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 The Pyramid Principle (management leadership )

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MessageSujet: The Pyramid Principle (management leadership )   Sam 5 Mai - 11:47

The Pyramid Principle

En lisant ce koob, vous découvrirez comment rédiger des documents professionnels clairs et structurés.

Vous découvrirez aussi :

- l’ordre logique dans lequel exposer votre pensée, en présentant l’idée directrice en premier ;

- la bonne structure à donner à un texte ;

- les secrets du raisonnement inductif et déductif ;

- la manière la plus efficace de résoudre des problèmes et de présenter ses conclusions.

Trop de documents professionnels sont lourds et difficilement lisibles. Ce n’est pas une question de style, mais de structure : les arguments sont souvent flous et exposés dans le désordre sans enchaînement logique. Pour bien écrire, il faut procéder en deux étapes : ordonner sa pensée grâce à une phase de réflexion, puis s’attaquer à la rédaction. Soyez rigoureux dans votre raisonnement, faites émerger vos idées principales et mettez-les clairement en évidence.

Dans une argumentation, présentez toujours l’idée directrice en premier

La lecture d’un document est un exercice de compréhension et de mémoire. Comment faciliter la tâche à votre lecteur ?

Il existe une règle incontournable : énoncez immédiatement l’information centrale. Vous poserez ainsi le cadre de votre raisonnement et capterez immédiatement l’attention. Le lecteur comprendra tout de suite le thème de votre intervention, ce qui lui permettra de retenir les données essentielles qui y seront associées.



Le lecteur a besoin d’être guidé

La pensée humaine obéit à des mécanismes qu’il est important de considérer lorsqu’on cherche à communiquer des arguments. Tout d’abord, elle cherche automatiquement un lien logique entre les différentes notions présentées.

Le raisonnement ne se construit pas sur une suite d’idées fragmentées, mais suit une progression autour d’un thème. Le lecteur a donc besoin d’un fil conducteur : il veut savoir quelle est l’idée directrice, que vous soutiendrez ensuite par des arguments.

Il peut être tentant de reprendre le cheminement de votre pensée, en commençant par lister une série d’éléments avant d’en tirer une conclusion. Mais n’oubliez pas que le lecteur est désavantagé par rapport à vous : lui ne connaît pas d’avance votre sujet et votre thèse ! En procédant de la sorte, vous le forcez à faire le tri dans une suite d’informations avant d’aboutir à l’idée essentielle.

Visualisez une conversation où vous commenceriez à développer plusieurs idées, sans avoir posé le contexte. Votre interlocuteur vous interromprait pour demander : “Où veux-tu en venir ?”



Une présentation claire permet de mieux retenir les idées

Ne négligez pas non plus la mémoire à court terme qui est limitée. Le cerveau humain peine à plus de sept éléments. Face à un nombre d’informations plus important, il réunit alors les idées dans des catégories plus larges.

Par exemple : en allant faire les courses, vous n’apprenez pas par cœur ce qu’il vous faut, mais visualisez un rayon après l’autre afin de vous rappeler les différents produits à acheter.

Il en va de même dans le développement d’un raisonnement : directement confronté à une liste d’arguments, le lecteur n’en gardera qu’un souvenir partiel. Mais en lui donnant votre idée clé en premier, vous lui fournissez directement la “catégorie mentale” où il classera ensuite les notions abordées. Clarté et efficacité assurées !

Bâtissez une structure pyramidale : idée clé au sommet et progression par étapes

Un texte cohérent doit obéir à une organisation précise. L’idée centrale, exposée en premier, donne lieu à un développement progressif, de plus en plus détaillé : le texte forme ainsi une pyramide. Quels sont les ressorts de cette structure ?

Pour exposer vos idées de manière claire, vous devez impérativement avoir bâti un plan. Tout document se décompose en plusieurs parties. Celles-ci sont formées de paragraphes qui regroupent un ensemble d’idées liées entre elles, présentées dans un ordre logique et sans digressions.

Un texte intéressant est un texte qui pose des questions : il ne fait pas que lister des informations, mais éveille l’intérêt et la curiosité du lecteur. Il doit, après sa lecture, se sentir plus informé. En énonçant votre idée directrice, vous ferez naître des interrogations :

- Pourquoi cette affirmation ?

- Comment se manifeste-t-elle ?

- Que voulez-vous dire exactement ?

Ce sont ces questions qui donneront au lecteur l’envie de lire la suite de votre texte. Sans elles, il n’a plus qu’à refermer le document après avoir pris connaissance de votre idée. Le développement vise à répondre à ces questions :

- en exposant les raisons de votre affirmation ;

- en expliquant les diverses formes sous lesquelles la situation se présente…

Chaque argument soulèvera à son tour d’autres interrogations, d’autres “Pourquoi ?”. Traitez-les méthodiquement, paragraphe par paragraphe. Le lecteur suivra ainsi votre raisonnement pas à pas ; s’il n’est pas forcé d’y adhérer, sa clarté sera au moins absolue. Le texte arrivera naturellement à sa fin lorsque vous aurez répondu à toutes les questions et exposé toutes les informations à votre disposition.

Laissez-vous guider par la structure pyramidale

La structure pyramidale offre une représentation visuelle très utile pour clarifier votre pensée. En vous fournissant les éléments indispensables et l’ordre dans lequel les aborder, elle vous évitera de partir dans tous les sens. Comment aborder cette construction ?

L’injonction de commencer par le point central a le mérite de vous empêcher de passer à côté de votre sujet ! S’il n’est pas encore clair dans votre esprit, commencez par lister vos idées clés pour discerner les liens logiques qui les unissent. Quoi qu’il arrive, vous devez pouvoir remonter à une thèse principale à défendre : pas question de ne présenter qu’une énumération de constatations sans message global qui n’apporteraient rien à votre lecteur.

Même si votre raisonnement vous paraît limpide, prenez toujours ce temps de réflexion pour articuler vos idées. Vous assurerez ainsi leur enchaînement logique. Il est beaucoup plus difficile de retravailler la structure d’un document “a posteriori” : une fois le texte rédigé, vous aurez tendance à le trouver plus clair qu’il ne l’est et aurez du mal à le remettre en question !



La structure de l’introduction

L’introduction est un élément essentiel. Elle obéit à sa propre structure et annonce le développement qui suivra. Son but :

- poser le contexte ;

- soulever la fameuse question qui vous occupera par la suite ;

- présenter le plan.

Pour la construire, respectez le schéma narratif qu’on retrouve habituellement dans un récit :

- exposition de la situation initiale ;

- élément perturbateur : un motif de changement, un problème, un facteur particulier sur lequel vous braquez les projecteurs ;

- question posée : votre idée directrice, qui forme le cœur de votre raisonnement et doit être justifiée par le développement (“Pourquoi ? Comment ? Dans quelles conditions ?”) ;

- réponse à travers vos arguments, repris dans les différents paragraphes.



Créez un terrain commun avec votre lecteur

L’introduction pose un cadre commun entre vous et le lecteur. Vous devez soulever une question qu’il se posait déjà ou qui a un intérêt pour lui. L’exposition du contexte met en lumière ce qui la rend pertinente ; elle établit aussi les faits de base, vous permettant par la suite de vous focaliser sur vos idées. Ne reprenez que des informations connues et objectives, susceptibles de faire consensus.

À l’issue de ce travail, procédez à une première autoévaluation :

- Le sujet est-il évident ?

- Toutes les données factuelles sont-elles exposées ?

- Posez-vous la bonne question, qui découle immédiatement de la présentation du contexte et de l’élément perturbateur ?

La longueur dépendra des besoins plus que de la taille globale du document : assurez-vous d’avoir donné toutes les informations nécessaires sans pour autant vous attaquer au développement. Deux à trois paragraphes semblent une base raisonnable.

Avec une progression aussi structurée, reposant sur des faits connus et acceptés, vous gagnez une influence non négligeable sur le lecteur. Votre cohérence l’invite à adhérer à votre raisonnement. Connaissant d’emblée l’idée générale et les grandes lignes de votre développement, il sait à quoi s’attendre et est préparé à recevoir vos arguments avec un esprit ouvert.

Grâce à l’aspect narratif, vous pouvez profiter de ce côté prévisible sans créer de monotonie : vos idées sont ancrées dans un contexte concret, censé intéresser le lecteur et être pertinent pour lui. L’association d’une situation, d’une complication et d’une solution représente une équation puissante, à l’impact bien plus fort qu’une idée énoncée hors contexte.

N’hésitez pas à jouer avec l’ordre de ces éléments pour nuancer le message :

- posez la situation au départ pour souligner une pensée méthodique ;

- insistez sur l’élément perturbateur afin de mettre la problématique en exergue ;

- placez votre solution en premier pour un ton beaucoup plus proactif.

Laissez-vous guider par la structure pyramidale

La structure pyramidale offre une représentation visuelle très utile pour clarifier votre pensée. En vous fournissant les éléments indispensables et l’ordre dans lequel les aborder, elle vous évitera de partir dans tous les sens. Comment aborder cette construction ?

L’injonction de commencer par le point central a le mérite de vous empêcher de passer à côté de votre sujet ! S’il n’est pas encore clair dans votre esprit, commencez par lister vos idées clés pour discerner les liens logiques qui les unissent. Quoi qu’il arrive, vous devez pouvoir remonter à une thèse principale à défendre : pas question de ne présenter qu’une énumération de constatations sans message global qui n’apporteraient rien à votre lecteur.

Même si votre raisonnement vous paraît limpide, prenez toujours ce temps de réflexion pour articuler vos idées. Vous assurerez ainsi leur enchaînement logique. Il est beaucoup plus difficile de retravailler la structure d’un document “a posteriori” : une fois le texte rédigé, vous aurez tendance à le trouver plus clair qu’il ne l’est et aurez du mal à le remettre en question !



La structure de l’introduction

L’introduction est un élément essentiel. Elle obéit à sa propre structure et annonce le développement qui suivra. Son but :

- poser le contexte ;

- soulever la fameuse question qui vous occupera par la suite ;

- présenter le plan.

Pour la construire, respectez le schéma narratif qu’on retrouve habituellement dans un récit :

- exposition de la situation initiale ;

- élément perturbateur : un motif de changement, un problème, un facteur particulier sur lequel vous braquez les projecteurs ;

- question posée : votre idée directrice, qui forme le cœur de votre raisonnement et doit être justifiée par le développement (“Pourquoi ? Comment ? Dans quelles conditions ?”) ;

- réponse à travers vos arguments, repris dans les différents paragraphes.



Créez un terrain commun avec votre lecteur

L’introduction pose un cadre commun entre vous et le lecteur. Vous devez soulever une question qu’il se posait déjà ou qui a un intérêt pour lui. L’exposition du contexte met en lumière ce qui la rend pertinente ; elle établit aussi les faits de base, vous permettant par la suite de vous focaliser sur vos idées. Ne reprenez que des informations connues et objectives, susceptibles de faire consensus.

À l’issue de ce travail, procédez à une première autoévaluation :

- Le sujet est-il évident ?

- Toutes les données factuelles sont-elles exposées ?

- Posez-vous la bonne question, qui découle immédiatement de la présentation du contexte et de l’élément perturbateur ?

La longueur dépendra des besoins plus que de la taille globale du document : assurez-vous d’avoir donné toutes les informations nécessaires sans pour autant vous attaquer au développement. Deux à trois paragraphes semblent une base raisonnable.

Avec une progression aussi structurée, reposant sur des faits connus et acceptés, vous gagnez une influence non négligeable sur le lecteur. Votre cohérence l’invite à adhérer à votre raisonnement. Connaissant d’emblée l’idée générale et les grandes lignes de votre développement, il sait à quoi s’attendre et est préparé à recevoir vos arguments avec un esprit ouvert.

Grâce à l’aspect narratif, vous pouvez profiter de ce côté prévisible sans créer de monotonie : vos idées sont ancrées dans un contexte concret, censé intéresser le lecteur et être pertinent pour lui. L’association d’une situation, d’une complication et d’une solution représente une équation puissante, à l’impact bien plus fort qu’une idée énoncée hors contexte.

N’hésitez pas à jouer avec l’ordre de ces éléments pour nuancer le message :

- posez la situation au départ pour souligner une pensée méthodique ;

- insistez sur l’élément perturbateur afin de mettre la problématique en exergue ;

- placez votre solution en premier pour un ton beaucoup plus proactif.

Travaillez l’articulation logique des parties et soignez la conclusion

La première qualité d’un bon document est sa clarté. Pour le rendre aussi accessible que possible, ne négligez ni son aspect visuel, ni sa cohérence globale, ni la progression du raisonnement. Comment aider le lecteur à appréhender immédiatement le découpage de votre texte ?

Vos paragraphes en forment le squelette, ils développent chacun un argument précis. Il est donc essentiel de mettre en lumière cette structure. Le choix le plus évident : passer par des titres et des sous-titres, qui feront écho au plan esquissé dans l’introduction. Vous pouvez utiliser différents niveaux de subdivision (I, 1, a, etc.) sans en faire trop !

Quelques règles de base au niveau des titres :

- soyez concis ;

- conservez la même structure grammaticale (phrase, groupe nominal, etc.) ;

- n’incluez pas votre titre dans le développement et ne vous en servez pas pour présenter une idée ;

- faites-le suivre d’une brève introduction.

Selon vos préférences, vous pouvez choisir d’autres outils :

- souligner les arguments principaux pour une lecture immédiate : optez pour un langage très clair et dépouillé, sans transitions et limitez-vous aux points clés du raisonnement ;

- numéroter les paragraphes est une méthode simple pour faire référence aux diverses parties. Elle peut être dommageable à la continuité de la lecture : vous pouvez y joindre des sous-titres pour davantage de clarté ;

- pour un document court, de simples retraits avec mise en évidence des idées clés en gras suffisent.

N’oubliez pas les transitions pour faire le pont d’une partie à l’autre :

- en début de paragraphe, elles reprendront les mots clés précédents afin de faire un rappel et de soigner la continuité ;

- en fin, elles feront le bilan des idées exposées de manière à faciliter leur assimilation par le lecteur, vous assurant de rester sur la même page.

Quant à la conclusion, elle n’est pas toujours indispensable, mais évite de clore trop abruptement le document.

La manière la plus simple de conclure est un appel à l’action, par exemple après l’exposition d’un diagnostic ou de préconisations. Vous détaillerez les étapes suivantes. Attention, celles-ci doivent être pleinement intégrées dans la continuité du raisonnement et s’enchaîner de manière évidente. Si elles nécessitent un travail de conviction supplémentaire, il faut les intégrer dans le développement.

Sans appel à l’action, la conclusion risque de ne représenter qu’un rappel assez plat des idées développées. Pour apporter une vraie valeur supplémentaire, cherchez à apporter un dépassement de la question, par exemple en la remettant en perspective dans un contexte global ou en évoquant une vision au-delà des préoccupations opérationnelles. L’objectif : créer une émotion, une implication renforcée chez le lecteur, qui doit refermer le document en se sentant durablement marqué par vos arguments.

Cet exercice est intéressant, mais potentiellement périlleux ; jugez du choix le plus pertinent en fonction du contexte et des attentes de votre public.

Choisissez le bon enchaînement logique : déduction ou induction

Au sein de vos parties, les idées doivent être présentées selon un ordre logique. Pour les organiser de façon judicieuse, il est essentiel de maîtriser les différents modes de raisonnement : quels sont-ils et lequel est le plus pertinent ?

Dans les documents professionnels, il en existe deux principaux : la déduction et l’induction.



Les ressorts de la déduction et de l’induction

La déduction repose sur l’enchaînement de deux affirmations reliées par une connexion logique : la seconde reprend le thème de la première (souvent le sujet ou le COD de la phrase) en apportant une précision supplémentaire, qui permet d’aboutir à une conclusion. Les exemples célèbres sont multiples, du type “Les oiseaux volent. Je suis un oiseau, donc je vole”.

L’induction représente un mouvement de la pensée plus important. À partir de plusieurs faits analogues, pouvant souvent être résumés par un même thème, vous tirez une conclusion globale. C’est le cas d’une série de facteurs permettant de mettre au jour un problème structurel. Contrairement à la déduction, qui s’appuie sur un enchaînement de raisons pour déboucher sur un fait, vous partez alors des faits pour déceler un phénomène sous-jacent.



Des options plus ou moins pertinentes à différents niveaux d’un texte

L’induction a le mérite de permettre une plus grande fluidité dans la rédaction. Elle est plus adaptée aux structures pyramidales, où elle posera d’abord le diagnostic avant d’en expliquer les raisons ou les effets.

Cependant, gardez une certaine prudence pour éviter les raisonnements hâtifs : un parallélisme entre plusieurs facteurs ne suffit pas toujours à justifier une conclusion générale.

La déduction, très utile dans la résolution de problèmes, est moins indiquée pour en exposer les conclusions, car elle vous oblige à retracer point par point le cours du raisonnement.

Elle est principalement indiquée pour éclairer un processus complexe ou mener un travail de conviction approfondi, où chaque argument a son importance. Dans des cas plus généraux, l’accumulation de facteurs imbriqués risque d’entraîner une lourdeur, bien que vous puissiez aussi sauter des étapes lorsqu’elles tiennent du bon sens : l’énonciation d’un fait est alors directement suivie de sa conclusion.

Le choix le plus pertinent dépend aussi du niveau du texte dont vous vous préoccupez. Dans la structure générale ou l’introduction, la mise en avant des idées principales rend l’induction plus adaptée, chaque partie ou sous-partie développant l’un des arguments de votre thèse.

Au sein d’un paragraphe, la déduction vous sera utile pour enchaîner une suite d’idées. Plus vous avancerez, plus le cadre de votre sujet sera posé et moins vous aurez besoin de détailler chaque étape du raisonnement.
Ordonnez vos idées pour évaluer votre raisonnement

Dans la rédaction d’un paragraphe, vos idées doivent s’enchaîner dans un ordre logique. Elles suivent une progression bien définie qui assure leur clarté et met en lumière les liens qui les unissent. Cela leur permet de se dérouler de manière fluide, rendant l’argumentation d’autant plus forte et marquante pour le lecteur. Comment vérifier cette cohérence ?

Dans un paragraphe, vos idées peuvent s’agencer selon trois types de structures :

- ordre chronologique ;

- ordre structurel ;

- ordre hiérarchique.

L’ordre chronologique s’applique pour décrire une démarche ou un processus en plusieurs étapes, qui s’enchaînent en un mouvement de cause à effet : chaque élément découle de ceux qui le précèdent. C’est le plus courant et le plus évident, et il crée une clarté immédiate. Soyez cependant attentif à l’enchaînement logique, en vous assurant que vos différentes phases soient bien associées et non groupées de façon arbitraire.

L’ordre structurel décrit un ensemble cohérent formé de différentes parties :

- une organisation ;

- un mode de fonctionnement ;

- un lieu ;

- un objet physique, etc.

Cet ordre est censé reproduire la logique de la structure étudiée. Selon les cas, il peut différer légèrement :

- si l’élément peut être visualisé par un schéma, conformez-vous à ce dernier ;

- pour une structure ou un lieu, allez de gauche à droite ou suivez l’ordre du regard ;

- progressez selon l’ordre naturel du raisonnement : points essentiels en premier, en avançant vers les plus annexes ;

- pour un produit ou un outil, suivez l’ordre d’utilisation des parties…

Enfin, l’enchaînement hiérarchique recouvre les éléments rangés dans une même catégorie par une caractéristique commune :

- origines d’un même problème ;

- manifestations d’un phénomène…

Ils sont classés en se basant sur cette métrique :

- explicite ou chiffrée : nombre de personnes concernées, causes possibles par ordre de probabilité ;

- implicite : facteurs rangés selon leur importance ou leur évidence.

Ces trois structures vous permettent de vérifier que tous vos éléments appartiennent bien à une même catégorie, et de repérer les intrus le cas échéant. Vérifiez également qu’ils se complètent pour explorer votre thème de manière exhaustive, sans se répéter entre eux. Vous serez ainsi certain que votre raisonnement soit solide et dépourvu de toute lacune.

Résumez vos paragraphes par une première phrase exprimant l’idée clé

Si chaque paragraphe doit représenter un ensemble cohérent, la première phrase permet d’en exposer l’idée directrice. Le lecteur sait ainsi où vous voulez en venir et perçoit immédiatement la pertinence de vos arguments. Que faut-il faire passer par cette accroche ?

Bien conçue, votre première phrase est la garantie que chaque paragraphe apporte un intérêt concret. Dans un document professionnel, il est trop commun de lister dans une même partie une série de phénomènes ou de problèmes seulement vaguement liés entre eux. C’est le cas dans un rapport où on se contenterait de déclarer “Voici les défis qui se présentent à l’entreprise…” avant d’en faire l’énumération !

Le lecteur, englouti sous une masse de faits sans lien apparent, n’en sera pas forcément avancé. Or ces éléments ne sont pas rassemblés de manière aléatoire ; ils peuvent se classer en différents sous-thèmes, provenir de telle ou telle origine, inciter à des actions spécifiques.

Ne vous contentez jamais de restituer une avalanche de données, mais questionnez à chaque fois leurs implications. Vous en tirerez des informations concrètes et beaucoup plus substantielles : votre réflexion gagnera en richesse, et votre lecteur retiendra mieux les points soulevés (sans avoir l’impression de perdre son temps).

Les idées groupées peuvent représenter soit des actions, soit des conclusions. Dans le premier cas, clarifiez-en l’objectif. Toute série de mesures doit se convertir en résultat direct. C’est une excellente occasion de mettre le doigt sur les déclarations d’intention trop générales peu utiles.

Profitez-en aussi pour vérifier l’ordre des étapes et les relations de cause à effet. Au besoin, appuyez-vous sur un schéma pour détailler le processus étudié, avec les diverses mesures censées s’enchaîner pour produire tel ou tel résultat.

Si votre paragraphe rassemble une série de conclusions, faites émerger leur point commun ou leurs implications : ce qui rend leur regroupement pertinent. Notre série de défis d’une société peut par exemple converger pour révéler un problème structurel.

En cas de doute, n’hésitez pas à vous appuyer sur le lexique employé, la structure grammaticale (verbes d’action, sujet ou complément récurrent, etc.), qui peuvent offrir des enseignements insoupçonnés.

Attention, certaines conclusions peuvent être des actions déguisées, comme lorsqu’une recommandation est sous-entendue dans une remarque. Lorsqu’un objectif concret est recherché, tâchez toujours de le faire émerger : votre idée globale doit être aussi parlante, utile et concrète que possible.

Analysez la structure des problèmes pour poser les grandes lignes de votre réflexion

La structure de votre raisonnement dépend en grande partie de votre compréhension du problème abordé. La résolution de problèmes est un processus méthodique qui obéit lui aussi à une structure précise. En quoi vous aidera-t-elle à exposer clairement vos idées ?

Dans la gestion quotidienne, les problèmes sont traités sur le terrain et souvent dans l’urgence : on n’a pas toujours le loisir d’appliquer une méthode en plusieurs étapes. Pour autant, le cadrage du raisonnement peut toujours être retracé “a posteriori”. Il offre un excellent outil de compréhension, reprenant tous les éléments clés pour faire émerger la solution la plus pertinente.

L’analyse progresse étape par étape :

- exposition du problème : une situation et ses conséquences, que vous souhaitez soit changer, soit expliquer. Elle révèle aussi l’écart entre la situation actuelle et la situation souhaitée ;

- quoi ? C’est le résumé des données clés et la question à laquelle répondre ;

- où ? Étudiez la structure de la situation (une entreprise, un processus, un phénomène, etc.), avec les différents facteurs en présence et les liens qui les unissent ;

- pourquoi ? Investiguez les raisons possibles en étudiant les éléments un à un : y a-t-il des dysfonctionnements ou des interactions imprévues ?

- quelles possibilités ? En fonction du point précédent, identifiez les différentes solutions avec les facteurs à modifier ;

- quelle décision finale ? Sélectionnez l’option la plus pertinente et visualisez la nouvelle situation en analysant les risques potentiels pour vérifier que la décision soit judicieuse.

On retrouve une parfaite synthèse de la situation, des objectifs et des modifications souhaitées : quasiment le miroir de l’introduction ! Vérifiez que tous ces éléments soient pris en compte et figurent de manière claire et ordonnée dans votre raisonnement.

Exprimez-vous clairement

Reste la rédaction pure. Les documents professionnels souffrent souvent d’un style ampoulé et trop lourd, qui les rend difficilement accessibles. Le jargon y est bien trop fréquent. Évitez tout usage excessif de termes techniques, qui n’est pas forcément un gage de sérieux. Ils risquent seulement de nuire à la compréhension. Exprimez vos idées de manière accessible, pour une lecture aussi agréable que possible.

Pour cela, efforcez-vous de donner à votre discours un aspect visuel. Au fur et à mesure qu’il découvre un document, le lecteur se construit une image de la situation évoquée, qui marque beaucoup plus facilement sa mémoire que des données abstraites.

Facilitez-lui la tâche en vous ancrant au maximum dans le concret. Employez un langage clair et direct, et mettez bien en évidence les relations entre les facteurs.

Usez vous-même de la visualisation en faisant des schémas des structures et processus à traiter. Cela vous aidera à mettre en évidence les acteurs clés, leurs relations et les différentes dynamiques en action. Décrivez ensuite ces représentations avec un maximum de simplicité.

Conclusion

La rédaction d’un document professionnel efficace nécessite une bonne structure, une réflexion rigoureuse et un constant souci de clarté. Allez droit au but et sachez rester simple, tout en expliquant bien toutes les informations nécessaires. Ne vous contentez pas de lister une suite de remarques : votre texte doit faire avancer la réflexion en tirant toutes les implications de vos constatations. Mettez-vous à la place du lecteur en vous demandant ce qu’il pourra en tirer.

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- dans une argumentation, présentez toujours l’idée directrice en premier ;

- bâtissez une structure pyramidale : idée clé au sommet et progression par étapes ;

- laissez la structure vous guider dans votre rédaction ;

- travaillez l’articulation de vos parties ;

- choisissez le bon enchaînement logique : déduction ou induction ;

- ordonnez vos idées pour évaluer votre raisonnement ;

- résumez vos paragraphes par une première phrase exprimant l’idée clé ;

- analysez la structure des problèmes pour poser les grandes lignes de votre réflexion ;

- exprimez-vous clairement.
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