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 Entrepreneuriat

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MessageSujet: Entrepreneuriat   Sam 5 Mai - 14:12

Entrepreneuriat

En lisant ce koob, vous apprendrez comment réussir le lancement de votre entreprise, même si vous êtes jeune et sans expérience.

Vous apprendrez également que :

- être entrepreneur ne veut pas forcément dire créer une entreprise ;

- il n’y a pas de bonne idée, seulement des entreprises susceptibles d’attirer les clients ;

- un entrepreneur qui réussit est d’abord quelqu’un qui connaît ses forces et ses faiblesses ;

- si le business plan est l’ossature de votre entreprise, le business model est son âme ;

- vous devez être à la fois entrepreneur et chef d’entreprise.

L’entrepreneuriat, sous toutes ses formes, attire de plus en plus les Français. Il faut dire qu’entreprendre n’a jamais semblé aussi facile, surtout si vous êtes un “digital native”. En effet, le mouvement est général : qu’il s’agisse de politiques publiques, de formations ou d’accompagnement par des professionnels, la France s’est dotée depuis quelques années d’un environnement favorable à la création d’entreprise. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Quelle que soit votre situation, vous pouvez devenir entrepreneur

Être jeune, chômeur ou sans formation ne sont plus des obstacles à l’entrepreneuriat. En France, 25% des créateurs d’entreprises ont moins de 30 ans et pour 31% d’entre eux, c’est le seul moyen de (re)trouver un emploi.

Entreprendre est dans l’air du temps. Les jeunes générations veulent pouvoir décider de leur avenir et trouver un sens à leur travail. Les Richard Branson, Steve Jobs et autres Bill Gates qui ont créé leur entreprise alors qu’ils étaient étudiants font figure de modèles.

Ils diffèrent en cela de leurs aînés et contrairement à eux, se lancent dans l’aventure avec des associés qui sont souvent des amis proches. Cela leur permet de démultiplier les compétences, les idées et la force de travail.

Être jeune présente même quelques avantages dans ce cas… :

- les jeunes entrepreneurs s’engagent dans des secteurs où les barrières à l’entrée sont moindres et où la concurrence est d’autant plus forte. Toutefois, si l’entreprise survit aux trois premières années d’activité, son potentiel de développement est alléchant. En moyenne, la croissance des entreprises lancées par les moins de 30 ans est de 206%, contre 114% pour celles lancées par les plus de 40 ans ;

- par rapport à leurs aînés, les jeunes entrepreneurs font preuve de plus d’agilité et de créativité, qualités particulièrement précieuses dans les métiers du numérique.

… mais aussi quelques inconvénients :

- des moyens financiers restreints. C’est un problème qui reste tout relatif grâce au “love money” ou au crowdfunding ;

- le manque d’expérience. Cela se traduit en l’occurrence par un réseau professionnel limité, un manque de légitimité auprès des acteurs clés comme les banques, ou vos partenaires, etc. Là encore, de nombreuses structures vous accompagnent à vos débuts et vous ouvrent les portes nécessaires ;

- un risque élevé d’échec. Cela reste assez mal perçu en France, mais vous êtes jeune : vous pourrez rebondir sans souci.

Enfin, vous n’avez pas besoin d’être un visionnaire de génie ni même d’être issu d’un milieu d’entrepreneurs pour vous lancer. L’entrepreneuriat s’apprend et le contexte actuel l’encourage.

L’écosystème est particulièrement favorable aux entrepreneurs

Depuis une vingtaine d’années, les initiatives publiques se multiplient pour encourager l’entrepreneuriat.

La loi Allègre de 1999 permet à un chercheur de participer comme dirigeant ou associé à la création d’une entreprise. En 2004, sont nées les Maisons de l’entrepreneuriat et en 2009, les pôles entrepreneuriat-étudiant, dont l’objectif est de développer la culture entrepreneuriale des étudiants.

Au niveau local, sont apparus les pôles de compétitivité. Ils réunissent des entreprises petites et grandes, des laboratoires de recherche ainsi que des établissements de formation autour d’une thématique commune et dans une zone géographique délimitée.

En parallèle, les espaces de coworking, incubateurs et autres fablab se multiplient. Ainsi, certaines structures comme Numa ou The Family associent incubation, investissement et coaching. Orange Fab, l’Accélérateur Allianz ou encore Nike+Accelerator sont autant d’incubateurs créés par de grandes entreprises pour développer des idées novatrices ou de nouveaux domaines d’activités.

Prenez le temps de chercher la structure et l’encadrement les plus adaptés à vos besoins.

Les réseaux peuvent aussi se révéler utiles : Réseau Entreprendre, Pionnières, CREA-IUT, les réseaux d’alumni, etc. Il en existe de toutes sortes, ouverts ou non et plus ou moins formels. S’investir dans un réseau permet de rompre l’isolement, de partager vos expériences, mais aussi de mettre à profit ces rencontres pour accéder aux personnes clés. Pour cela, il faut vous investir personnellement. C’est une activité chronophage, mais nécessaire si vous voulez en retirer des avantages tangibles.

Pensez à évaluer vos besoins et vos attentes avant de vous engager et ne vous attendez pas à des retombées immédiates.

Tous ces organismes peuvent vous aider à rencontrer des investisseurs. Mais rappelez-vous d’un principe fondamental : ce qui intéresse les investisseurs, c’est d’abord la personnalité de l’entrepreneur et sa cohérence avec son projet d’entreprise. Ils ont conscience que la plupart des échecs ont une cause humaine, liée aux compétences ou aux relations entre les membres de l’équipe. Alors, avant de vous lancer, apprenez à vous connaître.

Pour entreprendre, mieux vaut bien se connaître

Pour apprendre à vous connaître, il est important de faire un travail sur vous-même. Différentes possibilités s’offrent à vous.

Posez-vous les bonnes questions :

- Que savez-vous faire ?

- Qu’aimez-vous — et qu’aimeriez-vous — faire ?

- Qu’est-ce que vous ne savez pas faire (mais que vous pouvez apprendre) ?

- Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous au niveau personnel et professionnel ?

- Quelles sont vos compétences actuelles ?

- De quels moyens disposez-vous ?

- Quelle vision avez-vous de votre future entreprise ? Quelles seront ses valeurs ?

Listez vos points forts et vos points faibles et remédiez à ces derniers en vous formant, par exemple via des MOOC.

Soyez sûr de vos motivations : quels sont vos objectifs et ambitions ? Pourquoi entreprendre ? Des études psychosociologiques indiquent qu’on entreprend principalement :

- pour s’accomplir professionnellement ;

- parce que le contexte (économique, social, technologique, etc.) est favorable.

Entrent également en jeu vos expériences personnelles (parcours scolaire, professionnel, identification d’opportunités, etc.).

Quelles seront les contraintes liées à la réalisation de votre projet ? Qu’elles soient extérieures, professionnelles, familiales, personnelles, économiques ou géographiques, il ne faut surtout pas les sous-estimer. Les connaître peut vous aider à les éviter.

Entreprendre est un apprentissage. Les formations sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses dans les grandes écoles, les IUT, en ligne, etc.

Soyez conscients de vos qualités et défauts. Ils détermineront votre réussite : créativité, confiance en soi, détermination, maîtrise de vos émotions, volonté d’apprendre vous aideront à mener à bien votre entreprise. Il en va de même des “soft skills” — par exemple, la capacité à écouter, déléguer, le respect de ses engagements —, qui sont primordiales.

Une entreprise qui se lance doit proposer un service ou un produit qui plaise à sa clientèle. Conception, fabrication, commerce, communication, marketing, finance, vision stratégique et capacité à décider… un entrepreneur devrait donc être sur tous les fronts. Or c’est rarement le cas. Il vous faut très bien vous entourer afin de pouvoir vous concentrer sur ce que vous savez faire. Pour le reste, déléguez, cela vous fera gagner du temps et, “in fine”, de l’argent.

Trouvez le type d’entreprise qui vous convient

Entreprendre, c’est bien, mais savoir sous quelle forme, c’est encore mieux.

Par entrepreneuriat, on entend souvent création d’entreprise. En France, en 2015, pas moins de 525 000 sociétés ont été créées, notamment dans le secteur des services. Il s’agit très majoritairement d’entreprises individuelles : moins d’un quart d’entre elles prévoient d’embaucher l’année suivant leur création.

Avec l’intrapreneuriat, votre entreprise vous charge de créer un nouveau service ou produit, un peu dans les mêmes conditions qu’une startup. Vous fonctionnez indépendamment de votre entreprise. Mais vous devez devenir rentable rapidement. Les multinationales qui adoptent cette démarche misent sur la créativité pour faire face à la concurrence.

Il faut savoir qu’entreprendre ne rime pas forcément avec création “ex nihilo”. Souvent négligée, la reprise d’entreprise est également une forme d’entrepreneuriat, et les occasions ne manquent pas.

Les entreprises à reprendre sont en majorité familiales (65 à 80%), mais faute de repreneur au sein de la famille ou à l’extérieur, nombre d’entre elles ferment, supprimant les emplois qu’elles avaient créés.

Reprendre des entreprises est une bonne affaire : elles obtiennent en moyenne de meilleurs résultats après leur cession. Si vous ne savez pas trop où vous mettez les pieds, différents acteurs (CCI, experts-comptables, Réseau Entreprendre) peuvent vous accompagner dans ce projet.

Certes, cela signifie négocier le rachat de l’entreprise : le cédant la valorise au maximum tandis que vous essayez d’évaluer son juste prix, en prenant en compte le fait que l’entreprise est saine ou en difficulté. Vous gagnez néanmoins du temps par rapport à la création pure et simple d’activité. De plus, l’ancien propriétaire peut vous former avant la cession. En revanche, vous êtes peut-être moins libre d’identifier des pistes de développement et vous allez peut-être vous retrouver avec des actifs obsolètes.

Alors, si vous voulez être sûr de faire le bon achat, ne négligez pas les facteurs de réussite :

- commencez par de petites opérations pour acquérir l’expertise nécessaire ;

- restez proche de votre cœur de métier ;

- soyez très pointilleux lors de la due diligence ;

- identifiez les synergies et sources d’économies à mettre en place au plus vite après la reprise.

La bonne idée d’entreprise n’est pas forcément révolutionnaire

Une idée n’a pas besoin d’être révolutionnaire pour réussir ; elle doit en revanche attirer les clients et générer un chiffre d’affaires. Si l’invention pure nécessite des moyens, de la recherche et développement qui ne sont pas forcément à votre portée, rien ne vous empêche d’innover, car l’innovation s’applique à tous les domaines :

- la stratégie, en fonction de la façon dont vous créez de la valeur. Par exemple, Ikea propose des meubles en kit ;

- le marketing, avec la mise en valeur originale d’un produit aussi lambda que des biscuits, revisités par Michel et Augustin ;

- l’organisation, qui permet d’améliorer les méthodes de production. C’est la raison de la réussite de Toyota ;

- la pollinisation — vous appliquez à votre domaine d’activité un processus issu d’un autre domaine — ou la capillarité — vous trouvez un nouvel usage pour un produit existant ;

- la disruption, autrement dit, la conception d’un produit ou de canaux de distribution différents pour un produit existant. Par exemple, Corsairfly cible les familles qui voyagent en avion ;

- l’innovation radicale, qui crée un nouveau marché, de nouvelles habitudes (high-tech, santé, technologies vertes, etc.) ;

- une idée originale peut venir d’un manque ou d’un besoin bien identifié : Uber est né du manque de taxis.

Ainsi, l’idée de départ ne doit pas forcément être originale pour être rentable. La plupart des nouvelles entreprises choisissent un secteur qui existe déjà, mais profitent d’un manque géographique ou s’adressent à un segment de marché encore peu exploité par la concurrence.

Une fois que vous avez trouvé une idée, devez-vous la protéger ? Tout dépend de votre activité et de votre domaine.

S’il s’agit d’une invention, oui. Posséder des brevets donnera confiance aux investisseurs. S’il est compliqué de protéger une simple idée, tout ce qui est logo, marque, description et fonctionnement de votre site peut être déposé à l’INPI, ou dans une enveloppe Soleau. Cela vous protègera en cas de contrefaçon.

Boostez votre créativité

Si, comme 78% des Français qui veulent entreprendre, vous n’avez pas — encore — d’idée d’entreprise, pas de panique ! Il suffit de savoir où chercher.

Vous pouvez :

- développer votre passion (c’est ainsi qu’est né “Le guide du Routard”) ;

- importer un concept de l’étranger ;

- améliorer un produit déjà présent sur le marché s’il ne vous satisfait pas personnellement ;

- suivre votre intuition ;

- transposer un concept existant dans d’autres secteurs ;

- faire votre propre veille sur un secteur (via des newsletters, des blogs, la presse spécialisée, etc.) pour identifier des opportunités ;

- racheter les idées et les brevets des autres.

D’autres opportunités naissent de nouveaux modes de collaboration tels que :

- la cocréation qui repose sur la participation directe des utilisateurs ou des clients dans le processus de création des produits/services (open source, crowdsourcing ou production participative) ;

- l’économie inclusive qui recouvre aussi bien l’entrepreneuriat social que l’innovation frugale ;

- l’économie circulaire qui limite la consommation et le gaspillage des matières premières ;

- l’économie de partage ou de consommation collaborative qui ont donné naissance à Airbnb ou Blablacar.

Et si cela ne vous inspire pas, musclez votre créativité. Vous pouvez entraîner votre capacité créative en réfléchissant de façon différente. Par exemple, avec la méthode STRETCH qui peut s’appliquer à n’importe quel produit ou service :

- S : substituer un produit ou un composant par un équivalent plus écologique, plus local…

- T : intervenir sur la taille du produit ou service.

- R : renverser ou réarranger les éléments.

- E : éliminer le superflu.

- T : transformer ou transposer des éléments.

- C : combiner de façon innovante.

- H : rendre hétérogène ou homogène le produit.

Il s’agit simplement de changer de point de vue ou d’angle d’approche. Réfléchir autrement, en jouant sur la taille, les composants ou en appliquant les principes de l’innovation “low cost” suffit à rendre le produit innovant.

Toutefois, l’innovation seule ne suffit pas. Le produit ou service doit correspondre à des attentes ou à des besoins latents sur le marché visé.

Avant de vous lancer, vous devez connaître votre environnement

Dès que possible, vous devez confronter votre idée ou votre intuition au monde, afin de la valider.

Plusieurs moyens complémentaires s’offrent à vous :

- une veille continue dans la presse spécialisée, sur les blogs et les newsletters pour surveiller l’environnement économique, législatif, concurrentiel, technologique, stratégique. Cela vous permet d’anticiper les opportunités, mais aussi les menaces qui pèsent sur votre environnement, et d’identifier les grandes tendances à venir ;

- suivre l’activité de vos concurrents. Cela vous permettra de réagir à temps ;

- être dans l’air du temps. Observez les grandes évolutions (économie collaborative, information en temps réel) et voyez comment vous pouvez en tirer profit pour votre business ;

- être, à tout moment, à l’écoute de vos clients, pour connaître leurs attentes : sans clients, pas de business. Vous devez aussi deviner ce qu’ils n’expriment pas directement : les frustrations, les lacunes… Enfin, vous avez tout intérêt à déterminer quel est le bon moment pour lancer votre produit et faire en sorte qu’il rencontre une demande.

Pour en revenir au premier point, faites bien attention à la qualité des informations que vous récoltez : toutes ne se valent pas. Il arrive que des entreprises fassent fuiter des informations dans la presse pour tester les réactions de la concurrence. Le plus simple est de croiser différentes sources pour vérifier l’information.

De plus, vous n’aurez pas toujours besoin du même niveau de connaissances. Au départ, connaître les grandes tendances suffit. Puis, au fur et à mesure que le projet gagne en importance, vous allez avoir besoin d’infos sans cesse plus précises.

Pour savoir si votre idée est bonne, confrontez-la au marché

Ne restez jamais sur des “a priori”. Le mieux est de partir d’un problème à résoudre, auquel vous apportez une solution.

Pour cela, mettez-vous à la place du client et de ses besoins. Quelle valeur lui apportez-vous ?

Demandez à vos clients potentiels d’exprimer leurs besoins. Soyez attentifs à la manière dont ils les formulent et à ce qui, selon eux, serait la valeur d’usage perçue — à savoir, la différence entre les bénéfices perçus grâce à votre solution et les sacrifices demandés (prix, temps, effort, etc.). C’est une étape fondamentale pour ne pas vous retrouver avec un produit dont personne ne veut.

Cela vous permet également de formaliser votre idée et de commencer à en parler autour de vous. Mais à qui en parler ?

Tournez-vous vers des experts du secteur visé ou vers des clients de la concurrence et entraînez-vous à présenter votre projet en une ou deux minutes. C’est le temps dont vous disposez pour faire en sorte que votre interlocuteur se sente concerné par le problème identifié et s’intéresse à votre solution.

À ce stade, vous pouvez commencer à élaborer votre proposition de valeur. Il s’agit de la synthèse entre le besoin de vos clients, ce que vous ou votre entreprise sait faire et comment vous vous distinguez de la concurrence. Réduisez tout ce qui ne génère pas de valeur pour vos clients et augmentez ce qui en ajoute.

Restez sobre : votre solution doit être réduite au minimum, afin de la rendre compréhensible à vos interlocuteurs. Si vous suscitez de l’intérêt, vous pouvez franchir une étape supplémentaire en mettant en place un produit minimal viable (ou MVP en anglais). Il s’agit d’une première formalisation de votre offre à tester auprès des clients cibles pour mesurer leur réaction. En fonction des résultats, vous pourrez, soit adapter votre produit ou votre service, soit recommencer avec un nouveau prototype et une nouvelle hypothèse de marché.

Une fois ces étapes franchies, votre concept testé et validé, vous pouvez vous lancer dans une étude de marché. Elle vous donnera une vision générale du marché et de son évolution, des facteurs et acteurs avec lesquels vous devrez interagir. Ceci vous permettra de repérer les facteurs clés de succès afin de définir une stratégie.

Le business model assure la pérennité de votre entreprise

Comment votre entreprise va-t-elle générer des revenus ?

Votre réponse, c’est votre business model. Mais il dépend d’un certain nombre de facteurs, tels que le type de valeur que vous apportez à vos clients (nouveauté, performance, amélioration de la productivité ou prix, etc.) ou les besoins ou problèmes auxquels vous répondez. Vous devez aussi réfléchir à votre clientèle : qui est-elle ? Comment parvient-elle jusqu’à vous ? Comment la fidéliser ?

Votre business model doit répondre clairement à quatre questions :

1. Le service ou produit que vous apportez correspond-il à votre clientèle cible ?

2. Votre entreprise est-elle viable financièrement ?

3. Dans quel environnement vous lancez-vous (la concurrence, les tendances et l’évolution du milieu) ?

4. Votre équipe a-t-elle toutes les compétences nécessaires pour gérer l’entreprise ?

À partir de là, vous saurez quel type de business model est le plus adapté :

- le paiement par l’utilisateur : à l’usage, par forfait, abonnement, ou même avec un package — vente d’un produit de base avec une marge minimum, auquel s’ajoute des produits complémentaires, par exemple : une voiture plus l’assurance, plus le crédit. Ou alors, le modèle freemium qui propose un service gratuit auquel s’ajoute une version payante, plus évoluée ;

- les revenus d’un tiers : par exemple, vous proposez un contenu gratuit, financé par la publicité. Cela fonctionne si le produit cible les utilisateurs susceptibles d’être intéressés par les pubs. Certains modèles reposent sur une contribution limitée de l’utilisateur. C’est le cas des actes médicaux, par exemple, remboursés par la sécurité sociale ou la mutuelle ;

- les revenus variables : c’est le principe des enchères, ou du don, qui assure le fonctionnement de votre entreprise. Ce type de modèle économique est plus risqué, car il est difficile de prévoir les retombées d’une année sur l’autre ;

- le regroupement : ce sont les ventes flash ou la vente par coupon. C’est le modèle économique de Groupon, par exemple.

Le choix du modèle économique détermine les canaux de distribution (commerce physique, affiliation, franchise, vente en réunion ou vente directe, etc.). De plus, il faut veiller à ce que vos coûts soient couverts par vos revenus.

Estimer son chiffre d’affaires prévisionnel est une opération délicate, mais nécessaire

Comment prévoir le chiffre d’affaires d’une activité qui n’a pas encore démarré ?

Le plus simple est d’envisager différentes conjectures, grâce à plusieurs hypothèses. Cela vous oblige non seulement à réfléchir à plusieurs stratégies, mais vos partenaires et investisseurs auront plus facilement confiance en vous.

Vous pouvez faire une estimation en partant :

- de l’offre existante : allez fouiller du côté de vos concurrents pour voir si leur situation est comparable à la vôtre. De nombreuses infos sont disponibles au greffe du tribunal de Commerce. N’oubliez pas toutefois qu’il s’agit d’entreprises déjà bien implantées sur le marché avec de l’expérience et une clientèle assurée. Mieux vaut minorer les résultats obtenus ;

- de référentiels analogiques : allez chercher des informations relatives au secteur d’activité et à la profession. Vous multipliez ces données grâce aux moyens mis en œuvre et en fonction de vos limites. Vous obtiendrez des estimations plutôt fiables et réalistes. Vous pouvez aussi vous inspirer d’une expérience similaire sur un autre territoire ;

- de la demande : cela suppose que vous avez identifié et quantifié le marché. Fondez-vous sur les études de marché, les informations récoltées auprès d’usagers potentiels. Sachant que les gens ont tendance à exagérer leurs dépenses prévues, là aussi, il faudra minorer vos estimations ;

- idéalement et si vous avez un produit très innovant, testez-le à petite échelle afin d’observer les réactions du marché.

N’hésitez pas à confronter ces approches. Vous pouvez retenir trois hypothèses couvrant l’ensemble des cas de figure. Cela rassurera les investisseurs :

1. une hypothèse pessimiste permet d’anticiper la sous-activité si votre démarrage est décevant ;

2. une hypothèse optimiste permet d’anticiper un bon démarrage et ce qu’il requiert en moyens humains et financiers supplémentaires ;

3. une hypothèse réaliste représente le cas de figure le plus probable selon vous.

Vous pourrez ensuite confronter vos estimations à votre seuil de rentabilité, c’est-à-dire le chiffre d’affaires à partir duquel votre entreprise est rentable. Si le chiffre d’affaires prévisionnel est trop bas par rapport au seuil de rentabilité, il ne vous reste plus qu’à trouver un autre business model.

N’oubliez pas de prendre en compte la saisonnalité de votre activité afin d’anticiper les pics et les baisses d’activités, que ce soit sur une année ou sur une semaine.

Le business plan est la charpente de votre entreprise

Le business plan démontre comment vous — et personne d’autre — apportez une réponse efficace à un besoin bien identifié sur un marché ciblé. Il donne vos objectifs et vos ressources et vous permet de garder le cap lors de la prise de décisions. C’est votre allié pour convaincre les investisseurs et les financiers. Bref, c’est la charpente de votre projet.

Le business plan doit comprendre :

- l’“executive summary” : en deux pages, il présente le concept, l’équipe, le business model, la concurrence, les principaux résultats, les perspectives de développement et les besoins en financements. Tous ces éléments doivent être étayés par la suite, de même que la stratégie marketing adoptée, vos points forts et points faibles, ceux de la concurrence et votre seuil de rentabilité. En clair, vous montrez que vous maîtrisez à fond votre sujet ;

- le détail de votre organisation : vos fournisseurs, votre logistique, la production ;

- la forme juridique de l’entreprise ;

- les éléments financiers : ressources, chiffre d’affaires prévisionnel, seuil de rentabilité, financements, fonds de roulement et besoins en fonds de roulement — il ne faut pas les sous-estimer : 25% des faillites sont liées à des retards de paiement. Vous pouvez insérer un compte de résultat et le bilan de votre entreprise si vous avez déjà démarré votre activité ;

- votre plan de lancement et le planning des opérations à venir ;

- les risques inhérents au projet et vos réponses pour les surmonter ;

- vos perspectives d’avenir pour les années à venir (extensions, part de marché, etc.) : n’hésitez pas à ajouter en annexes tous les calculs et tableaux pour donner de la crédibilité au projet.

Une fois votre business plan élaboré, apprenez à “pitcher” votre projet : en 10 minutes, vous devez faire en sorte d’intéresser vos interlocuteurs afin d’obtenir un rendez-vous. Ainsi, la structure de votre présentation est capitale :

- commencez par une accroche qui attire l’attention ;

- présentez en deux phrases le problème et la solution proposée. Cette dernière doit être évidente, originale et claire et donner envie à votre interlocuteur de la tester ;

- expliquez où vous en êtes et ce que vous attendez de votre interlocuteur. Évitez tout jargon, soyez clair, percutant et précis.

Il est inutile de tout dire lors de cette première présentation. Si votre interlocuteur est intéressé, il fixera un rendez-vous avec vous.

D’entrepreneur, passez à chef d’entreprise

Votre idée est validée, votre business plan est prêt, vos fonds sont disponibles. Il ne reste qu’à créer votre entreprise.

Vous devez en premier lieu déposer votre capital à la banque, en échange d’une attestation qui vous permettra de déposer vos statuts. N’hésitez pas à faire appel à deux banques : vous aurez un avantage dans vos négociations futures.

Les statuts précisent le fonctionnement de la société et ses objectifs. Ils comportent un certain nombre d’informations obligatoires :

- la dénomination sociale ;

- la forme juridique ;

- l’adresse du siège social ;

- l’apport de chaque actionnaire et/ou associé ;

- le montant du capital social ;

- l’objet ;

- la durée de vie.

Vous pouvez également ajouter les modalités de fonctionnement, de prises de décision et la répartition des bénéfices, ainsi que le type de gouvernance choisie (familiale, managériale, actionnariale).

Une fois les statuts déposés, votre société sera immatriculée et obtiendra son numéro Siren.

D’autres documents, sans obligation légale, peuvent se révéler utiles :

- le pacte d’actionnaires — il est privé, contrairement aux statuts — porte sur la cession d’actions et l’augmentation du nombre d’associés ;

- le plan d’action commerciale, interne à l’entreprise, fixe les objectifs de vente par produit, les démarches à effectuer auprès des clients, les outils de prospection offline et online. Quelle que soit votre activité, n’oubliez pas de déterminer votre stratégie de marketing digital. C’est autant un canal de communication — votre réputation se fait largement sur le Net — qu’un canal de vente.

Une fois votre entreprise en activité, vous devez éviter les nombreux pièges liés à votre développement. Connue sous le nom de “vallée de la mort”, il s’agit des étapes à parcourir entre l’idée initiale et le produit fini.

Il vous faudra avoir un œil sur tout :

- le management qui se formalise au fur et à mesure que l’entreprise grandit ;

- la stratégie — en renforçant vos avantages concurrentiels ;

- la finance pour rentabiliser les investissements ;

- l’identification de nouvelles opportunités.

Cela vous amènera à réajuster fréquemment votre projet en fonction des retours du marché ou des opportunités. Soyez rationnel, mais faites aussi en sorte de suivre votre intuition. Ce sont vos décisions qui assureront la croissance de votre entreprise et lui permettront de créer de la richesse et des emplois.

Conclusion

Il ne vous reste plus qu’à vous lancer. Il vous suffit d’avoir une idée simple, envie de changer les choses et de prendre votre destin en main. Créer une entreprise n’a jamais été autant à la portée des jeunes générations et comme le rappelait Tristan Bernard : “L’inexpérience est ce qui permet aux jeunes de réussir ce que les vieux savent impossible.”

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- vous avez tout intérêt à vous lancer dans l’entrepreneuriat quand vous êtes jeune si vous voulez bénéficier d’avantages spécifiques et surmonter facilement les handicaps de départ ;

- ne vous lancez pas seul : la réussite d’une entreprise, c’est la réussite de toute une équipe ;

- réfléchissez à la forme d’entrepreneuriat qui vous convient : création d’entreprise, intrapreneuriat, reprise d’entreprise ;

- n’ayez pas peur de confronter votre idée au marché à travers des sondages et des tests pour savoir si elle peut fonctionner ;

- soyez très rigoureux dans l’élaboration de votre business model : c’est lui qui assurera la pérennité de votre entreprise ;

- votre business plan doit être structuré de façon à convaincre partenaires et investisseurs ;

- une fois votre entreprise lancée, soyez sur tous les fronts pour assurer sa croissance.


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