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 Le charme discret de l'intestin

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MessageSujet: Le charme discret de l'intestin   Mer 28 Juin - 15:53

Le charme discret de l'intestin

Giula Enders en partenariat avec sa sœur Jill, illustratrice, essaie de donner une réponse aux maux inexpliqués chez certaines personnes.

En lisant ce résumé, vous découvrirez :

- de quoi notre corps est fait ;

- ce qui se passe après le passage des aliments dans le trou noir de notre tube digestif ;

- quel est ce monde étrange et merveilleux qui nous habite ;

- comment lutter contre les maux en apprivoisant nos hôtes ;

- comment les aider à nous protéger.

Giula Enders, doctorante en médecine, s’appuyant sur son expérience personnelle, nous livre ici une biographie complète de l’intérieur de notre corps et plus particulièrement de notre intestin. Ce livre, plein d’humour, nous amène à découvrir un monde inconnu dans lequel se côtoient des milliards de petits êtres vivants.

Qu’est-ce que l’intestin ?

Notre corps est constitué de multiples organes dont la plupart nous sont inconnus. Notre cerveau voit des choses et nous envoie des informations que nous analysons. Mais, ce qui se passe à l’intérieur de nous reste pour nous un grand mystère. Nous n’avons généralement pas conscience de tout le travail effectué par nos organes. Le tube digestif, dont fait partie l’intestin, est l’un des organes les plus importants de notre corps ; intestin dont nous pouvons parfois avoir honte du fait des bruits incongrus qu’il peut faire, souvent indépendamment de notre volonté. Cependant, nous le sous-estimons car nous ne le connaissons pas vraiment. Il est donc temps d’apprendre à faire sa connaissance. En effet, l’intestin a un fonctionnement des plus complexes et il est nécessaire d’évacuer ce qu’il contient, excréments ou gaz, mais les convenances ne le permettent pas toujours.

L’extrémité de l’intestin est formée de deux sphincters (un interne et un externe) que notre cerveau contrôle en fonction de la bienséance. Il faut une harmonisation entre les deux pour être en équilibre. Le sphincter interne demande à l’externe si il peut évacuer et l’externe lui répond en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Mais si l’externe répond trop souvent négativement, cela peut créer des troubles intestinaux et digestifs.

De plus, afin d’avoir un transit aisé, il ne faudrait pas s’asseoir pour faire ses besoins car le rectum se trouve coincé ce qui entraîne des problèmes hémorroïdaux, des inflammations ou encore des varices. Des études montrent que dans les pays où la coutume veut que l’on s'accroupisse pour déféquer, ces problèmes sont plus rares. Mais, avec un peu d’astuce, il est possible de se mettre en bonne position même dans nos toilettes à cuvette.

Quel chemin emprunte la nourriture pour passer de la bouche à l’anus ?

Lorsqu’on ingère de la nourriture, tout commence dans la bouche avec les papilles salivaires et les glandes salivaires. La salive a des vertus antidouleur et antidépresseur. C’est certainement la raison pour laquelle lorsqu’on ne se sent pas très bien, on a tendance à manger plus pour produire davantage de salive apaisante. La salive est également un antibactérien puissant et nous en produisons 1 à 1,5 litres par jour. Néanmoins, on en produit beaucoup moins la nuit ce qui explique l’haleine désagréable occasionnée au réveil car les bactéries ne sont pas éliminées comme pendant la journée.

Dans la bouche, se trouve également la langue, premier rempart contre les agresseurs extérieurs. Les amygdales sont par ailleurs le premier système immunitaire du corps, qui finit son apprentissage vers l’âge de sept ans. Il est donc conseillé de ne pas les enlever avant cet âge. La bouche est donc la première barrière du corps contre les bactéries et lui permet de se renforcer. Si quelque chose paraît dangereux à notre bouche, celle-ci n’accepte pas de le laisser entrer.

Puis, la nourriture continue son chemin en parcourant le tube digestif. Elle commence à descendre le long de l’œsophage pour se rendre jusqu’à l’estomac. Elle passe sur le côté ce qui lui permet d’éviter la pression de l’abdomen en cas de fou rire par exemple. Elle arrive ensuite dans l’estomac qui est situé plus haut que ce que l’on croit[1] ; en effet, la partie haute de l’estomac se termine sous les côtes. Il est constitué de deux côtés : un côté court pour les liquides qui passent directement dans l’intestin grêle et un côté renflé dans lequel les aliments solides sont triés entre ceux qui peuvent être directement évacués et ceux qui nécessitent un malaxage. La cuisson des aliments permet une économie d’énergie pour notre estomac car les aliments arrivent dénaturés. La nourriture est ensuite envoyée dans l’intestin grêle qui mesure entre trois et six mètres de long. Il est très propre et formé de villosités. Il fonctionne comme une lessiveuse : il désintègre les protéines, les glucides, les graisses pour que les molécules riches en énergie puissent rejoindre le sang. Une fois dans le sang, elles sont véhiculées dans le foie qui nettoie et détecte les substances nocives puis partent pour le cœur. L’intestin grêle détient le rôle le plus important dans la digestion. C’est là que sont détectées les allergies. Mais, l’intestin grêle a besoin de calme pour bien faire son travail. Il convient donc de ne pas être trop stressé. A la jonction entre l’intestin grêle et le gros intestin se trouve l’appendice, petit organe qui ne s’occupe pas de la digestion mais qui a néanmoins un rôle important de défense contre les germes ce qui lui vaut souvent une inflammation conduisant parfois à son ablation. Enfin, la nourriture parvient dans le gros intestin qui termine le travail de son collègue l’intestin grêle lentement mais sûrement. Il assimile les minéraux et produit les vitamines nécessaires au bon fonctionnement du corps. Les excréments se situent, eux, dans la dernière partie du gros intestin et sont évacués par l’anus.

De quoi sont composés les aliments ?

C’est dans l’intestin grêle que seront triés les éléments bénéfiques des aliments. Tout d’abord, il y a les sucres (glucides) qui, pris à l’état pur, sont très vite assimilés par le corps. Mais, dans certains aliments comme le pain par exemple, le sucre contenu est plus long à extraire par l’intestin grêle mais des réserves énergétiques sont alors fabriquées pour notre corps. Ensuite, il y a les graisses (lipides) qui constituent les particules les plus précieuses pour l’organisme. Elles forment un film protecteur pour les nerfs et toutes les cellules du corps. Elles sont filtrées par l’intestin grêle et transmises aux vaisseaux lymphatiques (pour ne pas boucher les vaisseaux sanguins) puis regroupées dans le conduit thoracique et véhiculées vers le cœur. Cependant, les graisses ne passent pas par le foie et ne sont pas triées. C’est ainsi qu’il existe des bonnes et des mauvaises graisses et qu’elles ne doivent pas représenter plus de 30% de l’apport énergétique quotidien. Enfin, il y a les acides aminés au nombre de vingt qui se combinent pour former les protéines. Les végétaux ne contiennent pas assez d’acides aminés pour créer les protéines nécessaires, on les trouve essentiellement dans la viande. Néanmoins, si l’on est végétarien, avec un peu de connaissance, il est possible de combiner les végétaux afin de pallier les éventuelles carences.

D’où viennent les allergies et intolérances alimentaires ?

Les réactions allergiques sont dues à des problèmes de digestion dans l’intestin grêle. Une protéine n’a pas pu être fragmentée en différents acides aminés et n’a pas pu être assimilée par le sang. La lymphe attaque alors la particule et la bouche est immédiatement avertie et provoque une réaction allergique au contact de l’aliment non assimilable.

De nombreuses intolérances sont répertoriées et s’expliquent par une mauvaise assimilation par le corps du fait d’une mauvaise digestion. En effet, certaines particules telles que le gluten, le lactose ou encore le fructose passent directement dans le gros intestin et ne sont donc pas digérées. Ceci entraîne de graves troubles digestifs mais aussi des maux de tête ou des troubles nerveux. Aujourd’hui, les aliments commercialisés contiennent de plus en plus de ces substances non assimilables contre lesquelles notre organisme se défend et c’est pour cela que les cas d’intolérances recensés sont de plus en plus nombreux.

Comment sont nos excréments ?

Les matières fécales sont constituées de ¾ d’eau et de ¼ de matières solides divisées en trois parties : des bactéries, des fibres non digestibles et des déchets. La couleur normale est brun/beige, couleur donnée par le sang. Si la couleur diffère, cela évoque des troubles. Par exemple, si nos selles sont de couleur marron clair/jaune, cela signifie qu’une enzyme ne fonctionne pas bien ; si elles sont plutôt marron clair/grises, c’est que la liaison entre le foie et l’intestin est mauvaise ; et si elles sont noires ou rouges, c’est qu’il y a trop de sang présent. La consistance des selles, répertoriée en sept catégories, nous renseigne également sur l’équilibre entre l’eau et les substances solides présentes.

Ainsi, lorsque surviennent des troubles de l’organisme, des prélèvements et des analyses de selles sont très utiles pour établir un diagnostic.

Comment est exploitée la nourriture ?

Nous n’avons pas conscience de ce qui se passe à l’intérieur de notre corps. Aussi, lorsque nous ingérons de la nourriture, c’est comme si elle partait dans un énorme trou noir. Ce trou noir est constitué de muscles lisses qui ne sont pas soumis au contrôle volontaire de notre cerveau. L’intestin a trois couches de muscles lisses indépendants de notre volonté, c’est un système nerveux autonome.

La nourriture part pour un grand périple. Tout d’abord, elle est vue et met en émoi le centre salivaire qui envoie l’information à l’estomac qui commence à produire des sucs gastriques. Ensuite, elle est sentie par nos nombreux récepteurs olfactifs et se retrouve rapidement dans la bouche dans laquelle commence le travail de mastication la transformant en bol alimentaire. Celui-ci est dégluti et envoyé dans le pharynx où, grâce à la salive, il passe dans l’œsophage. Par contractions musculaires l’oesophage permet la progression du bol alimentaire vers l’estomac. Le passage de la bouche à l’estomac demande de la coordination entre les muscles et l’assistance d’un orthophoniste peut s’avérer nécessaire parfois pour renforcer ces muscles et éviter d’avaler de travers trop souvent. Lorsque le bol alimentaire arrive aux portes de l’estomac, les muscles lisses se détendent pour le laisser entrer. Il est alors brassé dans tous les sens jusqu’à l’obtention de toutes petites particules pendant que l’intestin grêle est prévenu afin qu’il fasse de la place pour l’accueillir. Les glucides passent plus vite que les lipides et les protéines. Ces particules continuent leur chemin jusqu’à l’intestin grêle qui en extrait les nutriments qui seront envoyés dans le sang. Environ une heure après avoir digéré, l’intestin grêle se nettoie complètement ce qui peut lui prendre jusqu’à six heures en fonction du travail qu’il a eu à accomplir. Mais, dès que l’on mange, il arrête le ménage, c’est pourquoi il est déconseillé de grignoter. Enfin, une fois les nutriments envoyés dans le sang, ce qui reste passe dans le gros intestin qui lui termine tranquillement le lissage et le brassage pour ensuite évacuer. C’est un travail long et il faut en moyenne une journée pour que la nourriture initialement avalée soit finalement entièrement expulsée.

Problèmes gastriques et intestinaux, comment lutter ?

Ce sont les nerfs qui régulent les muscles et s'ils reçoivent une mauvaise information de la part de l’estomac, ils ne retiennent pas les sucs gastriques. A la jonction entre l’œsophage et l’estomac, se côtoient deux systèmes nerveux différents, lieu idéal pour fausser les informations et entraîner des remontées acides désagréables. Elles sont dues notamment au tabac, aux hormones de grossesse et à certains aliments. Pour lutter, il est possible d’avoir recours à la médication antiacide, de stimuler la salivation, de boire beaucoup par petites gorgées, de dormir incliné ou encore de pratiquer la relaxation. Mais, les sucs gastriques sont néanmoins nécessaires pour lutter contre les allergènes et les mauvaises bactéries. Il ne faut pas non plus confondre remontées acides et reflux biliaire qui soulève un autre problème.

Le fait de vomir représente un plan d’urgence lancé par le cerveau. Celui-ci est alerté de la présence de mauvaises choses dans notre corps. Il envoie alors un message à la bouche pour augmenter la salivation qui protège l’émail des dents des sucs gastriques. L’intestin grêle, quant à lui, renvoie son contenu à l’estomac qui l’éjecte. Cependant, si les aliments ressortent entiers, c’est qu’ils se sont arrêtés à l’estomac. Les causes de vomissement sont multiples allant de la gastro-entérite au mal des transports en passant par l’ingestion d’aliments avariés ou d’un excès d’alcool. Pour éviter de vomir, la relaxation, le gingembre, les médicaments ou l’acupuncture peuvent être efficaces. En tout état de cause, le corps sait ce qu’il fait et il ne faut pas se faire vomir sciemment.

Près d’un tiers des français sont sujets à la constipation. Souvent, il s’agit de constipation passagère liée notamment aux voyages et qui s’explique par un changement de nos habitudes alimentaires mais aussi par un blocage psychologique. Il suffit alors de rassurer notre intestin et de manger des fibres alimentaires qui vont directement dans le gros intestin sans passer par l’intestin grêle. Il faut également boire beaucoup et se forcer à aller aux toilettes à des horaires fixes. Si cela ne suffit pas, la médication peut s’avérer efficace. Mais, il est nécessaire de se conformer à la règle des trois jours : le gros intestin se divise en trois parties. Une partie se vide par jour et lorsque l’on prend un laxatif, on vide les trois parties d’un coup. Il faut donc attendre trois jours pour que les trois parties soient à nouveau pleines et que la situation retrouve sa normalité.
Quel rapport existe-t-il entre une bonne santé intestinale et une bonne santé mentale ?

Le cerveau est toujours en mouvement. L’intestin, lui, de par sa complexité nerveuse est considéré comme le deuxième cerveau. Le cerveau peut être matérialisé par une carte divisée en plusieurs régions. Les signaux envoyés par l’intestin se dirigent vers plusieurs zones. Ainsi, des études montrent que l’ingestion de certaines bactéries agit sur certaines parties du cerveau pouvant entraîner des troubles nerveux. Depuis peu, le phénomène de l’intestin irritable est étudié et l’on essaie d’y remédier. En effet, l’hypothèse que l’intestin pourrait avoir une influence sur le comportement a été soulevée. En état de stress, le cerveau demande à l’intestin de lui fournir beaucoup d’énergie et il se met alors au repos. C’est ainsi que l'hypnothérapie soigne bien les patients atteints de la pathologie de l’intestin irritable. De plus, les antidépresseurs améliorent la faculté des nerfs à se transformer. D’où l’idée que des antidépresseurs n’agissant que sur le ventre seraient aussi efficaces que ceux agissant sur le système nerveux central. D’après un chercheur, nous ne sommes pas seulement une tête mais aussi un intestin et ce serait dans le chemin de transmission de l’intestin vers le cerveau que se formerait le « moi ».

Notre corps est habité

Notre corps peut être comparé à une planète habitée par des bactéries. Depuis peu, des recherches sont pratiquées pour étudier notre monde bactériologique. Elles montrent que les bactéries sont présentes dans tous les organes et notamment dans l’intestin où se trouve 99% de la population microbienne.

Il existe une multitude de bactéries différentes dont la plupart sont très utiles et si ces microbes ne se sentent pas bien, notre corps ne va pas bien non plus. Chaque système microbien est différent et unique à chacun ce qui complique son étude.

Quatre-vingts pour cent de notre système immunitaire se trouve dans l’intestin où le travail est dense du fait de devoir sans cesse trier les bonnes et les mauvaises bactéries. Il doit aussi faire la différence entre les cellules humaines et les cellules bactériennes qui, parfois, se ressemblent énormément. C’est le problème des groupes sanguins et des rhésus incompatibles. En effet, les globules rouges s’enveloppent de substances ressemblant aux bactéries qui n’ont pas toutes le même aspect selon le rhésus et qui ne sont pas tolérées pas tous les sangs.

La plupart des bonnes bactéries empêchent la prolifération des mauvaises car elles prennent toute la place et empêchent les autres de s’installer. Des études menées sur des souris stériles permettent de montrer l’importance qu’ont les bactéries sur le bon fonctionnement du corps et de les isoler pour les étudier. Ces études montrent également que la population microbienne influe sur notre personne.

La flore intestinale se forme dès la naissance mais arrive à maturité vers l’âge de trois ans. Elle se forme et s’adapte à son environnement. Ainsi, un bébé africain n’aura pas les mêmes bactéries qu’un bébé européen ce qui permet à chacun d’assimiler la nourriture qu’on lui donne. La flore intestinale est modifiée tous les jours en fonction de ce que nous mangeons ou des différentes périodes de notre vie. Ainsi, elle peut nous sauver comme nous rendre malade.

Qui nous protège ?

Trois grandes catégories d’êtres vivants cohabitent dans notre intestin : les levures, des petites cellules qui se nourrissent des déchets des bactéries et les bactéries qui représentent 90% de la population intestinale. Ces bactéries sont divisées en cinq souches elles-mêmes divisées en plusieurs familles. Chaque être humain possédant ses propres bactéries, l’idéal serait d’étudier les bactéries individuellement et non par famille car certaines d’entre elles peuvent faire beaucoup de dégâts à elles seules.

Les bactéries possèdent 150 fois plus de gènes que l’être humain. Des recherches sont entreprises pour étudier ces différents gènes et essayer de proposer des solutions à certaines maladies ou aux problèmes de poids. Mais malgré la multitude de bactéries présentes dans l’intestin, trois grandes familles vivent ensemble et il y a toujours une famille qui domine les autres. Une famille bactérienne (les bacteroides) fabrique beaucoup d’énergie et produit de la biotine nécessaire à notre corps car elle contient beaucoup de vitamines et protège contre les maladies de peau. Elle permet de fabriquer des glucides et des lipides et de décomposer les protéines. Une carence de cette bactérie peut entraîner outre des problèmes de peau, des troubles nerveux. Une autre famille de bactéries (prevotella) vit dans notre intestin. Elle est le contraire de l’autre famille et est plus présente chez les végétariens. Elle est très utile car elle produit de la vitamine B1 qui nourrit les cellules nerveuses et empêche des troubles nerveux très importants (tremblements, pertes de mémoire, maux de tête etc.). Enfin, une dernière famille est répertoriée (ruminococcus) mais est source de désaccord entre les scientifiques, certains reniant même son existence. Mais, si elle existe réellement, elle produirait ce dont le corps a besoin pour fabriquer le sang.

Sans les bactéries, nous ne pourrions pas décomposer les aliments ni nourrir nos organes. En effet, elles décomposent ce que nous mangeons pour fabriquer les vitamines et autres substances nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Ce sont elles qui nous nourrissent.

Qui nous attaque ?

Certaines bactéries peuvent faire grossir. Trois hypothèses sont avancées : la première serait que la flore intestinale est moins diversifiée. Les bactéries qui s’occupent des glucides seraient majoritairement présentes et retireraient plus de substances de la nourriture pour les stocker. La seconde hypothèse consiste à dire que la présence de petites inflammations au niveau de l’intestin le pousserait à faire des réserves de graisse pour lutter, ce qui ferait grossir. La troisième hypothèse avancée récemment, dit que ce sont les bactéries qui décident de ce que l’on a envie de manger et lorsqu’elles sont satisfaites envoient un message de satisfaction au cerveau qui en redemande. En conclusion, le corps fonctionne autour de quatre axes : le cerveau, les bactéries, les aliments ingérés et le reste du corps. Tout doit être lié pour un bon fonctionnement général.

Le cholestérol peut être aussi un fléau et des études sont actuellement menées sur des bactéries qui réduiraient le taux de mauvais cholestérol naturellement sans prise médicamenteuse. Il existe un lien entre le cholestérol et la bile et des chercheurs essaient de trouver quels gènes intégrer aux bactéries pour le combattre. Toutefois, il est nécessaire d’avoir du cholestérol pour être en bonne santé.

Les mauvaises bactéries et les parasites attaquent notre organisme sans cesse. Elles sont nombreuses et à l’affût pour s’introduire dans notre corps. Parmi elles, la salmonelle présente dans les céréales et donc dans les chairs de la viande de poulet ou dans les œufs. Elle meurt à la cuisson mais se multiplie très vite. Bien laver à l’eau chaude les aliments ou bien les faire cuire permet d’éviter les désagréments. D’autres bactéries sévissent pouvant entraîner de graves troubles gastriques allant jusqu’au cancer de l’estomac. Certains parasites tels que les toxoplasmes présents dans l’intestin du chat se transmettent à l’homme et agiraient sur les parties du cerveau responsables de la peur, des odeurs et du comportement. Les vers ont une grande capacité d’adaptation à l’environnement et peuvent vite devenir très gênants. Notre corps est donc vulnérable et il faut le protéger contre les agresseurs extérieurs.

Comment se protéger des attaques extérieures ?

Le culte de la propreté est de plus en plus présent. Malheureusement, à trop nettoyer, on tue les bonnes comme les mauvaise bactéries. Or, 95% des bactéries sont utiles. Afin de nettoyer sainement, il convient de respecter certaines règles élémentaires et ne surtout pas utiliser de produits trop puissants.

Nous voulons un intérieur propre mais notre intestin ressemble à une forêt. Il est propre lorsqu’il y a un équilibre. Trois facteurs pour le nettoyer existent : les antibiotiques, les probiotiques et les prébiotiques.

Les antibiotiques tuent les agents pathogènes mais tuent également les bonnes bactéries. Ce sont les bactéries qui produisent les antibiotiques, ils sont donc inefficaces contre les virus. Il convient d’être prudent avec la prise d’antibiotiques car ils stérilisent les bactéries et modifient considérablement la flore intestinale. Peu d’études sont menées pour connaître les conséquences à long terme de leur prise mais il apparaît néanmoins qu’il ne faut pas en abuser car ils ciblent les mauvaises bactéries et peuvent en oublier certaines qui restent dans notre corps et deviennent très résistantes. L’alternative des plantes peut s’avérer efficace dans certains cas mais quelquefois, on doit sacrifier ses bonnes bactéries pour pouvoir guérir.

Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques à notre organisme. Nous en avalons des milliards chaque jour. Elles se trouvent principalement dans les plats fermentés. Aujourd’hui, la conservation des aliments se fait grâce au vinaigre ce qui en tue la majorité. L’opinion publique croit que les bactéries sont mauvaises pour la santé et qu’il faut les éliminer mais des études ont montré qu’en fait elles sont bénéfiques et évitent les désagréments gastriques. C’est pourquoi on trouve maintenant des probiotiques dans les yaourts ou sous forme médicamenteuse. Leur champ d’action s’opère au niveau de l’intestin qui est protégé et récupère ainsi plus de nutriments. Elles empêchent également les mauvaises bactéries de s’installer et permettent au système immunitaire de se renforcer et ainsi de lutter contre les allergies par exemple. À l’heure actuelle, les recherches ne sont pas encore assez avancées pour dire si tel ou tel probiotique sera efficace contre tel ou tel mal et le chemin à parcourir est encore long.

Les prébiotiques aident les bonnes bactéries déjà présentes dans l’intestin à bien se porter. On les trouve dans les fibres alimentaires qui sont peu ou pas assimilées par les mauvaises bactéries. Le souci est que l’on n’en mange pas suffisamment. Ils sont également conseillés pour prévenir le cancer du côlon. Depuis quelques années on met des prébiotiques dans le lait maternisé afin d’améliorer la tolérance et de réduire les risques d’allergies.


Conclusion

Giula Enders a écrit ce livre afin de nous livrer les secrets de notre monde intérieur et ainsi essayer de donner une réponse aux maux inexpliqués chez certaines personnes. En s’appuyant sur son expérience personnelle et avec esprit, elle nous invite dans un merveilleux voyage peuplé de plein de petits êtres sympathiques.

Quelles sont les questions auxquelles répond la lecture de ce résumé ?

- Qu’est-ce que l’intestin ?

- Quel chemin emprunte la nourriture pour passer de la bouche à l’anus ?

- De quoi sont composés les aliments ?

- D’où viennent les allergies et intolérances alimentaires ?

- Comment sont nos excréments ?

- Comment est exploitée la nourriture ?

- Comment lutter contre les problèmes gastriques et intestinaux ?

- Quel rapport existe-t-il entre une bonne santé intestinale et une bonne santé mentale ?

- Par qui notre corps est-il habité ?

- Qui nous protège ?

- Qui nous attaque ?

- Comment se protéger des attaques extérieures ?

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