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 J'ose entreprendre ! 100 risques à éviter pour réussir

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MessageSujet: J'ose entreprendre ! 100 risques à éviter pour réussir   Sam 5 Mai - 17:52

'ose entreprendre ! 100 risques à éviter pour réussir

En lisant ce koob, vous apprendrez à acquérir les réflexes nécessaires pour transcender les obstacles que rencontre un entrepreneur et comment tracer son chemin jusqu’à la réussite.

Vous apprendrez aussi à :

- suivre vos idées, vos intuitions, les conseils extérieurs pertinents et à les prendre en compte de manière constructive pour avancer ;

- adopter une position d’entrepreneur en entretenant des qualités telles que le courage, la tempérance, la transparence et la confiance ;

- sélectionner les vraies priorités, celles sur lesquelles repose l’avenir de l’entreprise, les vraies valeurs, celles qui la consolident, et à vous y tenir ;

- vous entourer de personnes fiables et à générer un climat de travail ou de collaboration sain ;

- protéger votre vie, tant du point de vue financier que personnel et à vous ménager ;

- maintenir votre cap et votre posture de chef d’entreprise dans les situations qui le demandent, tout en étant assez souple pour rester libre.

Stéphane Degonde s’appuie sur son expérience ainsi que sur celle de 51 autres entrepreneurs. Il met en lumière les risques encourus par quiconque s’engage dans cette aventure et débusque les erreurs, anodines à première vue, qui, cumulées, peuvent mener au point de non-retour. Il invite son lecteur à s’ouvrir à la réflexion, à considérer le risque et à s’entraîner à surmonter les difficultés. Ce faisant, il assimilera les bons réflexes pour mieux relever les défis de l’entrepreneuriat.

Le premier piège de la création d’entreprise est de se laisser influencer par des idées reçues

Le premier risque que doit affronter l’entrepreneur en devenir est de ne pas se lancer. Beaucoup de candidats à l’aventure attendent — en vain — d’avoir l’idée de génie qui les mènera indubitablement au succès. Il arrive aussi qu’ils soient simplement rêveurs et retardent tant l’action qu’ils l’abandonnent.

Sauf qu’une fois l’idée de départ trouvée, la création d’entreprise est loin d’être un chemin tout tracé jalonné d’étapes balisées : rien n’est facile, l’environnement change en permanence, les étapes se franchissent pas à pas, quitte à changer de direction en cours de route. Sur cette voie faite de détours, l’idéal de liberté existe bien, mais il est relatif, puisque l’entrepreneur demeure engagé auprès de ses clients, associés, employés, créanciers, etc. Il est aussi lié à son entourage (familial et amical), du soutien dont l’entrepreneur a besoin. Ce même entourage s’attachera à le protéger des excès qui l’épuiseront et qui causeront sa perte.

L’entrepreneur veillera aussi à s’affranchir de l’idéal du héros qui, s’il est séduisant, est surtout un piège qui lui fera faire fausse route. En France, il est courant de penser que les efforts paient toujours, ce qui amène à percevoir le succès, “in fine”, comme un dû. C’est une interprétation erronée des mécanismes de la réussite. En effet, l’entreprise évolue dans un monde qui bouge, avec ses facteurs de chance et de malchance. Les clés de la réussite seront bien davantage l’expérience (y compris d’un échec) que les efforts mal employés et l’épuisement à la tâche.

L’entrepreneur ne tombera pas non plus dans l’idéal du patron-copain, relation à proscrire pour le bien-être de tous. Il doit garder en tête que la gouvernance — c’est-à-dire savoir décider, fixer des objectifs et répartir les responsabilités — est prioritaire : s’en passer l’expose à perdre le contrôle de sa propre entreprise.

L’entrepreneur évitera consciencieusement deux écueils : l’excès de prudence et d’optimisme

Certaines prudences sont les ennemies de l’entrepreneur. La première est celle de se refuser à parler de son idée de peur qu’elle soit subtilisée. Au-delà de ce risque peu probable, dévoiler son idée permet de l’enrichir, de la confronter et de vérifier qu’elle est bien originale et pertinente. La deuxième est de vouloir tout planifier alors que l’aventure aura forcément ses imprévus, sources non négligeables d’inspiration. La troisième est de se focaliser seulement sur le concept, sans le mettre à l’épreuve de la réalité du terrain.

L’entrepreneur ne sera pas non plus naïf : quoiqu’il fasse, il est le concurrent d’un autre ! La vigilance demeure de mise. Même installé, l’entrepreneur doit rester alerte quant à la concurrence, l’environnement, le contexte, les innovations, etc.

“A contrario”, un excès d’optimisme est aussi pernicieux : l’entrepreneur prudent envisagera l’échec et sera prévoyant. S’il se lance dans un nouveau domaine avec la fougue du débutant, il ne peut négliger un temps d’apprentissage, sous peine de sous-estimer les obstacles, les codes, les valeurs, etc., et de les découvrir trop tard. Si le projet entre dans la sphère numérique, il sera indispensable d’être apte à le porter pour le développer en interne avec pertinence et efficacité.

Il se méfiera de certains marchés et idées présentés comme des poules aux œufs d’or. Viser une grande entreprise n’est pas forcément un bon calcul : temps long de démarchage, risque de pillage intellectuel, déséquilibre des forces, pertes financières. De même, développer un business complexe (intégrant plusieurs prestataires) semble attrayant, mais est aussi difficile à gérer qu’à vendre. Il ne tombera pas dans le piège de développer un nouveau produit pour un client, sur des promesses de succès, et de n’être jamais rémunéré parce que le projet a été abandonné. Enfin, il ne fera pas reposer son action sur l’obtention incertaine d’un crédit ou sur une croissance à venir sous peine de tout perdre.

Les relations humaines de l’entrepreneur doivent être équilibrées et satisfaisantes pour toutes les parties

S’il se lance en couple, en famille ou avec des amis, l’entrepreneur doit savoir que l’entreprise impactera ses relations (hiérarchie, comportement professionnel inattendu, conflit, etc.) et, en cas de difficulté, que tout le groupe sera touché. Entreprendre seul n’est pas non plus la panacée (gestion isolée des problèmes, difficulté à lever le pied, planning ultra chargé).

S’il se lance avec d’autres, le choix de son/ses associé(s) est crucial :

- la décision ne doit pas être prise à la légère, car c’est un engagement à long terme qui devra résister aux évolutions et aux aléas de la vie de chacun ;

- il trouvera un juste équilibre entre complémentarité des expertises, des valeurs et instaurera un fonctionnement conjoint satisfaisant pour les deux parties.

L’alliance consentie devra être contractualisée par un pacte d’associés. Celui-ci établit les règles du partenariat, de l’entreprise et anticipe les situations conflictuelles. En effet, un associé défaillant a un puissant pouvoir de nuisance.

En outre, de la bonne gestion des ressources et relations humaines dépendra la pérennité de l’entreprise :

- le recrutement n’est pas une science exacte et le chef d’entreprise doit avoir le courage de licencier pour se prémunir contre des dommages collatéraux ;

- la croissance implique de réactualiser les enjeux, modèles et organisations, y compris de personnel, donc de faire évoluer l’entreprise pour ne pas la condamner à mourir ;

- les échanges et discussions doivent être empreints de diplomatie, ceci afin d’éviter tout climat de défiance, nuisible aux relations internes et externes ;

- le choix de l’expert-comptable est capital pour s’assurer une réelle expertise comptable, juridique, fiscale et sociale, quitte à en changer si la relation ne fonctionne pas ;

- les stagiaires sont certes de jeunes talents motivés et peu coûteux, mais leur encadrement est aussi chronophage qu’indispensable.

L’entrepreneur aura pour principaux alliés sa clairvoyance et son bon sens

L’entrepreneur met sans cesse son jugement à l’épreuve :

- il distingue les avis pertinents et utiles des avis émis avec une intention malveillante, biaisée ou sans fondement ;

- il flaire le bon moment pour se lancer, le “time to market”. En avance, il dépensera trop pour convaincre. En retard, il dépensera trop pour rattraper le temps perdu ;

- il se méfie du business plan, qui ne repose que sur des hypothèses et des chiffres manipulés pour obtenir le résultat souhaité.

L’entrepreneur doit savoir faire preuve de clairvoyance :

- son client, en tant qu’entité qui fait vivre son business, fait sa réputation et constitue une mine d’informations, est sa priorité ;

- il saura s’adapter au temps de son client et ne pas le presser de s’engager au risque de le perdre ;

- ses salariés ne sont pas ses clones et n’ont pas les mêmes intérêts dans l’entreprise que lui, il doit donc composer avec la différence ;

- ses salariés le considèrent comme un baromètre de la bonne santé de l’entreprise, il doit donc veiller à ne pas laisser une rumeur néfaste se propager ;

- tout n’est pas prioritaire, les tâches sont à hiérarchiser et à organiser sous peine d’épuisement et de dispersion ;

- une innovation de rupture, aussi formidable soit-elle, est à haut risque et se traduit souvent en parcours “seul contre tous” ou en combat de David contre Goliath.

Il fera aussi preuve de bon sens : il ira d’étape en étape, visant chaque fois les paliers au lieu de se focaliser sur le sommet, comme s’il courait un marathon en considérant chaque kilomètre comme une victoire. Il gardera en tête qu’il doit alterner repos et travail, ou autrement dit économiser ses forces, pour atteindre son but. Faire preuve de bon sens, c’est aussi ne pas se précipiter à promettre ce qu’il ne pourra pas tenir, pour diverses raisons, au risque de perdre sa crédibilité. C’est continuer à dépenser l’argent à bon escient, même quand les rentrées financières donnent une sécurité à l’entreprise.

Avoir conscience de soi, conscience de ce qui est maîtrisé ou non est nécessaire pour bien anticiper

Avant de se lancer, le candidat à l’entrepreneuriat devrait s’obliger à une introspection pour déceler si cela lui convient, et si oui, de quel type, afin de ne pas s’enfermer dans une situation qui ne lui correspond pas. Se lancer demande d’être conscient des règles, de maîtriser ce qu’il est possible de maîtriser et de se préparer au reste.

Il est courant que les entrepreneurs parlent de leur entreprise comme d’un bébé. Cette métaphore banale est à proscrire tant elle les met en danger : son échec étant inenvisageable, ils risquent de prendre des décisions périlleuses. Or l’échec ne doit pas être redouté. L’entrepreneur doit apprendre qu’au contraire, il est une source d’expérience et l’allié de la réussite ultérieure. Une autre déviance inconsciente et dangereuse est de se prendre pour un superhéros et de s’épuiser, de ne pas solliciter de compétences extérieures et de déstabiliser l’équilibre interne de l’entreprise.

En outre, il doit avoir conscience de son pouvoir et de ses responsabilités. Le poids qui repose sur les épaules de l’entrepreneur est tel qu’il est sujet à répondre à chaud en se laissant guider par ses émotions. Attention : il n’en résulte jamais rien de bon !

Il doit aussi avoir conscience de son environnement. Ainsi, l’entrepreneur veillera à respecter un bon timing. Il ne communiquera pas trop tôt et, même si l’opportunité est séduisante, il ne le fera pas sans saisir pleinement les conséquences d’une prestation ratée ou d’une idée pillée. Il ne tentera pas de levée de fonds sans business model éprouvé, au risque d’essuyer un refus, de récolter moins ou de voir son investisseur se retirer. S’il obtient un accord, il ne le prendra pas pour acquis et privilégiera le cofinancement à l’investissement unique, afin de pallier tout désengagement.

Si l’entrepreneur est acteur de sa réussite, il lui faut aussi accepter de composer avec la chance et la malchance et s’il ne peut la prévoir, savoir l’anticiper se prépare.

Coups de poker, coups de bluff, décisions prises dans l’urgence et aveuglement quant à soi et aux autres sont les ennemis de l’entrepreneuriat

Une entreprise devrait toujours être fondée sur de solides bases rationnelles. Le coup de poker entrepreneurial prend plusieurs formes, toutes à risque :

- choisir d’être entrepreneur ne peut se faire en dernier recours. Fonder une entreprise ne se fait pas en réponse à une situation désespérée de retrouver un emploi, d’enfin s’épanouir ou de renflouer son compte en banque. Un matelas de trésorerie est indispensable. Il faut donc s’interdire de prélever dans les caisses de l’entreprise pour compenser sa situation personnelle ;

- fusionner risques personnels et professionnels implique la possibilité de tout perdre. Si l’entreprise ne répond pas aux attentes, argent, crédibilité, chances de rebond disparaissent ;

- être dépendant d’un tiers — client majeur, fournisseur unique, subventions temporaires — est à proscrire. Sur la durée, cela enraye l’agilité de l’entreprise ;

- laisser traîner des délais de paiement. Ne pas se faire payer en temps et en heure revient à se fragiliser, à se priver de trésorerie et à créer un précédent, sans compter le risque d’absence totale de règlement.

Autre prise de risque : fragilisé par la recherche de fonds ou de facilités, l’entrepreneur sera facilement aveuglé dans son choix d’associés et peut faire entrer le loup dans la bergerie. Il s’efforcera donc d’être lucide quant aux personnes qui entrent au capital et évaluera leur pouvoir de nuisance, les risques de dépendance, leur potentielle implication. Il sera aussi lucide quant aux personnes à qui il demande conseil et ne se contentera pas que de celles dont il sait qu’elles valideront le projet. Accepter des avis contraires, des suggestions, des nuances, si tant est qu’ils soient constructifs, permet d’éclairer un projet et de l’améliorer.

Dans le même esprit de nécessaire ouverture, il veille à conserver sa visibilité en société (réseaux, contact clientèle, réunion d’équipe, sorties privées, etc.), car elle lui permet de se maintenir informé et de capter les opportunités.

Orgueil, “qu’en-dira-t-on”, ego sont autant de dangers à multiples facettes que l’entrepreneur évitera soigneusement

Avoir un ego démesuré est un risque pour l’entrepreneur qui, fort de son succès, peut perdre en vigilance : il veillera à être bien entouré pour conserver sa raison. L’ego est mauvais conseiller quand il pousse l’entrepreneur à refuser de laisser la main alors que l’évolution de l’entreprise fait qu’il n’a plus les compétences nécessaires. Admettre ses forces et ses faiblesses est le premier pas pour trouver sa juste place dans l’entreprise. L’ego sera aussi mauvais conseiller si l’option d’un abandon se dessine, quand le dirigeant retarde la décision inéluctable et crée le risque de ne même plus être en mesure de rebondir. S’arrêter est parfois salutaire.

L’ego entre aussi en jeu dans la relation avec les autres, sous des formes détournées :

- s’autoriser un enjeu secret entre associés fausse la donne et expose au risque de crise une fois l’élément caché révélé au grand jour ;

- se comparer entre associés expose au jugement et aux reproches ;

- courir les soirées d’entrepreneurs est grisant, mais génère le risque d’y consacrer un temps démesuré et de s’illusionner en racontant trop sa “belle histoire”, ce qui, à terme, déconnectera l’entrepreneur de la réalité.

Outre l’absence d’ego, un bon entrepreneur n’a pas peur du ridicule. Il est des moments dans la vie d’un entrepreneur où il faut le braver pour concrétiser son idée, sous peine de passer à côté. Le plus ridicule serait de ne rien tenter ! D’autant plus que quelque chose qui paraîtra ridicule incitera moins de concurrence…

Enfin, il ne se laissera pas aveugler par le désir de concrétiser une vente. Cette étape n’est pas une fin en soi. L’entrepreneur n’oubliera pas que, pour être réussie et bénéfique à son entreprise, elle doit prendre en compte l’intérêt du client. Une vente “forcée” se retournera fort probablement contre l’entreprise : client mécontent, profit faible, société décrédibilisée.

L’entreprise doit reposer sur un fonctionnement sain et des fondations solides, respectueuses des règles de l’entrepreneuriat et du droit

Certains fonctionnements ne sont pas pérennes pour une entreprise :

- les projets uniques, ceux de la solution sur-mesure non industrialisable, la mettent en situation de fragilité commerciale, technique, financière et organisationnelle ;

- la dispersion, le fait de rêver des idées géniales, de rester dans l’imaginaire, dilue l’énergie et empêche de se donner à 100% dans un projet à concrétiser ;

- la vie sous perfusion financière fait oublier que la subvention (ou aides ou fonds) est un complément, mais pas une solution, et que sa recherche effrénée détourne de la réalité économique, du développement et de la commercialisation ;

- l’invention ne doit pas faire oublier l’aspect financier et l’entrepreneur s’appuiera sur des talents complémentaires et une solide trésorerie pour exploiter et diffuser son produit.

En outre, ce qui est une bonne idée au départ peut se révéler néfaste dans le temps. Ainsi en est du compte courant d’associés, en cas de désaccord ou de changement de point de vue, qui devient une bombe à retardement. Les associés peuvent nuire à la société ou exiger un remboursement qui mettra en péril l’entreprise, d’où une nécessaire réflexion et anticipation. De même, faire appel à un fonds d’investissement impose d’en connaître les modes de fonctionnement. Il est un nouveau partenaire, donc doit être choisi avec soin, en prenant en compte ses spécificités et le fait que, pour lui, l’entreprise est un produit.

Il faut donc connaître les règles en matière d’économie entrepreneuriale, mais aussi le droit. Ainsi, un code, le langage qui va composer une plateforme Web, est soumis à la propriété intellectuelle : celui qui le crée conserve ses droits et celui qui a fait faire peut l’exploiter. Ne pas prévoir cet aspect expose à des luttes de pouvoir (avec l’associé propriétaire des droits) ou une perte d’indépendance (relation captive avec l’agence détentrice) et amoindrit la valeur de la société pour des investisseurs.

Il y a, dans la vie d’un entrepreneur, des négligences qui coûtent cher

L’entrepreneur ne pourra se soustraire aux démarches administratives, juridiques, financières, sous peine de prendre des risques. S’il les traite de manière légère pour aller à ce qui lui semble, sur le moment, la priorité — développements marketing, communication, etc. —, celles-ci pourraient à terme anéantir tous ses efforts.

Aussi, il ne négligera pas la rédaction de ses statuts : les statuts sont à la fois une “assurance sérénité” et un “mode d’emploi de l’entreprise”. Ils sont un investissement pour un avenir sans encombre et une entreprise protégée.

Il contractualisera systématiquement ses collaborations : un contrat avec un client ou un partenaire formalise les engagements pris. Il retiendra que, sans contrat, il a toujours tort puisque rien ne prouve qu’il a raison.

Il protègera sa marque : en déposant marque et nom de domaine, l’entrepreneur s’offre une sécurité juridique et marketing indispensable.

Il n’oubliera pas ses vrais talents : parce qu’il veut tout faire lui-même, l’entrepreneur a tendance à délaisser ce pour quoi il était doué au profit de zones de compétences qu’il ne maîtrise pas. Ce faisant, il s’expose à l’épuisement, à la perte de temps et à la perte de crédibilité.

Il posera dès le départ la question de la répartition du capital entre associés : cette question sera abordée avec rigueur, dans une discussion ouverte et sincère, et avalisée par un pacte d’associés.

Il refusera de laisser place aux non-dits et silences qui gangrènent l’entreprise : il gardera en tête les valeurs de courage, de transparence et d’honnêteté pour des relations saines.

Il ne se concentrera pas que sur les échecs et célèbrera les succès, petits et grands, comme autant de sources d’émulation collective, de mobilisation et de signes de reconnaissance envers son équipe.

Il ne se montrera pas laxiste en cas de défaillance de ses prestataires et ne laissera pas l’inacceptable s’installer, sans quoi il déstabilisera son entreprise, voire annihilera ses efforts, sur une faute qui n’est pas de son fait.

L’entrepreneur seul définit le chef d’entreprise qu’il veut être et garde le cap, même quand l’entreprise est implantée

Entreprendre est un cheminement personnel qui ne doit être influencé par les clichés d’une startup accomplie. À chaque entrepreneur le parcours qui lui ressemble et correspond à son projet. Par exemple, l’entrepreneur déterminera sa position vis-à-vis du profit, qui est indispensable, mais pas forcément le but ultime. Veut-il un profit maximum ou un profit suffisant pour vivre son aventure ?

En devenant patron, l’erreur est de se modeler sur une image et non de faire en phase avec sa personnalité. Cette imposture, à proscrire, génère le malaise et donc une situation intenable. De même, c’est à chaque entrepreneur de définir ce qu’est pour lui la réussite et de la ressentir pleinement, sous peine de se donner l’impression d’avoir perdu son temps ou sa liberté.

Il ne se reposera pas sur ses lauriers de chef d’entreprise une fois son statut acquis. Il continuera à prendre des initiatives, des risques, sans quoi il perdra au fur et à mesure son attractivité, sa compétitivité, sa réactivité. Les nouveaux moyens en sa possession ne se substitueront pas à son imagination. Il ne reviendra pas dans le giron de la banalité avec des offres plus communes.

S’il délègue, il n’abandonnera pas l’entreprise. L’entrepreneur veillera à rester informé et à ne pas se couper de l’entreprise, pour continuer à “tout savoir” même s’il ne continue pas à “tout faire”.

Il conservera le cap de sa vision, à savoir où il veut mener l’entreprise. Il ne la laissera pas dériver, ce qui peut vite arriver s’il s’éloigne de ses équipes, se montre trop laxiste ou manque de leadership. Il s’assurera que sa vision est respectée et intégrée pour continuer à fédérer et convaincre.

Il demeurera agile et ne craindra pas de faire évoluer sa société. Il osera le pivot, et ainsi, décidera activement de faire autrement, à temps, pour s’adapter au marché et se donner une nouvelle chance.

Les plus gros freins d’un entrepreneur sont lui-même et ses craintes : avoir foi en soi est une condition “sine qua non” de la réussite

L’intuition est une arme puissante de décision. L’entrepreneur doit se faire confiance, car même si l’intuition est décriée comme étant irrationnelle et non pragmatique, elle demeure un moyen de décision efficace, rapide et sûr. En effet, elle se forge inconsciemment sur l’expérience, révèle ce qui est important pour soi, établit des liens entre les éléments, exprime la créativité, ce qui lui permet de voir juste avant la raison.

La peur de solliciter ses proches pour une levée de fonds peut aussi bloquer la création de l’entreprise. Au moment de solliciter sa famille et/ou ses amis, l’entrepreneur hypermotivé se révèle timide. Il ressent de la pudeur à parler d’argent, mais a aussi peur du refus. C’est dommage, car souvent, les proches — attention à n’oublier personne — seraient heureux de participer au projet.

Plus largement, la peur est la pire ennemie de l’entrepreneur et il en est le premier artisan. Elle est néfaste quand elle paralyse, le fait renoncer ou prendre les mauvaises décisions. Cette mauvaise peur naît s’il regarde le résultat final et non l’expérience vécue tout au long du parcours. Inversement, elle est saine quand elle le pousse à réfléchir sur un choix, à s’informer, qu’elle est corrélée à l’adrénaline de la prise de risque, bref, quand elle ne dure pas.

Aussi, l’entrepreneur aura peur de se lancer “à son âge”, quel que soit son âge. Créer une entreprise se fait à tout âge, mais ce facteur sera à prendre en compte, tout simplement pour entreprendre de la manière qui convient à la personnalité de l’entrepreneur, avec ses moyens, à partir du projet adéquat et avec l’envie comme moteur.

Enfin, s’il y a un risque ultime, ce serait celui de ne pas tenter l’aventure entrepreneuriale. Risquer de ne pas risquer, c’est risquer de passer à côté d’une richesse incroyable de rencontres, d’émotions, d’expériences, de créativité, etc., risquer de ne pas connaître cette adrénaline du saut dans l’inconnu.


Conclusion

Se lancer dans l’entrepreneuriat et réussir son pari reposent sur quelques constantes, à savoir avancer avec un maximum de cartes en main et courage. L’entrepreneur ne négligera aucun aspect, sous peine de le voir revenir, plus tard, comme un boomerang. Il trouvera la juste dose de réflexion nécessaire à toute action.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce koob :

- l’entrepreneur ne se laissera pas aveugler : ni par son idéal, ni par son ego, ni par de mauvais jugements ;

- il évitera les excès, aussi bien de prudence que d’optimisme et ne pariera pas sur des coups de poker ;

- il veillera à rester dans son rôle d’entrepreneur et agira avec agilité, clairvoyance et courage ;

- il ne négligera pas la part d’aléas indissociable des relations humaines et maniera avec soin protection, écoute et transparence ;

- il s’assurera des associations et partenariats sains dans les domaines de la communication, du financement, avec ses fournisseurs, ses équipes, etc. ;

- l’entrepreneur saura se faire confiance pour créer une émulation, passer à l’action, juger d’une situation… et réussir !

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