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 Je pense mieux

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MessageSujet: Je pense mieux   Sam 5 Mai - 13:24

Je pense mieux

En lisant ce koob, vous découvrirez que les surefficients se sentent souvent exclus, et doivent apprendre à apprivoiser cet environnement où ils se sentent comme des étrangers.

Vous découvrirez aussi :

- que les surefficients sont des êtres en souffrance ;

- qu’ils sont une proie facile pour les manipulateurs en tous genres ;

- qu’ils peuvent apprendre à vivre mieux, à condition de comprendre leurs différences et de s’accepter comme ils sont ;

- qu’ils apprendront à se sentir mieux seulement s’ils améliorent leur estime d’eux-mêmes)

Les surefficients ont besoin de protéger leur système sensoriel fragile et de renforcer leur confiance en eux. “Je pense mieux” leur donne des outils pour les aider à reconnaître leur particularité, à l’accepter et à vivre mieux. Après le succès de “Je pense trop”, ce nouvel opus prend la forme d’un dialogue à partir des réactions suscitées par le premier livre de Christel Petitcollin. Elle s'appuie sur les témoignages et les opinions de ses lecteurs relatifs à l'hyperémotivité et à la confiance personnelle, aussi bien dans le monde du travail que dans les relations amoureuses. En partant de ses constats, elle propose de nouveaux axes de réflexion sur la maîtrise de soi, et livre ses pensées à destination des surefficients.

Le cerveau des surefficients ne bénéficie pas du phénomène de l’“inhibition latente"

Les surefficients ont tendance à se résigner à leur hypersensibilité, même si elle constitue une source de stress constant. Dans le cerveau d’un normopensant, il existe une “inhibition latente” qui permet de distinguer les stimulations sensorielles pertinentes de celles qui ne le sont pas. Or, elle n’existe pas dans le cerveau des surefficients.

Ces derniers doivent donc chercher à limiter au maximum les agressions. Cela passe par un choix :

- de couleurs ;

- d’une luminosité ;

- de formes ;

- de matériaux qui préservent un certain confort visuel.

Concernant les sons, ils sont plus sensibles aux sons lointains et graves qu’aux sons aigus et proches. Il leur est donc très difficile de se concentrer sur une conversation dans un lieu bruyant, et le ton de la voix est souvent perçu avant même de comprendre le sens des mots.

Si vous êtes dans ce cas, et afin de vous sentir moins agressé par les sons, faites en sorte de légitimer les informations sonores que vous recevez.

Par exemple, cette débroussailleuse fait un bruit exaspérant ; mais si vous regardez de plus près, comme le jardin est beau après son passage, le bruit devient tout à fait supportable.

De même, afin d’éviter les mauvais ressentis (odeurs, sensations de vêtements qui démangent, texture d’un tissu, etc.), vous pouvez bannir de votre quotidien tout ce qui vous dérange :

- gels douche ;

- matières ;

- lessives, etc.

Apprenez à écouter votre corps et restez attentif à votre bien-être, en vous étirant, en vous écoutant respirer ou en bâillant, par exemple. Cela peut passer par des moments d’isolement, pour vous reconcentrer et vous imprégner de bonnes sensations, positives et agréables.

Même si cela est souvent problématique au quotidien, et notamment dans vos relations avec le voisinage — qui ne comprend pas à quel point le moindre bruit ou la moindre odeur peut être irritant —, n’oubliez jamais qu’une hyperesthésie bien gérée peut être une source de bien-être et de joie. Cela vous permet de profiter pleinement de l’instant présent et des petits bonheurs de la vie.

Un surefficient se sent souvent attaqué et blessé dans ses rapports aux autres

En tant que surefficient, vous êtes la proie d’une hypersensibilité que vous devez apprendre à apaiser, et pour ce faire, plusieurs outils sont à votre disposition.

Repérez les balanciers

Vadim Zeland, dans son ouvrage “Transurfing”, définit les balanciers comme des conglomérats d’individus (une ruche, un club de foot, un parti politique, etc.). Ces balanciers n’existent que pour défendre une cause, et réunir un maximum de gens pour en parler.

Le surefficient est le candidat idéal des balanciers, lui qui s’indigne et s’enthousiasme en permanence.

Il est indispensable de passer le premier stade de cet engouement “par le cœur”, et de vous interroger : “À qui va profiter mon indignation ou mon enthousiasme ?”, “N’est-ce pas un feu de paille ?”, “Ma réaction est-elle proportionnée ?”, etc.

Un surefficient se trompe souvent de combat

Par exemple, la lutte contre la maltraitance animale est une cause tout à fait honorable, mais cesser de manger de la viande ou de porter des chaussures en cuir ne résoudra pas le problème.

Le seul moyen de ne pas vous sentir bouleversé en permanence est de prendre conscience que vous ne pouvez pas être sur tous les fronts, ni épouser toutes les causes.

Choisir seulement quelques balanciers auxquels accorder son énergie est bien plus efficace que de se disperser.

Cessez de donner tant d’importance aux choses

Les surefficients ont tendance à accorder une importance démesurée à tout.

Vous devez apprendre à relativiser l’importance des situations : “Ce n’est qu’un coup de fil”, “Il y aura d’autres opportunités”, etc.

Apprenez à écouter

Les surefficients sont des êtres parfaitement sincères, mais ils doivent comprendre qu’ils vivent au milieu de normopensants tout à fait capables de mentir.

Apprenez à décrypter la langue de bois, les phrases creuses, à faire la distinction entre l’information (cette crème contient tel ingrédient) et la communication (elle vous fera la peau douce). Ce n’est pas parce que quelqu’un affirme que c’est vrai, que ça l’est forcément.

Les surefficients ont besoin de soigner leur ego sous-dimensionné

Les surefficients ont toujours tendance à se dévaloriser, à saboter leur confiance en eux. C’est très vite exaspérant pour l’entourage, qui y voit une fausse modestie et même parfois, du mépris.

Christel Petitcollin en a fait l’expérience : un simple compliment a provoqué chez une personne surefficiente une véritable panique, alors que la réaction normale aurait été un simple “merci”.

À force de dénigrer vos propres talents, vous finissez par ne plus les voir et par douter de vous-même.

Remplacez votre modestie par de l’humilité, qui consiste à reconnaître vos talents, sans en tirer une quelconque vanité.

L’ego, c’est le cœur de votre identité et de votre unicité, c’est ce qui différencie les individus. “Je suis la personne la plus importante pour moi-même” est une vérité biologique.

Cessez de penser que les personnes les plus importantes sont les autres. C’est l’un des préceptes de Bouddha : “Si ta compassion n’inclut pas toi-même, elle est incomplète.”

Cette mauvaise opinion de vous-même vous conduit à toujours attendre des autres qu’ils vous rassurent, vous disent quoi faire ou confirment vos choix.

Or, ce n’est pas aux autres de confirmer ou d’invalider vos doutes : l’admiration que vous éprouvez pour les personnes pleines d’assurance vous pousse à les laisser vous dicter quoi faire.

Cette confiance en soi doit ensuite être alimentée et restaurée en permanence. Quelques règles permettent de l’entretenir :

- les réussites doivent être validées en tant que telles, et pas avec des “Oui, mais…” — “Oui, mais c’était facile”, “Oui, mais on m’a aidé”, etc.). Quand elles reposent sur des faits et des chiffres objectifs, ce n’est pas de la prétention ;

- vous n’êtes pas un imposteur. Un surefficient n’a pas besoin de prouver sa valeur en permanence ;

- vous êtes votre meilleur ami. Faites preuve de positivité lorsque vous vous parlez, et cessez l’autodépréciation ;

- soignez le prince ou la princesse qui est en vous. Reconnaissez votre force, votre beauté et votre éclat personnel.

Les surefficients ont un mode de pensée différent, qui n’est pas sans rappeler celui des autistes

Le système de pensée des surefficients peut être qualifié de :

- complexe : il s’agit d’une pensée qui relie les choses, au lieu, comme chez les normopensants, de les compartimenter et de les cloisonner ;

- systémique : les données sont analysées en contexte.

C’est une pensée qui s’ennuie quand tout est trop simple, ce qui est souvent pris pour un déficit d’attention.

Par exemple, aux États-Unis ces dernières années, est née une tendance générale à la surmédicalisation des enfants. Les turbulents sont étiquetés “hyperactifs”, ceux qui s’ennuient se voient diagnostiquer des troubles de la concentration, ceux qui n’obéissent pas des troubles d’opposition et de provocation, et tous reçoivent un traitement pour lutter contre ces dérèglements.

Or, être différent ne veut pas dire être déficient. Ainsi, les surefficients présentent souvent des troubles qui peuvent être qualifiés d’autistiques. Toutefois, selon la chercheuse canadienne Michelle Dawson, l’autisme serait un état, et non une maladie.

Dans ce courant, la vision de l’autisme doit être complètement repensée, ce qui permet de trouver bien des points communs avec la surefficience :

- il n’y a pas davantage de garçons autistes que de filles. Ces dernières sont simplement moins bien détectées, leurs colères étant moins spectaculaires que celles des garçons ;

- un autiste n’est pas forcément quelqu’un qui se tape la tête contre les murs en poussant des cris, qui a une voix monocorde, un visage inexpressif et qui fuit le regard des autres. Toutes les manifestations de l'autisme ne sont pas aussi ostensibles ;

- la tendance à répéter un mouvement (stéréotypie) ne se manifeste pas toujours par des balancements ou le fait de taper dans ses mains. Il peut s’agir de simples tics, comme tourner une mèche de cheveux ;

- les autistes ne manquent pas d’empathie ni d’émotion. Mais, comme pour les surefficients, les implicites sociaux n’ont ni sens ni logique pour eux, s’ils n’ont pas une part de sincérité ;

- comme les surefficients, ils ont un besoin maladif de précision ;

- tous les autistes ne sont pas asociaux, et certains savent communiquer même si, souvent, ils s’y prennent mal.

Selon la productrice Sophie Révil, tout le monde serait autiste à la naissance

Dans le documentaire intitulé “Le cerveau d’Hugo”, Sophie Révil développe la théorie selon laquelle tout le monde aurait le même cerveau à la naissance.

Ce cerveau absorbe telle une éponge, et comporte deux fois plus de connexions électriques qu’un cerveau d’adulte. Puis, vers 2 ou 3 ans, le cerveau de l’enfant élimine les neurones et les connexions qui ne lui sont pas indispensables : c’est le tri neuronal.

Selon Sophie Révil, c’est ce tri qui ne se fait pas ou mal dans le cerveau des autistes, comme dans celui des surefficients, expliquant les caractéristiques autistiques qui se retrouvent chez ces derniers :

1. les autistes, comme les surefficients, subissent une anomalie des fonctions exécutives. Ces fonctions, situées dans le lobe frontal, permettent de réagir et de s’adapter à des changements de situation qui ne peuvent être gérés par des automatismes. Elles permettent par exemple de stopper une réponse automatique, de mettre à jour l’information, etc. C’est certainement pour cela que les surefficients ont tant de mal à conduire : conduire, c’est s’adapter en permanence à des situations nouvelles ;

2. le besoin de clôture cognitive, c’est-à-dire que chaque action est une fin. Les surefficients supportent mal les questions laissées en suspens, ce qu’il faut toujours recommencer ou répéter (la toilette, le ménage, etc.) ;

3. la même incapacité à mentir. Mentir sur ce que l’on a fait ou pas fait empêche d’avoir des repères ou des souvenirs sensoriels sur lesquels s’appuyer pour valider ce qui est dit. Or, les surefficients ne fonctionnent qu’en fonction de ce type de repères ;

4. chaque rejet, chaque relation qui se termine mal crée de la honte et des symptômes dépressifs. Une personne normopensante, pour se remettre, instaure des relations avec des personnes chaleureuses. Mais pour les surefficients, les rapports sociaux sont une source de stress. Ils conservent donc souvent un fond de découragement et de dépression, qui porte atteinte à leur confiance et à leur faculté à se remettre de leurs échecs.

La surefficience pourrait trouver sa source dans la période pré ou postnatale

Plusieurs théories peuvent expliquer les difficultés des surefficients. Beaucoup d’entre eux ont des parcours de vie difficiles depuis l’enfance, ont été maltraités, ou ont grandi dans une famille où l’un des parents était un manipulateur et l’autre un surefficient sous emprise, un schéma qui se reproduit de génération en génération.

Dès lors, il apparaît que la surefficience pourrait bien être inscrite dans les gènes.

Une autre piste est celle du jumeau perdu. Les surefficients ont une manière très fraternelle et fusionnelle d’aborder les autres, comme les jumeaux.

Les jumeaux ne fonctionnent pas comme une paire ni comme deux individus parallèles : ce sont deux êtres bien distincts, mais qui vivent comme un couple ou une microsociété. Ils ont :

- un langage bien à eux ;

- un “ministre des affaires intérieures”, tourné vers ce couple ;

- un “ministre des affaires extérieures”, davantage tourné vers les autres ;

- une “présidence”, caractérisée par la domination de l’un des jumeaux sur l’autre.

Selon les scientifiques, 12 à 15% des grossesses commenceraient par être gémellaires, mais n’aboutiraient que dans 2% des cas à la naissance de jumeaux. Dans la majorité des cas, cette perte de jumeau resterait ignorée de l’enfant, mais aussi souvent de sa mère.

Or, un bébé qui perd son jumeau connaît la mort avant même de connaître la vie. Il naît effrayé, en proie à une solitude intense, et souvent, même inconsciemment, il se sent coupable, imaginant avoir tué son jumeau par un geste involontaire.

Comme la quête de son double l’obsède, il a une façon gémellaire d’entrer en contact avec les autres, et recherche une fusion avec eux qui l’effraie. Seuls les manipulateurs sentent la fragilité que cette quête dissimule et sont capables de l’utiliser. Chez la plupart des gens, cela entraîne un sentiment de rejet.

Les surefficients pourraient être des jumeaux en deuil, qui ne vivront heureux que s’ils comprennent d’où vient leur mal et font le deuil de leur jumeau.

Les surefficients porteraient en eux la mémoire ancestrale d’une spiritualité primitive et universelle

Les surefficients ont une grande spiritualité, un sens du sacré et des valeurs humanistes très affirmés. Beaucoup relatent des ressentis sensoriels étranges, mystiques, paranormaux et parlent d’élévation du niveau de leur conscience.

Les surefficients pensent avec le cœur. Ils ont une soif d’absolu, et un idéalisme forcené concernant ce que devraient être les relations humaines : des relations vraies, honnêtes.

Pour eux, tout est teinté d’affectif, même les objets. Les surefficients ont besoin de nourrir cette spiritualité, et le chamanisme peut les y aider. Le chamanisme existe sur tous les continents depuis très longtemps, et il est en pleine renaissance.

Le chamanisme exprime une sagesse ancestrale et des valeurs universelles, qui conviennent particulièrement aux surefficients. Celles-ci s’articulent autour de trois attitudes chamaniques, développées par Patrick Dacquay dans son ouvrage “Paroles d’un grand-père chaman aux enfants et aux petits-enfants de la Terre” :

- l’absence de hiérarchie. Elle convient tout à fait aux surefficients, qui ont du mal à supporter l’autorité, surtout lorsqu’elle vient de personnes moins compétentes qu’eux, qui leur donnent des ordres dont ils savent qu’ils vont mener à un échec ;

- l’échange égalitaire. Il s’applique de deux manières : être généreux et ne pas spolier les autres, mais aussi, savoir demander et recevoir. Les surefficients sont meilleurs à ce premier principe : ils ont toujours du mal à accepter qu’ils méritent de recevoir ;

- l’ordinarité. Elle correspond à cette humilité toujours revendiquée par les surefficients.

De même, les trois vertus chamaniques — l’amour universel, la confiance et le ressenti — correspondent à leurs valeurs et à leurs modes de fonctionnement, à leur immense propension à la gratitude, à leur foi, naïve mais très têtue, et à leur sens du sacré, qu’ils appliquent à tout ce qui les entoure.

Les surefficients ont du mal à comprendre la société dans laquelle ils vivent

Les surefficients ont une expression qu’ils utilisent souvent : “Je ne viens pas de cette planète !” Cela exprime bien à quel point ils ne se sentent pas à leur place dans leur environnement. La méchanceté, la brutalité, la bêtise, le mensonge, la cruauté, etc., sont des comportements qu’ils ne comprennent pas et qu’ils ne supportent pas. Ils doivent pourtant apprendre à connaître la société telle qu’elle est, et non telle qu’ils aimeraient qu’elle soit. Ils sont tellement en décalage qu’ils ont souvent l’impression d’être fous.

De fait, selon l’historien François Sigaut, il existe trois formes d’aliénation :

1. “l’aliénation mentale” : vous ne percevez pas la réalité, mais les autres la perçoivent. Elle consiste pour les surefficients à tout voir en rose. Elle les mène d’échecs relationnels en rejets douloureux, et peut parfois les empêcher de repérer les prédateurs ;

2. “l’aliénation culturelle” : vous ne percevez pas la réalité, mais les autres non plus. Il s’agit donc d’accepter le système en l’état, comme le font les normopensants : le monde n’est pas parfait, mais il faut l’accepter comme il est ;

3. “l’aliénation sociale” : vous percevez la réalité telle qu’elle est, mais les autres ne la perçoivent pas. Vous sentez que quelque chose ne va pas, mais les autres agissent comme si tout allait bien. La plupart des surefficients sont en état d’aliénation sociale permanente.

Les surefficients échappent davantage à l’aliénation culturelle, mais dans leur rapport aux individus, ils souffrent d’aliénation mentale : ils ne voient pas les autres comme ils sont, mais comme ils voudraient qu’ils soient. Ils font confiance jusqu’à preuve du contraire, et sont bienveillants à l’extrême.

L’aliénation culturelle conduit la majorité des gens à se satisfaire de la corruption et des règles normatives de la civilisation. Or, l’homme a toujours vécu en tribu, et dans une tribu, il y a toujours des “cimenteurs”, selon les termes du médecin Dominique Dupagne, aux comportements empathiques et sociaux, et des profiteurs, égoïstes et centrés sur eux-mêmes. Les normopensants l’acceptent, comme ils acceptent, pour la plupart, la hiérarchie : ils sont génétiquement programmés et socialement éduqués dans ce sens. C’est beaucoup plus difficile à admettre pour les surefficients.

Pour beaucoup de surefficients, le monde du travail ne génère qu’ennui et frustration

Leur manque d’estime de soi tire les surefficients vers le bas, et les pousse à accepter des emplois sous-qualifiés. Pourtant, pour un surefficient, tout est possible : tout apprentissage est possible pour sa structure mentale. Il lui suffit de trouver sa zone de compétence exclusive, le domaine dans lequel il sait qu’il est le meilleur.

Pour être heureux, il vous faut donc trouver une mission de vie et l’intégrer à votre vie professionnelle. Pour cela, retrouvez votre âme d’enfant et vos rêves : à l’adulte d’aujourd’hui de les traduire en faits. Lorsqu’un surefficient est dans sa “zone de génie”, tout se met en place naturellement.

Dans le monde du travail, les surefficients ont une vision décalée, et ne comprennent pas que tout le monde ne partage pas leurs valeurs du travail bien fait, de la droiture, du dépassement de soi et de l’incorruptibilité. Au-delà d’un certain niveau, les postes deviennent plus politiques que techniques : il faut s’adapter aux règles implicites, pour ne pas faire d’ombre aux dominants.

Ainsi, les comportements de soumission à un supérieur hiérarchique sont validés. Il s’agit bien sûr de comportements totalement étrangers aux surefficients, qui deviennent même une plaie pour l’organisation : ils cassent le rythme, bousculent les codes et insécurisent leurs supérieurs car ils sont plus compétents qu’eux.

Tous ces éléments font que les surefficients sont en grande souffrance au travail : ils ne comprennent rien aux manigances qui les entourent, ils s’ennuient et voient tous les jours leurs chefs donner des ordres absurdes.

À vous de trouver des entreprises humanistes, qui privilégient l’écoute et le lien, encouragent la créativité et l’autonomie, et savent valoriser le travail de leurs équipes. Vous pouvez aussi devenir travailleur indépendant, pour pouvoir œuvrer à votre rythme sans vous sentir bridé.

Enfin, les surefficients, contrairement à la plupart des normopensants, ne travaillent pas pour l’argent, car ils n’en ont que faire et s’en méfient (cela en fait des proies faciles pour les escrocs). Ils tendent à penser que l’argent corrompt les individus.

Prenez conscience que l’argent est une énergie neutre, qui peut être une reconnaissance et procurer plus de confort, de sécurité, d’autonomie et de liberté.

Bien qu’ils soient adeptes de l’échange égalitaire, les surefficients, en matière d’argent, donnent sans compter et sont incapables de recevoir.

Les surefficients sont déficients en matière de communication

Les mauvaises relations que les surefficients entretiennent avec leur entourage prennent leur origine dans leurs erreurs de communication :

- ils appliquent sans discernement leurs valeurs et leurs principes à tous leurs interlocuteurs, et refusent de les juger ;

- ils en font toujours trop ;

- ils ont souvent raison, mais veulent à tout prix le faire savoir. Ils doivent apprendre à laisser aux autres le plaisir d’avoir raison ;

- leur absence d’ego est un handicap dans leur relation aux autres. Ils n’ont aucune intimité et, de ce fait, ne sont pas dans le partage, mais dans le besoin de fusion. Ils se veulent absolument transparents dès le début d’une relation, et ne conservent pas de jardin secret. Or, sans estime de soi, il est impossible d’avoir des relations sincères et profondes.

Il leur faut apprendre à trouver leur place, et à accepter le fait que les relations humaines reposent à la fois sur le lien et sur le rang.

Le lien est une relation d’égal à égal, le rang une relation de type inférieur/supérieur. Une chaîne de solidarité est en principe une relation de lien, un concours ou une compétition sportive une relation de rang.

Les surefficients sont des handicapés du rang et des hypertrophiés du lien. Dans une compétition, ils vont vouloir créer du lien, ce qui va passer pour de la soumission ou de la faiblesse, ou encore pour de l’insolence et de l’irrespect, s’ils essaient d’expliquer à chacun ce qu’il doit faire. Ils peuvent aussi choisir la fuite : or, rester en dehors de la mêlée et refuser les relations de rang évite de se comparer aux autres, mais cela nuit à la confiance en soi.

Or, parce qu’ils ne veulent jamais se comparer aux autres, on a tendance à les surestimer, et on n’a pas conscience de leur propre valeur.

Vous devez également apprendre à tenir compte du contexte : “Qu’attend-on de moi ? Du rang ou du lien ?”

Par exemple, il peut être périlleux de parler d’égal à égal avec quelqu’un qui se pense supérieur : cela va l’insécuriser. De même avec les représentants de la loi (policiers, juges, etc.) : eu égard à leur fonction, il vaut mieux avoir une attitude déférente envers eux.

Les surefficients ont du mal à se situer sur une échelle d’estime de soi

Chacun cherche à se situer sur une échelle d’estime de soi et d’estime de l’autre, afin de déterminer ce qui, en analyse transactionnelle, est appelé une “position de vie”. Sur cette échelle, il y a quatre positions extrêmes :

1. je OK- / tu OK- : “Je ne vaux rien, les autres non plus.” Le sujet éprouve du désespoir et de la haine, envers lui-même et envers les autres. Se trouvent dans cette catégorie les drogués, les SDF, les alcooliques et les personnes suicidaires ;

2. je OK- / tu OK+ : “Je ne vaux rien, contrairement aux autres.” Le sujet a honte de lui-même et ressent de l’admiration pour les autres. Il est complexé, et peut parfois être envieux ou jaloux ;

3. je OK+ / tu OK- : “Je vaux quelque chose, les autres ne valent rien, et ne peuvent qu’être méprisés.” Le sujet se comporte avec arrogance et condescendance. Il peut aussi se sentir l’âme d’un sauveur et être prêt à aider les plus faibles qui l’entourent ;

4. je OK+ / tu OK+ : “Je suis une personne de valeur et les autres aussi.” C’est la base des relations constructives. Peu de gens en sont capables, car cela exige d’avoir une excellente estime de soi.

La plupart des positions de vie se situent entre ces quatre extrêmes. Le surefficient, lui, a tendance à se situer en deuxième position.

Il se sent en décalage avec les autres et craint le rejet. Il multiplie les efforts pour se faire aimer, mais ne s’y prend pas comme il faut. Il n’arrive pas à entrer en communication sur des sujets anodins, qui évitent le conflit (le foot, la météo, etc.) : il cherche tout de suite à s’exposer, à se montrer tel qu’il est, quand les autres attendent simplement des relations de politesse et de savoir-vivre. Il a toujours l’impression que les liens entre les normopensants sont superficiels.

Pourtant, les normopensants entretiennent des conversations neutres. C’est ce que l’analyse transactionnelle appelle les “conversations passe-temps”. Ces conversations sont très difficiles à mener pour les surefficients. Ils n’en comprennent pas l’intérêt, et ne voient pas que c’est la base des relations pour les normopensants.

Les surefficients vivent dans un monde dominé par les normopensants et doivent s’adapter

Les normopensants considèrent qu’il faut prendre le monde comme il est et s’y adapter : c’est à l’individu de s’adapter à la société, et non l’inverse. Ainsi, pour vivre avec des normopensants, il faut les accepter tels qu’ils sont.

N’oubliez pas toutefois qu’il peut vous arriver de maltraiter les normopensants. Dans les couples mixtes, vous exigez tant d’amour, de reconnaissance, vous souhaitez tellement que l’autre devine, comprenne, ressente, etc., que vous épuisez votre partenaire. La règle de base dans les relations avec les normopensants est qu’il ne faut jamais faire perdre la face à quelqu’un, ce que les surefficients font très souvent sans même s’en apercevoir.

Apprenez à ne plus être victime des manipulateurs, et admettez que le calcul et la malveillance peuvent exister. Il vous faut comprendre qu’il est parfois nécessaire d’affronter l’autre. Personne ne peut vous protéger contre vous-même, si vous refusez de voir l’évidence et le mal chez les autres : le travail ne peut venir que de vous.

Améliorez votre communication. Pour cela, faites quelques stages en communication, afin d’apprendre à mettre de la conscience dans celle-ci, à devenir l’objectif.

Enfin, observez ces quelques règles :

- préparez vos entretiens afin de déterminer l’objectif poursuivi. Plus l’objectif est clair, plus la communication est facile ;

- apprenez à vous ajuster à l’autre, à sa vision du monde, sans chercher à imposer votre propre modèle ;

- parlez moins et écoutez plus. Vous donnez ainsi l’occasion à vos interlocuteurs d’être charmants et intéressants ;

- clarifiez vos demandes. Peu de personnes savent demander directement ce qu’elles veulent ;

- clarifiez les malentendus dans les 6 heures. Cela permet de ne pas réagir “à chaud”, mais en même temps, de ne pas laisser s’enliser une situation ;

- pratiquez l’échange égalitaire. Il ne faut pas donner plus que ce que l’on reçoit.


Le manque d’estime de soi empêche les surefficients d’avoir des relations amoureuses agréables

Les difficultés relationnelles des surefficients se traduisent aussi dans leur vie amoureuse :

- votre sens de la gratitude est hypertrophié. Toute personne qui vous témoigne de l’intérêt ou de l’amitié obtient une gratitude démesurée. Veillez à ce que les échanges restent équilibrés, sous peine de tomber amoureux instantanément de personnes qui se sont simplement montrées gentilles ;

- votre mauvaise estime de vous-même vous mène à choisir des personnes que votre surefficience risque de complexer. Ne fuyez pas les personnes que vous jugez trop bien pour vous ;

- vous avez tendance à chercher des partenaires en difficulté, qui ont besoin d’être “réparés”. Vous êtes ainsi sûr qu’on aura besoin de vous. Mais c’est un mauvais départ : vous n’êtes pas là pour prendre en charge votre conjoint ;

- cessez de vous mentir et ne vous satisfaites pas d’une relation si elle ne vous rend pas heureux, si elle est toxique ou destructrice.

Or, quelques règles de base vous permettront de ne pas vous laisser berner en amour et de construire une relation durable :

- l’amour ne fait pas souffrir. Si c’est le cas, il faut fuir ;

- l’amour nécessite de la franchise et du respect mutuel. Pour cela, il faut déjà s’aimer et se respecter suffisamment soi-même. Ce n’est pas à l’autre de combler vos vides ;

- un bon partenaire est un partenaire à votre hauteur, pas quelqu’un qui souffre déjà tellement qu’il ne sera pas disponible pour s’investir dans une relation ;

- il est parfois nécessaire de prendre du recul, de faire une pause, de réfléchir, plutôt que de s’obstiner à continuer dans une relation qui n’est pas satisfaisante.

En cas de difficulté, interrogez-vous sur la réaction que vous auriez, si votre meilleur ami était à votre place.

Par exemple, votre ami vous raconte que son partenaire invente des histoires et le trompe : comment réagissez-vous ? Si vous ne l’acceptez pas pour votre meilleur ami, ne l’acceptez pas pour vous.

Conclusion

Pour apprivoiser leur trop grande intelligence et vivre bien avec elle, les surefficients doivent respecter quelques principes simples, comme protéger leur système sensoriel si fragile, prendre du recul en relativisant l’importance des choses, renforcer leur estime d’eux-mêmes, retrouver leur âme d’enfant et leur identité, comprendre le monde dans lequel ils vivent et réaliser leur projet de vie. En respectant ces principes, ils arriveront à lutter contre ce moi envahissant qui les pousse toujours à douter d’eux-mêmes et à se dévaloriser, ils assainiront leurs rapports avec les autres, surtout avec les normopensants, et ils parviendront à un équilibre émotionnel, qui leur permettra de ne plus souffrir de leur intelligence supérieure à la moyenne.

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- le cerveau des surefficients ne bénéficie pas du phénomène de l’“inhibition latente” ;

- un surefficient se sent souvent attaqué et blessé dans ses rapports aux autres ;

- il a besoin de soigner son ego sous-dimensionné ;

- il possède une pensée différente, qui n’est pas sans rappeler celle des autistes ;

- selon la productrice de films Sophie Révil, tout le monde serait autiste à la naissance ;

- la surefficience pourrait trouver sa source dans la période pré ou postnatale ;

- les surefficients porteraient en eux la mémoire ancestrale d’une spiritualité primitive et universelle, qui s’exprime dans des courants tels que le chamanisme ;

- ils ont du mal à comprendre la société dans laquelle ils vivent ;

- pour beaucoup d’entre eux, le monde du travail ne génère qu’ennui et frustration ;

- ils sont déficients en matière de communication ;

- ils ont du mal à se situer sur une échelle d’estime de soi ;

- ils n’ont pas le choix : ils vivent dans un monde dominé par les normopensants, et doivent s’y adapter ;

- le manque d’estime de soi les amène souvent à avoir des relations amoureuses difficiles et décevantes.


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