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 L'intelligence des oiseaux

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MessageSujet: L'intelligence des oiseaux   Mer 21 Sep - 18:07

Pourquoi les oiseaux sont-ils si intelligents ?

Longtemps, les scientifiques se sont interrogés sur les capacités cognitives des oiseaux au regard de leurs si petits cerveaux ; certaines étant similaires et parfois même supérieures à celles des mammifères. Une nouvelle étude menée par des chercheurs des Universités de Prague, Vienne et Rio de Janeiro vient de nous révéler comment les oiseaux sont capables de réaliser des prouesses cognitives avec des cerveaux de la taille d’une noix. Et si Hitchcock avait raison ?

Parmi les oiseaux, les corvidés (corbeaux, pies, geais, par exemple) et les perroquets semblent être cognitivement supérieurs ; ils peuvent même rivaliser avec les grands singes. Ainsi, ils sont capables de fabriquer et d’utiliser des outils, de comprendre les mécanismes de cause à effet (et inversement), de se reconnaître dans un miroir, de planifier pour les besoins futurs ou encore de déduire les pensées et intentions d’autres espèces, même les humains (c’est ce qu’on appelle la théorie de l’esprit). Sans compter que les perroquets peuvent apprendre des mots et les utiliser pour communiquer avec nous. Pour expliquer les performances cognitives des oiseaux, les chercheurs ont pensé que les connexions dans le cerveau aviaire étaient différentes de celles des primates, mais des études ont démontré qu’il n’en était rien.

La neuroscientifique Suzana Herculano-Houzel et ses collègues ont de leur côté étudié la composition cellulaire du cerveau de 28 espèces aviaires, en mesurant systématiquement le nombre de neurones, des petits diamants mandarins aux grands émeus. Ils ont alors découvert que ceux des oiseaux contenaient plus de neurones que le cerveau des mammifères, même de masse similaire. Un perroquet a autant de neurones dans son cerveau de la taille d’une noix que le singe Macaque, qui a un cerveau de la taille d’un citron. Par exemple, parmi les perroquets étudiés, selon le poids du cerveau (de 23 à 1008 g), le nombre de neurones varie de 227 millions à 3.14 milliards. Cela signifie que les densités neuronales dépassent considérablement celles trouvées chez les mammifères ; oiseaux chanteurs et perroquets pouvant accueillir environ deux fois plus de neurones dans leurs cerveaux que ceux des primates de la même masse. Ils disposent du reste, d’un grand nombre de neurones dans leur pallium, la partie du cerveau qui correspond au cortex cérébral, qui prend en charge les fonctions cognitives supérieures telles que la planification de l’avenir.

Selon S. Herculano-Houzel : « lors de la conception des cerveaux, la nature a deux paramètres, cela peut jouer avec la taille, le nombre et la répartition des neurones dans les différentes aires du cerveau et chez les oiseaux, nous constatons que la nature a utilisé les deux. »

A présent, si on vous dit que vous avez une tête de linotte ou une cervelle de moineau, prenez-le pour un compliment !
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MessageSujet: Re: L'intelligence des oiseaux   Mar 8 Aoû - 17:52

Les corbeaux sont-ils rancuniers ?

De nombreuses recherches ont déjà démontré les facultés intellectuelles des corvidés, tels que les corneilles, les pies et les corbeaux. Une équipe de scientifiques de l’Université de Vienne (Autriche) et du département de sciences cognitives de l’Université de Lund (Suède) ont testé les capacités mnésiques chez ces derniers. En leur faisant vivre une expérience bien particulière, les chercheurs ont découvert que les corbeaux étaient plutôt rancuniers …

J.J.A. Müller et ses collègues ont testé la mémoire de neuf corbeaux dans un contexte d’échange (de réciprocité) avec des humains. Laggie, Horst, Louise, Nobel, et leurs autres congénères ont eu l’opportunité d’échanger un aliment de qualité (du pain) contre une nourriture de plus haute qualité (du fromage) ; des expériences quotidiennes ayant démontré que les corbeaux préfèrent le formage au pain. Les corvidés ont donc été formés à cet échange. Seulement au bout d’un moment, cette réciprocité a été volontairement mise à mal par les chercheurs…

Lors de la première phase (l’ensemencement), chaque corbeau a fait face à deux expérimentateurs durant deux séances d’échange à trois heures d’intervalle. Lors de la première, chaque oiseau a eu un partenaire équitable, qui a donc toujours échangé du pain pour le fromage. Mais dans la deuxième session, les corvidés ont interagi avec un expérimentateur injuste, qui acceptait leur pain mais n’offrait rien en retour (il mangeait même le fromage devant eux !). Notons que tous les partenaires d’échange étaient des femmes et que les corbeaux n’avaient aucune expérience sociale antérieure avec elles. Par ailleurs, au cours de ces séances d’ensemencement, des corbeaux observateurs étaient présents et assistaient donc aux « échanges ». Une fois cette phase terminée, les phases de tests ont pu commencer.

Les corbeaux ont été testé individuellement. On leur a offert un choix entre l’expérimentateur « équitable » et « injuste », ainsi qu’un troisième, « neutre ». Concrètement, cela s’est passé ainsi : l’oiseau a reçu un morceau de pain de la part d’une personne (un formateur) et il pouvait ensuite l’échanger avec l’un des trois expérimentateurs ; ceux-ci demandant l’échange en présentant la paume de la main (droite) vide et en proposant un morceau de fromage dans leur main gauche. Comme dans la phase d’ensemencement, l’« équitable » a échangé le fromage, l’ « injuste » l’a mangé (le fromage, pas le corbeau !) et le « neutre » a redonné le pain (ce qui donnait à l’oiseau une autre option pour l’échanger). Quinze essais consécutifs ont eu lieu lors de deux sessions de tests, réalisés deux jours et un mois après l’ensemencement.

Les résultats montrent que les corbeaux ayant participé aux échanges (fructueux ou infructueux) en réciprocité directe, étaient plus susceptibles d’interagir avec les expérimentateurs équitables qu’avec ceux qui les avaient trompés, et ceci, même au bout d’un mois. Les corbeaux peuvent donc compter sur leur mémoire à partir d’une seule séquence d’interaction. Chez les corbeaux observateurs, il n’y a pas eu de distinction entre les expérimentateurs, même si ceux qui (parmi eux) avaient aussi eu une expérience concrète des échanges semblaient plus enclin à aller vers l’expérimentateur équitable. Sur ce point, si les résultats ne sont pas statistiquement significatifs, ils suggèrent néanmoins une mémoire de la réciprocité indirecte chez les corbeaux.

Conclusion : gardez-vous d’entourlouper un corbeau, il a la rancune tenace !
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