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 La Méthode Winning Pitch

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MessageSujet: La Méthode Winning Pitch   Sam 5 Mai - 22:09

La Méthode Winning Pitch

En lisant ce koob, vous découvrirez les secrets d’un pitch efficace et accrocheur.

Vous découvrirez aussi que :

- le pitch est une présentation dynamique qui doit capter l’attention de votre auditoire, marquer les esprits et lui donner envie ;

- le secret de sa réussite est un savant mélange entre argumentaire factuel et dimension relationnelle et humaine ;

- un pitch de qualité est abouti sur le fond et fait l’objet d’un véritable entraînement sur la manière de le délivrer ;

- pour convaincre, il faut considérer et impliquer le public en créant avec lui une véritable relation.

Le pitch ne se limite pas à une simple présentation. Dans un milieu très concurrentiel et en perpétuelle évolution, un entrepreneur n’a qu’une mission : convaincre sans cesse et le plus de monde possible ! Pour cela, il doit donner des arguments forts tout en incarnant véritablement son message. Qu’est-ce qui différencie concrètement votre projet de tous les autres ? Devenez un expert en matière de pitch grâce aux secrets d’Éric Salomon pour une performance véritablement impactante. À vos pitchs !


Les secrets d’un bon pitch : s’exprimer avec assurance et impliquer l’autre

Afin de réaliser un bon pitch, il vous faut respecter deux impératifs.



Inoculer une conviction contagieuse

À votre projet, vous avez consacré des heures de travail et des montagnes d’efforts ; c’est un projet qui vous inspire et auquel vous croyez vraiment. Si vous voulez transmettre cet engouement, chargez-vous d’assurance et d’adrénaline avant de rencontrer votre public : soyez paré pour réussir !

Vous renverrez ainsi une image forte qui marquera les esprits et inspirera votre auditoire.

Car croire en soi est un critère de réussite déterminant. Cela ne veut toutefois pas dire tomber dans la confiance aveugle ou l’arrogance ! Prenez conscience que le succès n’est pas toujours au rendez-vous et que vous ne pouvez pas être doué en tout.

Alors pour être sûr de vous, faites en sorte de choisir un domaine que vous maîtrisez. Pour cela, consacrez-vous un maximum aux activités qui vous passionnent et dans lesquelles vous êtes le plus performant : vous donnerez forcément le meilleur de vous-même. De même, exprimez-vous de préférence sur votre sujet d’expertise et n’hésitez pas à déléguer ou à répartir les tâches pour le reste.

Lors d’un pitch, pour être sûr de soi, il faut aussi être totalement préparé sur le fond comme sur la forme. Cela tombe bien, c’est l’objectif de la méthode Winning Pitch, et donc de ce koob.



Impliquer l’autre

C’est la seconde règle d’or : elle permet de se donner au maximum en évitant un excès d’assurance ou de stress.

Votre projet n’a pas vu le jour pour satisfaire une simple envie personnelle. C’est quelque chose que vous souhaitez partager avec le monde, un service que vous offrez, une idée innovante à transmettre et à faire fructifier. Il ne s’agit donc pas de vous vendre, mais de proposer une véritable valeur qui fera la différence pour votre auditoire.

Votre but : instaurer une relation avec lui et établir un dialogue, afin de lui apporter quelque chose.

Par ailleurs, le plaisir de l’échange et du lien social compte parmi les besoins fondamentaux et les plus grandes sources d’épanouissement de l’être humain. Donnez libre cours à cette impulsion naturelle, et vous oublierez votre angoisse. Votre public ne pourra qu’être réceptif à cette attention sincère !
Convaincre et persuader, deux dynamiques complémentaires

Votre pitch doit marquer les esprits et amener à une prise de décision. Celle-ci peut varier selon le contexte :

- investissement ;

- achat ;

- recherche d’informations pour une intervention dans les médias.

Dans tous les cas, votre objectif reste le même : convaincre ! Pour être efficace, il est donc utile de s’intéresser au processus qui régit les décisions et les choix de l’homme.



Jouez sur l’émotionnel et le rationnel

Le cerveau est divisé en zones qui gèrent les différents stimuli. Il les traite de manière à la fois rationnelle et émotionnelle, à travers ses hémisphères gauche et droit. Toute argumentation doit donc tirer à la fois ces deux leviers.

Pour cela, rappelez-vous que chaque fait nouveau entraîne une réaction émotionnelle instinctive. Par la suite, pour arriver à une décision, l’individu prend en considération les divers facteurs et les arguments pour ou contre. Or choisir, c’est prendre le risque de se tromper. La réflexion intervient alors pour limiter au maximum cette incertitude : elle s’appuie sur des arguments factuels pour juger de la meilleure attitude à adopter.

Malgré tout, il reste toujours une part d’inconnu, car il est impossible de prévoir exactement ce qui résultera de ce verdict. C’est là que l’émotion entre de nouveau en jeu, “via” :

- l’image que vous renvoyez ;

- le lien que vous créez ;

- le feeling ;

- l’envie.

C’est la petite touche qui amène vos interlocuteurs à faire abstraction de leurs derniers doutes. La clé : leur donner envie de vous faire confiance !

Pour provoquer une telle émotion, vous possédez une arme redoutable : les mots.



Utilisez vos mots

La parole a un pouvoir et une influence considérables. Le langage lie les hommes entre eux. Grâce à lui, il est possible de :

- transmettre des idées ;

- inspirer la révolte ;

- faire rire ou pleurer.

Les œuvres littéraires majeures et les citations de grands hommes ont marqué les mémoires, car leurs arguments étaient délivrés avec un talent sans pareil.

À toutes les échelles, les mots peuvent faire réagir, créant un lien et une identification. Dans un pitch, chaque terme doit être ciselé pour avoir un maximum d’impact. Inspirez-vous des publicitaires qui racontent une histoire grâce à une image, un slogan.

Vous savez où vous voulez emmener votre auditoire : usez de toute votre éloquence pour l’entraîner à votre suite !


Un pitch pensé pour s’adapter au client

Votre pitch a pour objectif d’offrir une réponse à un besoin. Le client et ses attentes doivent donc être au centre de votre argumentation.



Adoptez un langage évocateur

Dès le début, vous devez montrer que vous avez bien compris les attentes du client. Il existe différents types de besoins : certains sont évidents, d’autres le sont moins. Selon le contexte, c’est à vous de faire ressortir des problèmes sous-jacents en évoquant leurs enjeux. À cette occasion, vous pourrez faire valoir votre empathie et votre expertise.

Votre projet est la réponse à ces préoccupations. L’adéquation entre le problème et la solution doit paraître naturelle : inutile d’en faire trop en cherchant à convaincre à tout prix ! Un vendeur trop insistant inspire la méfiance, car il semble vouloir camoufler la médiocrité du produit.

Pour emporter l’adhésion, ne cherchez pas à exagérer vos performances, mais démontrez l’efficacité de votre offre grâce à des arguments clairs, exprimés dans un langage simple et accessible.



Structurez votre pitch

La structure de votre pitch reflète ce même souci du client. Elle repose sur une progression visant à créer un espace de dialogue autour du besoin. C’est la technique du “vous, je, nous” :

- le “vous” ouvre votre présentation : en premier lieu, parlez au client de lui-même, de ses besoins et envies ;

- puis, introduisez le “je” en vous présentant comme le détenteur de la solution : vous instaurez ainsi une relation et un rapport d’égalité ;

- le “nous” incarne un espace commun, un partenariat dont les deux parties pourront bénéficier.

Maintenant que vous avez travaillé le fond et afin de souligner votre compréhension des enjeux qui touchent le plus le client, peaufinez la forme.



Allez droit au but

Soyez attentif à votre vocabulaire : il doit être simple et limpide, allant à l’essentiel pour une compréhension immédiate. Évitez les termes trop techniques, qui risquent de vous faire perdre en clarté !

Adoptez un langage auquel le client s’identifiera : vous devez entrer dans son champ référentiel, où il est habitué à raisonner. Usez du lexique propre à son domaine d’activité, en vous intéressant aux connotations des différents termes et aux concepts les plus porteurs.

Dans le secteur BtoB, par exemple, étudiez le vocabulaire utilisé pour décrire les préoccupations majeures du client : sa douleur et/ou sa mission. Votre offre doit se positionner clairement vis-à-vis de ses préoccupations actuelles, notamment en s’insérant dans un budget existant. L’innovation, oui, mais sous une forme accessible !


La rédaction du pitch : ingrédients, plan et enchaînement

Venons-en au vif du sujet : la rédaction de votre pitch. Il doit contenir tous les éléments essentiels, présentés de manière fluide et attractive. Voici ses ingrédients clés et les étapes de leur présentation.



Les ingrédients clés d’un pitch

La matière et la base du “Winning Pitch”, c’est le W3 : “Why”, “What”, “Who”. Il s’agit de vos arguments incontournables.

Le “Why” présente la raison d’être du projet. C’est un point absolument essentiel, car il justifie tout le reste : un produit qui ne répond pas à une attente n’aura aucune utilité aux yeux d’un client ou d’un investisseur ! Il a deux facettes :

- le côté contextuel : le besoin du marché et/ou du client, avec un enjeu stratégique fort (“Why” aspirationnel) appuyé par des données factuelles et chiffrées (“Why” quantitatif) ;

- le côté personnel : votre histoire et votre motivation, ce qui vous a amené à la conception de l’idée. Il peut aussi être très important, car un récit fondateur marque les esprits et contribue à vous différencier !

Le “What”, c’est la réponse que vous apportez au besoin :

- présentation de l’offre (“What” extérieur) ;

- innovation majeure (“What” intérieur) ;

- développement déjà réalisé (“What” à date) ;

- projection dans l’avenir (“What” demain).

Enfin, le “Who” permet de présenter votre équipe. Ce point n’est pas non plus à négliger : les investisseurs, notamment, accordent beaucoup d’importance aux talents au moment de miser sur un projet.

Ces différents éléments seront délivrés selon un plan bien précis.



L’organisation du pitch

D’abord, votre argumentaire progressera de façon à impliquer de plus en plus le public. Les premières étapes poseront les bases du projet, de manière à générer l’envie : c’est le warm-up. Elles seront suivies par une phase de projection qui permettra d’entraîner votre auditoire vers l’avenir. L’objectif : lui donner envie de vous suivre dans l’aventure !

Par ailleurs, les messages alterneront entre arguments aspirationnels et rationnels : la vision qui captive, le concret qui rassure. Pour visualiser cette dynamique, reprenez le principe du W :

- trois moments de “pic” à haute intensité ;

- dans les intervalles, deux “creux” qui les appuient par des éléments plus factuels.



Le détail de l’enchaînement

Démarrez par une accroche forte : le “Why aspirationnel”, qui met en lumière le besoin auquel répond votre projet. C’est lui qui doit lui donner tout son sens.

Donnez ensuite un cadre à votre réponse. Le “Why” quantitatif fournit les chiffres validant les besoins du marché et appuie votre crédibilité. Après cela, introduisez votre projet en le nommant et le définissant brièvement, en une phrase claire qui résume l’offre : c’est le “What” extérieur. Vous lui donnez ainsi une identité dans l’esprit de votre auditoire.

Montez en intensité dans la troisième phase. C’est la présentation de vos atouts (“What” intérieur et “Who”). La partie “What” introduit l’atout clé de votre offre : l’innovation qu’elle propose. Pour réussir, tout projet doit apporter quelque chose de neuf qui le différencie et le rend unique. C’est le facteur de progrès, qui améliorera réellement l’expérience de l’utilisateur.

Insistez sur l’expertise de votre équipe comme sur sa complémentarité : chacun de vos talents forme une partie d’un collectif fort. Vous pouvez aussi mettre en avant votre environnement en citant quelques partenariats pertinents, si vous le jugez opportun.

Entrez ensuite dans la projection (“What” à date et “What” demain). Commencez par du concret : la phase actuelle de votre développement et les objectifs prévus à court terme. Là encore, posez des jalons pour renforcer votre crédibilité. Mais ce n’est que pour mieux repartir sur une conclusion forte : votre horizon à long terme, visant à créer une vraie aspiration. Vous devez faire en sorte que l’auditoire ait envie de contribuer à votre réussite !

S’ils sont bien mis à profit, ces ingrédients de base mettront en lumière votre valeur et laisseront une forte impression. Alors adaptez votre contenu au public. Pour une levée de fonds, par exemple, les investisseurs souhaiteront que vous entriez dans le détail concernant certaines informations très précises comme :

- le marché et la concurrence ;

- votre business model ;

- votre potentiel de croissance ;

- vos projections financières.

Ainsi, l’organisation de vos arguments et vos enchaînements seront à moduler en fonction du contexte et du délai dont vous disposez pour présenter votre pitch.


Illustrer son propos : enchaînement des slides et appropriation de leur contenu

Un orateur utilise généralement une série de diapositives venant ponctuer les grandes étapes de son discours. Attention cependant à ne pas vous laisser piéger par les avantages de ce support ! Il doit appuyer votre propos et non faire le travail à votre place.

Un pitch n’est pas une simple présentation, mais un message dynamique censé convaincre et transporter l’auditoire. Il est véhiculé par un être humain, un acteur clé : vous ! Votre public doit sentir que vous vous adressez directement à lui, que vous lui racontez une histoire.

Pour cela, exposez de manière fluide et naturelle vos idées. Pour ce faire, les transitions entre les diapositives sont aussi importantes que leur contenu. Elles doivent s’enchaîner et former une continuité logique, un ensemble cohérent. C’est pourquoi, dans le cadre de la méthode Winning Pitch, on parle de Waterslide : un toboggan d’eau que l’on dévale, comme porté par le courant.

La fonction véritable des diapositives, c’est de poser les bases pour chaque étape de votre pitch, illustrant au fur et à mesure la progression de l’argumentation. Chacune d’elles doit contenir :

- un élément clé permettant de convaincre l’auditoire ;

- une idée ;

- un argument fort pour l’appuyer.

Alors sélectionnez l’info incontournable, celle que vous voulez vraiment que votre auditoire retienne.

Tout le reste, c’est à vous de le communiquer ! Les diapositives surchargées fatiguent l’œil, monopolisent l’attention et entraînent de la lassitude : elles ont un côté trop “scolaire”. En ne délivrant que quelques données percutantes que vous enrichirez de votre côté par de plus amples détails, vous mettez en valeur votre maîtrise du sujet et offrez un rapport beaucoup plus vivant et personnel.

D’un point de vue pratique, une diapositive doit donc être claire, aérée et immédiatement compréhensible. Limitez le nombre de mots et bannissez le jargon. Les illustrations doivent avoir un lien direct avec votre sujet, pour pouvoir être saisies au premier regard.

Visuellement, adoptez un look accrocheur. Évitez les présentations trop uniformes et les chartes graphiques très lourdes, comme dans un PowerPoint. Pour une apparence plus attractive, adoptez votre propre charte, que vous pourrez créer avec ou sans outils en ligne, acheter ou faire faire par un sous-traitant.


Lutter contre le stress lié au pitch

Vous avez découvert tous les secrets de la fabrication du pitch. Mais ce n’est là que la moitié du travail ! Votre expression orale et votre rapport au public jouent un rôle absolument essentiel dans votre capacité à convaincre. Pour aborder de front ce sujet clé, il faut avant tout éliminer un problème de taille : le stress de la prise de parole.

Le trac est un problème universel. Il vient systématiquement ébranler votre assurance : c’est pourquoi certains se considèrent comme mauvais à l’oral, alors qu’il existe des techniques pour leur venir en aide. La lutte contre le stress passe par un travail mental et physique. La complémentarité des deux vous fera gagner en confiance et en sérénité.



Déterminez la cause de votre stress

La première étape pour combattre le stress, c’est de mieux le comprendre. Commencez par l’expliciter en mettant des mots sur vos peurs. Vous serez beaucoup plus conscient de vos points d’incertitude, dont certains peuvent peut-être être travaillés concrètement.



Soyez irréprochable

Votre appréhension trahit parfois l’intuition que certaines parties de votre pitch ne sont pas à la hauteur.

Travaillez-le encore et encore jusqu’à être totalement sûr de vous. Entraînez-vous un maximum à sa présentation afin de le maîtriser en profondeur, sur le fond comme sur la forme. Plus vous serez imprégné de votre sujet, plus vous gagnerez en naturel et pourrez vous montrer flexible et réactif.

L’objectif est de connaître chaque détail sur le bout des doigts… Au point de ne plus vouloir qu’une chose : vous jeter à l’eau !



Dédramatisez

Les appréhensions qui subsistent (en vous) dépendent largement de votre état d’esprit. Relativisez la situation pour dédramatiser vos craintes : s’il est essentiel de convaincre l’autre, votre vie et celle de votre entreprise ne sont pas en jeu à chaque pitch. D’autant que plus vous gagnerez en expérience, plus vous serez performant — vous apprendrez de vos erreurs.



Ne mettez pas la barre trop haut

La crainte de ne pas être à la hauteur est aussi l’une des premières causes d’angoisse. N’oubliez pas que les clients ou investisseurs rassemblés devant vous ne sont pas là pour vous évaluer en tant que personne, mais vous voir présenter un projet potentiellement intéressant pour eux.

Vous devez leur faire passer un message, leur proposer quelque chose, défendre ce qui vous tient le plus à cœur. Votre offre a une valeur dont vous êtes l’ambassadeur… Soyez dans le don plus que dans le doute et vos émotions positives prendront le dessus. Laisser son ego de côté est parfois la meilleure attitude à adopter !



Détendez-vous

Même en réunissant les conditions idéales pour un mental d’acier, vous ne pourrez éviter un restant de trac. Pour être sûr de garder votre calme et d’arriver le plus serein possible, il existe quelques exercices très utiles. Par exemple, juste avant le moment clé, imprégnez-vous du meilleur état d’esprit possible (calme, adrénaline, joie de vivre, endurance, etc.) en écoutant une chanson ou en visualisant une image positive.



Détendez votre corps

Le corps a aussi un impact sur le mental : sa position, par exemple, influence directement la pensée. Alors tenez-vous droit, adoptez une posture conquérante, et souriez ! Pratiquez des exercices de décontraction musculaire (si possible en vous allongeant par terre) et de respiration : leur effet relaxant pourrait vous étonner.


Les ressorts d’une prise de parole efficace : état d’esprit et rapport au corps

L’aisance dans la prise de parole, ça se travaille ! En France, contrairement aux pays anglo-saxons, elle est bien peu valorisée par rapport à l’écrit. Dans l’éducation et la formation, les facultés de communication sont largement négligées, entraînant un manque de pratique.

Si les présentations les plus importantes sont soigneusement préparées sur le fond, la forme ne bénéficie pas de la même rigueur. Or, connaître son sujet sur le bout des doigts ne suffit pas nécessairement à bien l’exposer !

Aussi, bannissez le “par cœur” pour vous adresser directement à votre public, avec un maximum de naturel. Convaincre passe par l’image que vous renvoyez. La capacité de votre message à marquer ou non les esprits dépend beaucoup de la communication non verbale, principalement du regard et de la gestuelle.

De fait, une bonne prise de parole s’appuie à la fois sur le mental et le physique. Psychologiquement parlant, vous devez être totalement en phase avec l’auditoire, vivant votre message plus que vous ne l’énoncez. Cette mentalité correspond à ce que les grands sportifs nomment la “zone” : un état de performance optimale où l’on se donne entièrement à ce que l’on fait, mobilisant toute son énergie et ses capacités.

Cette focalisation passe par :

1. la présence dans l’instant : elle doit conserver la même intensité du début à la fin de votre pitch. N’épuisez pas toute votre énergie dans l’accroche pour un final sans ressort, mais donnez le meilleur jusqu’au dernier moment ! Votre conclusion doit être percutante et marquer les esprits. C’est un autre avantage de l’alternance entre arguments factuels et moments à haute valeur aspirationnelle ;

2. l’engagement : votre conviction et votre implication doivent se voir dans votre attitude. Insufflez de l’âme à votre regard, votre posture, votre gestuelle. Adoptez le point de vue de l’autre pour mieux vous rendre compte de l’image que vous renvoyez : mettez-vous dans la peau d’un investisseur ou d’un client potentiel et n’hésitez pas à vous entraîner devant un miroir ;

3. l’empathie : vous n’êtes pas seulement là pour votre projet, mais aussi pour le public. À ce titre, ce dernier doit ressentir votre attention et votre considération à son égard. Cela passe encore par une posture ouverte — et par le sourire !

Tous ces éléments ressortent de manière très concrète sur votre corps. Plusieurs points clés sont donc à étudier avec une attention particulière :

1. le regard : votre assurance et votre proximité avec le public s’expriment par le contact visuel. Choisissez cinq personnes réparties dans la salle et alternez de l’une à l’autre au rythme des étapes de votre pitch, pour éviter que vos mouvements ne paraissent trop mécaniques. Cette focalisation ne vous portera en rien préjudice, car les gens qui entourent ces élus auront aussi l’impression de bénéficier de votre attention. Pour y associer un petit bienfait psychologique, privilégiez des visages à l’expression attentive ou amicale, qui vous soutiendront au fil de votre discours ;

2. le corps et la posture : ils ont déjà été évoqués, et pour cause ! Ils en disent long sur votre état d’esprit. Tenez-vous droit, bien ancré dans le sol ; évitez les nombreux déplacements qui risqueraient de perturber votre concentration. Soyez attentif aux mouvements parasites et aux attitudes qui évoquent la fermeture ;

3. la voix : elle doit exprimer assurance et énergie. Échauffez-la avant de vous lancer et faites quelques exercices de respiration qui vous aideront à maîtriser votre souffle malgré le stress. Pensez aussi à travailler votre “Bonjour” — rien que cette première impression peut être fondamentale ! En démarrant sur une note positive et pleine d’énergie, vous serez lancé pour un pitch efficace.


La connexion avec le public, une dynamique qui emporte l’adhésion

Toutes les astuces présentées ici servent un même but : créer une connexion entre votre public et vous. D’emblée, votre objectif est de lui transmettre votre énergie pour éveiller son intérêt et susciter une implication. Vous créez ainsi une vraie dynamique relationnelle, qui vous portera tout au long de votre performance.

Pour aboutir à une telle relation, ne considérez pas votre pitch comme une présentation, mais une véritable conversation. Exprimez-vous de manière directe et naturelle : en étant dans l’échange et non dans la représentation, vous éviterez également d’en faire trop.

S’adresser au public, c’est aussi lui parler de lui-même, de sa situation et de ses besoins. Assurez-vous qu’il puisse se reconnaître dans vos affirmations, notamment en citant des exemples. Si vous suscitez des réactions automatiques comme des sourires ou petits hochements de tête, vous êtes sur la bonne voie !

Les questions sont un autre moyen de rendre un pitch plus vivant, mais sont à manier avec prudence. Privilégiez les questions rhétoriques qui feront réagir et réfléchir l’auditoire, mais auxquelles vous répondrez vous-même. Pour une interaction plus directe, posez une question fermée qui invite à une réponse non verbale, comme lever la main. Attention, soyez sûr de la réaction du public ou vous risquez de créer un blanc et de casser votre rythme !

Afin de marquer les esprits, listez quelques idées clés que votre auditoire pourra garder en tête. Ces points principaux, vos “drapeaux”, doivent être soignés : il faut les rendre particulièrement impactants. Cela peut passer par une image évocatrice qui incarne votre argument et permette au public de le visualiser, ou par un slogan fort. Ce dernier ne nécessite pas forcément d’excès de créativité pour être efficace. Privilégiez la clarté avec des mots qui parlent d’entrée de jeu. Une touche d’inattendu, par exemple en combinant des termes qu’on n’aurait pas associés spontanément, pourra introduire une note plus saillante.

Créer une connexion, c’est aussi répondre à toutes les préoccupations de son auditoire, démontrer une approche globale et une crédibilité sans faille. Un projet solide allie des arguments forts et une incarnation humaine, une motivation et une passion. Si les faits posés par vos diapositives représentent votre carburant, le moteur, c’est vous ! À vous donc de porter et d’écrire votre histoire, de démontrer votre potentiel et de créer la confiance.

Conclusion

Un pitch est un dialogue, une dynamique et une alchimie. Pour entraîner votre public, placez-le au centre de votre démarche : préoccupez-vous de ses besoins et attentes, adoptez le ton propre à le convaincre et montrez-lui toute votre considération. Vous vous présentez devant lui comme l’ambassadeur d’une offre porteuse d’un vrai progrès. Impliquez-le dans cette aventure et vous créerez une vraie relation sur la durée !

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- pour réussir votre pitch, exprimez-vous avec assurance et focalisez-vous sur le rapport à l’autre ;

- mêlez persuasion émotionnelle et arguments rationnels pour emporter l’adhésion ;

- un bon pitch est pensé en fonction des besoins du client et présenté d’une manière qui lui parle et l’implique ;

- pour rédiger votre pitch, usez d’arguments fondamentaux qui définissent votre offre, exposés de manière dynamique ;

- traitez vos diapositives comme un support tout en vous appropriant le message ;

- travaillez la préparation et développez des stratégies pour lutter contre le stress ;

- soyez attentif à la présentation orale, avec un bon état d’esprit et un langage corporel positif ;

- créez un vrai rapport avec le public pour mieux inspirer confiance et marquer les esprits.




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