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 The Road to Character

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MessageSujet: The Road to Character   Jeu 28 Juin - 2:32

The Road to Character

En lisant ce koob, vous découvrirez comment gagner en maturité et vivre une vie plus authentique et satisfaisante.

Vous découvrirez aussi :

- pourquoi il est si difficile de prendre les bonnes décisions ;

- votre force morale dans une société superficielle ;

- comment surmonter efficacement les épreuves de la vie ;

- votre voie ;

- les techniques pour développer les qualités les plus utiles au bonheur.

L’homme tend vers deux choses : le confort et la facilité. CV bien rempli, carrière intéressante, argent, popularité, vacances, tels sont ses objectifs. Mais à quoi bon ? Les grands hommes et femmes de ce monde n’ont jamais eu la vie facile, bien au contraire, et c’est ce qui les a menés au succès. Les épreuves, les oppositions, les conflits ne leur font pas peur : ils ont même tendance à les provoquer. Contrairement au reste de la société moderne, qui court après le bonheur, mais ne le trouve pas, ils ont trouvé le moyen de vivre mieux. Ils ont conscience que des chemins vers une vie plus satisfaisante existent : il suffit de les emprunter de nouveau !

Inconsciemment, vous possédez deux personnalités distinctes

Qu’est-ce qui vous pousse à faire le contraire de ce que votre raison vous dicte ? Qu’est-ce qui vous empêche d’aller au bout des choses ? Pourquoi préférez-vous ce qui est facile et immédiat à ce qui nécessite des efforts pour un résultat à long terme ? Tout simplement parce que vous avez deux personnalités.

En effet, pour reprendre la distinction que fait Joseph B. Soloveitchik dans son essai intitulé “Le croyant solitaire”, l’être humain a deux facettes :

1. “Adam I” est la personnalité de surface, la plus évidente et avec laquelle la majorité des personnes vivent en permanence. Adam I veut améliorer sa vie par tous les moyens à sa disposition : raison, talent, compétences. Il cherche à être le meilleur, le plus rapide, le plus fort. Il recherche les plaisirs et la victoire et est intensément focalisé sur le présent et le futur immédiat ;

2. “Adam II” est plus secrète et méconnue. C’est la partie qui n’est pas fière d’elle-même. Elle sait qu’elle est humaine, faillible, fragile, limitée. En conséquence, le vrai but d’Adam II est d’améliorer son être et son caractère pour atteindre une plus grande compréhension de lui-même et de la vie.

Cette différence est fondamentale, car la société moderne est presque entièrement focalisée sur le développement d’Adam I.

Ainsi, dès le plus jeune âge, l’homme apprend à être organisé, studieux, obéissant afin d’avoir une meilleure place dans la société, ce qui est supposé le rendre plus heureux :

- en tant qu’étudiant, vous subissez la concurrence et devez être plus intelligent que les autres ;

- en tant que professionnel, vous subissez une pression et devez être plus productif que les autres ;

- dans votre vie privée, vous vous devez d’être un bon parent et un bon conjoint.

En admettant que vous y arriviez et quelles que soient les qualités et les forces de votre Adam I, vous ne pourrez jamais avoir une vie satisfaisante et épanouissante si vous ne développez pas votre Adam II. Autrement dit, vous ne pouvez faire abstraction de votre part d’ombre si vous voulez vivre une vie qui en vaut la peine.

En effet, celui qui développe trop son Adam I n’a pas le temps de se concentrer sur l’équilibre avec son Adam II et développe ses points faibles : colère, suralimentation, abus d’alcool, de drogues, avarice, instabilité affective, dureté, fainéantise. Et, quel que soit son niveau de réussite, il se sentira vide et seul.

Alors, si vous fuyez la solitude, êtes incapable de ne rien faire, avez tendance à courir de partout, à vous inquiéter d’un rien, ou pensez sans arrêt au travail, il est urgent de faire une pause et de vous redécouvrir !

Ne refusez pas le conflit intérieur, car il est inévitable

Adam I fascine, car il donne l’impression de n’avoir aucune limite. Les conseils de développement personnel à la mode renforcent ce sentiment. Quels sont-ils ?

Par exemple :

- “Faites de votre passion un mode de vie !”

- “Devenez célèbre !”

- “Attirez de nombreux followers !”

- “Tracez votre propre chemin.”

- “Cumulez les likes !”

- “Vous êtes grand, faites de grandes choses.”

- “Ayez un impact sur le monde.”

- “N’acceptez aucun compromis, voyez grand.”

- “Vous êtes génial, croyez en vous !”

Le but étant de mettre en évidence vos potentialités, cela convient très bien à votre Adam I. Après tout, il est facile de se considérer comme un être exceptionnel. Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté : l’homme est foncièrement égocentrique, la totalité des expériences qu’il vit étant pour lui-même. Il est au centre de ses préoccupations. Ainsi, même en le voulant, vous ne pourriez ressentir quelque chose dont vous n’êtes pas le centre de perception.

C’est pourquoi expansion et potentialité attirent et sont plus faciles à envisager que sa propre mortalité, la finitude, l’incapacité, la souffrance et la limitation. Toutefois, imaginer une vie future idéale dépourvue de ces éléments est totalement illusoire : vivre, c’est souffrir.

Vous pourriez passer votre vie à poursuivre un confort et un idéal qui vous rendrait parfaitement et constamment heureux, en pure perte. La seule solution rationnelle est de faire le contraire : acceptez les mauvais côtés de la vie avec courage et sagesse.

Cela requiert de combattre les tendances de votre premier “moi”. Ce conflit intérieur est indispensable à la mise en place d’une fondation solide, grâce à laquelle vous ne serez pas anéanti ou brisé si les événements tournent mal. Pour cela, vous devez remplir une condition : avoir la volonté de vous améliorer.

Ce ne sera pas de tout repos. Cela induit, en effet, de reconnaître que vous n’êtes :

- ni exceptionnel ;

- ni plus fort ;

- ni plus intelligent, et que vous êtes un être humain, ni plus ni moins.

Cela sonne moins bien que la pensée positive, n’est-ce pas ? Et pourtant, c’est de cette prise de conscience que peut émerger le véritable progrès.

La moralité et l’humilité sont les deux qualités de l’Adam II à développer en priorité

En 1948, un test psychologique a mesuré l’estime de soi chez 10 000 étudiants : 12% pensaient être des personnes vraiment importantes. Le même test effectué dans les années 1990 montait à 80%. Que s’est-il passé ?

Si l’individualisme est passé par là, parfois pour le meilleur, force est de reconnaître que le prix à payer était trop élevé : la perte des repères.

Par exemple, nombreux sont les adolescents qui aimeraient être aussi connus que Justin Bieber, mais qui n’ont que faire d’un scientifique émérite ou d’un président.

Il semblerait que dans cette course à l’accomplissement de soi, la moralité ait disparu. Par moralité, il ne faut pas comprendre uniquement “faire ce qui est juste et éthique”, mais aussi tout ce qui mène à un plus grand contrôle et à une meilleure connaissance de soi-même.

La moralité était et reste importante. C’est elle qui donne à chacun sa place dans la société, dans sa famille, auprès des autres et surtout de soi-même. Or si vous êtes persuadé d’être exceptionnel alors que c’est faux, vous :

- serez frustré ;

- ferez des erreurs de jugement ;

- serez rejeté et déçu.

Vous avez bien plus de chances d’être exactement là où vous devriez être et de faire ce qu’il faut si vous avez une morale, un code de conduite, si vous prenez conscience de votre petitesse et de votre faillibilité.

Ainsi, la moralité n’est pas seulement un bon moyen de surmonter les moments difficiles, mais est également applicable lorsque tout va bien, en amitié et en amour. En effet, elle revient à agir avec justesse et va donc de pair avec le développement de l’humilité.

Le terme vous dérange ? Ne croyez pas que l’humilité soit un effacement de soi-même, dangereux notamment dans une société concurrentielle. Au contraire, l’humilité est la liberté de ne pas devoir prouver que vous êtes supérieur.

Avoir conscience de ses limites et agir en conséquence avec humilité sont les deux qualités qui font le caractère véritable. Il ne s’agit pas d’améliorer votre mode de vie, mais plutôt la perception de vos failles pour vivre de façon plus authentique, en faisant moins de faux-semblants et en étant plus libre.

Plutôt que de suivre votre passion, agissez en fonction des circonstances

Nombreux sont ceux qui vous diront que suivre votre passion est le remède à tous les maux et le secret d’une vie épanouie. Toutefois, cela implique un égocentrisme à tous les étages :

- vous choisissez ce que vous souhaitez ou aimez le plus faire ;

- vous vous donnez un objectif qui vous apportera plus de bonheur ;

- vous mettez en place les étapes précises pour y arriver.

Il s’agit d’un processus qui commence par vous-même et finit par vous-même. Or le développement unique de votre Adam I est le meilleur moyen d’être malheureux ! Aussi, “suivre sa passion” pourrait bien être le pire des conseils.

D’ailleurs, les grands hommes et femmes n’ont jamais “suivi leurs passions”. Au contraire, les circonstances leur ont montré le chemin à suivre, et ils ont eu le courage et la force morale de faire ce qui leur était demandé.

Par exemple, Frances Perkins, femme politique américaine, s’est occupée des pauvres, même au prix d’oppositions et de sacrifices importants sur le plan du confort personnel.

Ainsi, plutôt que de vous demander comment vous pourriez mettre à profit vos talents pour être plus heureux, demandez-vous ce que la vie et les circonstances — la situation que vous vivez à un moment donné — vous dictent de faire. Possédez-vous des talents qui pourraient vous permettre de remédier à un problème ? de faire avancer les choses dans le bon sens ?

Faites comme dans l’ancien temps où le déterminisme, le destin, les dieux et la fatalité avaient plus d’importance. Il était alors plus facile d’envisager un monde où chacun avait un rôle à jouer, celui assigné par des forces supérieures.

Aujourd’hui, l’être humain est généralement considéré comme le seul maître de son destin. Toutefois, quelle que soit votre force, il faut bien reconnaître que souvent, l’univers est plus fort, et que les désirs sont rarement satisfaits sans problèmes, s’ils le sont. Reconnaître le peu de prise que vous avez sur votre vie et vous accorder avec le monde et les circonstances est donc bien plus sage que de vouloir plier celui-ci à vos désirs.

Alors restez à l’écoute : même sans croire au destin, la situation vous montrera ce qu’il faut faire. Si cela s’accorde avec votre passion, tant mieux, mais ce n’est pas du tout un prérequis.

En faisant ce qui est demandé, en obéissant à votre moralité, vous développerez votre Adam II plus rapidement que le permettent toutes les techniques de développement personnel. Vous ne chercherez pas à avoir un impact sur le monde ou à rendre le monde meilleur, vous ferez juste ce qu’il faut, quand il le faut.

Par exemple, lorsqu’il était en Afrique, le docteur Albert Schweitzer ne s’entourait que de collaborateurs efficaces et humbles qui faisaient au jour le jour ce qui était demandé, avec constance.

Apprenez à supporter les douleurs et les souffrances en transcendant votre individualité

Qu’est-ce qui fait de vous ce que vous êtes ? Lorsque vous imaginez votre vie idéale, ou un futur plus rose, vous éliminez soigneusement la souffrance de l’équation. C’est naturel, mais en réalité, le changement n’est que rarement la conséquence d’actes faciles et agréables.

Bien souvent, ce sont les conflits et les épreuves qui vous forment. Toutefois, pour que le changement soit positif, il est important d’endurer ceux-ci de la bonne manière.

En effet, les circonstances négatives peuvent facilement vous briser : si elles sont subies plus que supportées, elles peuvent conduire au doute, au désespoir, au nihilisme. Par contre, si elles sont envisagées comme une source de progrès ou comme le moyen de servir une cause plus grande, elles deviennent de formidables catalyseurs de force morale.

Par exemple, Victor Frankl — professeur en neurologie —, lorsqu’il était en camp de concentration, a décidé de mettre à profit la souffrance imposée par les nazis : il a appris à développer sa résistance sans être brisé par la douleur.

Parfois même, souffrir rend plus empathique, plus ouvert aux autres, plus attentif aux détails. Tel a été le cas de Theodore Roosevelt qui, d’un naturel égocentrique, après avoir eu la poliomyélite, a changé totalement de point de vue sur la vie.

Par conséquent, la prochaine fois que vous aurez à surmonter une épreuve, rappelez-vous que vous n’êtes pas obligé de la subir passivement et d’en souffrir. Au contraire, vous pouvez changer de point de vue et la transformer en une formidable opportunité de progrès.

Demandez de l’aide et appuyez-vous sur les structures existantes

Le chemin vers une plus grande connaissance de soi est semé d'embûches, mais rien ne vous oblige à l’emprunter seul. Si la solitude est nécessaire, l’aide extérieure peut être utile. Comment vous la procurer ?

Tout échange humain peut être une occasion de progrès, car la réaction des autres est un indicateur précieux de votre état psychologique. Demandez par exemple à vos proches ou amis ce qu’ils considèrent comme vos faiblesses, défauts et comportements regrettables. Ne considérez pas leurs remarques comme une critique, mais plutôt comme un début de piste pour devenir meilleur.

Vous pouvez aussi passer par des structures dont le but est de faciliter l’acquisition d’une nouvelle moralité. Ces “institutions” ne sont pas à la mode actuellement. Les startup, par exemple, sont plus engageantes que les anciennes organisations hiérarchiques et rigides.

Mais pour celui qui décide de faire corps avec cette structure, une aide précieuse, presque de chaque instant, peut être obtenue. Pensez par exemple :

- à la science et à sa discipline intellectuelle ;

- aux professeurs ;

- aux prêtres ;

- aux docteurs ;

- aux athlètes.

Tous obéissent à un corpus de règles qui peuvent sembler rigides et inutiles, mais qui, en réalité, permettent un effacement de l’ego devant la règle établie. Vous êtes libéré de la pression de faire le bon choix, de la prise de décision et des préférences arbitraires. Le carcan devient ainsi un instrument de liberté, à condition que celui qui veut progresser en accepte le joug.

Votre Adam I risque d’en souffrir, mais n’oubliez pas que c’est votre Adam II qui compte vraiment.

Par exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, Marshall devait prendre le commandement du débarquement en Normandie. Mais lorsqu’on lui demanda s’il voulait le poste, en militaire totalement dévoué à la hiérarchie, il répondit que la décision ne lui appartenait pas et qu’il fallait faire pour le mieux de tous. Au final, Eisenhower le remplaça et entra dans l’Histoire. Marshall perdit peut-être la promotion de sa vie, mais il respecta son intégrité et son Adam II, ce qui est bien plus précieux.

Développez vos qualités : modération, discipline, compromission, introspection, self-control, dignité, amour de l’autre

Les qualités qui vont suivre ne sont peut-être pas les plus “sexy”, mais elles forment une base solide sur laquelle construire votre vie : elles vous aident notamment à surmonter les difficultés. En effet, en développant l’Adam II, elles permettent de moins dépendre des circonstances extérieures et de développer une vie intérieure, qui apporte stabilité, résistance et joie même si extérieurement, tout va mal.

Faites donc en sorte de les acquérir :

- modération : la modération n’est pas un fade compromis entre deux extrêmes, mais plutôt le juste milieu entre toutes les qualités. Être modéré, c’est être sage ;

- discipline : l’excellence est une habitude. C’est ce que vous faites tous les jours qui compte vraiment. Lorsque vous décidez de changer, rappelez-vous que c’est la répétition de petits comportements qui compte vraiment au final ;

- compromission : ne croyez jamais que votre opinion est la meilleure et recherchez toujours le compromis ;

- introspection : c’est la faculté à analyser vos pensées, d’où elles viennent et pourquoi. Les écrits de Samuel Johnson ou de Montaigne sont des exemples parlants de cette capacité d’analyse ;

- self-control : le principe est d’être capable de dissocier ses actes de ses émotions. Vous apprenez à ressentir l’émotion, mais vous la maintenez sous contrôle et n’autorisez l’action qu’après validation. Eisenhower, par exemple, était un passionné, mais arrivait toujours à se contrôler, même sous pression ;

- dignité : c’est la capacité à avoir des valeurs qui ne supportent pas le compromis, même si cela doit se traduire par une perte ou de la souffrance, comme pour les vies de A. Philip Randolph et Bayard Rustin ;

- amour de l’autre : l’amour permet de surmonter l’ego, et par conséquent, de développer son caractère. Apprenez à être vulnérable, et à aimer celui qui est vulnérable sans en profiter pour affirmer votre force. L’amour véritable est inconditionnel ou n’est pas. Par exemple, de nombreux adolescents sont perdus, car ils sentent bien que l’amour de leurs parents est conditionné à leur réussite ou au respect de leurs exigences.

Possédez-vous déjà ces qualités ? Dans laquelle êtes-vous le moins à l’aise ? Focalisez-vous dessus, elle vous apportera beaucoup.

Faire preuve de cohérence nécessite de renoncer à de nombreuses opportunités

La peur de manquer est l’une des peurs les plus répandues : peur de rater quelque chose, des opportunités de carrière, des relations amoureuses, peur de manquer d’argent pour faire ce que vous désirez, peur de manquer de temps pour tout faire. Cette peur découle d’une seule source : le refus de renoncer aux multiples possibilités qui existent.

Vous êtes persuadé que vous pouvez tout faire, que vous le méritez et qu’une vie géniale vous attend ? Cette mentalité donnera inévitablement naissance à la peur de renoncer, car ce serait perdre en toute-puissance.

Mais, à courir après toutes les possibilités, à attendre à chaque fois quelque chose de mieux dans le futur, la vie devient fragmentée et opportuniste, elle perd sa structure. Vous vivez dès lors dans l’espoir et l’attente, sans savoir vraiment ce que vous voulez. Pire, la conscience de soi devient liée :

- aux expériences vécues ;

- aux compétences acquises ;

- aux talents ;

- au métier exercé ;

- aux possessions.

Vous êtes ce que vous faites, sauf que la conscience de soi-même ne dépend absolument pas de ces éléments. Elle est ce qu’il y a de plus indépendant et libre, et l’oublier c’est passer à côté de ce qui importe : votre être véritable, qui lui ne dépend pas de vos réussites, échecs ou expériences.

C’est pourquoi, pour vivre une vie authentique, il est nécessaire de faire un choix et de renoncer aux autres sans faillir.

Par exemple, si vous épousez quelqu’un, vous devrez renoncer aux autres aventures, aussi attirantes soient-elles, afin de sauvegarder votre relation affective et vous investir.

De même, si vous choisissez d’embrasser une cause, par exemple, d’aider les pauvres, il est évident que vous devrez renoncer à un certain confort pour leur venir en aide. Vos valeurs, votre intégrité, votre moralité ne sont pas des données modulables : si la situation n’est pas en accord avec elles, alors vous y renoncez.

Cela peut sembler peu pragmatique, voire stupide à l’Adam I, car la suppression volontaire d’opportunités est quelque chose d’inadmissible pour lui. Mais c’est justement votre capacité à renoncer qui fait l’étendue de votre maturité. Si vous savez ce que vous faites et où vous allez, alors renoncer devient naturel.

Aussi, la prochaine fois que vous n’arrivez pas à prendre une décision, privilégiez systématiquement votre moralité, quelles que soient les conséquences. C’est à ce prix que vous deviendrez vraiment quelqu’un.

Privilégiez toujours le “pourquoi” de vos actions plutôt que le “comment”. Soyez intègre ! Votre bonheur vaut bien ce prix.

Conclusion

Chercher le bonheur par les voies proposées par la société de consommation est le moyen le plus sûr de ne pas le trouver. Impossible en effet de trouver le bonheur en obéissant à ses désirs : il faut le laisser naître de lui-même, une fois que vous aurez appris à vous aimer et à vous respecter. Pour cela, un effort est nécessaire, ainsi qu’une réconciliation avec ce qui fait de chacun un être humain faillible et fragile.

Ce qu’il faut retenir de ce koob :

- privilégiez votre Adam II chaque fois que vous le pouvez : il est la clé de l’accomplissement ;

- confrontez-vous courageusement à vos faiblesses et devenez meilleur ;

- laissez la situation vous dicter ce qu’elle attend de vous ;

- développez vos qualités, et notamment l’humilité ;

- la souffrance peut être un puissant moyen de changement ;

- reposez-vous sur les structures existantes ;

- sachez renoncer aux opportunités qui ne sont pas en accord avec votre morale.

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