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 La révolution d’un seul brin de paille

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MessageSujet: La révolution d’un seul brin de paille   Ven 11 Mai - 12:20

La révolution d’un seul brin de paille

En lisant ce koob, vous découvrirez comment un retour à une agriculture sauvage pourrait permettre de résoudre les problèmes écologiques et sanitaires auxquels le monde fait face.

Vous découvrirez aussi :

- l’histoire d’un homme qui s’est questionné toute sa vie et qui a mis en pratique une philosophie en laquelle il croyait ;

- les grands principes de l’agriculture sauvage ;

- ce qui se cache derrière la méthode du “non-agir” ;

- une philosophie proche du bouddhisme, à la rencontre de l’esprit, du corps et de la nature.

Pour Masanobu Fukuoka, l’agriculture est au centre de tout. Dans cette introduction à l’agriculture sauvage, ce microbiologiste de formation parle d’alimentation, de santé, de culture, mais aussi des limites de la connaissance humaine. Cet ouvrage se veut une source d’inspiration pour les agriculteurs et pour tous ceux qui ont le désir de mieux consommer et de vivre dans de meilleures conditions. Il théorise une véritable philosophie de vie au sein de laquelle l’agriculture, la nourriture, la société et les valeurs forment un tout cohérent.

De la ville à la campagne : prise de conscience et naissance de l’agriculture sauvage

Masanobu Fukuoka n’a pas toujours été agriculteur. Il a connu une existence tourmentée et ponctuée de grandes interrogations, avant de commencer à pratiquer l’agriculture sauvage. Quelles sont les étapes qui ont façonné l’esprit du créateur de l’agriculture sauvage ?

Plus jeune, il suit des études de microbiologie et se spécialise dans les phytopathologies. À la fin de ses études, il exerce un travail dans ce domaine à Yokohoma. Il est très actif, et se consacre tout entier aux plaisirs de la vie. Cependant, après quelques années de travail, il ressent un excès de fatigue qui l’oblige à être hospitalisé. On lui diagnostique une pneumonie aigüe qui pourrait s’avérer mortelle.

Il parvient à guérir et à sortir de l’hôpital, mais il reste dans un état de torpeur. Cette pneumonie provoque une véritable prise de conscience, il remet en question ses choix de vie et il ressent le besoin de se rapprocher de la nature. Il démissionne de son emploi, à la stupéfaction de son entourage.

Il se rend à la ferme de son père, producteur d’agrumes. Là, sur un flanc de montagne, il mène pendant quelques années une vie simple et rudimentaire, et commence à concevoir ce que pourrait être l’agriculture sauvage.

Son père lui confie l’entretien d’un verger. Celui-ci avait l’habitude de tailler les arbres pour en faciliter la récolte, mais Masanobu décide de ne pas y toucher et de laisser faire la nature. Le résultat n’est pas celui escompté. Les branches s’emmêlent, les insectes se propagent et les arbres finissent par mourir.

De cet échec, Masanobu tire les premières leçons de l’agriculture sauvage :

- la nature modifiée par l’homme a besoin de temps pour revenir à sa forme première ;

- contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’agriculture naturelle n’est pas passive. Elle exige une grande connaissance du terrain, de la météorologie, des plantes, des insectes ainsi qu’un travail quotidien.

Son père, atterré, le pousse à trouver un autre travail. De retour en ville, Masanobu est embauché en tant de Chef de Recherches à la Surveillance des Maladies et des Insectes. Ce contrat dure huit ans. Pendant ces années, il réfléchit aux relations qui peuvent exister entre agriculture scientifique et agriculture naturelle.

Au sortir de ces expériences, il sait ce qu’il veut faire. Il reprend la ferme de son père, qu’il ne quitte plus jamais, pour mettre en pratique ce qu’il pense avoir compris et appris de ses longues observations.


Les principes et le cycle de semis de l’agriculture sauvage : simplicité et gain de temps

Avec le temps et les expériences, Masanobu Fukuoka a élaboré un guide simple permettant une agriculture libérée de tout agent chimique. Que propose-t-il ?

L’agriculture sauvage repose sur quatre principes :

1. ne pas cultiver : ne pas labourer ni retourner la terre ;

2. n’utiliser aucun fertilisant chimique. Le sol s’entretient lui-même ;

3. ne pas désherber ;

4. ne pas utiliser de produits chimiques destinés à tuer les insectes considérés comme nuisibles.

Ces principes sont issus de la logique naturelle et permettent de réapprovisionner la richesse naturelle de la terre.

À vue d’œil, les champs de Masanobu peuvent paraître chaotiques. On peut y observer des céréales, mais également beaucoup de mauvaises herbes. En réalité, cette cohabitation permet aux céréales de pousser vigoureusement.

À ces quatre principes Masanobu ajoute quelques astuces :

- recouvrir les champs de paille non coupée. Elle permet d’enrichir la terre ;

- le compost n’est pas utile. Les agriculteurs traditionnels passent beaucoup de temps à le produire. Masanobu se contente d’étaler une fine de couche de fumier pour aider à la décomposition ;

- pour éviter que les petits animaux ne mangent les graines lorsqu’il sème, il enferme les semences dans de petites boulettes d’argile.

Une fois ces principes acquis, il est temps de semer. Sa méthode de plantation repose sur un cycle simple :

1. début octobre, il sème à la volée du trèfle blanc qui contrôle naturellement les mauvaises herbes, et des céréales d’hiver (seigle et orge). Dans le même temps, les tiges de riz de la saison précédente finissent de mûrir ;

2. après la moisson du riz, il répand de la paille non coupée sur ses champs ;

3. mi-novembre, il sème de nouveau le riz ;

4. en mai, il moissonne les céréales d’hiver et répand de nouveau de la paille sur ses champs.

La clé de la réussite de cette méthode réside dans le fait de se familiariser avec le cycle annuel naturel et de savoir observer la croissance des mauvaises herbes, qui donne des indices cruciaux sur la composition du sol et ses déficiences.

L’agriculture sauvage repose sur des principes simples, qu’avec un peu de temps et d’observation, chacun peut mettre en pratique.

La culture du riz au Japon cristallise les problèmes liés à l’utilisation de produits chimiques

La méthode de culture du riz est une question très importante au Japon. Il existe encore beaucoup d’indécisions sur ce sujet. L’idée que les traitements chimiques permettent de contrôler les maladies persiste. Or ces maladies apparaissent à cause de l’utilisation de variétés de riz pas assez vigoureuses, d’ajout d’azote et d’un excès d’eau. De plus, en faisant le choix de toujours laisser une eau stagnante dans les rizières, on favorise l’apparition de nombreux insectes, ce qui oblige à utiliser des insecticides et des produits chimiques.

C’est à l’issue de la Seconde Guerre mondiale que les États-Unis ont exporté l’agriculture chimique au Japon. Les agriculteurs japonais ont découvert qu’ils pouvaient obtenir le même rendement avec un temps de travail réduit de moitié. Cependant, avec le temps, la structure du sol se détériore, et les récoltes dépendent de plus en plus des produits chimiques.

La production moderne de riz est alors entrée dans un cercle vicieux.

Masanobu n’arrose ses plants de riz qu’au mois d’août, une fois par semaine. Puisqu’ils sont beaucoup moins arrosés que les champs de rizières traditionnels, ses plants de riz sont beaucoup moins hauts et plus compacts. Les plants de riz hauts peuvent donner l’impression que le plant va produire une plus grande quantité de riz.

C’est faux, son énergie est alors concentrée sur la croissance et non sur l’enrichissement des grains. De plus, en étant plus petits, les plants de Masanobu reçoivent le soleil plus uniformément. Enfin, en recevant moins d’eau, les racines des plants de riz sont plus puissantes et plus résistantes.

Aujourd’hui, les techniques scientifiques apparaissent comme efficaces, voire indispensables. C’est pourtant à cause de ces techniques que la nature a été détruite. Cependant, grâce à l’utilisation des méthodes de l’agriculture sauvage, la fertilité du sol peut être rétablie.

La culture japonaise du riz cristallise les erreurs qui ont été commises dans l’agriculture traditionnelle. Elle montre comment l’utilisation de produits chimiques a abîmé et lessivé les sols et pourquoi un retour au naturel est indispensable.

La remise en cause citoyenne face à des intérêts financiers omnipotents

Des groupes de citoyens s’emparent de ces questions, mais rencontrent des difficultés à se faire entendre et à changer les habitudes.

Pour Masanobu, la compréhension de la nature et de l’agriculture doit dépasser le monde savant. L’agriculture est, selon lui, une question de philosophie, d’art, de culture. Masanobu a ainsi développé une philosophie proche du bouddhisme et du taoïsme. La guérison de la terre fait résonance avec la purification de l’esprit humain. Grâce à cette philosophie, il est devenu le porte-parole d’une révolution agricole au Japon.

En effet, au pays du Soleil levant, la colère grandit. Les manifestations pour la sauvegarde de l’environnement et la préservation de la qualité des produits se multiplient.

Masanobu regrette le poids financier que possèdent les compagnies de produits chimiques sur l’agriculture. Selon lui, le gouvernement a un rôle crucial qu’il refuse de jouer. Revenir à une agriculture sauvage signifierait ne plus utiliser de machines ni de produits chimiques. Les intérêts financiers des grandes entreprises liées à l’agriculture chimique prennent le dessus sur la qualité des produits vendus.

La politique agricole japonaise cherche à réduire le nombre d’agriculteurs. Elle privilégie les grandes parcelles en cherchant le rendement optimal. Ainsi, elle s’éloigne toujours plus des principes naturels.

Selon Masanobu, tous les problèmes liés à la pollution ne font qu’un et devraient être gérés comme un tout. Cependant, chacun reste cantonné à son domaine.

Par exemple, l’agriculteur ne considère pas que la pollution des eaux soit son problème, alors que les fertilisants chimiques qu’il utilise sont absorbés par les sols et s’infiltrent dans les ruisseaux pour finalement s’écouler dans les mers et être ingérés par les poissons, eux-mêmes mangés par les hommes.

Le monde de l’agriculture a une responsabilité primordiale dans la résolution de ces problèmes, mais il refuse de l’endosser.

Les aliments naturels : une alternative simple vers une meilleure qualité de vie et d’environnement

En consommant différemment, chacun peut contribuer à changer les choses.

En continuant à préférer des fruits et des légumes calibrés, sans défauts et sans se soucier des saisons, le consommateur favorise l’utilisation de produits chimiques.

Le commerce des aliments naturels et de saison serait pourtant beaucoup plus bénéfique pour le cultivateur. L’entretien de son terrain ne lui demanderait presque aucune dépense. Son bénéfice net augmenterait très rapidement et son travail serait beaucoup plus respectueux de la nature.

Les produits naturels doivent en outre faire face à un autre problème : leur prix. En effet, ils sont souvent vendus plus cher que les autres produits. Le consommateur s’est habitué à ces prix élevés et n’achètera pas un produit moins cher. Il lui semblera suspect. Selon cette logique, seuls les riches ont la possibilité de consommer des aliments naturels, alors qu’il faudrait au contraire les démocratiser.

Des journalistes viennent régulièrement interviewer Masanobu sur la qualité de ses produits. Il leur explique alors que les légumes qui poussent naturellement, sans fertilisant chimique, sont plus riches, puisqu’ils trouvent les nutriments dans les herbes. Plus un aliment est éloigné de son état primitif, plus il déséquilibre le corps. L’essentiel est de se limiter à une alimentation saine et locale.

Aujourd’hui l’homme est tourné uniquement vers la possession matérielle et le gain financier, sans porter de regard à la nature et à ce qu’il lui fait subir. En faisant le choix de consommer uniquement des produits naturels, l’homme tendrait vers une vie plus simple et plus facile. Masanobu pousse cette logique plus loin : tous les hommes devraient être des agriculteurs et s’autosuffire en travaillant uniquement pour produire ce qui est nécessaire.

Consommer des aliments naturels, c’est faire le choix d’une vie plus en adéquation avec la nature.

L’alimentation naturelle : une manière de consommer ce qui existe à nos pieds

Il existe souvent une confusion autour de l’expression “nourriture naturelle”. Est-ce une nourriture sans aucun produit chimique ou une nourriture comme on la trouve dans la nature ?

En réalité, l’alimentation naturelle désigne beaucoup plus une manière de consommer. Les aliments naturels sont obtenus sans action intentionnelle. C’est le cas des fruits cueillis dans la nature ou des céréales de l’agriculture sauvage. C’est tout le contraire de la consommation d’animaux d’élevage par exemple.

Pour Masanobu, le goût et la nutrition sont inséparables. Il pose ainsi le problème des sciences nutritives occidentales. À chaque repas, l’homme occidental s’attend à trouver dans son assiette une grande variété d’aliments, sans se demander s’il s’agit de produits de saison. Ce mode de consommation oblige les agriculteurs à faire pousser des légumes d’été en hiver et à produire une grande quantité de viande industrielle par exemple.

Masanobu distingue quatre types d’alimentation :

1. l’alimentation laxiste liée aux préférences, aux désirs et aux caprices. Elle est source de maladies ;

2. l’alimentation standard, consommée par la plupart des personnes. Les aliments sont nourrissants et sont consommés pour maintenir le corps en état de fonctionnement ;

3. l’alimentation spiritualiste et idéaliste qui limite la variété d’aliments. La plupart des aliments naturels appartiennent à cette catégorie ;

4. l’alimentation naturelle, ou de principe qui suit la volonté de la terre. Elle s’éloigne de la science humaine et est non discriminante. Derrière ce terme de non-discrimination se cache l’idée que ce n’est pas l’homme qui crée la nourriture, mais le ciel. Il n’existe pas de règles de non-discrimination. On trouve les aliments naturels devant nous, selon l’environnement et les besoins de chacun.

La philosophie de Masanobu prône une alimentation naturelle afin de reconnecter le corps, l’esprit et la nature.

Plus qu’un modèle d’agriculture : une nouvelle vision de la vie et de la mort

Avec le temps, la ferme de Masanobu est devenue un lieu de pèlerinage et d’apprentissage.

Régulièrement, des personnes poussent ses portes. Masanobu les accueille, les nourrit en échange de leur travail dans la ferme.

Le confort est rudimentaire, mais c’est pour lui un art de vivre nécessaire pour cultiver de manière naturelle. Il croit en une adéquation parfaite entre agriculture et mode de vie.

En rencontrant toutes ces personnes, Masanobu leur apprend à réaliser qu’elles ne savent rien de la nature et les aide à se libérer de leur caractère colonisateur. L’homme veut toujours tirer profit et s’accroître à tout prix. C’est ce désir qui a entraîné la pollution de la planète.

L’homme est une créature tragique. Il ne connaît pas les raisons de sa naissance ni celles de sa mort. Il pense en termes de dualité : vie et mort, être et néant. Or dans la nature, la vie est un cycle. À l’automne, lorsque la tige de riz perd ses feuilles, le grain garde en lui une énergie de vie pour pouvoir repousser à la saison prochaine.

Ce cycle peut être transposé à l’homme. Ses cheveux tombent et repoussent, ses cellules meurent et renaissent. Les gènes sont transmis de génération en génération. En cela, l’homme ne meurt jamais vraiment. La plupart des personnes ne parviennent pas à sentir cette renaissance quotidienne, et n’avancent dans la vie que par peur de la mort.

Pour Masanobu, la science ne fait qu’embuer l’esprit humain. Il prend comme exemple Einstein et sa théorie de la relativité, qui aurait dû libérer l’esprit des limites de l’espace et du temps. Au contraire, cette théorie a accentué l’idée de la complexité du monde.

Grâce au recours à l’agriculture sauvage, l’homme peut se rapprocher de la nature, vivre avec elle et grâce à elle. Observer la nature, c’est constater la coexistence de tous les êtres et le secours mutuel.

Masanobu a créé un lieu de partage, de simplicité, de calme, d’observation et de retour à des valeurs en adéquation avec la nature.

Conclusion

Masanobu a foi dans le fait qu’un brin de paille peut encore faire changer les choses et peut même instiguer une révolution du peuple. En écrivant cet ouvrage, il crée un hymne de ralliement pour des citoyens à la recherche d’une nouvelle façon de consommer et de vivre. Véritable traité écologique, “La Révolution d’un seul brin de paille” instille un espoir nouveau grâce à une méthode simple, que chacun est en mesure d’appliquer.

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- de la ville à la campagne : prise de conscience et naissance de l’agriculture sauvage ;

- la méthode du non-agir en réaction aux techniques agricoles modernes ;

- les principes et le cycle de semis de l’agriculture sauvage : simplicité et gain de temps ;

- la culture du riz au Japon : la cristallisation des problèmes liés à l’utilisation de produits chimiques ;

- la remise en cause citoyenne face à des intérêts financiers omnipotents ;

- les aliments naturels : une alternative simple vers une meilleure qualité de vie et d’environnement ;

- l’alimentation naturelle : une manière de consommer ce qui existe à nos pieds ;

- plus qu’un modèle d’agriculture : une nouvelle vision de la vie et de la mort.

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