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 Esprit zen, esprit neuf

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MessageSujet: Esprit zen, esprit neuf   Jeu 28 Juin - 3:21

Esprit zen, esprit neuf

En lisant ce koob, vous découvrirez qu’il traite de la pratique zen, de la vie zen et des attitudes qui rendent la pratique du zen possible.

Vous découvrirez aussi :

- le point de vue de Shunryu Suzuki sur la pratique du zen ;

- l’essence du bouddhisme à travers des phrases aussi simples que : “Prenez une tasse de thé” ;

- ce qu’est le “zazen”, forme de méditation pratiquée dans la philosophie zen ;

- ce que sont la bonne pratique, la bonne attitude et la bonne compréhension de la pratique de zazen.

Shunryu Suzuki (1904-1971) a importé la philosophie zen aux États-Unis en 1959 en y fondant sept centres. En 40 ans, “Esprit zen, esprit neuf” est devenu un classique de la philosophie zen, de par sa clarté et la joie qu’il donne à son lecteur. Il encourage à réaliser sa propre nature, son propre esprit zen. Il rassemble des discours de Shunryu Suzuki, des enseignements qu’il a donnés au cours de sa vie et a été écrit par plusieurs de ses disciples.

La pratique de zazen

“La pratique de zazen est la directe expression de notre vraie nature.”

La compréhension de la pratique du zen implique une connaissance basique du bouddhisme et des concepts tels que l’illumination, la méditation, la pleine conscience, la dualité, etc.

Malgré cela, le titre de l’ouvrage implique que la pratique de l’esprit zen est celle du débutant, car celui-ci est prêt à accepter, à douter et est ouvert à toutes les possibilités. “Dans l’esprit du débutant il y a beaucoup de possibilités, mais dans l’esprit de l’expert il y en a peu.” Autrement dit, le débutant a de la compassion envers lui-même de par son manque de pratique, et donc n’a pas de barrières psychiques limitantes vis-à-vis de celle-ci. “Esprit zen, esprit neuf” montre comment conserver cet esprit tout au long de son expérience avec la méditation et tout au long de sa vie.


La posture physique

Posture : la posture exprime l’unité de la dualité. Vos deux pieds s’entrecroisent pour ne former plus qu’un : cela représente la vérité de la singularité et de la dualité.

Dos droit, épaules relâchées, menton rentré vers l’intérieur, diaphragme poussé vers le bas pour maintenir l’équilibre, mains jointes, la gauche sur la droite et les pouces se touchant légèrement, comme si vous teniez quelque chose de précieux. Telle est la posture du zazen.

Celle-ci est précise, car elle est l’expression de la nature de Bouddha : la posture est le but même de la pratique. L’état d’esprit dans lequel vous êtes quand vous avez la bonne posture est l’illumination en elle-même.

Respiration : l’esprit se concentre et suit la respiration dans la pratique de zazen. La respiration n’est qu’un mouvement et la gorge est comme une porte battante entre le monde extérieur et le monde intérieur, par laquelle elle passe. Devenir cette porte battante, c’est être soi-même. L’esprit doit être concentré sur la respiration pour atteindre la liberté absolue.

L’esprit zen traditionnel : la pratique zen met l’accent sur la pratique, contrairement au bouddhisme qui mise sur la théorie. Le zen fait valoir l’importance de la posture et de la respiration au quotidien pour atteindre l’illumination. La concentration sur la respiration crée un pont entre le corps et l’esprit.

La posture mentale

Contrôle : la meilleure posture à adopter vis-à-vis des pensées est l’observation. Observer et laisser passer. La seule chose à faire est de se concentrer sur sa respiration ou de compter ses inspirations et expirations.

Les vagues de l’esprit : vouloir arrêter de penser signifie que les pensées dérangent. Elles ne sont pourtant que les vagues de l’esprit et si vous les laissez faire, elles finissent par se calmer et la respiration s’apaise. Lors de la pratique de la méditation, vous ne cherchez donc pas à arrêter vos pensées, vous cherchez à vous concentrer sur votre respiration, afin de créer peu à peu du vide entre chaque pensée.

Non-dualité : lorsqu’il vous est difficile de vous asseoir et que vous essayez encore d’arrêter vos pensées, vous êtes dans le dualisme. Mais plus vous pratiquez, plus vous ne ferez qu’un avec votre objectif. Lorsque la pratique se fait sans effort, vous êtes capable d’arrêter vos pensées.

Ne pas être dérangé par l’inconfort de la posture et être soi alors même qu’il y a des restrictions (immobilité du corps et de l’esprit) est la bonne manière de pratiquer. La pratique de zazen c’est de ne pas se laisser limiter par les restrictions.

Au-delà de la conscience : essayer d’arrêter vos pensées n’est pas la bonne chose à faire, car lorsque vous n’y arrivez pas, vous culpabilisez et pensez que vous n’avez pas une bonne pratique. N’essayez pas de les arrêter, laissez-les comme elles sont. Vos pensées ne resteront pas dans votre esprit bien longtemps. Il est important de permettre à l’esprit de se reposer et pour cela, il faut être convaincu du vide de votre esprit.


La posture émotionnelle

L’essence du zen : l’essence du zen est l’effort constant et permanent, ainsi que l’intention qui est mise à atteindre la bonne posture. Si vous pensez que vous n’arriverez pas à vous asseoir, vous devez quand même vous asseoir, quitte à vous aider d’un coussin ou d’un dossier.

Généralement, il est plus facile pour quelqu’un qui n’arrive pas à adopter la bonne posture d’atteindre l’essence du zen que pour quelqu’un qui l’adopte facilement. Le fait de ne pas arriver à adopter la bonne posture ou à calmer vos pensées ne doit donc pas vous décourager. Le but est la pratique elle-même, persévérer est donc la clé.

Révérence : après la pratique de zazen, neuf révérences sont traditionnellement faites à Bouddha. La révérence est une pratique très importante qui a pour but d’éliminer les idées égocentrées. En effet, vous devez être capable de vous incliner devant n’importe qui, que ce soit votre élève, un animal ou une plante. Cette révérence exprime l’un des quatre vœux du bouddhisme : “Bien que le bouddhisme soit inatteignable, je m’incline pour l’atteindre.” La vraie nature de l’homme — le fait d’être soi — veut faire en sorte que vous atteigniez le bouddhisme, peu importe que cela soit possible ou non.

Rien de spécial : en pratiquant zazen, vous travaillez à l’obtention d’un magnifique pouvoir, vous travaillez à vous révéler en tant qu’être humain. Mais une fois que vous avez atteint l’illumination, vous réalisez que ce n’était rien de spécial. Lorsque vous exprimez votre vraie nature, vous êtes un être humain, simplement. Et être un être humain, c’est être un bouddha, c’est être illuminé, être réalisé.

La bonne attitude : présence et absence d’objectif

Le bon effort : votre effort doit être dirigé de l’accomplissement vers le non-accomplissement. Faire quelque chose sans attendre de résultat est suffisant et pur. En pensant que vous tirerez quelque chose de votre pratique, vous entrez dans la dualité, et donc, dans l’impureté.

L’unique voie : l’idéal est de pratiquer zazen tout au long de la journée, car zazen est l’expression de votre sincérité. Pratiquer zazen revient à être vous-même en temps qu’être humain. La présence devrait donc être pratiquée dans toutes vos activités. Être présent à chaque instant dépend de votre pratique du zen, de votre pratique de la concentration sur votre respiration. Plus vous pratiquez, plus vous arriverez à rester dans le présent. De même, il est nécessaire de ne pas avoir d’objectif en faisant vos activités pour ne pas les détériorer et simplement les exécuter pour ce qu’elles sont.

Répétition : Bouddha s’intéressait à sa propre existence, dans le moment présent. Le chemin vers l’illumination était sa plus grande préoccupation et il a pratiqué jusqu’à ce qu’il l’atteigne. On peut penser qu’il est ennuyeux d’avoir la même pratique jour après jour, mais ce qui vous intéresse est de savoir comment votre corps physique devient sage et pratiquer tous les jours jusqu’à le devenir.
Concentration et recherche de la quiétude

Le zen et l’excitation : le zen est la concentration au quotidien et permet de maintenir le calme et la joie, de s’éloigner de l’agitation du monde extérieur. Cette quiétude peut sembler négative, alors que c’est en fait la manière la plus sage et efficace de travailler sur soi. Lorsque vous pratiquez de cette manière, chaque jour est illuminé.

Limiter son activité : il n’y a pas d’objet de culte ou de but dans la pratique du bouddhisme. Pour pratiquer sans but, il faut limiter son activité à une seule à la fois. Faire quelque chose en pensant à autre chose ne permet pas de s’exprimer. L’expression de soi est le fait de réaliser une tâche en pleine conscience, en ne pensant qu’à celle-ci. Zazen est la limitation de l’activité à la bonne posture.

Pas de trace : vos actes sont généralement précédés de pensées et ce sont ces pensées qui laissent des traces derrière vos actes. En agissant de tout votre être et de toute votre âme et en étant concentré sur ce que vous faites, vous ne laissez pas de trace. Une fois l’action terminée, rien ne doit subsister. Cependant, cela ne veut pas dire qu’il faut nécessairement oublier votre action.


Conseils pour sa pratique au quotidien

Erreurs communes

- Être idéaliste, car cela signifie avoir un objectif. Cela signifie vous sacrifier aujourd’hui dans le but d’atteindre un objectif demain.

- Vous mettre en compétition avec quelqu’un.

- Ne pas prendre de professeur, car c’est lui qui va vous permettre de bien pratiquer.

- Pratiquer parce que cela procure de la joie (physique ou mentale).

- Arrêter de pratiquer parce que vous êtes découragé.

S’étudier : le but du bouddhisme n’est pas d’étudier Bouddha, mais de vous étudier vous-même. La théorie peut vous enseigner ce qu’est l’être humain, mais seule la pratique peut vous enseigner ce que vous êtes vous-même. La pratique du zazen permet de s’étudier et d’apprendre à se connaître.

Négatif et positif : comme il n’est pas possible de parler à la fois du côté positif et du côté négatif de quelque chose, il manque toujours un aspect de la vérité. C’est l’une des limites du langage. C’est pourquoi il vaut mieux ne pas parler de bouddhisme, mais seulement le pratiquer.

Expérience et non pas philosophie : beaucoup d’Américains qui s’intéressent au bouddhisme font l’éloge de la perfection de la philosophie bouddhiste, sans savoir de quoi il s’agit vraiment. L’essentiel du bouddhisme résulte non pas dans l’étude de la philosophie, mais dans la pratique. En particulier, cette pratique doit être faite en groupe, car c’est le mode de vie originel de l’homme.

Vertus bouddhistes et relation à Dieu

L’illumination de Bouddha : la nature de Bouddha est la vraie nature de l’homme. Vous l’avez avant de pratiquer zazen et avant de le conscientiser. C’est lorsque vous arrêtez d’essayer de le comprendre que la vraie compréhension apparaît.

Constance : pour comprendre le bouddhisme, il faut de la constance, c’est-à-dire une capacité immuable à accepter les choses telles qu’elles sont. Pour pouvoir prétendre au calme, l’être humain doit accepter que tout change, en permanence. Il doit accepter que la difficulté crée le plaisir et qu’il faut chercher le plaisir dans la souffrance.

Communication : le bouddhisme permet à l’homme de comprendre sa nature humaine, ses facultés intellectuelles et la vérité dans ses activités. Pour cela, vous devez être honnête avec vos sentiments et vos pensées et vous exprimer sans réserve. S’exprimer librement et laisser les autres faire de même est le plus important pour être heureux et rendre les autres heureux.

En outre, lorsque vous écoutez quelqu’un, lors d’une conversation, laissez de côté tous vos préjugés et écoutez simplement.

Cadeau de Dieu : tout ce qui existe a été créé par Dieu, car l’homme ne crée rien. Créer c’est savoir donner, ne pas être attaché aux choses. En ne vous attachant pas aux choses, vous en reconnaissez leur valeur absolue. Lorsque vous prenez conscience de votre existence, à la fin de la pratique, vous en venez à créer, comme Dieu : lorsque vous êtes là, tout est là.

La peur et les difficultés surviennent lorsque vous n’avez pas conscience que vous ne faites qu’un avec l’univers, lorsque vous n’avez pas conscience de votre vraie nature de bouddha.

Le naturel : le naturel est le sentiment d’indépendance à l’égard de tout et non pas l’absence de formalité ou le désordre. La nature est organisée, systématique, logique : une graine surgit de rien et se transforme en quelque chose (une plante, un arbre) de parfaitement harmonieux. Ainsi, tout ce qui vient du rien est naturel et les êtres vrais (bouddha) surgissent du rien instant après instant.

La bonne compréhension : l’importance du vide

Le vide : l’idéal est de commencer par vous connaître vous-même, car cela vous permettra de comprendre tout le reste. Ensuite, lorsque vous étudiez le bouddhisme, vous comprenez l’importance de faire le vide dans votre esprit pour pouvoir faire un grand ménage. Une fois qu’il est fait, vous pouvez commencer à ranger ce que vous avez retiré, ou à mettre des choses de côté, pour ne garder que l’essentiel. C’est ce qu’on appelle se connaître soi-même. D’autant que lorsque vous essayez réellement de trouver votre voie, vous recevez l’aide des autres et vous les aidez en même temps : c’est la seule manière de faire.

Aisance, pleine conscience : ce n’est que lorsque vous réalisez le vide des choses que tout devient réel. Vous vous rendez alors compte que tout n’est qu’une tentative d’exister et la souffrance disparaît. Vous atteignez ce vide de l’esprit lorsque vous êtes prêt à observer les choses. Le vide n’est autre que la pratique de zazen.

Ne croire en rien : il est extrêmement important de ne croire en rien et de ne s’attacher à aucune croyance. L’illumination est le fait de ne croire en rien, ou de croire en quelque chose qui n’a ni forme ni couleur et qui est prêt à prendre forme et couleur.

La pratique au quotidien

Attachement, non-attachement : la pratique de zazen et les activités journalières doivent ne faire qu’un. Le calme et l’activité ne sont pas différents l’un de l’autre. Aussi, chaque activité doit être réalisée en conscience et sans objectif.

Le calme : lorsque vous pratiquez zazen, votre esprit est parfaitement calme. Et c’est dans votre vie de tous les jours que vous allez profiter de cette expérience du calme, plus que pendant la pratique elle-même. Le calme que vous atteignez lors de la pratique influence dans le bon sens le reste de votre journée. Ainsi, l’expression de votre vraie nature ne résulte que dans le fait d’essayer d’accomplir ou de changer quelque chose, pas dans l’accomplissement lui-même. Ce n’est qu’en essayant d’atteindre le calme que vous exprimez votre vraie nature.

Le bouddhisme originel : la plus importante des quatre activités bouddhistes est de s’asseoir. Cependant, peu importe l’activité que l’école que vous suivez privilégie, car il n’y a pas une école de bouddhisme plus valide que l’autre : chercher à savoir laquelle est bonne et laquelle est mauvaise est une erreur.

Retenez une chose : l’enseignement se fait à chaque instant, dans chaque existence.

Conclusion

Les Américains ne sont ni des prêtres ni des laïcs. Ils ont leurs propres pratiques, ils ont leur propre idée de la liberté, mais elle s’arrête à la liberté d’action. Ils souhaitent limiter leur activité mentale, mais surtout pas leur activité physique. Toutefois, l’auteur a le sentiment que les jeunes Américains ont de grandes chances de trouver le vrai sens de la vie, car ils sont moins attachés aux choses matérielles et débutent donc la pratique avec un esprit très pur.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce koob :

- la posture du zazen est le but même de la pratique ;

- pendant la pratique, l’esprit se concentre et suit la respiration ;

- la meilleure posture à adopter vis-à-vis des pensées est l’observation ;

- pratiquer le zen c’est être présent dans chaque activité et les réaliser sans avoir d’objectif ;

- le cœur du bouddhisme ne réside pas dans l’étude des principes théoriques, mais dans la pratique au quotidien de la méditation.

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