Bien-être & Développement personnel

Discutions amicales
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 L’intelligence du cœur

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 711
Date d'inscription : 16/04/2016

MessageSujet: L’intelligence du cœur   Ven 11 Mai - 10:43

L’intelligence du cœur

En lisant ce koob, vous apprendrez de quelle manière l’intelligence émotionnelle s’apprend et s’applique au quotidien.

Vous apprendrez aussi :

- que vos émotions trouvent leur origine dans votre structure psychophysiologique ;

- pourquoi nombre de gens refoulent leurs émotions ;

- que rien ne vaut une bonne colère pour assainir une relation ;

- que de nombreuses personnes ne savent pas gérer leurs émotions.

Beaucoup pensent que les émotions et le mental — la raison — s’annulent. En effet, quelqu’un qui raisonne est considéré comme étant capable de tenir à distance tout type d’émotion, positive ou négative. Or personne ne vous apprend comment faire, alors qu’un manager, par exemple, devrait savoir maîtriser son trac et être capable d'avoir confiance en lui bien avant de prendre ses fonctions. En effet, régenter ses affects est bien plus important que le nombre de diplômes : des émotions mal gérées peuvent ruiner un projet pourtant parfaitement huilé sur le plan technique. Isabelle Filliozat, psychologue et psychothérapeute, vous invite à vous reconnecter à vos émotions et à développer une réelle intelligence du cœur. Êtes-vous prêt à apprivoiser vos émotions et à en faire vos meilleures alliées au quotidien ?


Le cerveau humain possède des structures cérébrales spécifiques où naissent vos émotions

Avant d’aborder la question des émotions, il est important de poser quelques bases de neurobiologie. Comment le cerveau s’organise-t-il ?

Le cerveau humain est le prolongement de celui des animaux, à la différence que les hommes sont dotés de plusieurs structures cérébrales, permettant un fonctionnement très élaboré. Ces structures permettent en outre la connexion permanente entre les différentes parties du cerveau, qui sont au nombre de trois et définies au XXe siècle par le neurobiologiste Paul D. MacLean.



L’archéocortex ou cerveau réflexe

Il s’agit du cerveau dit “reptilien”, c’est-à-dire celui qui assure les réflexes.

Par exemple, il intervient lorsqu’un corps étranger s’approche de vos yeux et que vos paupières se ferment spontanément.

Il prévient donc d’un danger potentiel et est associé à l’instinct de survie, car cette partie du cerveau est rattachée aux événements présents uniquement.



Le paléocortex ou cerveau émotionnel

Cette partie du cerveau est liée à la reconnaissance des choix. Autrement dit, elle permet de décider pourquoi faire telle chose plutôt qu’une autre. En effet, cette structure neuronale permet :

- la mémorisation ;

- la reconnaissance de situations déjà vécues ;

- leur association à des réactions affectives directes.

Cet affect est très proche de l’intuition, dans la pratique.

Par exemple, lorsque vous voyez une personne dans la rue, avant même de pouvoir l’identifier formellement, votre corps vous envoie des signaux. Ceux-ci peuvent être négatifs : accélération des battements de votre cœur, mains moites, souffle court… En la reconnaissant, vous savez qu’ils sont liés au fait que cette personne vous a fait beaucoup de mal par le passé.

Ainsi, le paléocortex vous donne accès aux sentiments et aux nuances de comportements.



Le néocortex ou cerveau de la pensée

Celui-ci permet l’anticipation :

- se projeter dans l’avenir ;

- faire des hypothèses, etc.

Cette partie du cerveau est dédiée à l’imagination qui est raccordée à la rationalité : le néocortex permet de faire des choix en pleine conscience. Il est aussi la partie la plus puissante du cerveau, celle qui a tout pouvoir et permet de contrôler le mental.

Par exemple, ce sont les informations envoyées par le néocortex à des sous-structures cérébrales qui permettent de ne pas flancher sous la torture.

Contrairement aux animaux, le mental humain est donc capable d’analyser n’importe quelle situation et de l’évaluer grâce à des stimuli déclencheurs : bruits, odeurs, etc. Or plus le degré d’affect associé à un événement, qu’il soit positif ou négatif, est fort, plus celui-ci prend de la place dans le mental et empêche la réflexion.

Pour y remédier, tentez de trouver à chaque fois le déclencheur d’une émotion : vous comprendrez mieux vos comportements dans une situation semblable.

Par exemple, vous êtes manager débutant et vous avez beaucoup de mal à faire des discours devant un auditoire très large ? Un ou plusieurs de vos professeurs auront probablement émis des réflexions désagréables lorsque vous faisiez des exposés en classe…




Les sentiments sont les principaux déclencheurs des émotions de base

Le principe de l’émotion n’est pas simple à définir. La plupart du temps, elle est considérée comme un état physique et/ou psychologique intense et temporaire affectant la vie des personnes. Cet état obstrue, d’une certaine façon, leur capacité de raisonnement et leur lucidité lors de prise de décisions, par exemple.

Longtemps, les émotions ont été associées à la femme, car il était impensable que l’homme, surtout au sein des sociétés patriarcales, puisse en être imprégné, voire dépendant. Mais réellement, qu’est-ce qu’une émotion ?

Sur le plan étymologique, “motion” signifie “mouvement” et “é” signifie “vers l’extérieur”. Plus simplement, c’est donc une sensation, positive ou négative, qui permet d’établir une forme de contact interpersonnel entre deux individus. Ce contact est très subtil, car il fait appel aux différents sens (vue, toucher, odorat, etc.) et crée un sentiment, une sensation précise.

Les émotions sont là pour prévenir une personne d’un danger imminent, par exemple, et l’inciter à réagir de la meilleure façon pour se préserver de ce danger.

De fait, les émotions ne se heurtent à aucune barrière d’âge, de culture, de niveau social ou autre, car tout le monde ressent d’une manière similaire. Elles sont les mêmes chez tout le monde, mais quelques-unes sont plus courantes.

Combien existe-t-il d’émotions fondamentales recensées chez l’être humain ?

Il y en a quatre :

1. la peur : cette émotion est la plus primaire. Elle favorise la sauvegarde de l’être humain grâce à des réflexes mentaux ou/et corporels rapides et instinctifs. Par exemple, vous êtes au volant de votre voiture et un camion déboule sur votre droite, prêt à vous emboutir. Votre réflexe sera de freiner d’un coup. De fait, la peur est l’une des émotions les plus difficiles à maîtriser, car elle a tendance à submerger l’esprit et à créer d’importantes crispations physiques ;

2. la colère : cette réaction permet de s’affirmer en tant qu’être humain. Le poste que vous convoitiez a été assigné à quelqu’un d’autre ? Vous fulminez, car vous pensez mériter ce travail autant que la personne choisie. En fait, la colère est une émotion saine tant qu’elle vous donne le moyen de rétablir votre intégrité. Toutefois, ne confondez pas colère avec violence ou instinct de domination, vous seriez dans l’erreur ;

3. la tristesse : cette émotion est associée à toutes les formes de deuil (mort, séparation, perte, etc.). Elle engendre une solitude nécessaire pour clôturer le lien qui unit une personne à l’objet de sa tristesse. À ne pas confondre avec la dépression qui est une tristesse bien plus profonde et plus durable, morbide ;

4. la joie : c’est la meilleure des émotions, car c’est celle qui vous mène au sommet et vous fait vous sentir vivant. Les sensations physiques sont très agréables et vous vous sentez en totale harmonie avec le monde qui vous entoure.

Ces quatre émotions de base se déclinent en :

- culpabilité ;

- désespoir ;

- rage ;

- envie ;

- jalousie ;

- surprise ;

- excitation ;

- tendresse ;

- amour, etc.

En effet, l’éventail des émotions humaines est riche et vaste, et celles-ci effraient, car elles surgissent sans crier gare. Les réactions derrière lesquelles l’être humain se cache sont dès lors tout aussi variées que surprenantes… Comment réagiriez-vous ?

Exprimer ses émotions demande beaucoup de force, car elles mettent l’être humain à nu face à lui-même et à autrui

Les émotions sont, la plupart du temps, considérées comme une forme de faiblesse, voire de fragilité psychique : les émotions sont perçues comme incompatibles avec la maîtrise de soi, et donc, avec la réussite. Pour beaucoup, l’absence d’affects est une forme de courage : la femme qui vient de perdre son mari et qui ne pleure pas, ne s’effondre pas, est courageuse et forte. Pourquoi un tel déni ?

Cela est dû à la culture occidentale qui considère les émotions comme le grain de sable dans le mécanisme du quotidien. À l’inverse, les peuples orientaux ou africains, par exemple, expriment leurs émotions à l’occasion d’un événement tragique, car leur conception de l’être humain ne s’arrête pas à la simple enveloppe corporelle.

Ainsi, en Occident, les antidépresseurs sont malheureusement l’équivalent des larmes et des cris d’autres cultures… Et pas question de se laisser aller à une explosion de joie ou de soulagement : trop d’effusion tue l’effusion, il faut apprendre à se limiter dans son expression, pensent les Occidentaux.

En effet, les émotions font peur, car elles confrontent l’être humain à la réalité, et surtout, à ce qu’il ne veut pas voir, entendre ou vivre.

Quel comportement erroné ! Ce sont au contraire les personnes qui arrivent à gérer leur état d’esprit et humeurs qui s’en sortent le mieux dans la vie.

De fait, se poser des questions sur soi-même n’a rien de honteux. Essayer de comprendre pourquoi telle sensation ou tel type d’événement entraîne telle réaction est tout à fait louable pour qui souhaite avancer dans la vie avec le maximum d’atouts. Face à toute forme de déni, de refoulement ou de soumission, il est très important de faire sortir ce qui est figé à l’intérieur de soi.

Certaines personnes ont la chance de rencontrer l’amour sur le tard, de l’accepter, et voient leur vie changer radicalement. D’autres, à l’inverse, libèrent dans la maladie, la faillite, le chômage ou la solitude, tout ce qu’ils ont longtemps refoulé.

Personne n’est égal face à la gestion des émotions, mais tout le monde peut essayer de se prendre en main. L’important est de ne pas laisser le mental prendre le dessus, car c’est lui qui fait office de (mauvais) gardien.

Par exemple, imaginez une femme qui est régulièrement trompée par les hommes avec qui elle vit, mais qui ne leur reproche jamais rien ouvertement. Elle se mure dans le silence, limite ses relations sociales et se convainc que tout va bien. Elle est d’humeur égale, ne semble pas ressentir d’affects précis (rires, larmes, enthousiasme, tristesse, etc.).

Par conséquent, tous les hommes qui l’approchent n’ont aucun crédit à ses yeux, car elle a peur de souffrir et de se faire avoir encore une fois. Elle préfère tout occulter et rester seule. Le problème est que cette femme accumule beaucoup de tensions et de frustrations inexprimées. En fait, plus sa souffrance est grande, plus elle préfère l’enfermer à double tour et jeter la clé.

Et vous, avez-vous conscience que vos émotions peuvent vous jouer des tours, surtout quand la peur est aux commandes ? Êtes-vous capable d’exprimer ce que vous ressentez vraiment ?

La peur, cette émotion à double tranchant, est à la fois votre pire ennemie et votre meilleure alliée

La peur est une émotion à plusieurs visages. En effet, une personne peut avoir peur :

- pour elle-même ;

- pour quelqu’un d’autre ;

- d’une chose ou d’une personne en particulier (phobies) ;

- de la mort, etc.

Cette émotion peut être déclinée à l’infini, en fonction des circonstances. Mais qu’implique-t-elle ?

Dans le meilleur des cas, la peur galvanise et favorise les compétences de chacun. Voici autant d’exemples où la peur permet l’action :

- les acteurs qui ont besoin du trac pour jouer intensément ;

- les sportifs qui recherchent la compétition, car elle les motive à gagner ;

- les cascadeurs amateurs qui mettent leur vie en danger afin de tester leurs propres limites.

Pourquoi ? Parce que la sensation de peur offre un surplus d’énergie qui nourrit la confiance en soi.

D’autres sortes de peurs sont plus ennuyeuses, car littéralement paralysantes — avant un événement ou un changement important, par exemple. Elles peuvent avoir pour effet de générer une forme d’anticipation-sabotage : “Vais-je réussir ? Serai-je à la hauteur ? Vais-je être apprécié pour moi-même ?”

Le futur est en effet porteur d’incertitudes et d’angoisses, c’est pourquoi il est important d’apprendre à gérer l’anxiété qui surgit avant une échéance importante.

Voici une méthode simple en sept étapes, préconisée pour apprivoiser le stress, et donc la peur :

1. conscientisez votre peur, identifiez-la et acceptez-la : je vais commencer un nouveau travail, je sens que cela me fait peur, mais je l’accepte ;

2. parlez de cette peur avec des personnes bien intentionnées, exprimez-la : famille, amis proches, etc. ;

3. décortiquez-la : que ressentez-vous psychologiquement (vide, panique, etc.) ? Comment cela se traduit-il sur le plan physique (crampes, cœur qui bat, etc.) ? Percevez son impact ;

4. faites la liste de tous vos points forts, de vos qualités et de toutes vos précédentes réussites : tous domaines confondus ;

5. demandez à quelqu’un de poser sa main sur votre dos : établissez un contact physique chaleureux que vous pourrez vous remémorer lorsque la peur vous submergera ;

6. anticipez la situation à venir : imaginez votre premier jour dans cette nouvelle entreprise, la rencontre avec vos futurs collègues, voyez-vous assis sereinement derrière un bureau, etc. Faites de la visualisation positive ;

7. une fois sur place, comparez votre état d’esprit d’aujourd’hui avec celui d’avant le jour J. Félicitez-vous, remerciez-vous pour le courage déployé.

Grâce à cette technique, vous êtes désormais en mesure d’affronter toute forme de stress anticipatoire. Votre confiance en vous va se déployer au fur et à mesure, et les paramètres négatifs qui vous parasitent vont finir par se dissoudre d’eux-mêmes.

Exprimer sa colère de manière positive est une démarche saine

La colère, tout comme la peur, peut s’avérer être une émotion très saine lorsqu’elle est exprimée avec justesse et fondement. Pourquoi ?

Par exemple, face à un mari infidèle, les femmes peuvent réagir de deux façons : soit elles explosent de manière totalement hystérique et sont de fait incapable d’engager une discussion constructive, soit elles se taisent et continuent à subir en silence en faisant comme si tout allait bien. Dans les deux cas, elles souffrent et ne trouvent pas d’issue au conflit latent.

Exprimer sa colère permet de se respecter soi-même et de poser des limites entre soi et autrui. Cela permet aussi de briser des liens malsains de dépendance ou de soumission.

Sachez que la colère n’a rien à voir avec la querelle ou le conflit. La colère a pour but de réaligner les comportements et intentions de deux ou plusieurs personnes qui entretiennent une dynamique relationnelle (amicale, professionnelle, amoureuse, etc.).

Comment alors exprimer votre colère face à une injustice, une trahison ou tout autre événement qui peut remettre votre intégrité en question ? C’est simple :

- ne jugez pas votre interlocuteur : précisez le comportement qui vous déplaît (“Quand tu fais ça, je me sens…”), mais n’accusez pas en voulant généraliser (“Tu fais toujours ça !”) ;

- exprimez votre émotion : “Quand tu fais ça, je ressens une profonde colère en moi.” Évitez les formulations de type “Quand tu fais ça, je sens que tu ne m’aimes pas”, car vous êtes de nouveau dans le jugement et vous émettez un avis, pas un sentiment ;

- énoncez vos besoins, vos attentes, ce que vous souhaitez pour que la relation fonctionne : “Quand tu fais ça, je ressens une profonde colère en moi parce que tu es mon mari et que j’ai besoin de sentir ton estime. Je te demande donc de ne pas/plus me mentir pour que je puisse continuer à te faire confiance” ;

- choisissez le bon moment pour engager ce type d’échange verbal : sinon écrivez à la personne concernée ;

- restez toujours sur vos positions : faites attention à ne pas vouloir protéger l’autre malgré vous et à finir par lui trouver des excuses ;

- positionnez-vous dans la conversation, quoi qu’il arrive : “Je ressens / J’ai besoin / Je te demande / Je puisse”.

Vous ne pouvez pas changer vos interlocuteurs. Toutefois, si vous vous exprimez en montrant du respect à la fois pour eux et pour vous-même, vous serez étonné de constater certains changements positifs au niveau de vos relations…

Utilisez l’empathie pour comprendre les émotions et désamorcer toute forme de conflit

L’intelligence du cœur, c’est savoir écouter, échanger et régler des différends de manière sereine et saine. Comment la développer ?

La règle d’or pour réussir à relever ce défi est de faire preuve d’empathie : c’est la clé d’une interaction émotionnelle constructive et objective. Pour autant, l’empathie n’est pas toujours bien gérée, car elle fait appel à votre vécu.

Vous avez, par conséquent, tendance à vouloir pour autrui ce que vous voudriez pour vous-même. Ainsi, beaucoup de faux empathes l’utilisent afin de se déculpabiliser ou de contourner une forme de peur.

Par exemple, imaginez que l’un de vos proches doive subir une intervention chirurgicale lourde, mais qu’il la craint, voire la refuse. Vous l’encouragez fortement, car d’après les médecins elle peut lui être très bénéfique. En réalité, votre empressement cache une peur de la mort et un transfert de responsabilité — je pense que cette opération est indispensable parce que c’est uniquement grâce à elle que tu iras mieux. Ce sont vos propres émotions que vous visualisez chez votre interlocuteur.

Faire preuve d’empathie se résume donc à être à l’écoute du vécu d’autrui tout en se détachant de toute forme d’égocentrisme.

Comment cela s’applique-t-il à une situation conflictuelle où votre interlocuteur vous en veut pour un mot ou un acte inadéquat ?

De la façon suivante :

- si votre interlocuteur vous agresse ou se referme sur lui-même, ne vous braquez surtout pas ;

- n’insistez pas en lui répétant tout le temps la même chose, cela ne ferait que l’énerver davantage ;

- dites-lui que vous comprenez sa réaction ;

- dites-lui également ce que vous ressentez en le voyant réagir ainsi ;

- attendez un peu puis, à froid, engagez un dialogue où chacun puisse exprimer ses ressentis et ses émotions.

Lorsque vous heurtez quelqu’un, il vous faut réparer votre erreur. Concrètement, cela signifie s’excuser et demander à l’autre de quelle manière il aimerait que vous répariez cette erreur. Ainsi, vous ne vous mettez pas en avant — ce n’est pas de l’égocentrisme — et faites preuve d’une véritable considération pour votre interlocuteur.

Et vous, êtes-vous capable de vous extraire d’une zone de conflit avec respect et indulgence ?

L’amour est l’émotion idéale pour reprendre contact avec soi-même et les autres

L’expression la plus positive de vos émotions est l’amour. Pas seulement l’amour naissant, à l’origine d’un coup de foudre entre deux personnes, ou la passion qui peut en unir d’autres, mais toute forme d’amour. Que signifie alors aimer ?

C’est fondamentalement prendre soin d’une personne (ou d’un objet) et agir pour son bien-être. C’est aussi faire preuve de respect envers autrui et prendre ses responsabilités dans une relation.

Quels sont les paramètres qui définissent une relation saine, constructive et durable, notamment sur le plan sentimental ?



Exprimez vos sentiments, vos ressentis et vos besoins

C’est le seul moyen de renforcer le lien avec votre partenaire. N’hésitez pas à parler de vos propres peurs, par exemple, ou de vos ambitions personnelles. Vous ouvrez ainsi votre cœur et montrez que vous êtes sincère.

De même, tout ce qui peut vicier une relation (les secrets de famille, par exemple) doit absolument être exprimé pour ne pas devenir toxique sur le plan relationnel.



Faites preuve d’empathie

Il ne s’agit pas de vous fondre dans votre partenaire, mais bien plutôt de vous mettre à sa place un instant.

Vous vous disputez et vos mots dépassent votre pensée : votre partenaire en est blessé. Au lieu de monter sur vos grands chevaux et de n’écouter que votre ego, essayez de ressentir ce qu’il ressent face à vos propos malvenus. L’écoute et la compréhension sont une forme de respect.



Pensez à communiquer, à partager

Une personne infidèle va chercher à l’extérieur l’écoute et l’attention qu’elle ne trouve plus au sein de son propre foyer. Partager des émotions est donc très important. Nul besoin de remplir une vie de couple avec de nombreuses sollicitations extérieures (voyages, soirées, etc.), seul l’échange d’âme à âme est authentique.

Du côté de la sexualité, une relation vraie est à construire également. Entre tabous, silences, culpabilité ou violences, l’équilibre sexuel entre deux personnes n’est pas forcément facile à trouver et à conserver. Chacun doit faire confiance à l’autre et intégrer les traumas de sa petite enfance.

Par exemple, une mère vampirique aura eu pour effet de “castrer” le petit garçon devenu homme et malheureusement effrayé par les femmes.

Retrouver un vrai contact avec soi-même, grâce à la respiration notamment, permet de trouver un vrai contact avec l’autre. L’idée est de créer un lien psychique, émotionnel, puis physique avec le partenaire. Ainsi l’osmose peut être totale et égalitaire.

Si vous voulez rendre quelqu’un heureux, devenez un être communicant

Établir des relations authentiques demande donc un travail sur soi et une connexion saine avec autrui. L’être humain n’est pas fait pour vivre seul (au sens isolé) et a besoin de contacts (intellectuels, émotionnels, physiques, etc.). Comment y travailler ?

Par exemple, il est prouvé qu’un bébé qui dispose de tout le confort matériel, mais ne reçoit aucune marque d’affection ou d’attention, finit par dépérir.

Actuellement, malgré le nombre exponentiel d’êtres humains sur la planète, la plupart ne communiquent pas autrement que par un biais virtuel. Il faut un événement précis, souvent dramatique (accident, incendie, attentat, etc.), pour que la communication se rétablisse.

Ainsi, apprendre à communiquer sainement, c’est savoir donner et recevoir. Cela n’implique pas forcément un objet (fleurs, cadeaux, etc.). Ce peut être un regard, une phrase qui fait du bien, un compliment, un baiser, autrement dit une attention propre à conserver la solidité d’un lien entre deux personnes.

Et c’est extrêmement important : si donner de l’amour ne peut pas résoudre d’importants problèmes matériels, cela permet de les supporter plus facilement. En effet, recevoir de l’aide en cas de coup dur est un baume réconfortant au quotidien. Il ne faut pas s’en priver, car cela renforce aussi les liens entre diverses personnes.

Par conséquent, n’hésitez pas à demander, à solliciter, sans craindre de paraître intrusif ou exigeant. Tout est dans la manière de formuler votre demande : soyez clair, précis et, en retour, demandez à votre entourage ce dont il a besoin ou envie.

Vous pouvez faire l’exercice suivant :

- rédigez une liste de dix choses que vous voulez que votre conjoint fasse pour vous ;

- demandez-lui de rédiger sa propre liste ;

- échangez vos listes ;

- chaque jour, faites une chose indiquée sur la liste de l’autre.

Cette méthode permet de connaître les besoins fondamentaux, notamment affectifs, d’une personne. Vous serez surpris d’apprendre ce que votre entourage n’ose formuler en termes de souhaits ou de besoins. En effet, si vous ne posez pas de questions, vous ne pouvez pas savoir…

Conclusion

Les émotions sont le langage universel par excellence. Cette intelligence du cœur est bien plus puissante que l’intelligence cérébrale qui, elle, a besoin de diplômes, de connaissances, de réussite sociale et d’ego. L’intelligence du cœur, au contraire, consiste à savoir regarder, écouter et comprendre ce que l’autre a à dire. Dans cette société déshumanisée par le progrès technologique, où l’avoir est mieux perçu que l’être, qu’en est-il aujourd’hui du progrès humain ? Isabelle Filliozat propose un voyage à travers les émotions et explique comment les gérer avec sagesse. Agressivité, stress, angoisses ou frustrations n’auront plus de prise sur vous grâce à ce petit livre clair et bienveillant. Et vous, dans votre quotidien, vous exprimez-vous avec le cœur ?

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- le cerveau humain possède des structures spécifiques où naissent vos émotions ;

- les sentiments sont les principaux déclencheurs des émotions de base ;

- exprimer ses émotions demande beaucoup de force, car elles mettent l’être humain à nu face à lui-même et à autrui ;

- la peur, cette émotion à double tranchant, est à la fois votre pire ennemie et votre meilleure alliée ;

- exprimer sa colère de manière positive est une démarche saine ;

- utilisez l’empathie pour comprendre les émotions et désamorcer toute forme de conflit ;

- l’amour est l’émotion idéale pour reprendre contact avec soi-même et les autres ;

- si vous voulez rendre quelqu’un heureux, devenez un être communicant.

Revenir en haut Aller en bas
http://entraide.forumactif.org
 
L’intelligence du cœur
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bien-être & Développement personnel :: SALON :: KOOBER( résumés) de livres-
Sauter vers: