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 Creativity, inc

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MessageSujet: Creativity, inc   Sam 5 Mai - 14:17

Creativity, inc

En lisant ce koob, vous apprendrez comment libérer les forces de la créativité dans une entreprise.

Vous apprendrez aussi :

- que les collègues d’ancienne date sont un peu comme de vieux couples ;

- que les préconceptions dont chacun est porteur sont des prisons ;

- que l’inattendu constitue la différence entre l’artisanat et l’art ;

- que parfois la recherche de la qualité va au-delà de la rationalité ;

- que savoir conserver son âme d’enfant est essentiel pour continuer à apprendre ;

- que le processus de création d’un film d’animation peut être allongé d’une étape supplémentaire.

Ed Catmull est cofondateur et président des studios d’animation Pixar, auteur entre autres de la trilogie “Toy Story” et du “Monde de Nemo”. Films qui, avec les autres productions maison, ont récolté pas moins de 27 Oscars. Il est également le créateur d’une culture d’entreprise bien particulière. Une culture d’entreprise fondée sur la créativité permanente, de manière à libérer le potentiel de chacun des collaborateurs de la société. Dans cet ouvrage, il fait partager ses recettes afin d’être toujours à la pointe dans ce domaine, le seul domaine qui fait véritablement la différence avec la concurrence.

Il existe quatre données essentielles dans le management

Ces données servent à assurer un management efficace. Lorsqu’un homme ou une femme est amené(e) à diriger un groupe de personnes au sein d’une entreprise, il existe quatre données fondamentales, quatre données de base qu’il faut garder en permanence à l’esprit.

La première est que les modèles de représentation du monde dont chacun est porteur agissent sur la perception. Et elle déforme au point la perception juste et correcte que, parfois, il devient tout simplement impossible de voir sereinement et objectivement la réalité.

Le terme “modèle”, ici, renvoie aux préconceptions que chacun construit avec le temps et qui sont utilisées pour évaluer ce qui est vu et entendu, mais qui sert également à raisonner et à anticiper.

La deuxième donnée essentielle est qu’il est parfois difficile, sinon impossible, d’établir une distinction entre deux sources d’informations. L’information “nouvelle”, qui provient d’une source extérieure, et les “vieux” modèles mentaux dont chacun est encombré, pour le meilleur comme pour le pire.

Ainsi, les deux sources d’informations, l’ancienne et la nouvelle, la préétablie et l’originale, ont tendance à se téléscoper. À ne former qu’un tout indiscernable pour l’observateur moyen qui abordera ces deux phénomènes pourtant distincts comme une expérience unique et unifiée.

La troisième donnée essentielle est que, de manière insensible, tout un chacun devient prisonnier de ses schémas mentaux. Ces derniers, à terme, enferment les individus dans des carcans, les emprisonnent, leur ôtent toute flexibilité et toute souplesse d’esprit.

Les interprétations qui sont familières à chacun aveuglent ceux qui en sont porteurs, et les empêchent de prendre les problèmes rencontrés à bras le corps, de leur trouver des solutions pertinentes. Car le diagnostic de départ a été mal posé, faute d’objectivité et de réelle ouverture d’esprit. Chacun s’empêtre donc dans ses interprétations, se prend les pieds dedans pourrait-on dire.

La quatrième donnée essentielle, enfin, est que les personnes qui travaillent ensemble, et “a fortiori” les personnes qui travaillent ensemble depuis longtemps, subissent des interactions de leurs modèles mentaux respectifs. Ces derniers, à la longue, peuvent devenir dangereux.

En effet, les collègues d’ancienne date deviennent un peu comme des vieux couples, se connaissant tellement bien qu’ils devinent plus qu’ils n’analysent, qu’ils ressentent plus qu’ils ne raisonnent. Ainsi, un engrenage de l’habitude intrinsèquement pervers se met en route et, à la longue, tue la curiosité, la surprise, et donc la créativité.

Ces quatre règles d’or du management conditionnent une gestion optimale des ressources humaines.

Il existe principalement huit mécanismes de management qui mettent collectivement dans un état d’esprit créatif

Parmi toutes les recettes de management, il en est huit au moins qui sont plus ou moins infaillibles. Oui, huit testées grandeur nature, année après année, dans les studios Pixar.

En quoi sont-elles infaillibles ?

En cela qu’elles modifient les états d’esprit collectivement, et non pas simplement individuellement. Ainsi, la créativité peut circuler dans l’entreprise de manière à la fois verticale et horizontale, au lieu de rester cloisonnée.

Quels sont ces huit mécanismes ? Ce sont les suivants :

1. les “dailies”, ou l’art de résoudre ensemble les problèmes ;

2. les voyages d’étude ;

3. le pouvoir des limites ;

4. l’intégration de la technologie et de l’art ;

5. les films courts ;

6. apprendre à voir ;

7. les “Postmortems” ;

8. continuer à apprendre, en permanence et sans se lasser.

Ces huit techniques de management ont amplement fait leurs preuves là où elles ont été appliquées.

Les “dailies” permettent de résoudre les problèmes ensemble

Les “dailies” constituent une institution clé dans le mode de management propre aux studios Pixar.

En premier lieu, et comme leur nom l’indique, les “dailies” ont lieu quotidiennement. C’est une réunion de travail qui se tient chaque jour et au cours de laquelle les problèmes les plus urgents et les plus importants du moment sont abordés et passés en revue.

Ensuite, les “dailies” ont leur rituel. Ainsi, la forme de la table de réunion est très importante. Il a été décidé de privilégier les tables rondes et de petit format, et d’exclure les longues tables ovales ou rectangulaires.

En effet, avec ces dernières, une sorte de hiérarchie se met en place, qui se fonde sur la proximité physique autour de la table avec les principaux dirigeants. Or cette hiérarchie inhibe les personnes présentes, excluant purement et simplement certains des participants aux “dailies”.

Pour que ceux présents à ces réunions se sentent en permanence partie prenante du groupe, il est donc indispensable que jusqu’à la forme de la table de réunion le leur permette, sans les mettre à l’écart, au propre comme au figuré.

Et pour finir, et c’est bien là leur but, les « dailies » permettent de voir et de penser de manière plus globale et plus complète. Chacun peut faire part de son problème, comme de son idée pour le résoudre, ainsi que pour résoudre les problèmes des autres participants.

Ed Catmull écrit que les “dailies” sont en quelque sorte des master classes. Des master classes dont l’impact se fait sentir, quotidiennement, d’un bout à l’autre du bâtiment de Pixar.

Une master class est une classe animée par un virtuose de l’interprétation musicale et au cours de laquelle il dispense son enseignement à un très petit nombre d’élèves.    

Les voyages d’étude permettent une plus grande ouverture d’esprit

Les voyages d’étude permettent de passer de l’artisanat à l’art. En effet, l’artisanat consiste à faire correctement et avec application son métier, en utilisant les techniques que la formation initiale a appris à maîtriser.

L’art, c’est tout autre chose. C’est, en effet, l’utilisation inattendue des talents, des ressources techniques, des techniques maîtrisées. Et, pour passer de l’artisanat à l’art, rien de mieux que les voyages d’étude. Pixar en organise régulièrement.

Ed Catmull se remémore l’un d’entre eux en particulier : celui qui a conduit toute l’équipe du studio dans les universités les plus prestigieuses de la Côte Est.

Ainsi, Harvard, Princeton et le MIT furent-elles successivement visitées, pour le plus grand profit des voyageurs.

Car les voyages, outre former la jeunesse, ouvrent l’esprit : ils permettent de s’approprier des expériences inconnues, de les acclimater à son propre univers de travail.

C’est la source principale de l’étincelle qui provoque l’émergence de l’inattendu. Alors oui, les voyages d’étude représentent bien quelque chose de très important dans les méthodes de management propres à Pixar.

Il faut toujours garder à l’esprit l’importance des limites à ne pas dépasser

Il arrive parfois que la recherche de la qualité aille au-delà des exigences de la rationalité. Que les limites soient franchies, dépassées, dans ce domaine. C’est ce qu’Ed Catmull appelle le “pouvoir des limites”.

Pour lui, ces dernières sont essentielles. Elles sont comme des garde-fous qui empêchent de se perdre, de se disperser, d’abandonner l’objectif final pour poursuivre des fins secondaires, dérisoires et sans intérêt sur le fond.

Quand il évoque ce phénomène, Ed Catmull a un exemple en tête : celui des pochettes de CD dans “Monstres et Cie”. Emportés par leur enthousiasme, des dessinateurs des studios Pixar avaient créé des images qui décomposaient les différentes nuances de pochettes de CD en train de tomber pendant la chute d’une pile de ces derniers.

Qui plus est, ils avaient reproduit à l’identique des modèles existant des couvertures de tous les CD de la pile, alors que, pendant la chute, seules deux ou trois pochettes étaient visibles.

Raffinements tout à fait inutiles et superflus, coûteux en temps et en argent : ces dessinateurs, si bien intentionnés fussent-ils, avaient oublié ce principe cardinal : l’importance des limites et leur pouvoir qui s’imposent à tous.


L’intégration de la technologie et de l’art constitue une nécessité absolue

Les studios Pixar ont un grand ancêtre : Walt Disney. C’est en effet ce dernier qui est l’inventeur du film d’animation moderne. Et Walt Disney mettait un point d’honneur, pour réaliser ses dessins animés, à utiliser les technologies les plus modernes de l’époque.

En cela, Pixar peut hautement revendiquer sa filiation avec le créateur de “Cendrillon”, “La Belle au Bois Dormant” et autres chefs-d’œuvre. Car aux studios Pixar également, il est tenu pour vérité absolue qu’il est impératif d’utiliser à des fins artistiques tous les moyens que la technologie actuelle permet d’employer.

Au point qu’il est possible d’affirmer que les studios Pixar marchent sur trois jambes : la technologie, l’art, et également le management.

Le “business”, en effet, est partie intégrante de la démarche de la maison. Les studios Pixar, en effet, sont une entreprise du secteur concurrentiel et se doivent de dégager des profits pour rémunérer leurs actionnaires.

Il existe au sein de Pixar un dicton : “L’art remet en cause la technologie, et la technologie inspire l’art”. Ce dicton, tous les collaborateurs de Pixar le font vivre jour après jour. Car l’art sans la technologie serait en quelque sorte le néant, et la technologie sans l’art ne produirait que des créations sans âme, qui de toute façon ne trouveraient pas leur public.

Ce n’est donc pas l’un ou l’autre, mais bel et bien l’un et l’autre : une conviction partagée par tous chez Pixar, où art et technologie inspirent jour après jour toutes les créations du studio.

Les films courts sont en quelque sorte la respiration de Pixar

Ce qu’Ed Catmull nomme les “expériences courtes” sont très importantes chez Pixar. Il s’agit de films courts, qui sont produits et réalisés en parallèle avec les longs métrages qui ont fait la réputation des studios.

D’une durée de trois à six minutes, ces courts métrages sont intégrés aux longs métrages, et montés au début de ces derniers. Parmi les courts métrages les plus connus de Pixar, il faut citer “Tin Toy”, “Luxo Jr.”, “Geri’s Game” ou encore “Red’s Dream”.

Quelle est l’importance que revêt ces courts métrages pour Pixar ? Celle que procure toute “expérience courte”. En effet, il faut toujours laisser la porte ouverte à l’inattendu. La recherche scientifique fonctionne sur ce principe.

Quand vous vous lancez dans un programme de recherche, vous ignorez au départ si vous allez aboutir, rapidement ou moins rapidement, à une percée scientifique significative. Mais, au cours du processus, vous aurez la chance de trouver une ou plusieurs pièces du puzzle. Une sorte d’ouverture vers l’inconnu.

Voilà à quoi servent les films courts de Pixar : ne pas se couper de l’inconnu, de la recherche. Parce que ces films sont relativement onéreux, ils doivent être courts, afin de ne pas mobiliser des ressources financières trop importantes.

Mais ils doivent être produits et réalisés régulièrement, afin que les collaborateurs de Pixar ne se “rouillent” pas, conservent toute leur ingénuité, toute leur inventivité et toute leur curiosité. Toute leur créativité en somme.

Les courts métrages, c’est le laboratoire de recherche permanent des studios Pixar. Un rôle irremplaçable, qui rend très précieuse cette institution.

Apprendre à regarder doit être le premier objectif des collaborateurs de Pixar

Pixar emploie de nombreux dessinateurs. Une évidence, pour un studio d’animation. Pour autant, tous les collaborateurs de Pixar ne savent pas dessiner. Or, chez Pixar, il existe un article de foi : c’est par le dessin, et par le dessin seulement, qu’il est possible d’apprendre à voir, à regarder.

D’où l’initiative de la direction : dispenser des cours de dessin à l’ensemble du personnel de Pixar, même à ceux n’occupant pas des fonctions de dessinateur, même à ceux ne faisant pas partie de l’équipe artistique de la société.

Et ce dans un but très simple : leur apprendre à voir. Car, quelle que soit sa fonction au sein d’une entreprise, il est essentiel d’apprendre à voir.

Savoir voir de manière correcte constitue en effet le fondement de toutes les analyses, de toutes les décisions et de toutes les anticipations. Et, la voie royale pour apprendre à voir étant le dessin, tous chez Pixar ont reçu une formation à cet art d’agrément.

Au cours du processus, certains traits ont été mis en lumière. Le plus important d’entre eux : dessiner augmente considérablement le pouvoir d’observation.

Le cerveau fonctionne en mettant à contribution ses deux hémisphères, le droit et le gauche. Certaines activités de l’esprit sollicitent les deux hémisphères, dans des proportions variables, d’autres l’un d’entre eux seulement.

Chaque hémisphère possède sa spécificité : l’hémisphère gauche est principalement verbal/analytique, tandis que l’hémisphère droit régit des fonctions qui relèvent de la vision et de la perception.

Lorsque vous dessinez, il faut impérativement mettre en sommeil l’hémisphère gauche, pour ne laisser fonctionner que l’hémisphère droit.

C’est la leçon principale des ateliers de dessin organisés chez Pixar, pour “apprendre à voir” à tous les employés de l’entreprise.

Les “postmortems” constituent une institution propre aux studios Pixar

Les studios Pixar possèdent un mode de fonctionnement qui leur est propre, des techniques de management qui lui sont particulières.

Il est temps à présent d’aborder une institution “maison” encore plus originale : les “postmortems”.

De quoi s’agit-il ?

D’une phase supplémentaire dans le processus de création d’une œuvre. Le processus classique de création d’une œuvre d’animation peut en effet se décomposer comme suit :

- la conception ;

- la protection juridique ;

- le plan de développement ;

- la production et la réalisation.

Mais, chez Pixar, tout à la fin de ce processus, intervient une autre étape, l’étape finale en quelque sorte, qui clôt le cycle : le “postmortem”. C’est une réunion qui rassemble tous les protagonistes d’un film peu de temps avant la sortie de ce dernier sur les écrans.

Au cours de cette réunion, les participants font le point de manière précise sur ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné pendant tout le processus de création du film qui est désormais à la disposition du public.

Et si les équipes de Pixar se posent ces questions, c’est pour en tirer des leçons. Ces leçons, en outre, doivent faire l’objet de consolidations successives, afin d’être des enseignements généraux applicables à l’ensemble des productions maison.

Ainsi, grâce aux “postmortems”, il existe une transition entre un projet et un autre : une étape finale permet une opération “pour solde de tout compte”, avant de passer, l’esprit libéré et purifié, à un projet entièrement nouveau et différent.

Continuer inlassablement à apprendre est un objectif prioritaire pour les employés de Pixar

Ce précepte peut sembler une vérité d’évidence. C’est pourtant un axiome essentiel des studios Pixar. C’est ce principe qui est mis en œuvre de manière permanente au sein de la Pixar University, l’institution propre aux studios chargée de la formation continue de l’ensemble du personnel.

Pour continuer à apprendre, il n’existe qu’un moyen efficace : savoir conserver son âme d’enfant. Avec sa capacité d’étonnement et d’émerveillement, ainsi que sa soif des nouvelles connaissances. Pour un enfant, la plupart des choses auxquelles il est confronté sont des choses qu’il n’a jamais vues avant, qu’il n’a jamais rencontrées précédemment.

C’est cet esprit là qu’il faut mettre au cœur de votre démarche lorsque vous voulez continuer à apprendre.

Les enfants sont ouverts aux idées des autres parce qu’ils ont besoin d’être ouverts aux idées des autres. Il s’agit d’une nécessité absolue. Puis, avec l’âge, la réceptivité s’émousse, diminue. Vous devenez blasé, moins ouvert, moins curieux.

Les “premières fois” se font de plus en plus rares. Chez Pixar, les “premières fois” sont quotidiennes : il en va de la préservation de l’esprit d’enfance qui fait partie intégrante des valeurs de management du studio d’animation.


Les “points de départ” constituent d’autres techniques indispensables de management

Il existe des techniques de management propres à Pixar qui cherchent à permettre l’émergence et le maintien d’un esprit de créativité permanente dans l’entreprise.

Les “points de départ” font partie intégrante de ces techniques de management. Il s’agit de dictons, ou de proverbes, qui ont vocation à être appliqués quotidiennement et directement, par tout un chacun.

C’est donc une sorte d’autogestion permanente, ainsi que de prise de pouvoir par l’ensemble des salariés de l’entreprise. Une recette tenue pour très utile, sinon infaillible, chez Pixar, afin de mobiliser les équipes de manière constante.

À titre d’exemple, il est nécessaire de citer une dizaine de ces “points de départ”.



Donnez une bonne idée à une équipe médiocre et elle la réduira à néant

À l’inverse, donnez une idée médiocre à une bonne équipe et elle saura la tirer vers le haut. Si elle ne parvient pas à améliorer l’idée de départ, elle pourra au moins proposer une autre idée, sans aucun doute meilleure que la première. Si vous avez la bonne équipe, il y a toutes les chances pour que vous ayez les bonnes idées.



Quand vous recrutez un collaborateur, donnez la priorité à son potentiel futur, et pas à ses capacités actuelles

Ce que votre nouveau collègue sera capable de faire demain est plus important que ce qu’il est capable de faire aujourd’hui.



Essayez toujours d’engager des personnes plus brillantes que vous

Faites le pari de l’exigence maximale, même si cela peut paraître une menace, au moins dans un premier temps.



Si dans votre organisation il existe des personnes qui ressentent qu’elles ne sont pas libres de faire des suggestions ou de proposer des idées, vous perdez

Ne traitez jamais au rabais les sources extérieures de suggestions et d’informations, quelles qu’elles soient. Reposez-vous sur des sources d’inspiration inattendues. L’inspiration peut, et doit, venir de partout.



Si quelqu’un est en désaccord avec vous, il existe forcément une raison

Votre travail, votre vrai travail consiste à trouver cette raison. La première mission de tout à chacun est de comprendre le raisonnement derrière les conclusions et les prises de position, au lieu de prendre ces dernières d’abord et avant tout comme des affronts personnels.



Il n’est pas suffisant d’être simplement ouvert aux idées des autres

En tant que dirigeant d’entreprise, vous devez “accoucher” vos collaborateurs et les pousser à contribuer à la collectivité en exprimant leurs idées les plus profondes. C’est un processus actif et continuel qui constitue l’un des premiers devoirs d’un manager.



Si, dans une organisation de travail, la peur est présente, le devoir d’un manager est triple

D’abord trouver la cause de cette peur, ensuite la comprendre, et enfin essayer de l’extirper.



Le changement et l’incertitude font partie intégrante de la vie

Votre travail ne consiste pas à vous protéger de ces derniers, mais à construire, jour après jour, une capacité à réagir quand survient l’imprévu. Si vous n’essayez pas en permanence de révéler ce qui est caché et de comprendre sa nature, vous serez mal préparé pour diriger.



De la même manière, ce n’est pas le travail du manager de prévoir les risques

Son travail consiste à faire en sorte que les risques puissent être pris dans les meilleures conditions possibles.



Il n’y a rien de plus efficace que d’être convaincu d’avoir raison par nature

Vous fermez ainsi la porte à toute discussion et à tout échange d’idées.

Quelques “points de départ” pour gérer une culture créative peuvent constituer des pistes intéressantes

Il existe chez Pixar des pensées qui jouent le rôle de “points de départ” et qui peuvent prétendre à ce titre et à cette appellation.

Un certain nombre de managers considèrent que s’ils ne sont pas avertis d’un problème avant les autres, cela constitue un signe d’irrespect. Passez allègrement par-dessus ce genre de considérations stériles et dépassées.

Ne tombez pas dans l’illusion qui consiste à croire que prévenir des erreurs vous dispense d’en réparer d’autres.

L’échec n’est pas forcément un mal. En fait, ce n’est pas un mal du tout. C’est la conséquence inévitable du fait d’entreprendre des actions nouvelles, d’expérimenter.

La confiance ne consiste pas à croire que vos interlocuteurs ne peuvent pas vous tromper. Elle consiste à faire confiance y compris à ceux dont vous savez qu’ils sont susceptibles de vous tromper.

Les organisations de travail les plus saines sont faites d’agendas tous différents, mais dont les finalités et les buts sont interdépendants. Si un seul des agendas en présence gagne, tout le monde perd.

Les crises ne sont pas forcément une mauvaise chose. Elles permettent de tester les valeurs d’une entreprise en les mettant à l’épreuve. Le processus de résolution d’une crise rapproche souvent ceux qui travaillent ensemble et permet d’actualiser la culture d’une entreprise.

Les termes d’“excellence” et de “qualité” doivent être mérités, décernés par les autres, par des observateurs extérieurs, et non pas auto-attribués au sein même de l’organisation.

Ne faites pas de la stabilité un but ni une valeur. L’équilibre est plus important que la stabilité.

Ne confondez pas le processus avec le but à atteindre. Réaliser le meilleur produit possible est le but à atteindre pour chaque entreprise. Rendre vos processus de production meilleurs, plus faciles et plus efficaces est quelque chose d’utile et même d’indispensable, mais ce n’est pas le but d’une entreprise.

N’oubliez jamais qu’une organisation, quelle qu’elle soit, est toujours plus conservatrice et rétive au changement que la somme des individus qui la composent.

Conclusion

Ce livre est avant tout un ouvrage pour les chefs d’entreprise qui veulent conduire leurs collaborateurs vers de nouveaux sommets. C’est également un manuel utile pour tous ceux qui sont férus de management original et un voyage dans l’univers des studios d’animation Pixar, avec ses institutions bien particulières comme les “dailies” ou les “postmortems”. C’est, en résumé, un livre qui apprend à fonder, pas à pas et jour après jour, une culture de la créativité permanente. C’est, enfin, et selon les propres mots d’Ed Catmull, une expression des idées qui, selon lui, rendent possible le meilleur en vous.

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- il existe quatre données essentielles dans le management ;

- il existe principalement huit mécanismes de management qui mettent collectivement dans un état d’esprit différent ;

- les “dailies” permettent de résoudre les problèmes ensemble ;

- les voyages d’étude permettent une plus grande ouverture d’esprit ;

- il faut toujours garder à l’esprit l’importance des limites à ne pas dépasser ;

- l’intégration de la technologie et de l’art constitue une nécessité absolue ;

- les films courts sont en quelque sorte la respiration de Pixar ;

- apprendre à regarder doit être le premier objectif des collaborateurs de Pixar ;

- les “postmortems” constituent une institution propre aux studios Pixar ;

- continuer inlassablement à apprendre est un objectif prioritaire pour les employés de Pixar ;

- les “points de départ” constituent des techniques indispensables de management ;

- quelques “points de départ” pour gérer une culture créative peuvent constituer des pistes intéressantes.


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