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 Connectez-vous à vous-même

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MessageSujet: Connectez-vous à vous-même   Sam 5 Mai - 13:55

Connectez-vous à vous-même

En lisant ce koob, vous découvrirez comment pratiquer la méditation au travail afin d’augmenter votre créativité et la qualité de vos relations.

Vous découvrirez aussi :

- que l’intelligence émotionnelle naît de l’apprentissage et d’un entraînement régulier ;

- comment passer de “faire” (quelque chose) à “être” (quelqu’un) ;

- à quel point la méditation et l’environnement professionnel sont complémentaires ;

- que la méditation n’est pas un effet de mode, mais un réel outil de connaissance de soi ;

- comment faire de votre activité professionnelle un plaisir.

La méditation peut-elle vous aider à réussir votre vie professionnelle ? À vous épanouir dans votre travail ? À générer des bienfaits au niveau collectif ? La réponse est oui. Le cerveau humain peut développer bonheur, compassion et bien-être physique. Grâce à des pratiques et méthodes contemplatives, autrement dit à la méditation, votre état d’esprit est capable d’évoluer dans un sens positif, avec à la clé de nombreux avantages.

Chade-Meng Tan, auteur de “Connectez-vous à vous-même” et ingénieur de formation, dirige depuis quelques années au sein de Google un programme d’étude de l’intelligence émotionnelle, axé sur la pleine conscience. Cette méthode, à base scientifique, est encore aujourd’hui proposée aux employés de Google et a un taux de réussite phénoménal. Des vies changent, des carrières progressent, tout devient possible grâce à cette approche originale.

L’intelligence émotionnelle est un formidable outil d’épanouissement personnel et professionnel

La méthode pensée par Chade-Meng Tan et ses collaborateurs est accessible à tous. Peu importe le niveau d’intelligence, le statut social ou le caractère de la personne. L’épanouissement personnel et professionnel est à portée de main. Il suffit de suivre le processus en plusieurs étapes déjà éprouvé avec succès auprès des employés de la société Google.

En premier lieu, il faut savoir que vos capacités émotionnelles, positives ou négatives, ne sont pas innées. Elles s’apprennent, en quelque sorte, et peuvent donc être modifiées en cours de route. Dans le domaine professionnel, l’intelligence émotionnelle, c’est-à-dire la faculté à savoir gérer ses émotions dans un but constructif, permet d’exceller sur trois points :

1. la productivité : les vendeurs optimistes ont de bien meilleurs résultats que les vendeurs pessimistes. L’intelligence classique (mesurable au Q.I.) n’influence pas leurs interactions avec les clients qui attendent de la compréhension et de l’empathie ;

2. l’aptitude à diriger : les dirigeants d’exception maîtrisent parfaitement les relations interpersonnelles. Communication, confiance, tous les ingrédients nécessaires à l’établissement d’un environnement de travail positif sont déterminants pour un bon chef d’entreprise ;

3. le bien-être au quotidien : qui dit bien-être dit compassion, bonté et relations de meilleure qualité.

Toutefois, comme toute méthode, celle de Chade-Meng Tan nécessite de faire preuve d’assiduité. Ici, le but est d’apprendre à devenir compétent sur le plan émotionnel. Les expériences scientifiques démontrent qu’il est possible de modifier, à force d’entraînement, certaines données ancrées dans le cerveau. En voici les deux étapes incontournables :

1. entraînez votre attention à la concentration, à l'apaisement. Videz votre esprit. Cela vous permet de vous distancier de vos émotions et d’éviter d’agir sous une impulsion quelconque. Pour cela, il faut adopter la pleine conscience, c’est-à-dire vous concentrer sur le moment présent, sans émettre de jugement. Puis, nommez l’émotion qui vous submerge : “Je me sens triste.” Le fait de conscientiser vos émotions aide à la distanciation ;

2. concentrez-vous sur votre corps et ses réactions face aux émotions ressenties. Par exemple, si la colère fait trembler vos mains, vous savez désormais par quel “canal” physique s’exprime la colère chez vous. Par conséquent, dès que cette émotion se manifeste à nouveau, considérez-la avec détachement et agissez en conséquence.

Ainsi, en reconnectant le cerveau et le corps, vous êtes à l'écoute de vous-même et de vos désirs. Vous êtes désormais en mesure de relever les défis professionnels en toute sérénité.

Méditer, c’est d’abord respirer en ne faisant rien d’autre

La méditation est avant tout un travail, un exercice de l’esprit qui doit être fait dans la durée pour donner des résultats satisfaisants. Ce n’est pas pour rien que le mot “méditation”, traduit du tibétain “gom”, signifie “se familiariser, s’habituer”.

La pratique de la méditation est à la portée de tous. Le but des exercices qu’elle impose est de vous placer dans un état de détente et d’éveil qui vont vous apporter le calme, la lucidité et le bonheur. Le bonheur, ici, c’est la joie. Et c’est aussi l’état naturel de l’esprit, lorsqu’il n’est pas parasité par toutes sortes de pensées et d’émotions négatives.

De fait, il est inutile de courir après le bonheur puisque vous l’avez déjà en vous. Tout ce qu’il faut, pour le trouver, c’est être, tout simplement. Il suffit de retrouver cet état que le cerveau connaît bien, mais qui lui a été enlevé.

À cet effet, pratiquez la méditation en pleine conscience. Elle présente de nombreux atouts. Outre le calme, la détente et l’éveil, vous pouvez y trouver le moyen d’affiner vos perceptions, de développer votre intuition et de vous concentrer plus rapidement et efficacement. De plus, tout comme l’exercice physique pratiqué assidûment, la méditation renforce votre esprit, le “muscle”.

Alors, comment méditer ? Vous pouvez le faire debout, assis, allongé et même en marchant (pour les plus aguerris !). L’essentiel est que vous vous sentiez suffisamment à l’aise, physiquement détendu, pour rester un moment dans la même posture. Voici donc les étapes à suivre :

1. choisissez une position confortable pour vous ;

2. respirez trois fois, lentement, profondément ;

3. respirez ensuite en ressentant l’air qui passe au niveau des narines ;

4. si vous vous sentez distrait par une pensée, une sensation physique, constatez-la et laissez-la passer ;

5. restez bien focalisé sur votre souffle, et rien d’autre ;

6. soyez heureux d’être là, à respirer en ne pensant à rien.

En pratiquant la méditation, vous développez la conscience de soi, donc la découverte de soi. Une attention stable (un esprit apaisé, sous contrôle) ouvre des perspectives intéressantes sur la connaissance de votre esprit et des moyens d’agir sur celui-ci (réduction du stress, renforcement de l’immunité, etc.).

La méditation est applicable dans tous les contextes du quotidien

Lorsque votre attention est détournée par une pensée, un bruit ou n’importe quelle intervention externe, c’est en mettant en pratique la pleine conscience que vous réussissez à redevenir maître de votre esprit. Le but est d’appliquer cette pleine conscience dans tous les domaines de votre vie, autrement dit “en situation”.

Vous savez déjà comment concentrer votre attention sur votre respiration, votre souffle. Vous êtes donc désormais capable de vous concentrer sur des éléments extérieurs à vous-même (personnes, objets, lieux, etc.).

Essayez au départ dans des contextes non stressants ; en marchant, par exemple. Prenez plaisir à marcher, non pas pour aller d’un point A à un point B, mais juste pour ressentir les bienfaits de la marche.

Voici quelques astuces pour méditer en marchant :

- tenez-vous debout, les pieds bien ancrés sur le sol. Ressentez le contact avec la terre ferme ;

- avancez pas à pas, en prenant conscience de ce qu’il se passe dans vos jambes, vos pieds. Ressentez-le physiquement ;

- n’oubliez pas de respirer doucement.

Vous avez dorénavant conscience de votre respiration et de votre corps. Mettez en pratique la pleine conscience vis-à-vis des gens qui vous entourent. Il faut porter son attention sur une personne, lors d’une conversation, par exemple et ne pas la juger. C’est ce que Chade-Meng Tan appelle l’écoute attentive : écoutez ce que la personne a à vous dire, ne l’interrompez pas, ne la jugez pas, n’influencez pas son discours. L’écoute attentive permet de nouer des relations positives avec votre environnement et de vous épanouir mutuellement.

Il est important de savoir que, passés les premiers jours de découverte de la méditation, vous pouvez vous lasser ou ne pas voir les résultats dans l’immédiat. C’est tout à fait normal. Comme toute pratique, elle demande de fournir un effort régulier. Lorsque vous faites du sport, par exemple, vous n’en voyez les bienfaits qu’au bout de quelques mois. C’est la même chose avec la méditation : plus vous vous entraînez, plus vous en ressentez les bienfaits. Vous vous sentez mieux, vous êtes plus réceptif, plus calme et vous appréciez la vie différemment.

Se découvrir “via” la méditation permet de gagner en assurance, en confiance en soi

Les émotions, positives ou négatives, ne sont pas toujours simples à gérer. C’est ici que les pratiques de méditation sont d’un grand secours, car elles permettent de percevoir, de comprendre ces émotions clairement, sans filtre en quelque sorte, et en temps réel. Elles rendent la maîtrise de votre vie émotionnelle plus aisée. Connaître ses forces, ses faiblesses et ses limites est un formidable atout au quotidien. Cela permet d’évaluer ses capacités, sa valeur.

La conscience de soi est donc véritablement la pierre d’angle de votre intelligence émotionnelle. En effet, vous êtes bien plus motivé lorsque vos actes sont en accord avec vos valeurs. Au travail, par exemple, dans des situations difficiles, vous pouvez désormais identifier vos réactions émotionnelles et ne plus vous laisser submerger par elles. Vous devenez meilleur dans votre activité et votre productivité se voit, elle aussi, améliorée.

Selon l’auteur, une solide confiance en soi tient de la connaissance de soi. Comment développer cette connaissance de soi ? Deux techniques existent.

La première, se focalisant sur les ressentis physiologiques, est la suivante :

- stabilisez votre attention : asseyez-vous confortablement, respirez et focalisez-la sur votre respiration. Videz votre esprit ;

- ressentez les sensations corporelles tout en visualisant les différentes parties du corps, les unes après les autres. D’abord le sommet de la tête, le visage, le dos, le torse, puis l’ensemble du corps pour finir.

La deuxième méthode repose sur les émotions positives et leurs manifestations dans votre corps. Le but est de les ressentir et de réhabituer votre corps à cette sensation.

Pour ce faire, c’est très simple :

- souvenez-vous d’un événement heureux. Identifiez-le ;

- observez de quelle manière votre corps réagit à ce souvenir. Restez dans cet état d’observation pendant environ trois minutes ;

- laissez partir ce souvenir et revenez dans le présent. Pour ne pas être envahi par des pensées parasites, continuez à concentrer votre attention sur votre respiration.

Grâce à ce processus de connaissance de soi, vous constatez au fur et à mesure que vos émotions viennent de l’extérieur. Elles se développent en vous uniquement parce que quelque chose les fait se manifester à l’extérieur. “Je suis en colère” n’est pas vrai. “Je ressens de la colère” est vrai. Quand vous comprenez que vous n’êtes pas vos émotions, qu’elles ne font que vous traverser, vous devenez maître de vous-même.

Tout le monde est capable de maîtriser ses émotions négatives

Maîtriser ses émotions est peut-être la plus belle pierre que vous pouvez apporter à l’édifice de votre bien-être, surtout dans vos rapports professionnels. Être performant, adaptable, flexible, ouvert aux changements et intègre résume ce que nous cherchons tous à atteindre en termes d’accomplissement personnel.

Tout le monde subit l’assaut de pensées négatives et il est vrai qu’il n’est pas souvent facile de s’en défaire. Votre souffrance morale provient de deux sources : l’attachement aux choses et aux gens que vous refusez de lâcher et l’aversion pour ceux que vous rejetez. Des attitudes extrêmes dans les deux cas, qui vous rendent malheureux.

Pour y remédier, optez pour le lâcher-prise. Cette pratique très répandue consiste à détacher la sensation ressentie de l’émotion qu’elle crée dans votre esprit, puis dans votre corps. Vous pouvez cultiver ce lâcher-prise grâce à quelques astuces :

- lorsque vous vous sentez bien, que vous ne souffrez pas sur le plan émotionnel, ayez-en conscience, tout simplement ;

- à l’inverse, lorsque vous vous sentez mal, ne culpabilisez pas. N’ajoutez pas de la peine à celle d’origine ;

- ne ressassez pas le sentiment négatif qui vous met dans cet état. Vous lui donnez trop d’importance et le laissez s’installer ;

- soyez bienveillant et faites preuve de compassion envers vous-même. N’oubliez pas : ces sentiments négatifs ne sont pas de votre fait, ils sont extérieurs à vous-même.

Puis, afin de réguler vos émotions, il faut en repérer les déclencheurs, autrement dit trouver le moment où une émotion définie déclenche une réaction en vous. Chade-Meng Tan utilise la technique dite “du chemin de fer du Nord sibérien” pour gérer ces déclencheurs. En voici les différentes étapes :

1. quand vous sentez que vous allez réagir, arrêtez-vous ;

2. respirez. Vous recentrez ainsi votre attention sur votre souffle et videz votre esprit ;

3. observez l’effet de l’émotion sur votre corps. Soyez le plus neutre possible : n’émettez aucun jugement ;

4. cherchez la raison d’une telle réaction, si elle est liée à votre passé ou à un jugement personnel ;

5. envisagez des réactions positives à cette émotion sans forcément les mettre en pratique. Imaginez-les simplement ;

6. serrez le poing en imaginant que l’émotion y est enfermée. Déroulez ensuite les doigts et laissez partir cette énergie ;

7. pensez à bien respirer, de manière à garder votre attention stabilisée.

Le but réel de ces méthodes d’autorégulation est de vous réconcilier avec vos émotions, autrement dit, avec vous-même.

Faire preuve de motivation au travail doit être un plaisir et non une obligation

Les Américains ont une culture d’entreprise en général très positive. Les dirigeants de grand nombre de sociétés font en sorte que leurs employés soient heureux, prennent plaisir à venir travailler et fassent de leur activité professionnelle une passion. De fait, leurs performances augmentent et les clients sont rassurés et fidèles, car le bonheur des uns fait le bonheur des autres.

Selon Chade-Meng Tan, la motivation dépend de trois moyens fondamentaux que vous pouvez mettre en pratique les uns après les autres ou isolément.

L’harmonisation : faites en sorte que votre emploi et votre façon de travailler soient en accord avec vos valeurs et vos objectifs. Essayez autant que faire se peut d’aimer ce que vous faites, car vous y trouverez du sens (autre que travailler pour gagner sa vie) et c’est là que vous deviendrez vraiment bon. C’est pourquoi la connaissance de soi est importante, car elle permet de déterminer qui vous êtes, ce que vous souhaitez et pourquoi vous le faites. Si vous devez choisir votre voie professionnelle, pensez-y : votre bien-être en dépend. Posez-vous les questions suivantes ou discutez-en avec des proches : quelles sont vos valeurs ? Que soutenez-vous ?

La représentation : selon les psychiatres, imaginer en amont le résultat d’une action, le déroulement d’un événement, permet au cerveau de créer des perceptions, des attitudes, des émotions qui vous préparent à l’action proprement dite. Vous êtes donc l’inventeur de votre propre avenir.

Afin d’entraîner votre cerveau à anticiper de manière positive, imaginez que dans cinq ou dix ans vous vivez votre vie idéale. Posez-vous les questions suivantes : qui êtes-vous et que faites-vous ? Comment vous sentez-vous ? Que dit votre entourage de vous ? N’hésitez pas également à parler autour de vous de votre avenir idéal. Plus vous diffuserez d’informations, plus vous avez de chances de rencontrer sur votre route des personnes qui peuvent vous aider à y parvenir.

La résilience : c’est la capacité à surmonter les échecs, les épreuves. Le calme intérieur est la première étape de la résilience. Or plus vous vous entraînez à la pleine conscience, plus vous maîtrisez le calme intérieur en toutes circonstances. Ensuite, vous pouvez faire un balayage mental du corps, évoquer des souvenirs de réussite ou d’échec et les ressentir physiquement. N’intellectualisez surtout pas vos ressentis.

Grâce à ces techniques, votre motivation personnelle devient celle de votre entourage professionnel. Ensemble, vous pouvez faire de grandes choses en toute confiance réciproque.

Faites ressortir ce qu’il y a de meilleur en vous pour révéler ce qu’il y a de meilleur chez les autres

Se comprendre soi-même c’est, par extension, comprendre les autres et se connecter à eux. C’est ce qui s’appelle l’intelligence interpersonnelle.

Les méthodes utilisées pour développer la conscience de soi sont génératrices d’empathie, car elles ont pour but de renforcer votre attention et votre capacité de concentration. En effet, l’empathie n’est ni une écoute faussement compatissante dénuée de bienveillance ni de la psychologie de comptoir qui ramène tous les problèmes à l’enfance. Elle découle de la bienveillance, laquelle vous rend réceptif aux gens qui vous entourent. La connexion avec eux se fait ainsi.

Le premier exercice de conscience de soi s’intitule “Exactement comme moi”, car il permet d’instaurer une égalité émotionnelle avec autrui. Le principe est le suivant :

- asseyez-vous confortablement, apaisez votre esprit grâce à la respiration ;

- imaginez face à vous quelqu’un qui vous est cher — vous pouvez regarder une photo de la personne, si cela vous aide ;

- dites plusieurs phrases à haute voix, telles que “Untel a un corps et un esprit, exactement comme moi”, “Il a des sentiments et des émotions, exactement comme moi”, “Dans sa vie, il a connu la tristesse, la colère, la déception, la peine, la douleur, exactement comme moi”, “Il aimerait tant cesser de souffrir, exactement comme moi”, “Il aimerait tant être heureux, exactement comme moi”, etc. Concentrez-vous bien sur le sens des mots que vous employez ;

- terminez par quelques respirations lentes et profondes.

Grâce à l’empathie, vous gagnez de nombreux points au niveau relationnel, surtout dans votre environnement professionnel. En effet, grâce à celle-ci, vos interlocuteurs vous font confiance et se confient plus facilement.

L’empathie permet également de développer vos qualités de diplomate. Et lorsque les courants émotionnels croisent ceux du pouvoir, cette compétence est intéressante, voire incontournable, surtout au sein d’une entreprise.

Voici quelques conseils pour faire de vous un excellent diplomate au travail :

- entretenez de bonnes relations avec les gens et les groupes qui sont susceptibles de vous soutenir, de vous motiver. Soyez à l’écoute, de bonne humeur, dans l’interaction positive avec eux ;

- observez qui a un pouvoir décisionnaire au sein de votre société. Cherchez les influences actives autour de vous et voyez de quelle manière elles s’organisent ;

- faites la différence entre vos intérêts personnels et ceux de l’entreprise ;

- mettez à profit votre empathie pour connaître votre place dans la société où vous travaillez, mais aussi pour mieux comprendre les réactions de vos collègues en fonction de leur mode de fonctionnement émotionnel.

Faire preuve d'empathie, d'écoute bienveillante permet de surmonter de nombreux obstacles relationnels, causés la plupart du temps par des malentendus. Rétablir des rapports sains et constructifs est primordial pour vous épanouir dans votre environnement professionnel. Ne vous en privez donc pas !

Être un leader et faire preuve d’humanité est tout à fait compatible

Diriger une entreprise demande des compétences pratiques, techniques, mais aussi humaines, relationnelles. Un bon leader doit savoir les associer toutes. Ainsi, sa démarche devient d’autant plus rassurante et engageante pour les personnes qui l’entourent. Un dirigeant qui sait se faire apprécier peut faire passer des requêtes beaucoup plus facilement qu’un autre, par exemple.

L’essentiel pour être un dirigeant efficace est de faire preuve de compassion. Selon le penseur tibétain Taijet Djinpa, la compassion comprend trois segments : “Je te comprends”, “J’ai de la sympathie pour toi”, “Je veux t’aider”. Dans le milieu professionnel, le leader doit transformer ce “je” en “nous” pour le bien de sa société. Il passe de “mon profit” à “notre profit”.

Pour accroître vos capacités de compassion, c’est très simple. Il suffit de visualiser quelque chose de positif. Ce peut être un événement, un acte, une émotion positive transmise à une personne, etc. En effectuant cela régulièrement, vous permettez à votre cerveau d’enregistrer cet état positif.

Voici comment procéder :

- régulez votre respiration en vous concentrant sur l’air inspiré et expiré ;

- imaginez que la compassion, l’altruisme, l’amour qui sont en vous jaillissent de votre corps sous la forme d’une lumière blanche ;

- inspirez longuement et imaginez que cette lumière entre en vous et est démultipliée par dix ;

- expirez longuement en laissant cette lumière imprégner le monde qui vous entoure ;

- pour finir, ressentez le bien, même minime, qui existe en chacun. Inspirez-le comme si vous vouliez l’absorber. Expirez-le ensuite pour le redistribuer autour de vous.

Ce faisant, en tant que leader, vous pouvez influencer les autres, en vous faisant du bien et en prouvant à vos équipes et à vos interlocuteurs que vous les respectez. Tout le monde en ressort gagnant.

Imaginez maintenant que vous vous trouvez dans une situation tendue (une conversation difficile, par exemple) requérant beaucoup de diplomatie. La personne à laquelle vous reprochez un écueil dans son activité le prend, au départ, personnellement (“Suis-je compétent ?”, “Suis-je quelqu’un de bien ?”, “Suis-je à ma place ?”, etc.). Que vous soyez celui qui reproche ou celui à qui l’on reproche, voici comment se préparer à ce type de confrontation :

- Pensez à une discussion épineuse que vous avez eue ou que vous devez avoir.

- Quel en est le contenu concret, selon vous ? (le discours)

- Quelles émotions sont sollicitées chez vous ? (le ressenti)

- De quoi avez-vous l’air ? Quel ressenti votre interlocuteur a-t-il de vous ? (l’identité)

Maintenant, mettez-vous à la place de cet interlocuteur et posez-vous les mêmes questions en étant le plus objectif possible. Cet exercice permet d’anticiper les points qui peuvent être abordés au cours d’un échange, et ainsi, d’argumenter.

Conclusion

Pratiquer la méditation pour mieux vivre au quotidien son activité professionnelle est tout à fait réaliste, voire recommandé. En effet, la méditation n’a que des effets positifs, d’autant qu’elle s’apprend facilement et peut même devenir un véritable mode de vie. Or si méditer est bon pour soi, méditer est aussi bon pour les affaires. Alors pourquoi s’en priver ? C’est la question que pose Chade-Meng Tan avec humour et pédagogie dans cet ouvrage pratique. Grâce aux diverses méthodes proposées, chacun d’entre vous peut y choisir la plus adaptée à ses objectifs.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce koob :

- l’intelligence émotionnelle est un formidable outil d’épanouissement personnel et professionnel ;

- méditer, c’est d’abord respirer en ne faisant rien d’autre ;

- la méditation est applicable dans tous les contextes du quotidien ;

- se découvrir “via” la méditation permet de gagner en assurance, en confiance en soi ;

- tout le monde est capable de maîtriser ses émotions négatives ;

- faire preuve de motivation au travail doit être un plaisir et non une obligation ;

- faites ressortir ce qu’il y a de meilleur en vous pour révéler ce qu’il y a de meilleur chez les autres ;

- être un leader et faire preuve d’humanité est tout à fait compatible.


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