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 Révolution

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MessageSujet: Révolution   Sam 5 Mai - 11:39

Révolution

En lisant ce résumé, vous allez découvrir le programme d’Emmanuel Macron, fondateur du mouvement politique En marche ! et candidat aux élections présidentielles 2017.

Vous découvrirez aussi :

- son parcours personnel et professionnel ;

- les principales mesures qu’il souhaiterait prendre ;

- son analyse globale sur l’état du pays ;

- pourquoi, selon lui, le pays a besoin d’être transformé.

En guise de préambule à son ouvrage, l’auteur pointe du doigt la lassitude du peuple français envers ses représentants politiques. Il fait part de son optimisme, de sa confiance absolue dans le potentiel du pays, qu’il juge inexploité. Selon lui, les temps ont changé : dorénavant, la France doit entrer dans le mouvement, au lieu de continuer à croire en des promesses vaines et d’investir ses espoirs dans des politiques qui ne lui ressemblent plus.

L’homme derrière le candidat : qui est Emmanuel Macron ?

Avant de livrer ses analyses sur la situation de la France, Emmanuel Macron commence par se dévoiler. Né à Amiens, il rend compte de ses origines sociales ainsi que de celles de ses ancêtres : fils de médecins, il décide de ne pas suivre cette voie. Enfant, il se consacre assidûment à la lecture et mène une existence paisible, sans histoires. Il souligne la chance et l’importance de poursuivre des études, comme le fit sa grand-mère, dont il avoue l’importance et l’influence tout au long de son existence. Puis, il mentionne ses passions, comme le piano et le théâtre ; c’est d’ailleurs son amour pour l’art dramatique qui lui permet de rencontrer celle qui partage sa vie : Brigitte.

Quand vient le moment de commencer ses études, il part pour Paris où, alors que "compétition" est le maître-mot à l’université, il se consacre à celle qu’il aime. Après avoir échoué à l’École Normale Supérieure, il opte pour des études de philosophie puis Science-Po. Il évoque ensuite son amitié avec Paul Ricœur, qui donne naissance à une étroite collaboration intellectuelle. Plus tard, animé par des convictions profondes, l’auteur s’engage dans le droit et l’économie et est reçu à l’ENA. Une fois entré dans le monde du travail, il relate ses premières expériences en ambassade et sur le territoire français en tant qu’inspecteur des finances ; c’est là qu’il fait la rencontre, entre autres, de Jacques Attali.

Après quelques années, il quitte le secteur public pour le privé et rejoint la banque Rothschild. Il souhaite être tout à fait transparent à ce sujet et déclare avoir appris énormément de choses et notamment un métier. Enfin, en 2012, il rejoint les rangs de François Hollande pour le conseiller sur les questions d’économie. Il quitte l'Elysée deux ans plus tard, avant de revenir en tant que ministre. L’auteur raconte son combat pour la loi qui porte son nom. Il l'a souhaitée ambitieuse et ancrée dans le présent.

En 2015, en réponse à ces heures sombres et à ces multiples débats houleux, Emmanuel Macron fonde le mouvement politique En marche ! Encore une fois, il souhaite être le plus transparent possible ; il se considère comme un insoumis et constate les failles qui rongent le paysage politique actuel. Il est persuadé que le Salut du pays passera par un renouveau.

Un changement nécessaire pour la France

L’auteur se sent redevable envers la France mais il déclare être las de la "politique politicienne" et de ses éternels jeux de dupes. Il est désireux de renouer le contact avec le peuple et reconnaît le désaccord idéologique profond qui règne dans le pays. Selon lui, il est le fruit de mauvaises orientations, d’une certaine négativité et d’un manque d’engagement de la part de ses pairs. Il déclare être un homme d’action, de "concret", tout comme cette masse d’élus locaux qui s’épuise dans l’ombre. Il explique que de grands changements sont inévitables, si l’on souhaite que le pays avance.

Le lien entre le corps politique et le réel se doit d'être entretenu. C'est un élément primordial. A ses yeux, la France est un pays unique mais son éclat est terni par un inquiétant sur-place. Il est temps de sortir du clivage gauche-droite et de proposer quelque chose de différent, d’efficace, pour permettre à chacun d’obtenir ce qu’il veut, sans pour autant basculer dans le chacun pour soi.

Les grands partis ont un problème : ils sont fragilisés par des conflits internes et leur difficulté à trouver les solutions les mieux adaptées pour le pays. Macron souligne le fait que toutes ces divisions appauvrissent le débat et nourrissent la méfiance du peuple à l’égard de ses représentants, favorisant ainsi la montée des extrêmes, fait qu’il n’hésite pas à mettre en avant en soutenant la possibilité d’une victoire du Front National, avec les conséquences qu’elle engendrerait.

Il est vital de faire entrer la France dans un avenir, qui n’est autre que le présent. Demain est déjà là, c’est pourquoi il est indispensable de s’adapter. La France est un ensemble de gens et de territoires : elle possède une myriade de facettes et d’univers différents. Fini le temps des rivalités, il est nécessaire de s’unir dans un but commun, d’accepter, avec dignité, que les temps ont changé. C'est le rôle de l’État de porter cette idée. La modernisation de celui-ci se fait attendre : elle est devenue urgente. C’est ce décalage entre hier et aujourd’hui qui a conduit la France dans une impasse ; mais il n’est jamais trop tard, et c’est parce que la France est une insoumise qu’elle pourra exploiter au mieux son potentiel, pour se redresser et s’insérer dans la grande marche du Monde et du XXIe siècle.


La lassitude du peuple français

L’auteur estime qu’il est important de comprendre le monde avant de désirer le changer. Il insiste sur l’initiative que doit prendre le pays : l’époque actuelle engendre des flux incessants dans tous les domaines. Intégrer ces mouvements et leur accorder toute l’attention nécessaire est plus que souhaitable ; cette “marche” n’est pas nationale mais bien internationale. L’erreur que font les États en difficulté est de ne pas anticiper ces flux.

Originaire de Picardie, Macron est familier des problèmes engendrés par les innovations économiques. Certains secteurs, notamment l’agriculture, sont victimes d’une crise majeure, alors que d’autres sont en pleine expansion, comme l’aéronautique. L’auteur insiste sur le fait qu’il est urgent de composer intelligemment avec la mondialisation et non de chercher à la fuir.

Aujourd’hui n’a plus rien à voir avec hier ; la crise est omniprésente. Cet effondrement économique a conduit le peuple à rejeter certains composants nécessaires à la stabilité économique, comme la finance. L’auteur se veut lucide, et convient qu’une lutte est à mener dans ce domaine.

Qui dit flux dit évidemment Internet ; la toile a provoqué une véritable mutation des comportements chez le consommateur : il en sera de même avec le travail. C’est un horizon de nouveaux emplois qui émergent ; l’heure est au changement, de lieu, de rencontre, de temps. Le numérique n’est pas qu’un simple pas en avant, c’est le moteur vers un monde nouveau, grâce aux opportunités qu’il offre, mais aussi aux dangers potentiels qu’il induit : l’heure est aussi à la réinvention.

Un climat de laisser-aller, auquel les Français se sont habitués, semble subsister. Las d’espérer les changements nécessaires, ces derniers choisissent la résignation. L’homme politique condamne les extrêmes et leurs propositions improbables, ainsi que les partisans de l’immobilisme politique ; le pays continue de compter sur ses acquis alors que grandit le spectre de la Dette, celui-là même qui menace le bien-être des générations futures. Il cite l’exemple historique de Venise qui a réussi à s’adapter, quelques siècles plus tôt, pour ne pas disparaître. Ainsi, les promesses faites lors des campagnes électorales sont caduques : il est temps de lancer des actions claires et efficaces. Se reposer sur les lauriers d’une époque révolue ne suffit plus.


Investir dans la recherche et les entreprises pour l’avenir

Emmanuel Macron croit en la puissance des faits : il souhaite offrir à chacun la chance de trouver sa place et de réussir. Il considère qu’une dizaine d’années permettront de refondre le pays dans ses grandes structures. Son mot d’ordre est l’innovation, afin de mieux s’adapter pour relever les défis du futur ; le chômage de masse et la désindustrialisation massive devront être des thèmes majeurs. L’auteur déclare être favorable à la réduction des dépenses publiques. Par ailleurs, il met en avant les aberrations du système, comme l’aide personnalisée au logement.

Trois catégories de dépenses publiques doivent être maintenues :

- la première concerne la recherche ou la formation. Il explique qu’il faut encourager la formation, et investir dans la recherche : la France a un très gros potentiel à exploiter ;

- la seconde concerne l’environnement. L’écologie est l’affaire de tous : la France doit se montrer exemplaire à ce sujet et montrer durablement son intérêt pour la transition écologique ;

- la dernière est axée sur la couverture numérique. Un maximum de territoire doit être couvert afin de faciliter les échanges, provoquer des opportunités et profiter des solutions offertes par cet élan technologique.

En outre, las du piétinement incessant sur les lois et les mesures, le politicien propose un audit des règles ayant été établies afin de juger de leur efficacité. Il s’appuie sur le quinquennat actuel qui n’a cessé de tergiverser sur bon nombre de sujets. Cela ne l’empêche pas de saluer certaines initiatives comme le CICE, ayant lui-même fait plusieurs propositions allant dans ce sens. Pour créer de l’emploi, il faut laisser aux entreprises la marge nécessaire pour investir ; il faut leur permettre d’être mieux protégées contre, par exemple, la concurrence déloyale. Là-dessus, l’auteur désire s’appuyer sur le pouvoir de l’Union européenne afin de créer une véritable harmonisation systémique et non un chaos qui profite à certains, comme les GAFA, ou nuit à d’autres, comme les TPE-PME.


Une restructuration du pays est nécessaire pour un développement vraiment durable

Le dérèglement climatique n’est plus une lubie ; il convient de s’unir afin de préserver la planète et de réfléchir à des solutions durables. Macron considère que certains efforts ont été fournis, notamment grâce à la COP21 et à l’Accord de Paris. Seulement, l’exemplarité doit être de mise. Il passe en revue certains atouts de la France, comme l’espace maritime ou l’extraordinaire biodiversité du territoire, et explique que tout un pan de l’économie devrait être articulé autour du climat, notamment l’énergie solaire. La France a son rôle à jouer.

Logements, usines, infrastructures, les possibilités regorgent en matière de réorganisation écologique, depuis les villes intelligentes, jusqu'aux transports publics et aux lieux conçus selon les dernières innovations en matière de développement durable. L’auteur souligne l’impact insoupçonné de l’engagement pour l’environnement dans quantité de domaines ; acteurs urbains et ruraux profiteraient grandement de cette évolution. Les décisions qu’il souhaite prendre à ce sujet marquent, encore une fois, son désir de bâtir le futur autrement, sur des bases nouvelles et durables. C’est un combat de tous les jours qui s’annonce, et qui passe aussi par le consommateur ; il faut porter un regard plus qu’attentif sur les difficultés du secteur agricole.

Macron pense aux générations futures ; il est soucieux de leur bien-être mais également du devoir qu’il incombe aux générations précédentes de les informer et de les préparer à ce nouveau monde en gestation. Il sait ce que la France a apporté en matière d’éducation et de formation mais là encore, il met en avant les difficultés d’un système qui peine à se renouveler. Erreurs d’orientation, échecs scolaires, filières abandonnées ou bouchées, lourdeurs administratives diverses, les terrains d’actions ne manquent pas.

Il dénombre trois terrains spécifiques :

- l’école élémentaire d’abord, qu’il est urgent de rendre plus efficace. Le politicien réfléchit à plusieurs solutions visant à améliorer les premières années de la scolarité ;

- la suite du combat pour l’éducation passe par l’orientation. Il dénonce un gaspillage et des erreurs qui produisent une masse d’élèves non diplômés : là-dessus, un renfort d’actions par l’entremise des régions est possible ;

- le troisième terrain concerné est l’université. Elle est victime d’un système parfois kafkaïen dans son fonctionnement.

À terme, ces problèmes en entraînent d’autres, dont l’impact se fait de plus en plus ressentir. Pour parvenir à une réelle égalité des chances, il convient d’agir au plus vite : en proposant, en innovant, voire même en tentant ce qui n’a jamais été tenté. C’est pourquoi l’auteur fait confiance aux enseignants et souhaite leur offrir les moyens d’agir.



Une politique souple et flexible de l’emploi

Emmanuel Macron est lucide sur la situation actuelle ; il refuse l’idée d’une politique miraculeuse bâtie sur des promesses impossibles à tenir. Lutter efficacement contre le chômage et pour l’égalité des travailleurs est plus que jamais une priorité. Il rappelle ce que permet le travail, au-delà d’une simple rémunération visant à combler des besoins : il permet de s’intégrer, de se construire et de se discipliner. L’auteur ne pense pas qu’abandonner totalement le travail, en reversant un revenu universel par exemple, soit une bonne idée. Ce qu’il souhaite, c’est plus d’égalité, notamment au niveau des salaires. Il est conscient de la fameuse malédiction des contrats courts et de la précarité professionnelle qui touchent bon nombre de citoyens.

L’emploi en France est restreint par quantités d’interdits qui freinent la volonté d’entreprendre, conduisant très souvent à un gaspillage des talents et des énergies. De nos jours, il faut prendre conscience qu’une carrière se bâtit sur plusieurs métiers différents, que parfois, se jeter dans le grand bain de l’entrepreneuriat est aussi risqué que de cumuler des entretiens joués d’avance. L’auteur souhaite donner du pouvoir aux travailleurs et surtout, il souhaite faire exploser leur potentiel. Pour les jeunes, l’apprentissage est une piste sérieuse, contrairement au SMIC, qui n’a que peu d’intérêt. D’autant que le coût du travail est un vrai problème, tout comme celui des fins de contrats ; dans ce domaine, les situations en deviennent parfois ubuesques pour les salariés aussi bien que pour les employeurs.

Pour ce qui est des salaires, Macron propose un allègement des cotisations pour les indépendants. L’idéal serait de réduire considérablement la différence entre le net et le brut : pour inciter les gens à l’emploi, il est vital de le rendre attractif. Là encore, un geste sur les prestations sociales pour les plus démunis est possible. Il souhaite aussi réformer en profondeur le Code du travail. Souplesse et flexibilité sont plus que jamais à l’ordre du jour ; compte tenu de la diversité et de la variété des secteurs de l’emploi, la loi ne peut pas s’appliquer partout de la même manière. La parité, le nombre d’heures ou le taux horaire, tout cela peut passer par la loi mais cela ne suffit pas. Les entreprises sont des organismes spécifiques avec des besoins parfois particuliers : il faut en tenir compte.


Un retravail nécessaire de la question des inégalités économiques

Le chômage n’est pas une situation facile. Beaucoup de travailleurs n’ont pas choisi de se retrouver sans emploi. C’est pourquoi l’auteur souhaite que les démissionnaires, les indépendants et les commerçants puissent également bénéficier de cette assurance. Il ne croit pas à la baisse progressive des allocations pour résorber le problème : là aussi, une refonte est nécessaire. Le politicien est partisan des droits et des devoirs de chacun ; il annonce qu’avec lui des moyens seront investis pour combattre le chômage et qu’en contrepartie, les concernés devront faire preuve de sérieux et d’engagement.

Pour ce qui est de la protection sociale, il est question d’une simplification du système qui se baserait sur les besoins de chacun. Il fait remarquer l’absurdité de la situation actuelle qui comprend des régimes spéciaux d’un côté et des personnes mal couvertes de l’autre. Ce mépris envers les plus démunis masque un problème plus vaste encore, à savoir la considération que leur porte la société. Macron compte développer les partenariats avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire, et prend très au sérieux leur capacité à innover et à trouver des solutions.

La discrimination n’est pas qu’une affaire de morale, elle pénalise également au niveau économique. La première concerne les femmes ; le pays a un vrai problème avec la parité : temps de travail, inégalités salariales, insécurité quotidienne… Les femmes doivent composer avec plus de difficultés dans un monde qui leur est parfois impitoyable. D’autres discriminations ne sont pas en reste, comme celles concernant l’appartenance religieuse ou les origines. L’auteur veut renforcer les sanctions envers les coupables et multiplier les contrôles chez les employeurs, par exemple.

La santé est l’affaire de tous. Ce domaine, comme beaucoup d’autres, est un vivier d’inégalités et de complications diverses. Macron entend bien œuvrer à une simplification et un regain de clarté : pour les régimes de retraite, il convient d’adopter une uniformité progressive ; pour ce qui est du chômage, il prône un plafond maximal des allocations et la venue de l’impôt dans le financement de la protection sociale. L’État doit être plus impliqué afin de pratiquer une gestion nette et efficace.


Pour une démographie de la France mieux équilibrée

L’écart entre les grandes villes et le reste du pays ne cesse de se creuser. Certaines régions sont devenues des déserts professionnels, complètement repliées sur elles-mêmes. L’auteur explique qu’il faut reconsidérer le problème, que chaque région a ses besoins propres. L’uniformité n’est pas de mise et pourrait même se révéler contre-productive ; l’État doit asseoir son pouvoir et mener la politique que les citoyens attendent.

En outre, la France connaît une grave crise du logement. Le peuple subit injustement les conséquences d’une politique arriérée, plus du tout en phase avec les problèmes actuels. Aujourd’hui, on se sépare et on change d’emploi beaucoup plus facilement que précédemment : l’époque est à la mobilité. C’est pour cette raison que l’auteur souhaite mettre tout en œuvre pour débloquer la situation liée au logement : tout doit être plus rapide et plus simple afin que cesse cet état de piétinement incessant. Comme pour les individus et les entreprises, Macron est convaincu que renforcer les points forts des villes est nécessaire, qu’il faut donner les moyens de former aux villes universitaires, ou les moyens d’employer aux villes industrielles.

Il est temps pour le pays de se réconcilier avec lui-même, de reconnaître le rôle et l’importance de son territoire. Qu’il s’agisse d’une région rurale, d’une métropole ou bien d’un territoire d’outre-mer, les zones démographiquement et socialement sinistrées doivent devenir des terrains propices à l’innovation. L’auteur reconnaît le fort potentiel de ces zones, néanmoins, il reste lucide quant au besoin de déléguer et de développer de nouvelles alliances directement sur le terrain. Il est pour le renforcement du pouvoir des régions dans certaines zones et l’alliance interdépartementale, voire même la fusion pure et simple dans d’autres. Conscient de s’attaquer à un sujet sensible, il explique qu’il est nécessaire de laisser les vieilles rancunes de côté.


Les questions du terrorisme et de l’identité française intimement liées

La France est menacée. Le terrorisme et l’extrémisme ne sont plus des fantasmes lointains. Les récents événements en sont la triste preuve ; Macron souligne l’importance d’être unis dans une volonté commune afin de combattre ces menaces. Il veut faire respecter la laïcité tout comme le droit à la croyance ; néanmoins, il affirme qu’il faut rester intransigeant quant aux valeurs de la République et ne pas tout laisser passer. La religion ne doit pas être une priorité en termes de civilité ; le cas délicat de l’Islam en est un exemple : il convient d’en débattre de façon rationnelle bien que des actions aient déjà été engagées sur ce sujet. L’auteur souhaite les poursuivre et les développer.

Le chômage de masse, l’abandon républicain de certains quartiers, l’absence de transparence sur certains lieux de culte… L’auteur accuse le laisser-faire qui a conduit le pays à cette division culturelle et idéologique qui fait le bonheur des extrêmes. Il veut approfondir le travail de terrain pour en finir avec les zones de non-droit, mais également que le peuple se réapproprie les valeurs de la France : il sait que ce travail se fera sur la durée, pas à pas. Il en va de même pour la question migratoire : les politiques menées à ce sujet sont indécises, voire schizophréniques. L’accueil catastrophique réservé aux réfugiés l’a bien démontré, c’est pourquoi Macron prône la simplification des procédures, et des prises de décision claires pour chaque situation, aussi particulière soit-elle.

Il rappelle aussi que l’ennemi n’est pas seulement intérieur ; Daesh est une réalité et l’auteur entend bien user de tous les moyens nécessaires pour l’affronter. Toutefois, il convient de ne pas céder à l’absurde, voire le grotesque, lorsqu’il s’agit de lutte contre le terrorisme. Il passe ainsi en revue les propositions qui ont tant fait débat sur la scène politique, comme la déchéance de nationalité, ou l’enfermement des personnes fichées S. Il estime ces mesures contre-productives pour se débarrasser concrètement du problème. Même chose en ce qui concerne l’état d’urgence qui ne cesse d’être reconduit. L’auteur souligne son caractère exceptionnel qui doit à ce titre s’accompagner d’actions similaires ; une permanence de cet état va à l’encontre de l’initiative de départ.

Le corps judiciaire a aussi son mot à dire : Macron relate les difficultés rencontrées par ces gens de terrain et les conséquences de mauvaises décisions, comme la fin de la police de proximité. Encore une fois, il est favorable à l’écoute des revendications de ceux qui agissent et à la simplification de moult aberrations juridiques et administratives. Selon lui, ce sont les actions concrètes et quotidiennes qui donnent des résultats.


La recherche d’une paix durable et efficace

Quoi qu’on en dise, l’Hexagone est un phare dans le monde ; le pays n’est pas à l’écart mais bien en premières lignes de la marche du Monde : son savoir est exporté, son peuple travaille pour des sociétés étrangères. L’auteur explique pourquoi la France a cette place si particulière et relate certaines décisions et engagements extérieurs qui ont parfois écorné son image. C’est pourquoi il compte s’appuyer davantage sur l’ONU et l’U.E. sur la question des actions extérieures et des positions à tenir.

Combattre l’État islamique doit être une priorité ; Macron aborde avec inquiétude le cas libyen qui a retenu l’attention de Daesh. S’il est élu, l’auteur souhaite que son premier déplacement extérieur se fasse en Libye, afin d’organiser une lutte commune contre l’État islamique. Il désire également poursuivre le dialogue avec l’Iran, revenir sur les accords d’Oslo pour le conflit israélo-palestinien et développer des liens durables avec le Maghreb. Sur la question de la Russie, l’auteur prône un dialogue honnête et constructif : il est temps pour la France d’adopter des positions claires et de ne plus tergiverser.

L’élection de Donald Trump et les tensions qui règnent au Moyen-Orient engendrent de l’inquiétude quant à la stabilité de la Coalition. L’auteur propose de redéfinir une ligne stratégique qui s’étalerait sur une dizaine d’années, afin d’établir, lorsque c’est possible, des processus de paix durables, mais également de permettre le développement de ces États ravagés par les conflits intérieurs. Il reconnaît l’attachement tout particulier de la France pour l’Afrique ; il est pour tisser d’autres liens que les interventions militaires, dont le résultat a parfois terni les valeurs de la France.

La mondialisation est un principe que personne ne peut ignorer ; il convient donc d’en user de façon intelligente. Macron insiste sur le rôle très important que peut jouer l’U.E. ; en développant une force politique, économique et commerciale plus unie, la France éprouverait parfois moins le sentiment d’isolement de ces dernières années. Mais pour cela, il est urgent de redéfinir les positions et les caps à tenir ; c’est cette volonté d’union qui permettra de combattre des problèmes majeurs comme l’évasion fiscale. La France n’est pas seule, il lui faut intégrer au plus vite cette notion d’ensemble afin qu’elle soit mieux préparée pour les défis de demain.


Une restructuration de l’Union européenne est indispensable

La France est un des membres fondateurs de l’U. E. Ce projet, encore jeune, s’est bâti sur des principes de paix, d’échanges entre les peuples et de tolérance. Aujourd’hui, il semble détourné de son but initial ; pire encore, il n’est plus du tout en phase avec la réalité quotidienne des États. Les conséquences des différentes crises traversées par les États membres ont fragilisé cette construction ; les dirigeants de l’U.E. ne se sont pas montrés à la hauteur de l’enjeu et n’ont cessé d’alourdir le projet en multipliant les ajustements inutiles. Les belles promesses de départ amènent aujourd’hui les populations à désavouer cette transformation essentielle du continent. L’auteur explique que l’U.E. reste la meilleure réponse face aux deux grands blocs que sont la Chine et les États-Unis. Il avoue que sa gestion est à revoir dans sa globalité, qu’il est urgent de mettre en place une politique en accord avec tous les États membres.

Pour autant, il reconnaît qu’il n’y a pas que du négatif dans l’évolution du projet : Erasmus, Schengen, la liberté de circulation, la simplification des frais bancaires internationaux, etc., ces belles avancées sont aujourd’hui ternies par une forte hausse des inégalités, un taux de chômage préoccupant ou encore la montée du nationalisme dans certains pays. La gestion de la crise grecque illustre très bien cette Europe en demi-teinte, qui ne parvient pas à s’unir devant l’adversité. Il en est de même pour le secteur agricole, que l’Europe est en train d’étouffer sous les normes et les règles parfois absurdes.

Macron affirme qu’être dans l’Europe, c’est accepter de fonctionner avec les autres. Il cible la politique migratoire hongroise, ou la volonté britannique d’avoir une Europe qui s’adapte à leurs préoccupations et non l’inverse. Par ailleurs, le Brexit n’est pas l’affaire du seul gouvernement anglais mais bien un échec pour tous les membres, qui témoigne d’un désaveu naissant résultant d’une absence d’union, le comble pour un projet de rassemblement entre les nations. L’auteur déclare nécessaire de reprendre le projet à la racine, en le redéfinissant de façon claire et surtout, commune. Il propose notamment de nommer un ministre des Finances de la zone euro, ou la création de conventions démocratiques pour que le peuple puisse se faire entendre à l’échelle européenne.

La coordination, la coopération et l’efficacité doivent être les mots d’ordre de l’U.E. ; l’auteur avoue que l’isolement et le repli sur soi ne sont pas la solution, qu’il faut, au contraire, donner les moyens à l’Europe d’agir, mais de façon intelligente. Il sous-entend par là que l’Europe doit défendre ses peuples, et ce, dans tous les domaines.

Emmanuel Macron pour un renouveau des politiques

Pour que la France puisse aller de l’avant, il lui faut un corps politique qui lui corresponde. Macron sait qu’il ne pourra tout changer dans le pays ; son projet est né d’une réflexion profonde et il ne pourra le concrétiser qu’avec l’accord du peuple. Il rejette l’élite qui déclare vouloir bousculer les règles, réécrire la constitution et bâtir une VIe république en soulignant son manque de conscience du réel. Selon lui, il ne faut pas tout casser mais au contraire réapprendre à mieux utiliser les outils démocratiques et faire preuve d’adaptation et d’inventivité.

La France est un pays aux identités multiples. L’auteur avoue que sa classe dirigeante ne lui ressemble plus : la parité n’y est pas respectée et certains secteurs y sont sous-représentés, comme l’artisanat. La proportionnelle lui semble une piste judicieuse pour réintroduire le débat, tout comme le non-cumul des mandats dans le temps permettrait d’éviter les carriéristes, au détriment de ceux qui veulent mener leur mission à bien. L’auteur est plus que favorable à ce que les élus soient davantage issus du peuple. Il prend comme exemple les membres de son mouvement, En marche ! dont la plupart des responsables vivent leur première expérience politique. Il est pour la formation concrète au débat politique, et ce, dans tous ses aspects. Cette volonté doit aussi s’appliquer pour les organisations syndicales afin d’éviter les mêmes dérives que dans le paysage politique.

Pour réconcilier le peuple et ses dirigeants, il convient de pratiquer les mesures qui s’imposent ; Macron propose la transparence pour les hauts fonctionnaires, à savoir l’absence de casier judiciaire. La cohérence doit également être de mise lorsqu’un élu investit sa mission. Il se doit de connaître son sujet et non d’être le fruit d’un copinage douteux. L’auteur en profite également pour souligner la responsabilité qui incombe aux hauts fonctionnaires et cite certaines personnalités, sans les nommer, qui n’ont pas joué le jeu.

En ce qui concerne la politique, il veut lui redonner son devoir d’efficacité : il déborde d’idées à ce sujet. Finis les débats interminables ; il est pour une accélération des procédures qui permettent de créer une loi, de l’appliquer et ensuite de vérifier ses effets. Plus encore, il est pour l’intégration des acteurs non élus dans le débat, car ce sont eux les plus proches du réel, du terrain, et c’est grâce à leur contribution que les choses pourront avancer dans le bon sens. Ses derniers mots concernent justement cette France qui se lève, marche et se bat pour son pays, peu importe sa race, sa couleur, sa religion et ses origines sociales. L’auteur salue la volonté d’engagement du peuple et confie que c’est là que la politique retrouve sa dignité et sa force, tout simplement.


Conclusion

Macron termine en soulignant le caractère si particulier de notre époque : il se déclare prêt à faire entrer la France dans le XXIe siècle et à surmonter les multiples défis qui l’attendent. Il est temps pour chacun de se tourner vers cet horizon nouveau et de se mettre en marche. Un avenir meilleur est possible grâce au peuple et son ardent désir de s’engager vers le progrès.



Ce qu'il faut retenir de ce résumé :

- Emmanuel Macron souhaite se détacher des "politiques politiciennes" qui ont provoqué la méfiance des Français ;

- pour lui, la France doit apprendre à regarder vers le futur ;

- elle possède des atouts évidents qui pourront la mener vers la réussite ;

- mais pour cela, elle doit cesser de se reposer sur ses lauriers, et accepter l'importance d'une restructuration profonde ;

- l'écologie et l'éducation sont des thèmes chers à Emmanuel Macron et la France doit être exemplaire dans ces domaines ;

- il faut permettre aux PME de se développer ;

- le terrorisme et la question de l'État islamique sont majeurs dans le programme du candidat ;

- tout comme la nécessaire restructuration de l'Europe.






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