudre des problèmes avec tellement de facilité que c’est à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. L’histoire racontée ici est celle de Takeru Kobayashi, plusieurs fois champion du monde des mangeurs de hot-dogs. Le jeune homme, surnommé Kobi, allait participer pour la première fois à l’un de ces concours en 2001, quand le record était encore à peine au-dessus de 25 hot-dogs avalés en 12 minutes. Cette année pourtant, Kobi a propulsé le record à 50 hot-dogs. Comment ? En s’écartant de la stratégie communément utilisée par la totalité des participants, qui consistait simplement à manger comme on le fait tous, mais de le faire à un rythme bien plus soutenu. Il décida de procéder en analysant différentes stratégies, en multipliant les feedbacks pour déduire par exemple qu’il valait mieux séparer la viande du pain et tremper ce dernier dans l’eau pour faciliter la mastication. Des années plus tard, les candidats ayant adapté leur stratégie, le record atteint 69 hot-dogs. Ce qu’il faut retenir de cette histoire c’est qu’un certain temps a été nécessaire pour que Kobi comprenne d’où venait son problème (la difficulté d’ingurgiter aussi rapidement autant d’aliments) et le résoudre. En multipliant les expériences, il a construit une stratégie bien meilleure que celles qui étaient utilisées jusqu’alors.

Parfois, l’origine d’un problème se trouve dans le passé lointain

Habituellement, lorsqu’il est question de résoudre un problème, on cherche son origine dans un passé proche, en d’autres termes une cause directe au problème. Seulement, il faut remonter bien plus loin. Si l’on s’intéresse à la diminution de la criminalité aux États-Unis depuis le début des années 1990, il est possible d’envisager plusieurs causes à cette diminution, notamment l’augmentation du nombre de policiers, l’augmentation du nombre de prisonniers ou encore le déclin du marché du crack. L’état économique du pays a également influencé le taux de criminalité, mais de façon marginale. La tendance est restée inchangée durant la crise de 2008.

Pourtant, ces facteurs réunis n’expliquent pas pourquoi la tendance à la baisse atteint un tel niveau. Un facteur est manquant : la légalisation de l’avortement. En effet, jusqu’à la légalisation de l’avortement, de nombreux enfants naissaient et étaient élevés dans des conditions favorables à la criminalité. De ce fait, plus l’avortement était facilité, moins il y avait d’individus élevés dans de telles conditions, réduisant mécaniquement le taux de criminalité. Ici encore, une histoire illustre bien cette méthode freak : celle de l’ouvrier allemand dont la situation économique semble terne dans sa ville, là où les villes voisines s’en sortent correctement. Un chercheur, Spenkuch, s’est intéressé à cet état de fait et a trouvé l’origine de cette différence : les villes qui s’en sortent le mieux sont des villes protestantes, ce qui sous-entend trois tendances : les protestants travaillent souvent plus longtemps, plus indépendamment et les femmes protestantes sont plus nombreuses à travailler à temps plein.

Pour penser comme un freak, il faut savoir penser comme un enfant

Un monde peuplé uniquement d’enfants n’est évidemment pas une solution aux problèmes sur Terre. Cependant, utiliser certains aspects de la pensée d’un enfant peut être largement bénéfique. Trois éléments en particulier doivent être observés avec beaucoup d’attention. Les enfants sont curieux et débordent de questions, qu’ils poseront d’ailleurs sans hésiter, sans idées préconçues. C’est là une caractéristique importante de la pensée des enfants et de la pensée freak. Comme ils ne savent pas grand-chose du monde dans lequel ils vivent, ils sont relativement libres de penser sans préjugés. Penser comme un freak c’est être capable de réfléchir à un problème comme si nous ne savions rien sur rien, ce qui est bien souvent le cas. Les enfants ont un autre avantage, ils « voient petit ». Dire que « voir petit » est une qualité va à l’encontre de la logique habituellement présentée, selon laquelle il faut « voir grand ». Pourtant, « voir petit » peut se révéler efficace, et ce pour quatre raisons :

- Les petits problèmes sont moins traités et par conséquent moins souvent résolus.

- Résoudre plusieurs petits problèmes liés peut parfois aboutir à une résolution partielle d’un problème bien plus large et plus complexe.

- Il est non seulement plus facile de trouver une solution à un petit problème, mais aussi plus facile de le résoudre concrètement.

- « Voir petit » signifie souvent se spécialiser dans un domaine. Plus nous sommes experts, plus nous avons de chances de prendre les bonnes décisions.

Enfin, les enfants aiment s’amuser. Les adultes ne perdent pas ce trait de caractère, mais rares sont ceux qui envisagent de traverser une avenue en sautillant et en chantant, la société plaçant le sérieux sur un piédestal. Les enfants s’amusent et les freaks aussi. Il n’existe aucune corrélation entre le talent et le sérieux. Le seul lien visible tend plutôt à montrer que les compétences viennent essentiellement avec l’entrainement, largement facilité par l’amusement. Les enfants vont ainsi soulever des évidences parfois oubliées, ne vont pas avoir peur de délaisser une question qui ne les amuse pas, pour une autre plus intéressante et vont s’intéresser aux petits problèmes. Le freak doit s’inspirer des enfants sur ces points.

Connaître et maîtriser les incitations est une clef de la résolution des problèmes

L’anecdote est cette fois personnelle : à l’âge de trois ans, la fille de l’un des auteurs, pourtant propre depuis un moment, a cessé de l’être et rien ne fonctionnait pour la remettre sur le bon chemin. Le père, économiste averti, décida d’utiliser une incitation forte : le chocolat. Il proposa ainsi à sa fille des m&m’s si elle se rendait aux toilettes. La technique fut une réussite parfaite, jusqu’à ce que la petite décide de faire le minimum aux toilettes, mais plus de fois, de manière à percevoir plus de m&m’s. La conclusion de cette histoire est double : une fois que la bonne incitation a été trouvée, les gens y réagissent.

Par ailleurs, il faut savoir maîtriser cette incitation pour contrôler le résultat. Ce n’est pas si facile puisque chaque personne réagit différemment à chaque type d’incitation - qui va de l’argent à la morale. Ainsi, il faut pouvoir identifier la bonne incitation et bien souvent, elle ne correspond pas à nos attentes. Parfois, l’incitation fonctionne dans le sens inverse de celui auquel on s’attend. Ce fut le cas lorsqu’en 2011 en Chine, un conducteur renversa une petite fille. Plutôt que de s’arrêter, il décida de repartir, roulant une seconde fois sur la petite, qui mourra des suites de ses blessures. Cette décision montre que la morale a été dépassée par l’incitation financière. En Chine, tuer une personne est certes puni, mais le montant à dépenser reste largement inférieur à une longue hospitalisation destinée à soigner de lourdes blessures. C’est cette réflexion qui a été à l’origine du comportement du conducteur.

L’incitation la plus puissante cependant, dans de très nombreux cas, semble être le comportement moutonnier. Un chercheur, Cialdini, accompagné de son équipe, a pu le montrer avec une expérience relativement simple. Une enquête téléphonique a d’abord été menée pour savoir, parmi quatre facteurs, lequel était considéré comme le plus important lorsqu’il était question de réaliser des économies d’énergie. Le facteur le moins cité fut : « il y a beaucoup de gens qui cherchent à le faire ». Cialdini comprit rapidement qu’il était face à un écart entre les préférences déclarées et les préférences révélées. Il entreprit de vérifier cette intuition avec son équipe, en allant sur le terrain pour accrocher des pancartes à chaque poignée de porte d’un quartier rappelant l’importance des économies d’énergies pour protéger l’environnement, aider les générations futures, économiser de l’argent ou faire comme vos voisins. Chaque pancarte était accompagnée d’un court texte comme « 77% des résidents locaux utilisent un ventilateur plutôt que la climatisation » pour la pancarte sur les voisins. Lorsque les chercheurs s’intéressèrent aux maisons qui avaient le plus économisé de l’énergie, ils se rendirent compte que les maisons avec la pancarte sur les voisins avaient davantage économisé leur énergie. Le comportement moutonnier peut ainsi être très puissant. Pour savoir utiliser correctement les incitations, il faut pouvoir déterminer les préférences véritables des individus et ne pas s’en tenir aux préférences déclarées, adapter son approche à chaque personne et à chaque situation, chercher à passer d’un cadre relationnel de confrontation à un cadre de coopération et anticiper les manœuvres servant à utiliser le système pour le profit d’une personne ou d’un groupe.

Résoudre un problème est parfois plus simple si on décide de le laisser se résoudre de lui-même

Les auteurs soulignent un point commun entre le leader du groupe de rock Van Halen et le roi Salomon. Ces deux hommes ont été confrontés au même problème : passer d’un « équilibre mélangeant » à un « équilibre séparateur ». Un équilibre mélangeant est un concept développé en économie qui correspond à une situation dans laquelle les bons et les mauvais choix sont mélangés, sans possibilité de les distinguer. L’équilibre séparateur est donc l’inverse, une situation où tout est clair et les bons choix sont clairement détachés des mauvais choix.

L’histoire de David Lee Roth, du groupe Van Halen, illustre parfaitement l’idée qu’avec de la sagesse, il est possible de passer de l’un à l’autre de ces équilibres, afin de prendre les décisions qui s’imposent. Toute sa stratégie repose sur une chose : la présence ou non de M&M’s marron en coulisse. Avant chaque concert, le groupe faisait parvenir à l’organisateur un document de plusieurs dizaines de pages décrivant point par point ce dont ils avaient besoin. Le groupe devait s’assurer que la scène ne s’effondrerait pas ou qu’un problème électrique ne menacerait pas la sécurité des spectateurs. Pour ce faire, parmi les très nombreux points imposés par ce document se trouvait l’obligation de retirer tous les M&M’s marron. Par conséquent, pour savoir quel organisateur avait suivi précautionneusement les indications données par le groupe, il suffisait à David Lee Roth de regarder s’il trouvait quelque part en coulisse des M&M’s marron. Plutôt que de chercher à déterminer quel organisateur était consciencieux, le leader du groupe a laissé les organisateurs se révéler eux-mêmes comme bons ou non. Les auteurs qualifient cette technique de la façon suivante : apprenez à votre jardin à éliminer les mauvaises herbes tout seul.

Trouver une solution n’est pas suffisant, il faut aussi apprendre à être persuasif

Certaines idées avancées par les freaks dérangent, il faut savoir affronter ces résistances. Trois outils permettent de faciliter la persuasion. D’abord, il faut être juste, c’est-à-dire reconnaitre les défauts de notre argumentation et les qualités de l’argumentation alternative. Présenter un projet comme s’il n’avait pas de défaut est l’un des meilleurs moyens de décrédibiliser votre argumentation. Si le nombre de ses qualités écrase le nombre de ses défauts, il faut avoir la sagesse de souligner ses mauvais côtés, afin de donner un côté « réel » à votre proposition.

De la même façon, en n’écoutant pas l’argumentation de la personne que l’on cherche à persuader, on prend le risque qu’elle ne nous écoute pas non plus. Or, il faut écouter pour être persuadé. Autrement dit, la personne en face de vous risque simplement de vous insulter. C’est d’ailleurs un autre conseil à suivre : n’insultez pas ceux que vous comptez persuader, ce serait parfaitement contreproductif.

Enfin, le meilleur outil pour persuader a été utilisé à de nombreuses reprises jusque-là : les histoires. Une histoire utilise les informations avec justesse pour servir son propos. Elles ont l’avantage de véhiculer le même message tout en étant plus facilement retenues par la mémoire. Pour cette raison, des chercheurs ont pu montrer que bien peu d’Américains connaissaient les dix commandements. Pourtant, les histoires les plus célèbres sont systématiquement connues de la majorité des Américains.

Conclusion

Un dernier conseil pour penser comme un freak serait de considérer qu’abandonner n’est pas synonyme d’échouer. Il est des situations où il ne faut effectivement jamais abandonner, des situations où la survie est en jeu par exemple. Pour les autres, abandonner peut être largement bénéfique, une façon de libérer du temps qui pourrait être alloué à des projets plus susceptibles de réussir. En somme, un freak se concentre sur les données, sait comment persuader les autres que sa voie est la meilleure et sait où et comment maximiser son temps.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

- apprendre à dire « je ne sais pas » est un grand pas vers la pensée freak ;

- il faut savoir identifier la véritable origine d’un problème pour le résoudre ;

- parfois, l’origine d’un problème se trouve dans le passé lointain ;

- pour penser comme un freak, il faut savoir penser comme un enfant ;

- connaître et maîtriser les incitations est une clef de la résolution des problèmes ;

- résoudre un problème est parfois plus simple si on décide de le laisser se résoudre de lui-même ;

- trouver une solution n’est pas suffisant, il faut aussi apprendre à être persuasif.

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